Hello ! Je poste le second chapitre de " Black Candor ", ici, vous aurez au programme : l'apparition d'un nouveau personnage ; les prémices de la vengeance de Sirius et tout un tas d'autres choses. J'insiste cependant encore sur un point : LAISSEZ DES REVIEWS ! C'est très important car j'ai besoin de motivation et de conseils pour progresser et améliorer cette fiction. Bonne lecture, on se retrouve en bas de page.

Disclaimer : Rien à moi

Rating : T

Genre : Romance/Drama/Friendship


Black Candor

Quand j'étais petite, ma mère me bordait le soir. Je me souviens de ses cheveux roux très clairs qui me chatouillaient la joue. Elle est une moldue et pourtant c'est son amour qui me permettra de survivre à cette guerre. J'en ai la certitude. Pourtant, ce soir, sous le sourire grave de Dumbledore je vois les rêves de centaines d'enfants en attentes. Alors je plonge ma cuillère dans la purée, ne sais pas si ça suffit à combler les joies ébréchées.


« Le temps est assassin et emporte avec lui les rires des enfants. » Renaud.


Dorcas et Meredith m'encadrent. En face de moi, Jasper Conelly débat avec une première année de Quiditch. C'est une joyeuse cacophonie et pourtant je n'arrive pas à me sortir le discours du directeur de la tête. Ce fut délicieusement perturbant, le pire est que chaque parole faisait crisser mes ongles sur la table

Chers élèves, bienvenue à tous ! Je ne m'appesantirais pas car je doute que vous devez tomber de sommeil et j'entends d'ici vos estomacs rugirent. Cependant j'aimerais vous parler de la guerre.

Là je décroche, on n'entend plus que les mouches dans la Grande Salle. Chacun est tendu, l'ensemble se mord la langue et se barricade contre les souvenirs. J'aimerais profiter du silence pour remercier Merlin d'être encore vivante mais la voix de Dumbledore résonne dans la pièce. Mon seul échappatoire est le ciel qui s'étend au-dessus de nos visages anxieux.

La guerre peut nous réunir ou nous éloigner. C'est un acte effroyable qui nous montre que tout le monde peut dès maintenant voir sa vie s'effondrer. Il faut donc rester fort, ouvert et tolérant car les temps sont durs et rien ne nous prépare à cela. La guerre forme des gens aux cœurs purs à se battre pour la survie de ceux qui leur sont chers, accueillez donc comme il se doit Miss Hepburn Jane, votre nouveau professeur de Défense contre les forces du mal. Je lui laisse la parole.

Je regarde cette femme, elle est jeune. Dans son tailleur noir, son visage paraît juvénile comme prêt à se déchirer. Je n'ai pas besoin d'être devin pour comprendre qu'elle fait partie des forces de l'ordre, sans doute en tant qu'Auror. Sa lèvre inférieure est barrée d'une cicatrice qui se dessine en relief comme de la dentelle.

Jeunes gens, bonjour. Je ne suis pas Auror comme certains d'entre vous pourraient le croire de premier Abord. Je travaille au Ministère en tant qu'Elite de la Magie Obscure. Mon rôle consiste à traquer toute trace de Magie noire et de l'éliminer. Radicalement. Cette année je vous enseignerais les nombreuses méthodes pour reconnaitre le mal et vous en protégez.

Quand Hepburn achève son discours, je reprends mon souffle. Je frisonne parce que j'ai devant moi un pur produit de la guerre. Je ne comprends pas comment j'ai pu passer un été à courir les rues de la campagne anglaise moldu et me retrouver quelques semaines plus tard, au cœur de la tempête. Dans un monde où on vit avec l'obscurité dans la veine. Un monde où l'on doit rire avec du sang sur les mains. J'ai applaudi comme la plupart des élèves, mécaniquement, parce que c'était de nos vies que cette femme parlait.


A présent je me force à avaler la nourriture qui nous est offerte. Je suis tellement serrée et ballotée dans tous les sens que même ma salive a du mal à passer. Je repousse mon assiette du plat de la main sous les regards étonnée de la table. Je me lève et prends la direction des cachots suivi de quelques élèves qui sont plus ou moins dans le même état que moi. Il y a les premières années qui pleurent silencieusement, ceux qui rient en pensant au lit tout propre qui les attend. J'en vois plusieurs qui patientent face à la porte d'entrée de la salle commune. Je ne connais pas le mot de passe et je n'ai aucune idée de qui pourraient être les préfets de la maison cette année. Sans doute Janice Parkinson et son frère Aïden, ils avaient pris le poste de préfet l'année dernière dès leur entrée en, respectivement, cinquième et sixième année. Je sais pourtant que Potter est Préfets-en-chef avec Evans. Je me rappelle avoir aperçu l'insigne épinglé sur l'uniforme de James pendant qu'il s'acharnait à me maintenir debout. Je chasse d'un geste les souvenirs du train et guette l'arrivée des potentiels préfets ou de mes amies. Quand finalement le mot de passe est prononcé « Couleuvre », je m'engouffre dans l'escalier menant au dortoir et me jette sous mes couvertures. J'ai tellement besoin de dormir, de soigner mon corps et mon esprit contre la gangrène de la mort. Les maux fatals de notre existence en temps de guerre.

Je dors en cours de métamorphose sous le regard sévère de Mcgonagall, sommeil ponctué par les légers coups que me donne Meredith dès que le professeur s'approche un peu trop près de notre pupitre. L'exercice d'aujourd'hui consiste à transformer une souris en presse-papiers. Inintéressant si vous voulez mon avis, de plus, j'ai très mal dormi cette nuit. Dans mes cauchemars se mélangeait le regard furieux de Black et mes mains pleines de sang devenaient successivement celles de Jane Hepburn et de Dumbledore. Je me suis dit, ce matin en me regardant dans la glace, que finalement mes cauchemars n'avaient rien à envier à la réalité. Preuve en est, la réaction de Black dans l'escalier menant à la salle de métamorphose. Cela ou les joies des cours communs entre Gryffondor et Serpentard. Nous marchions dans la même direction quand soudain je me suis retrouvé à quatre pattes, mon nez louchant dangereusement sur la marche. Le rire de Black en fond sonore

— Alors Rosenbach, on ne tient pas debout ?

— Puérile Black ! l'ai-je foudroyé en me redressant.

J'ai filé rejoignant Meredith et Dorcas qui ne cessaient de se plaindre de la longueur d'une journée moyenne de cours.


Donc, je fais comme je peux, je jette quelques sorts maladroits en direction de ma pauvre souris qui tombe, inerte, sur mon bureau.

— Bravo, ricane ma partenaire, tu l'as tuée.

— Très drôle Mery, dis où est Dorcas ?

Je suis le regard de mon amie pour découvrir la jeune fille en question partageant une souris avec Marlène McKinnon. Evidemment quelle question. Je baisse brusquement le visage, feignant de m'intéresser à l'animal gisant sur ma paillasse.

— Elle t'en veut à un point que tu ne peux même pas imaginer. souligne Meredith

— Figure-toi que j'ai beaucoup d'imagination. Je rétorque

Son regard brûlant me suffit, je n'ai pas besoin de me tenir au courant des murmures haineux qu'elle colporte. Je ne peux pourtant pas m'empêcher d'observer Marlène. La jeune fille est châtain clair, ses cheveux mi- humeur enjouée se répand comme une vague de la racine de ses cheveux jusqu'à la pointe de ses pieds. Il paraît que la guerre qui se prépare ne l'a pas épargné. Je regarde le bleu qui orne sa main en me demandant comment on peut croiser si facilement des Mangemorts au cœur du Ministère. Les deux filles rient à s'en fendre le visage. Les dents de Dorcas sont tellement lumineuses que son regard noir qu'elle m'adresse s'efface. Presque. La main de Meredith trouve rapidement la mienne dans une pression amicale. Du soutien, voilà ce qu'il me faut pour sortir indemne de cette guerre.


Ce n'est que quand vient l'heure de la Défense contre les forces du mal que j'arrive à me maintenir en éveil. Je pénètre dans la salle et immédiatement le silence se fait. Le jeune professeur écrit son nom à l'aide d'une craie sur le tableau noir. Elle crisse bruyamment, je suis éjectée brusquement de la réalité et j'étouffe. Ce bruit, il peuplait mes rêves. Mes cauchemars.

Soudain Hepburn prend la parole :

— Levez-vous. Saluez.

Nous obéissons, baguette au poing. La parfaite petite armée. Elle semble satisfaite car elle nous adresse un sourire plus détendu tout en traçant un schéma de la hiérarchie au sein d'une équipe d'Aurores. Elle enchaîne ensuite avec les différents sortilèges de bouclier qui existent et nous mets à la pratique. J'ai du mal à maitriser ma baguette qui tremble dans ma main. Hepburn doit passer me voir pour rectifier ma position à trois reprises.

— Nerveuse ? elle demande

Je ne sais pas si je dois acquiescer ou nier. Le souvenir du sort qui a frappé la gorge de Sirius se rappelle à mon bon souvenir. Ma baguette tombe à terre et la jeune femme s'empresse de la rattraper, en me glissant tout de même :

— Venez me voir à la fin du cours.

J'hoche la tête, que faire d'autre ?

Enfin l'entrainement touche à sa fin. Les élèves rangent baguettes et encriers et sortent de la salle à toute vitesse. Ne reste que moi, j'adresse un signe à Meredith et Dorcas afin qu'elles rejoignent la salle commune. D'un mouvement de baguette, le professeur ferme la porte. Elle m'enjoint ensuite de m'asseoir face à elle.

— Miss Rosenbach, vous sembliez avoir des difficultés aujourd'hui ?

— Oui, j'ai eu un sommeil agité, cette nuit.

— Par pure précaution, passez-moi votre baguette.

Je tends l'extension même de mon bras et elle s'en saisit. Elle la remue un instant avant de prononcer :

— Memento rebus

Ma baguette s'agite d'elle-même, des sillons se forment puis des images. Ce sont tous mes sortilèges qui se rappellent les uns les autres. Je me crispe. Soudain apparaît les contours de ma baguette contre le cou de Black et l'éclair rouge qui laisse une entaille sanglante.

— Finite. déclare calmement Hepburn en me rendant mon bien.

Elle me regarde avec ses yeux clairs et limpides si intensément que je me demande si elle arrive à capter mes pensées.

— Vous pouvez dormir en paix Miss Rosenbach, ce sortilège n'est pas un fruit de la magie noire tout d'abord. De plus, il ne se manifeste que lorsque la charge émotionnelle est intense. Accident dirons-nous, veillez simplement à ce que cela ne se reproduise pas. Bonne soirée Grace.

Je m'empresse de quitter son bureau, mes jambes muent par le désir de regagner ma salle commune. Arrivée, je m'affale sur un canapé et fixe les remous de l'eau du lac et le trajet des poissons à travers la vitre. Je m'apaise, ferme les yeux et finis par m'endormir.


Je suis beaucoup trop vite réveillée par une Meredith inquiète qui me demande un compte-rendu détaillé de mon entrevue avec Hepburn. Je lui raconte et une fois mon interrogatoire achevé nous nous dirigeons vers la Grande Salle pour dîner. Aucun signe de Dorcas ni sur le chemin ni au repas. Je constate qu'elle a décidé de manger en compagnie de Marlène. J'hausse les épaules cependant je remarque que cette dernière qui traine habituellement avec d'autres Gryffondors est isolée ce soir. Sans doute le blason du serpent est-il de trop pour pouvoir se mêler aux lions. J'attrape mon plateau et me dirige d'un pas énergique avant de me laisser tomber sur le banc de Dorcas.

— Je ne dérange pas, j'espère ?

— Non Grace, tu peux rester.

La voix de Marlène est plus rauque que dans mon souvenir comme si sa gorge brulait chaque mot qu'elle prononce. Je dévisage Dorcas qui n'a rien dit mais consent avec un hochement de tête et un sourire un peu gauche. Ce dont je vais devoir me contenter apparemment. Marlène et moi animons la discussion, parlant des nouveaux Préfets-en-chef ainsi que de Hepburn et de ses qualités d'enseignantes quand finalement Meredith nous rejoint. La solitude a eu raison d'elle et nous l'accueillons avec un franc sourire.

La soirée au dortoir est tendue, Meredith est installée sur son lit et dévore la dernière lettre de ses parents. Dorcas se démaquille avec un miroir de poche et je m'enfonce sous mes couvertures. Il y a un tel silence que cela fait bien une demi-heure que la quatrième fille du dortoir est partie. Je soupire. Encore. Mon ennui fait écho à la colère de Dorcas qui m'envoie son polochon à la figure. Je réplique et Meredith, malheureuse victime collatérale, se lance dans la bataille. Finalement, c'est sous les rires que nous nous glissons dans nos lits. Je souffle la lampe à pétrole qui occupe la table de chevet et cherche le visage de Dorcas dans l'obscurité.

Son sourire brille dans la nuit et j'ai l'impression que ce sont tous nos rires d'enfants qui remplacent ses dents.


Voilà la fin du second chapitre. N'oubliez pas de laisser des critiques mais j'ai l'impression de me répéter. J'espère que ça vous a plu mais faites le moi savoir. Je reviens aussi à quelque chose : Dans le premier chapitre, j'ai laisser entendre que je cherchais une Beta donc si quelqu'un est interessé, manifestez vous. Bisous les loulous

By Lges