Hey hey tout le monde ! Le chapitre 4 est tout chaud, j'ai planché dessus sans m'arrêter pour vous le servir maintenant. J'en ai même délaissé mon nouvel exemplaire de " La maison d'Hadès" de Rick Riordan pour les connaisseurs. C'est vous dire. Je remercie et couvre de fleurs mes followers, Buttercup-61 et EmilieBlack1293 ainsi que la guest qui m'a laissé une review. Tout ça commence à prendre forme et c'est grâce à vous ! Allez je vais arrêtez de vous harceler.
Rating : T
Disclaimer : Rien à moi, tout à J.K ou presque ;)
Chapitre 4 : Sleep
J'ai les yeux grands ouverts. La pièce sent les produits désinfectants et le propre. Il doit être environ 5h du matin, un peu plus. Cela fait deux jours que je suis enfermé dans cette infirmerie, je pense avoir largement dépassé mon quota annuel. Ajoutez les horribles potions à ingurgiter et les souvenirs crissants du pourquoi je suis coincé ici, vous obtenez la raison de mon insomnie. Il m'est tout bonnement impossible de dormir. Sirius Black a eu la chance inouïe de quitter mon enfer personnel, hier en fin d'après-midi. Les Maraudeurs au complet ainsi que Lily Evans sont venu le chercher. Moi j'ai droit aux visites régulières de Meredith et Dorcas. L'infirmerie est pleine à craquer, en somme. Je ne rêve que d'une chose me réveiller trois jours en arrière.
« On aime s'endormir et non dormir ; on voudrait être mort, mais pas mourir. » Jean-Claude Brisville.
Les regards me percutent et me dévorent à peine ai-je posé un pied hors de l'infirmerie. J'ai pourtant mes deux amies à mes côtés, je ne me sens pas rassuré comme si mes plaies allaient se rouvrir d'une minute à l'autre. J'avance en direction de la Grande Salle pour un petit déjeuner copieux mais le destin en a décidé autrement apparemment. Devant la porte se dresse Regulus Black. Il croise mon regard et ce n'est ni un sourire méprisant qui occupe son visage, ni un air désolé. Bon la dernière option est carrément fantasmagorique mais je ne m'attends pas au vide dans ses pupilles. Il semble absent. Cependant je ne suis pas la seule à avoir aperçu le cadet Black, Meredith se dresse devant moi avec la ferme intention de faire rempart de son corps. Un instant, j'ai peur qu'elle ne lui saute dessus toutes griffes dehors. Notre altercation n'a pas renforcé l'unité des Serpentards. Dorcas, fidèle à elle-même, est parfaitement détendu mais je la voie tout de même glisser une main à sa baguette. Nous passons devant Black sans faire de vagues. Dorcas à une main sur le battant quand je cède à mon obsession à savoir : voir si Regulus porte la Marque des Ténèbres. Je concède que c'est totalement suicidaire mais j'ai déjà affronté le jeune homme une fois. Une petite voix me souffle que cette fois Sirius ne sera pas là pour prendre les coups à ma place. Trop tard, j'ai déjà plaqué le Serpentard contre le mur. Ses yeux se soulèvent d'une colère froide mais il me laisse faire, étonnant. Je soulève les deux manches de sa robe. C'est le moment de vérité.
— J'aime savoir qui sont mes ennemis Black.
Un simple avertissement que j'énonce d'une voix tranquille. Soudain je vois le tatouage s'enrouler autour d'un crâne, le long de son avant-bras. Je déglutis, j'ai envie de hurler et de vomir en même temps. Je repousse Regulus qui en une fraction de seconde fait disparaître la marque dans les plis de sa robe. Si son regard pouvait tuer, je serais morte. Pas foudroyé sur-le-champ mais suite à de longues heures de torture. Je remarque qu'il a repris son foutu sourire de conquérant :
— Très bien. Tu m'as à l'œil. Je te surveille Rosenbach alors prépare-toi à mourir prochainement.
C'est murmuré au creux de mon oreille, un vilain secret. Il sait, je sais. Je sens les gouttes perler dans mon dos. Je me détourne et heureusement que mes jambes peuvent encore me porter car Meredith et Dorcas m'escortent sauvagement jusqu'à ma place. Chacune prend place autour de moi.
— T'es complètement timbrée, ma pauvre ! hurle Meredith stridente
– Je désapprouve, déclare Dorcas les bras croisés.
— Je me passerais de ton accord Dorcas.
Mon ton est plus froid que je ne l'aurais voulu mais il y a des bornes à ne pas dépasser. Je me mords l'intérieur des joues pour ne pas balancer tout ce qui me vient à l'esprit et me concentre sur un autre problème. Largement plus important. Je pense qu'elles n'ont pas vu la marque sr le bras de Regulus mais l'impassibilité de Dorcas m'empêche d'en être sûr. Quant à Meredith, elle s'applique tellement à me fusiller du regard que je ne peux pas me prononcer. Je m'en veux de tous ces problèmes, ces futiles haines, que je provoque. Je me passe une main dans les cheveux, histoire de me donner contenance.
— Personne n'est parfait.
Sourire. Silence. Dorcas admire mon audace, Meredith s'offusque que je puisse encore me défendre. Je leur demande les potins de ces derniers jours et, avec une moue comique, Meredith s'empresse de me les donner. Quand trop absorbé par son récit, elle ne m'observe plus, je tourne la tête vers la table des Gryffondors. Sirius est déjà parti.
— … alors que je parlais avec Dorcas ! Je ne sais pas ce qu'il lui trouve ! Gemma a autant de charismes qu'un poisson mort.
Je me détourne de la table des rouge et or. Ainsi Parker et Black étaient toujours ensemble ? Intéressant. Je me mords la lèvre sous l'intensité de mes réflexions et cherche la jolie blonde à la table des Poufssoufles. Elle est là, à rire avec ses amies brandissant une main manucurée. Perfecto, mon plan peut être réalisable. Mais pas tout de suite.
Il est moins de 7h du matin quand je pénètre dans la Salle commune des Gryffondors. J'ai obtenu le mot de passe grâce à Marlène. Elle brule d'un feu chaleureux et sur une table gît les débris de cartes explosives. Je monte quatre à quatre les marches menant au dortoir des garçons, plus précisément leur salle de bain. Je slalome entre les lits évitant les vêtements abandonnés au sol. La porte grince furieusement quand je l'ouvre et Remus Lupin s'agite dans son sommeil. Je déteste les gens au sommeil léger. De ma poche, je sors un bâton de rouge à lèvres et l'applique contre mes lèvres. Ensuite, je me penche vers le miroir et y appose mes lèvres. Se dessine sur la paroi, une trace très fidèle de mon baiser. J'y joins un petit mot écrit avec le tube : « Sirius, Il l'a. Je suis désolé. Gemma »
Je dénoue ma cravate de mon cou et la pose sur le lavabo. Si Black n'est pas trop con, il comprendra. Dans le cas contraire prions Merlin. Je souris à mon reflet, satisfaite d'avoir trouvé un moyen discret et efficace de prévenir Sirius pour son frère. En plus, sa poupée gonflable m'aura été utile, c'est toujours ça de pris. Ayant deux sœurs jumelles à Serpentard et à Serdaigle, le reste des Maraudeurs ne s'alerteront pas de la cravate verte et argent. Seul Black saura. Imparable. En redescendant l'escalier, je manque de louper une marche et me rattrape à une table en chêne massive. Je stoppe ma respiration pendant quelques secondes. Il serait trop bête de se faire prendre maintenant. Je regagne après vérification mon dortoir, regrettant de ne pas disposer de la carte de Black.
On croit toujours que l'amitié n'est que plaisir et douceur. Des fous rires dans les couloirs et des bisous sur la joue. C'est faux. Ce matin à notre table, il règne un silence que je qualifierais de paranormal si je n'étais pas sorcière. Meredith et Dorcas se fixent en chien de faïence depuis bien dix minutes. J'explose pour elles :
— Que se passe-t-il ? Quelqu'un est mort ?
J'essaye d'adopter un ton rieur mais ma dernière phrase n'est pas accueillie avec joie. Dorcas se fait livrer la gazette par hibou. Une famille de moldu a été agressé par un « groupuscule non identifié ». Synonyme de Mangemorts. Ce matin entre nos tartines et notre pichet de jus s'étendaient l'horreur. Meredith rit nerveusement, jette un coup d'œil vers Dorcas et se jette à l'eau avec un enthousiasme forcé :
— Dorcas veut aller parler à Marlène.
Coup de poing sur la table de la part de mon amie. Verre qui vibre, j'en fais tomber mon pain dans mon chocolat. La température chute d'au moins bien vingt degrés. Je n'essaye pas de le repêcher, préférant adresser un sourire lumineux à Dorcas.
— C'est vrai ?
Elle roule des yeux. Me regarde. Droit et flotte dans son iris, un courage que j'ai vu trop souvent noyer par la peur. Elle paraît révoltée. Révoltante Dorcas qui se lève et qui quitte l'assemblée. Comme ça, paf, disparu. Sa place brille encore de son audace. Je m'inquiète peut-être un peu pour elle, c'est vrai. Je me persuade que j'ai confiance, qu'elle prend la bonne décision. J'ai la bonne idée de lever la tête en direction du plafond magique. L'orage qui rugit ne m'aide vraiment mais alors vraiment pas.
Nous avons cours de Sortilèges avec les Gryffondors. J'essaye de repérer Dorcas dans la foule d'élève mais elle n'est pas là contrairement à Marlène qui discute avec Lily Evans. Soudain je la voie sortir de l'ombre. Je me demande si elle ne nous attendait pas pour apparaitre. Je lui souris et elle me tire la langue. Un coup d'œil à Meredith qui juge la scène d'un œil critique et la voilà lancé dans une course pour son avenir. Je grimace, elle roule des hanches. Elle arrive au niveau de Marlène et Lily s'évapore pour réapparaître quelques pas derrière avec Potter. Mon souffle se coince dans ma poitrine. Je ne sais plus où en est le temps, où en sont les gens. Je ne vois que Meredith qui pose deux mains contre le visage de Marlène. Même à quelques mètres, je peux distinguer son air terrifié. Puis le baiser. Dorcas à Marlène, ses mains dans ses cheveux. La blonde à une main dans le cou de la brune. Ce sont deux sourires nus qui se mangent l'un l'autre. C'est un drôle de tendresse, un peu défaite, un peu sublime. Je regarde Meredith.
— Yeah ! Tu gères Dorcas !
Bon, c'est Meredith. Son enthousiasme explosif, je me disais bien aussi que son air figé de douanier cachait quelque chose. Marlène et Dorcas se séparent et j'appréhende la colère de Dorcas mais c'est son rire cristallin qui parvient à mes oreilles. Marlène est encore tout près. Rieuse, rosée, rougie. Sourire blanc. Flitwick qui s'étaient fait désirer, arrive enfin et prend place à son bureau. Les élèves gagnent leurs places, Marlène et Dorcas se tiennent par la main. Je vois Black, je l'avais presque oublié celui-là. Installé juste devant moi, il se retourne effronté :
— Alors Rosenbach, Meadowes a enfin décider d'agir, c'est pas trop tôt.
Je ne sais pas comment réagir face à tant de nonchalance. Il n'a pas assisté aux crises de colère de Dorcas, à ses sanglots étouffés, à ses nuits agités. Meredith se charge très bien de lui répondre à ma place :
— C'est génial Black !
Elle s'allonge sur la table avec un soupir d'aise. Elle doit être en train de préparer mentalement son futur interrogatoire. Je lui donne un coup de coude, elle m'envoie une pichenette sur le nez.
— Quelle antiromantique tu peux être !
Sirius assiste à la scène, clairement amusé. Alors que Meredith s'entraine à faire grossir son ballon de baudruche d'un coup de baguette, il me murmure :
— J'apprécie la courbe de tes lèvres, Grace, les gars aussi.
Je ris allègrement tentant d'imaginer un James Potter encore assoupi face à un baiser de rouge à lèvres. Je suis persuadé qu'il préfèrerait celles de Lily Evans. Le visage de Black semble soulagé d'un poids. Pourtant il n'effacera pas le Doloris de Regulus si facilement, je pense même qu'il lui est plus facile de haïr son frère sachant qu'il est Mangemort.
— Comment as-tu su ? Je t'avais demandé de…
— Je suis passé outre. Il ne m'a rien fait à part me promettre mon trépas.
La mâchoire du Gryffondor se contracte, j'ai pourtant tenté d'y aller doucement.
— Tu n'es pas de taille.
Ses yeux se voilent, j'ai face à moi, l'ombre maléfique de Sirius.
— Rassure-moi tu ne comptes pas l'attraper ?
Il secoue la tête pour chasser ses idées noires.
— Non, je ne me suis pas suffisamment entrainé au Doloris.
Il rigole mais le reste n'y est pas. Je suis fatigué de cette guerre qui déchire deux frères. Je songe que souvent la mort est plus douce que l'enfer. En revoyant le supplice du jeune homme, je ne peux que me conforter dans cette optique.
A la sortie des cours, je retrouve Dorcas qui nous propose d'aller déjeuner à la table des Gryffondors. Je lui secoue sa chevelure corbeau avec un sourire et nous nous dirigeons tous vers la table des lions. Pour le repas, Lily s'est même joint aux Maraudeurs, elle est assise à côté de James. Marlène avale ses haricots pendant que Dorcas parle de ses futures vacances à Londres et Sirius et moi éclatons de rire à l'arrivée de Gemma Parker. Puis un hibou essoufflé se pose dans l'assiette de Dorcas. Il dépose une lettre bordeaux cachetée avec un grand « M » aux lignes rigides. A peine le hibou repartit, Dorcas s'échappe sous le regard anxieux de sa petite amie.
Une beuglante
Tadaaa ! Quelle fin sur les chapeaux de roues ! Non, ne me balançaient pas des tomates car le chapitre 5 arrive bientôt, voici un avant goût pour vous parce que vous êtes gentils :
« — Il y a des solutions radicales à mon problème.
— Oui vu comme ça, tu peux aussi te jeter de la tour d'astronomie, Dorcas »
Voilà c'est tout pour ce soir, n'oubliez pas de laissez vos avis sur le chapitre, ce qui vous a plu et inversement. Ce qui fait que vous appréciez cette fic ou encore vos hypothèses pour le futur de nos héros. Vous avez quatre heures, je ramasse et je note. Quelle humour !
Bisous les petit poux
By Lges
