Bonjour mes amis ! Allez-y vous pouvez m'envoyer à la figure tout ce que vous voulez ( j'accepte les fleurs et les chocolats, sisi ), je suis inexcusable. Cependant je préfère éviter les sempiternels excuses de " je n'avez plus d'inspiration...ect". Je préfère vous laissez profitez de ce chapitre contre lequel j'ai lutté. C'est mon chapitre de Nöel, donc avec mes meilleurs sentiments, je vous souhaite une année épanouissante.
Merci à vous.
BLACK CANDOR : BATTLE
Je ne sais pas quel bruit produisent deux cœurs qui battent à l'unisson. J'imagine, une détonation de canon avec le monde qui se disperse sous l'impact des bombes. Adieux, conflits, violence. C'est utopique comme idée. Un peu bête mais la neige qui s'introduit dans mes chaussures légères doit me priver de quelques neurones. C'est pour cela que je marche vers l'échafaud avec les sourires et les bras chargés de cadeaux. J'aurais pu disparaître dans une fraction de cendres et de flammes vertes mais marcher, me fait du bien. Me dire que chaque pas que je fais m'éloigne de mon point de départ. Me dire que je pourrais faire demi-tour, fuir ma mise à mort.
Au pire, je trébucherais sur le trottoir, je finirais aux urgences et je n'aurais jamais à subir le regard incandescent de Sirius Black, un soir de Noël. Parce que dans ses pupilles, je suis persuadée qu'il se cache des mystères. De l'amour et de la peine.
Un maelstrom de sentiments que l'on ne peut peindre que du rouge de l'enfer ou des champs de bataille.
Le rouge de Gryffondor comme des guirlandes de papiers, tellement faciles à brûler.
Il ne manque que l'or. L'or, la texture de l'air qui se solidifie alors que nous nous regardons, nous percutons dans une explosion de vie. Ne laissant derrière nous que les vestiges d'une bataille éternelle.
« Amour et danger, c'est la même chose : un champ de bataille. Se regarder dans les yeux, c'est comme s'envoyer un missile. » Zoé Valdés.
Cette porte est aussi massive que celle d'un fort. Il me faudrait un bélier pour parvenir à la défoncer. Je n'ai que Dorcas et il y a une poignée. En plus, elle est un très mauvais bélier. Elle n'a pas la tête assez dure, juste les mains assez douces pour tirer la poignée sans la briser. Ce cliquetis lancinant, ce n'est pas la porte qui se fracasse. C'est moi qui éclate. Les paquets dans mes mains se font plus lourds, comme attirés par le paillasson indiquant « Bienvenue chez nous » et sur lequel se déplace une maison munie de jambes et d'un grand sourire. Je m'empresse d'imiter cette figure souriante.
Je me demande tout d'un coup, ce que je fais devant cette bâtisse. Le manoir Potter, l'unique et inestimable manoir Potter qui accueillit des générations de Gryffondor et de têtes ébouriffées. Je pense à Dorcas dont l'habitat doit faire trois fois la taille de la maison qui nous surplombe. Je repense à Dorcas, coincée dans ma salle de bain de poche. Entortillée dans les draps de la chambre d'amis. L'escalier exigu, les couloirs aux papiers légèrement jaunis.
Désolé, jolie princesse, de t'avoir invité dans le cagibi de mon cœur mais, apparemment, tu ne portais plus la salle de bal, dans le tien. De cœur.
Elle appuie sur l'interrupteur et je sens l'effervescence à l'intérieur me mordre et me contaminer.
Cette maison est occupée par une douce folie. J'ai envie de décamper. Mon regard reste fixé sur la porte, je redoute le moment où elle va grincer sur ses gonds et dévoiler…un cauchemar ? L'horreur ? Je ne sais pas à quoi m'attendre et mordille ma lèvre inférieure.
Je tente de me concentrer sur la robe, vert d'eau, que porte Dorcas par-dessous une veste mais cela ne m'aide pas. Je songe à sa sœur et ses fourberies silencieuses comme si une nuée de serpents pouvaient naître de la chevelure d'Adelpha. Je songe au vert de l'Avada Kedavra puis au vert de la maison Serpentard.
Je tente de visualiser Meredith dans une de ces grandes réceptions où l'on sert du champagne et des pré-desserts. Elle apparaît sous mes paupières closes, images en surimpression.
Elle est langoureuse, collée vive sur ma rétine, accrochée à Croupton.
Un éclat de voix me sort de ma torpeur et tout s'efface pour ne laisser que la lumière du paradis. Des dents de James et de ses yeux pétillants comme si des étoiles s'y étaient logées.
Il se jette dans mes bras et me colle deux baisers sonores sur les joues. Ses cheveux fous me chatouillent la nuque, son corps élancé est collé au mien. Je devrais l'étreindre, lui rendre la pareille.
Parce que c'est Noël. Parce que c'est mon ami, ou presque.
Que la fête commence.
A peine l'idée de le serrer dans mes bras, qu'il est devant Dorcas la jaugeant, suffisamment apte à recevoir son surplus d'affection. Au final, il lui plaque un baiser léger comme du gaz sur la joue en s'écriant comme un perdu :
— Joyeux Noël !
Je remarque son accoutrement et je souris. C'est étrange de sentir ses lèvres s'étirer après si longtemps à ne s'être nourris que de soupes à la grimace et de bouillons de larmes.
L'héritier Potter, habitant du Manoir Potter, porte plusieurs pull-overs aux couleurs criardes. Il y a un cerf sur l'un, un sapin sur l'autre. Les images se confondent et un lapin sort de son terrier en secouant ses oreilles. Les images s'animent.
Un bruit attire mon oreille. C'est un grelot, sur le chapeau que porte James.
Il y a trop de couleurs dans la pièce, c'est irréel. Lily et ses cheveux roux, fou. Le sapin vert et les angelots magiques déversant une neige blanchâtre. Je me sens agressée par les baisers qui volent dans tous les sens. Un instant le duvet piquant de Remus m'effleure la joue, celui d'après des effluves de parfums floraux me montent au nez.
Arrive un moment où deux bras m'enserrent la taille. Pendant un moment, ma peur est aussi omniprésente qu'absente. Ce sont ces derniers qui ont toujours tort. Les absents.
J'embrasse Sirius à pleine bouche. Y insufflant tout mon souffle.
Tant que j'en ai encore. Vaut mieux tard que jamais, pas vrai ?
Je ne me retourne que pour mieux me blottir dans ses bras. Son sourire si blanc qu'il en éclipse l'arc-en-ciel qu'est le reste du monde. C'est sans doute mieux ainsi.
— Je t'aime, murmure sa bouche à mon oreille.
Dit comme ça, ça sonne très impersonnel. Comme j'aurais préféré que ça soit le cas.
— Tu veux un verre ? me demande Lily
J'acquiesce. Elle me le tend, le contact froid contre ma paume me provoque un frisson. De tous les côtés, ça babille. J'ai comme un haut-le-cœur en sentant la chaleur émanant du corps de Sirius. Cul sec. Le liquide imbibe ma langue, pique ma gorge.
Le fleuve des enfers dans mon corps de petite fille. J'ai fait de très vilaine chose, je mérite d'être puni. Le monde se coule en une couleur opaque. Le canapé me paraît très confortable quand je m'allonge dessus, nullement dérangé par le corps de Sirius qui ricane sous le mien.
C'est malin.
Je veux me resservir un verre mais, d'un coup de baguette, Remus le fait s'envoler à plusieurs mètres. Je bougonne, assise en tailleur sur le torse de Sirius. C'est malin, terriblement malin. Dangereusement malin.
Le temps s'écoule, je ne prends pas part aux conversations et me contente de picorer dans les assiettes. J'ai l'esprit ailleurs, voudrais tellement être ailleurs. Réellement ? Ailleurs ? Quel ailleurs ? Plus les minutes s'égrènent et plus je retrouve ma froide lucidité.
Par la fenêtre, tout est sombre. On ne distingue pas le verglas mais j'ai comme l'impression que les pins se sont transformés en squelettes dont le vent fait valdinguer les os.
Une main s'attarde sur ma joue.
— Ça va ?
Sirius. J'hoche la tête, voilà comme ça, encore une fois.
— Bien sûr, pourquoi ?
— Tu pleures, Grace.
Ah.
Je pleure. Cette idée me donne envie de pleurer et je sanglote un peu plus fort, je me lève, renverse le bol de cacahouète. Je m'esquive, m'envole, m'abandonne dans la salle de bain. Le cliquetis du verrou me réconforte. Dans la glace, je contemple mon reflet et je crache, j'éructe. Pauvre idiote, imbécile ! Misérable Serpentarde ! Pauvre conne ! Stupide lâche ! Tu es une petite-amie horrible ! Horrible ! A chaque insulte, mes larmes redoublent et ma voix monte d'une octave. On tape à la porte et je me mure dans mon silence. Je m'emmure dans mon absence.
— Sors de là, Grace. Dis-moi ce qui ne va pas, par Merlin.
Sirius n'a pas la voix chargée de colère, ni d'exaspération. Il semble juste un peu triste et las. Quand j'entends les inflexions de son ton, je songe à ouvrir. J'enfonce mes ongles dans ma peau, bien campée sur mes deux pieds. Il ne mérite pas ça.
J'entends du bruit quand il s'avachit contre le mur, tombant de tout son poids contre la porte. Je m'assois de l'autre côté. Un vilain rictus déforme mon visage quand je pense que nous sommes plus proches que jamais.
— Vas-t'en, Sirius.
— Non.
— Ok
Ma tête tombe entre mes mains, je sens le sang pulser dans mes tempes pendant que remontent à la surface mes souvenirs. Des souvenirs qui me transpercent avec la force d'une balle.
Je me revois discuter avec ma mère, je me revois parcourir les lettres de Sirius, d'un air détaché. Comment ai-je pu l'embrasser ? Comment ? Je me revois dans ces magasins, accompagnée d'une Dorcas survoltée. Alors, le nom de Sirius flottait sous mes yeux. Je suis sortie aussi vite que j'ai pu, je n'y ai plus pensé. J'ai radicalement rayé cette idée de ma liste, j'ai enjambé. J'ai avancé.
Je rouvre les yeux, ils me brûlent.
— Sirius. Tu n'as pas de cadeaux. Pas de cadeaux pour Noël parce que je…
— Ouvre.
Il m'interrompt et ce n'en est que mieux car la fin de ma phrase est bouffé par mes regrets. Je fais cliqueter la poignée et la porte s'entrebâille délicatement. De mon point de vue, je n'aperçois que ses jambes interminables. D'un coup de pied, il referme la porte et vient se mettre à ma hauteur.
— Hé ?
Il s'affale un peu sur moi, nos épaules se cognent. Il sourit. Je détourne le regard, j'aimerais bien me lever mais mon corps pèse trop lourd. C'est n'importe quoi.
— Hé ?
— Tais-toi !
— Hé !
Je m'apprêtais à lui renvoyer une réplique cinglante ou à m'enfermer dans une autre pièce de la « grande et ô combien merveilleuse » maison Potter. Cependant, il s'est levé, à la façon d'un ressort : l'instant d'avant, il était assis puis d'un seul coup, il ne l'était plus.
Je me dis que j'aurais dû me méfier. Son visage est tout rouge, son pauvre visage de beau garçon, tout déformé.
Par la colère, sa colère aigre-amère, moi.
Il garde les mains dans les poches et pourtant je sais qu'il aimerait les brandir.
— Grace, je n'en ai rien à faire de ton cadeau de Noël.
— Tant mieux parce que tu n'en as pas.
C'était acide, ces mots qui sortaient de ma bouche. Je ne les aurais pas dits, qu'ils auraient continué à me bouffer de l'intérieur. Il sait que je préfère dire la vérité, la dure et infranchissable vérité. Je pense à la porte d'entrée du manoir. Combien cela me faisait peur, pourtant je suis là, à dégainer des vérités à la face d'un Black. D'un gosse de riches qui marche avec nonchalance et qui garde ses mains dans ses poches. Un gars à qui je n'ai même pas pu offrir de cadeaux.
— Tu veux savoir pourquoi, Sir' ?
Sir. C'est un bien beau surnom. Un brin bourgeois, bien propre sur lui. Voilà, voilà, en voilà un de surnom qui empeste la colère froide.
Le genre de colère qu'on passe son temps à réchauffer. Sir et sa Milady. Je ne vois que ça, ça et sa face marbrée de veines palpitantes.
— Tu veux savoir pourquoi ? Parce que j'ai eu peur, j'ai eu peur que ça te déplaise. A toi, ô grand seigneur ! Parce que je ne sais pas ce qui te plairait, je ne sais pas me comporter en société ! T'as pas compris que j'étais pas comme toi ! Je ne sais pas me pavaner comme toi ! Rayonner comme toi ! M'accrocher à toi ! Et puis…
— Grace !
— Et puis, je pensais même plus te revoir ! Ne plus jamais t'embrasser ! Parce qu'à chaque fois que je te vois, dans ma tête, j'ai l'ombre de celui que t'aurais pu devenir ! L'ombre de ton putain de frère ! J'ai dû brûler ta dernière lettre, tellement ça me dévorait ! Cette bête qui rôde en moi, cette méchante que j'entends parfois ! Je suis Serpentard ! Je suis programmé pour ça, par Merlin !
Plus les mots valsent sur ma langue, plus je me redécouvre. Je me remémore la douce chaleur qui émanait de ma baguette quand sa dernière missive se consumait. Tu es généreusement conviée au Manoir Potter, le 24 décembre à partir de 18 heures. Les mots sont encore imprimés dans ma rétine. Je l'imagine, la veille, en train de rédiger cette lettre, les mains toutes tachées d'encre et un sourire mauvais sur son visage.
J'ai si mal. Mal.
Je le regarde et j'imagine que nous somme sur un champ de bataille. Je ne suis qu'un missile, rien ne pourra m'arrêter. Je repars dans ma tirade, plus fougueuse que jamais :
— Sirius ! Je te déteste d'être autant…
— Arrête tout.
Je reste bouche bée, vexée. Il daigne enfin sortir ses mains de sa veste. Cependant, il les replonge aussitôt dans une autre poche. Ceci lui vaut un sourire narquois, qu'il ne relève même pas. Je le regarde continuer son stupide manège, il a interrompu mon discours, en plus j'ai mal à la gorge.
Je murmure :
— Je te déteste.
— Ah ! Je les ai !
Il exalte, un grand sourire s'empare de son visage et mes froncements de sourcils redoublent. Il se moque de ce que je dis, non ? Il s'en contrefiche, ce petit prince.
Je le vois sortir une petite boite. Le genre sobre avec juste ce qu'il faut de bois laqué noir et de ruban cerise. Je me concentre sur la boite, cette minuscule boite qui tremble dans la large paume de Sirius.
Boite de Pandore, boite de malheur, boite à musique, boite de nuit.
Je suis le mouvement de ses doigts jusqu'au couvercle. Ils ne peuvent s'arrêter de gigoter, ils commencent à ouvrir la mystérieuse boite puis il le referme aussitôt. Sa bouche aussi, s'entremêle avec les mots.
— …non parce que tu vois, on est dans une salle de bain. J'ai bien peur que ça fasse un peu grandiloquent, un peu sur joué…puis,…bon, enfin, bref…c'est très…bien comme ça.
Son regard est lourd de sens. « Comme ça ». C'est comme ça. Je le mets au défi d'ouvrir cet objet qui commence discrètement à me taper sur le système.
Il le fait. Il le fait et, pendant un instant, j'ai envie de pleurer.
C'est tellement beau, tellement précieux. Je glisse mes mains devant mes yeux pour ne pas voir ce à quoi je fais déshonneur.
La paire de boucles d'oreilles est en or. C'est une certitude, ce ne peut être que de l'or.
Ou un bout de soleil en fusion.
Je la contemple, entre mes doigts écartés. Elle ressemble à une pluie incandescente, j'ai l'impression que le bijou va glisser sur Sirius pour finir sa course dans un « Ploc » humide.
Sirius s'approche, son sourire malin bien fixé sur son visage.
Au secours. Aidez-moi, Merlin, Viviane, Morgane, qui que vous soyez.
— Je n'en veux pas !
— Menteuse.
Très bien, très très bien. Tu viens de me traiter de menteuse, petit homme lion ? Il ne me reste qu'une option, je ne suis pas sûr qu'elle te plaise. Je suis navré d'avance. Sincèrement, désolé.
Je cours. Je suis rapide, j'esquive la patère, les portraits qui s'esclaffent à mon approche. Je manque de renverser Remus pour terminer ma course cachée grotesquement derrière le sapin qui trône dans le salon.
Lily ne cache pas son rire hystérique tandis que j'aperçois sans mal, les regards ironiques que me jettent Dorcas et Marlène.
Je suis légère et immobile, fermant les yeux, je suis invisible. Pourtant, je le vois encore, ce bijou. Cette offrande, comme celles que l'on faisait en un autre temps à des déesses. Je ne suis pas de celle-là.
Je ne m'offre pas, alors ne m'offrez rien. J'aimerais crier, fort à m'en casser la voix, les boules dans le sapin et les coupes en cristal de Mrs Potter. J'aimerais crier : Suivez mon exemple ! Allez-y ne m'épargnez pas.
Allez Sirius ! Fusille-moi de tes yeux de braises, cours mon brave et ne t'arrêtes pas de courir jusqu'à ce que tu sois en face d'une jolie fille. Une vraiment belle, qui se parfume au jasmin et pourra se permettre de recevoir tes cadeaux, ton corps, tes songes en piaillant.
La prochaine fois, choisis une colombe et pas un vilain petit canard.
Enfin, je le sens. Le poids du bijou contre ma chair, qui résonne dans mon cou. Je sens également les mains de Sirius sur ma peau, incandescente et si froide malgré tout. J'ai l'impression d'appartenir à un tout, de tout sentir, de tout voir et de tout entendre.
— Tu n'as plus le choix, Grace.
C'est Sirius qui murmure, tout près de son cadeau. Je reste là, figée. Le choix, ai-je réellement eu le choix depuis le début ? Si j'avais eu le choix, je serais restée bien au chaud d'un côté de la guerre. Là, je suis en plein no-man's land, tout le monde me regarde et tout le monde me bombarde.
Il m'embrasse et je ne vois plus que lui. C'est une délivrance de ne voir que le soleil après avoir oscillé si longtemps entre le bien et le mal. Si près de la ligne de front. Je joins mes mains dans sa nuque, comme pour prier.
Lily s'est tue, nous leurs faisons dos mais je peux très bien imaginer ce qu'ils font. Dans mes pensées, Remus boit un chocolat chaud, j'espère de tout cœur que ma boite de fondant du chaudron édition Deluxe, lui plaira. Lily et James seraient emmaillotés l'un dans l'autre, si étroitement que jamais on ne pourra les séparer. Marlène et Dorcas profitent de l'instant, les yeux clos. Pettigrew doit être quelque part mais cela m'importe si peu.
Parce que quelque part, les cloches sonnent. La fenêtre ouverte transporte jusqu'à nous des effluves de pains d'épices et des brides de cantiques de Noël.
«We wish you a Merry Christmas;
We wish you a Merry Christmas;
We wish you a Merry Christmas and a Happy New Year.
Good tidings to you and your kin,
good tidings for Christmas
and a Happy New Year. »
Une joyeuse nouvelle année ? De bonnes nouvelles pour moi et mes proches ? Je lève les yeux et rencontre ceux du Gryffondor. Il lève les sourcils, dubitatif. J'étouffe un rire dans son épaule. Bientôt, ce sera la guerre. Bientôt nous serons sur le champ de batailles. Peut-être pas main dans la main, mais au moins côte à côte. Alors, quand ce jour viendra, nous pourrons nous regarder dans les yeux et y lire toutes les vérités en lesquelles nous croyions. Pour l'instant, il est minuit. Les anges peuvent emporter mes rêves, dès à présent, je sais qu'ils seront en sécurité.
Sur le champ de bataille, en plein cœur.
Voilà ! Dites-moi ce que vous en pensez, s'il y a encore des gens qui suivent cette histoire. J'apprécie réellement vos reviews et c'est un plaisir pour moi que de vous répondre, sachez-le.
De plus, concernant le chapitre prochain, j'ai plein d'idées mais je patauge dans la semoule donc le plus tôt sera le mieux.
Sur ce, merci du fond du coeur au gens qui reviews, à plus !
Lges
