Hey les loulous ! Voici le chapitre 5, bon pour tout vous dire je ne l'aime pas : il est trop fort en émotions fortes et c'est pas simple à écrire. En plus il s'y passe plein de chose, j'ai peur d'avoir été trop vite mais vous me direz ce que vous en pensez. Encore merci à ceux qui me suivent.

Rating : T

Disclaimer : Je suis riche, j'ai écrit Harry Potter et je suis Anglaise ! Loupé !


Chapter 5 : Anger

Fumante, rougeoyante. Posé sur notre table. Marlène se saisit de la lettre et en pince les deux bords. Elle ferme les yeux comme si le courrier honni pouvait disparaitre. Pourtant, il faudra que quelqu'un l'ouvre car sinon la beuglante finira par exploser et déverser son venin lyrique. J'attrape la lettre des mains de Marlène, prête à quitter la Grande Salle quand elle se met à siffler comme une théière. Black est plus rapide que moi, d'une main fluide, il prend le courrier et quitte la pièce en quelques foulées. Il a à peine passé la porte que j'entends des cris de rage provenant du couloir. La beuglante. « Dorcas ! J'ai appris une nouvelle très désobligeante ce matin !...Une fille ! Ce comportement est inacceptable ! …. Sera renié, c'est ce que tu veux ? Nous prendrons des mesures….. Et ton père…. Fiancée ! Ne nous déçois plus Dorcas ! Cela aura des conséquences ». Je n'ai pas compris l'intégralité de la beuglante, la mère de Dorcas s'étouffait littéralement de colère. J'ai compris l'essentiel et, personnellement ça me suffit.


« La colère, qui désire un mal sous la raison du bien, est un péché singulier. » Sébastien Lapage.


Meredith se lève, elle en renverse le pichet de jus de groseille qui va tâcher l'uniforme de Parker.

— Tu ne peux pas faire attention ! Mon uniforme, quand même !

— Tu t'en remettras, princesse, j'ai des problèmes foutrement plus graves conasse !

Je regarde mon amie avec des yeux ronds. Elle qui est d'habitude pacifique et tout sourire, lance des éclairs. J'espère qu'elle compte aller voir Dorcas car étant sang-mêlé toute cette histoire de « mariage » et de « conséquence » me dépasse. On ne peut tout de même pas marier une gamine de 17 ans ! Encore moins avec un parfait inconnu ! Mais Meredith ne va pas rejoindre notre amie, non, elle se dirige droit vers la table des Serpentards. Elle s'assied à côté d'un garçon que je reconnais comme Barty Croupon. Magnétisme avec ses cheveux couleur paille, regard fixe et brulant. Vêtements repassés, propre et droit. Je ne suis pas. Je ne comprends plus, je cligne des yeux. Chasse les poussières, chasse les problèmes. A l'autre bout de la pièce, j'en vois une autre de fille qui bat des cils. Un instant je me demande si elle pleure parce que Croupton la saisit par l'épaule, elle y pose la tête. Meredith a perdu la raison, il n'y a pas d'autre solution. C'est quoi ce monde qui tourne à l'envers comme un canular détraqué ou une mascarade qui va trop vite. Je m'éjecte de cet escalator à contresens, jette un œil sur Marlène qui paraît à mille lieues de nous et à Parker qui tente de nettoyer sa jupe. Un peu plus loin, Lily est en plein débat avec Remus, James et Peter. Leurs mines sont trop sérieuses pour qu'il s'agisse d'un sujet anodin. De plus Lily est née-moldu, cela doit la révolter au moins autant que moi. Mon pas est vif, j'attrape Meredith par l'épaule. Elle se retourne brusquement.

— Tu nous présenteras ton recard plus tard, si ça te dérange pas ! Parce que tu t'en prends à Parker, je me dis « ouais, tiens elle va voir Dorcas bonne idée » Non ! Tout faux ! Elle se jette dans les bras d'un pauvre abruti, je me retourne vers Barty, ça n'a rien de personnel Croupton hein !

Ma tirade m'a essoufflé, Meredith paraît sonnée et Croupton ne se départit pas de son air assuré.

— C'est très touchant, qu'il me dit, Meredith est une grande fille, je pense qu'elle peut se passer d'une baby-sitter. Tu vas retourner chez les lionceaux et tu vas arrêter de t'en prendre à ma copine.

Je suffoque ! Piétinant des pieds le sol, là c'est du grand n'importe quoi. Sa « copine » et puis quoi encore ?

— Tu sors avec lui ? Je demande à Meredith.

Elle acquiesce mais n'aborde pas, Merlin soit loué, le sourire de circonstance. Je ne pourrais rien tirer d'elle alors je préfère me servir de ma colère contre Barty.

— Puis toi, t'es pas fiancé ou marié grâce à ton bon sang « pur » ?

Je pense que j'ai touché une corde sensible car il se lève brusquement. Malheureusement pour lui, il est moins lourd que moi et fait ma taille. Qu'il ne me touche pas où je l'envoie valdinguer. Croupton se contente de me sourire avec méprise. Je déteste vraiment tous ces aristocrates, j'en ai ras-le-bol.

— Je t'interdis de parler de mon sang, Rosenbach, et pour ton information, non, je ne suis pas promis à quelconque sorcière. J'ai de plus grandes ambitions.


Son ambition, c'est ma baguette à sa gorge qu'elle rencontre. Meredith lance un couinement effrayé :

— Fais pas ça Grace.

Elle plaisante, j'espère. Je la regarde, prêt à en découdre maintenant mais Slughorm se lève et m'impose de regagner ma place. Cela ne m'empêche pas de cracher à la figure de Croupton. Il m'attrape par le bras et me fait tomber par terre. Ma mâchoire claque au sol et je sens le sang couler dans ma bouche.

— Alors Croupton, quelles sont tes grandes ambitions ? La domination des Moldus ? L'extermination des sang-de-bourbes ? Ta soumission à une face-de-serpent ?

Chacune de mes propositions est accentué par une pression sur mon épaule. Je profite de la liberté de mes jambes pour lui balancer un coup bien senti. Il est projeté dans le banc. Je me relève et quitte la Grande Salle. Je n'ai même pas besoin de regarder pour savoir que Meredith est en train d'examiner son nouveau « copain » et de pester face à ma violence. On en reparlera.

J'ai furieusement envie de faire l'école buissonnière mais je suis persuadé que Dorcas, même enchainé, trouverait un moyen d'aller en cours donc je me rends de ce pas vers la serre n°3. Nous partageons ce cours avec les Serdaigles. Définitivement la seule Maison contre qui je n'ai pas une dent. Je marche sur les herbes sans me soucier d'écraser les fleurs et me découvre une chance encore supérieure à la moyenne. Sirius Black, devant moi, regagne le château. Serait-ce trop lui demander qu'il ne s'arrête pas. Evidemment.

— Tu saignes Grace.

J'essuie mon menton avec ma manche mais le Maraudeur semble bien décider à discuter.

— Contre qui tu t'es battu ? Encore.

J'apprécie sa dernière remarque. Un peu plus et cette journée marque le début de mon exil.

— J'ai eu un accrochage avec Croupton, c'est rien.

— Avec Bartemius ? Fait gaffe, son père dirige le Département de la Justice Magique.

— Rien à faire !

Je dois avoir l'air d'une échappée d'asile car il m'attire à lui, replace mes boucles châtains correctement et essuie mes larmes d'une main distraite. Oui, je pleure. Oui, oui, je pleure parce que j'en peux plus de cette bataille. De cet affrontement pour la qualité de notre sang ou notre appartenance. J'en ai marre de cette guerre qui me fait douter de tout le monde. Je relève la tête doucement.

— T'as pas vu Dorcas ou Marlène, par hasard ?

Il sourit et pointe un doigt derrière moi, je me retourne. Comme des ombres, elles sont serrées l'une à l'autre. Aucune ne sourit, elles sont pales. Je fronce des sourcils.

— Vous n'avez pas cours ?

— Si mais Mcgo saura nous attendre.

Je me réinstalle au creux de ses bras. J'ai bien droit à un instant de faiblesse et ni Meredith ni Dorcas ne pourrait me serrer dans leurs bras. Les cheveux du jeune homme me chatouillent la nuque, je les repousse du plat de la main. Sirius me regarde avec ses grands yeux, il passe un doigt sur mes lèvres. Il est plein de rouge. Je saigne encore.

— Tu ne veux pas que je t'emmène à l'infirmerie ?

— Non.


Réponse nette, claire et concise, j'ai des frissons rien qu'en pensant au lit et à ses ressorts vieux de mille ans. Je me retourne, Sirius garde ses bras autour de ma taille. Dorcas arrive vers nous, seule. Marlène est reparti, son cours de Métamorphose l'attend.

— Un peu radicale comme solution, le mariage ?

— Oui, il y a des solutions radicales à mon problème.

— Oui, vu comme ça tu peux aussi te jeter de la tour d'astronomie, Dorcas.

Sirius rit jaune à ma réplique, je lui jette un coup d'œil, curieuse, mais il secoue la tête et me serre un peu plus. Dorcas s'interroge, elle aussi, elle lui lance un sourire amusé.

— En agréable compagnie, Black ?

— Nous n'avons pas tous la chance de partager le lit de McKinnon.

Dorcas rougit furieusement puis éclate d'un rire délicat. Je trouve ça surprenant compte tenu de la situation.

— T'as raison, on compense comme on peut.

Ma meilleure amie vient de me trahir là où je rêve. Je m'agite furieusement dans les bras de Sirius.

— Je suis toujours là, hein.

Je me dégage de l'étreinte du Gryffondor et passe un bras sous les épaules de Dorcas. Chouravre arrive vers la serre, son éternel chapeau de travers, empêtrée dans sa robe et un cabas renfermant des Mandragores sous le bras. Je fais un signe à Sirius et nous partons pour notre cours de Botanique.

C'est une matière apaisante, enfiler les caches-oreilles, nettoyer les feuilles, arroser les jeunes pots. Passer d'un pot à l'autre. Des gestes répétitifs, communs, qui ne demandent pas une grande attention. De temps en temps, je jette un coup d'œil à Meredith qui fait équipe avec Croupton. Hier encore, elle me rabâchait les oreilles avec Davies qui n'arrêtaient pas de la regarder, elle cache bien son jeu. Je me demande pourquoi Croupton ? Il est de la même trempe que Black jr. Un trop grand caquet, une position confortable et une agressivité extraordinaire. L'homme des rêves de toutes filles. A la différence de Black, Croupton est brillant. J'ai l'impression qu'il essaye de se prouver quelque chose. Génial, il sera élu Mangemort le plus intelligent de sa promotion. Fantastique. J'essuie mes mains pleines de terre contre un torchon.


Sur le chemin de retour, Dorcas me parle de la prochaine sortie à Pré-au-Lard, elle m'assure qu'un nouveau pub vient d'ouvrir et qu'il fait un chocolat à la guimauve du tonnerre. Je promets de l'accompagner à l'instar de Marlène et lui raconte mon entrevue avec Meredith. Elle hausse les épaules et déclare que ça ne durera pas.

La journée est plus longue que l'on pourrait le croire. Sortilèges pendant deux heures, Potions sous les ordres d'un Slughorm plus que ravi du couple que forment Meredith et Croupton. Cela leur vaut à tous les deux une invitation pour sa prochaine soirée. Dorcas est aussi invitée. Elle ira avec Marlène, je pense à la beuglante. Ou pas.

— Et tu vas faire quoi ?

— Pour quoi ?

— La lettre

Trois yeux de cafards en trop qui tombent dans le chaudron.

— En amour comme à la guerre disent les moldus, non ? On va se battre.

— En amour ou à la guerre ?

Elle remue vigoureusement avec sa cuillère en bois. Slughorm passe, il pince les lèvres mais ne dis rien. Encore un qui ne s'y risquerait pas.

— Les deux, qu'elle me répond.

Je soupire, il fait trop chaud au-dessus du chaudron ou alors c'est sa réponse qui ne me convient pas inconsciemment.

— Je croyais que tu ne voulais pas t'impliquer.

— Parce que tu crois que j'ai le choix ?

Elle sort sa cuillère de la mixture, toute dégoulinante, et pointe nos condisciples avec.

— Tu vois Beckett là-bas : Il a perdu sa mère. Rosier a la marque tout comme Avery et… Croupton. Est-ce qu'on a le choix ? La seule liberté qu'on a encore, c'est celle de choisir notre camp.

Les paroles de Dorcas font très révolutionnaire, je lui intime de baisser le volume. Elle grimace. Que répondre à ça ? Un peu plus et on croirait entendre Jane Hepburn discourir sur le mal en chacun. Diable, dans quel merdier allons-nous nous fourrer ?


Une heure plus tard, Dorcas me traine de force à la bibliothèque sous l'œil sévère de Mrs Pince. Elle va de rayon en rayon. A l'affut.

— Tu cherches quelque chose ?

— Un contre-sort.

Quelle réponse développée, je suis bien avancée. Je la laisse à ses recherches et m'installe à une table pour faire mon devoir de Botanique. Oublié les problèmes de la vie réelle, la rage qui bouillonne. Les mauvaises et les bonnes raisons envolés. Je laisse mon doigt parcourir l'ancien volume abordant le sujet de l'entretien des Felicsiseris. Une plante connue pour sa capacité à fondre les métaux mais pas les doigts ou le verre. Pratique. Ma plume gratte sur le parchemin, l'encre noire. Rien dans la tête. Puis je vois deux mains se poser sur mon bureau. Je regarde l'intrus, irritée. Sirius Black. Encore et toujours.

— Tu as fini de me suivre à la trace Black ?

— Pardonne-moi, je t'apporte un cadeau.

Intrigué, je le regarde s'écarter. Derrière lui, je vois son cadeau empoisonné. Meredith. Expire, inspire.

— Bah alors, Rosenbach, on se prépare pour le grand saut.

Black et son humour médiocre. Agaçant. Je joins mes deux mains, secoue la tête et demande à ma charmante amie ce qu'elle veut.

— J'aime réellement Barty.

Fort aise. Je suis sceptique, fort sceptique. Essaye encore Meredith.

— Je l'aime et je ne sais pas pourquoi je ne vous ai rien dit. Enfin si je sais, pour ça. Parce qu'il a la Marque ou qu'il traine avec Rosier et Avery mais on s'apprécie. Tu peux comprendre ça, Grace.

— Non

Vous me trouvez méchante et dure avec Meredith ? Je me trouve odieuse avec Meredith mais j'ai besoin de plus. Je me tourne vers Black.

— Tu détestes Croupton ?

— Oui, il est mauvais jusqu'à la moelle.

Je prépare ma joute avec Meredith.

— Tu vois ? Croupton est le mal. Le mal.

Je martèle mes propos avec un sourire doux. Meredith lève les yeux au ciel.

— Il déteste les Serpentards.

— Croupton déteste les Gryffondors. Tu veux que je te lise ton avenir Hamlet ?

Ce n'est pas moi qui ai parlé, c'est Sirius. Je crisse des dents, m'attendant presque à ce qu'il prenne la main de Meredith et lui lise les lignes de la main. Entre eux, je vois l'électricité. Statique et les éclairs.

— Vas-y dit Meredith

— A 20 ans, mariée, 3 gosses sur les bras. Oubli ton idée d'Archeomage ou d'Auror. Chez les bourges on ne travaille pas. Tu pinceras les lèvres quand ton mari frappera tes gosses. Tu souriras quand ton foyer implosera. Ah tu seras belle, Meredith. T'auras un manoir avec plein d'elfes pour le nettoyer. Mais c'est toi qui devras t'occuper du sang sur le tapis parce qu'il aura tué un Auror et ne s'est pas essuyé les pieds. Commence à fermer les yeux Hamlet, c'est un apprentissage de tous les jours.

Joli. Un sans-faute. Et maintenant ils sortent les baguettes. Pince s'est levée mais n'ose pas vraiment bouger. J'aperçois Dorcas, qui observe la scène dans un coin. Les premiers sorts fusent. Bloque-jambes, Bouclier. Inoffensifs.


— Meredith ! Sirius ! On arrête tout !

J'interviens et j'ai l'impression d'avoir interrompu la bataille de leur vie. La bibliothèque me remercie d'un hochement. Galvanisé, je poursuis :

— Mery, ne t'enfonce pas dans la magie noire, ne suis pas Croupton là où il va parce que là-bas, c'est l'enfer. On ne te suivra pas jusque-là. Désolé.

Je quitte la bibliothèque au pas de course. Escalier, cachots, salle commune. J'entends des pas derrière moi. J'accélère. Les larmes coulent trop vite sur mes joues. Je viens de m'engager, du bon côté de la barrière et j'ai l'impression d'y avoir oublié quelqu'un. Je vais tellement vite que je me prends le pied dans une dalle descellée. Je la percute.

— Par Godric ! Tu comptais t'arrêter ou foncer le mur.

— Ne jure pas devant moi ! Sirius ! Que fais-tu là ?

— D'habitude on me dit merci.

Pas moi. Pas moi. Je ne lui dois rien. Ma journée est un désastre, ma vie tout entière vire au grand chaos.

— Je ne te dois rien. Tu bousilles ma vie.

— Ah ouais ?

Il m'embrasse. Sirius Black m'embrasse. Avec ses lèvres, ses dents qui cognent les miennes. Je glisse juste une main fragile dans ses cheveux. Je déteste ça. J'adore ça. Je m'éloigne. Mes lèvres sont encore mouillées de mes larmes. Sirius est sérieux. Il vient de faire une belle connerie. Il s'en rend compte ou il s'en rendra compte. Je remarque ma cravate verte dans son poing. Il me la noue. Ses doigts qui courent sur mon cou ne me font rien. La colère anesthésie tout. Il ne parle pas, ni lui, ni moi. Il s'en va.

— Tu sors avec Gemma Parker ! Abruti !

Quelle haine spirituelle ! Il ne se retourne pas comme dans les films mais je sais qu'il sourit. Moi, en tout cas avec ma rage en guise de pare-brise.

Je ris, rouge de rage.


Finite, finish. Bon non, je n'aime vraiment pas ce chapitre. Encore mille bisous à vous. C'est grâce à vous tout ça alors donnez moi vos avis sur Meredith, Dorcas, Sirius ou Grace ! Même Marlène tiens ! Oubliez pas Croupton et Regulus. Voilà donnez moi votre avis sur les évenements du chapitre et un en particulier : Le baiser ! N'est ce pas trop prématuré ? Naturel ? Bien ? Le reste aussi : la bibliothèque, la dispute entre Croupton et Grace, celle entre Meredith et Sirius.

J'ai fini de vous saouler de paroles. Bisous tout plein, merci d'avoir lu.

By Lges