A little bit of pain
A little bit of longing
Little bit of love to come our way
A little bit of fear
A little bit of hate
Little hope for the hopeless
Sur le chemin du retour Mira réfléchissait sur ce qu'elle venait d'apprendre sur la famille Dumbledore. Une histoire tragique où les deux frères ne s'étaient jamais vraiment réconciliés. Abelforth ne connaissait pas d'autres membres de sa famille qui avait le nom de Dumbledore et il trouvait cela aussi étrange que Mira porte le même nom. En tout cas la coïncidence n'était plus de mise avec ce qu'elle savait à présent mais Albus lui avait promis de tout lui dire plus tard.
Elle avait prévu d'aller directement aux appartements de Severus et cela lui fut difficile de retrouver le tableau qu'il avait vu de près. Arrivée devant elle ne savait pas trop quoi faire, toquer sur un tableau lui paraissait étrange.
- Vous désirez ?
Elle sursauta de surprise, elle n'avait pas encore l'habitude que les tableaux parlent.
- J'aimerais voir Severus mais je ne sais pas vraiment comment signaler ma présence en fait.
Le tableau se mit à rire.
- Ça serait bien la première fois que le professeur accueil une femme chez lui. Je vais le prévenir j'ai hâte de voir sa tête.
Après un moment Mira entendit quelqu'un râler de l'autre côté. Puis le tableau s'ouvrit.
- Quoi ?!
Severus se pinçait le nez. Il n'avait pas apprécié la remarque que le tableau lui avait faite. Lorsqu'il regarda la personne en face de lui il fût surpris de voir Mira un grand sourire et une bouteille à la main.
- Je ne m'y connais pas trop en alcool de sorcier mais il me semble qu'une bouteille avec le mot whisky dessus est une valeur sûre.
- Il ne me semble pas être vôtre compagnon de beuverie professeure.
- C'est un cadeau pour vous remercier de ce que vous avez fait pour moi. Et puis il me semble que cela va faire 24h non ?
Severus mit un temps à comprendre qu'elle faisait référence au sort d'illusions. Il s'écarta et laissa la jeune femme rentrer. Il prit la bouteille pour servir deux verres et en tendit un à Mira.
Elle était entrain de regarder la pièce où elle se trouvait quand elle prit le verre. Il y avait un feu de cheminée, un petit salon juste devant en velours vert et des bibliothèques le long des murs. Il y faisait assez sombre car la seule source de lumière était le feu de cheminée. Il y régnait aussi un froid glacial elle se rapprocha alors du feu.
Elle trempa les lèvres dans le whisky et le regretta instantanément. Sa gorge lui brûlait, elle comprenait le pur feu sur l'étiquette.
Le silence s'était installé entre eux. D'habitude c'était Mira qui prenait la parole et faisait la discution. Mais cette fois elle restait silencieuse, regardant les flammes de la cheminée. C'est la première fois que Severus se rendit compte qu'elle avait l'air vulnérable. La journée sa bonne humeur et son sourire lui donnait une forte prestance, elle semblait inarrêtable et elle l'impressionnait. Ici dans son salon lugubre elle semblait faire partie intégrante des murs. Elle reposa son verre après y avoir trempé à nouveau les lèvres et fait la grimace.
- C'est gentil de me proposer un sortilège pour effacer les traces sur mon poignet.
- Je comprends ce que ça fait d'effacer une trace du passé.
Il faisait la même chose sur son avant-bras où se trouvait la marque des ténèbres.
Il se rapprocha d'elle. C'est la première fois qu'il lui confiait quelque chose. Elle lui tendit le bras. Severus posa son verre et prit le poignet de Mira dans sa main. Ce n'était donc pas les effets des potions qui l'avait fait réagir l'autre fois. Elle déglutit, son trop grand besoin de contact physique l'agaçait. Elle ne voulait pas être guidée par des besoins primaires, elle avait déjà donné.
Severus sortit sa baguette et la passa le long de la cicatrice en incantant. Celle-ci disparue. Il avait toujours le poignet de Mira dans sa main, sachant qu'il le tenait plus longtemps que nécessaire.
Ils se regardèrent dans les yeux. Tous les deux perdus, tous les deux cachant de vieilles cicatrices qui n'étaient pas toutes visibles. Mais les pensées de Mira lui traversait la tête à mille à l'heure. Elle posa sa main sur l'avant bras de Severus et serra les doigts pensant qu'il reculerait à son contact.
- Merci Severus.
La tension était palpable entre eux et elle se sentait faiblir. Finalement c'est elle qui recula parcourant des doigts l'endroit où se trouvait sa cicatrice.
- Le sortilège est vraiment efficace. Mais je ne peux pas vous déranger tous les soirs pour le renouveler. Et puis ça serait comme nier une partie de moi... On se voit au repas.
Mira marcha plutôt rapidement vers la sortie. Elle ne voulait pas faire de bêtises. Une aventure même d'un soir avec un collègue pouvait compromettre l'ambiance au château. Il va vraiment falloir qu'elle sorte plus souvent ou elle va être condamnée à l'abstinence.
Le soir même on annonça le bal d'halloween. Les professeurs y assistaient en tant que chaperon.
Ses élèves ne la lâchaient plus maintenant, certains faisaient même le footing le matin avec elle. Lorsque la grande salle fût aménagée pour accueillir une vente de vêtements et accessoires pour le bal, les sorties à près-au-lard étant à présent interdite suite à une attaque, ses élèves filles voulaient absolument l'aider à trouver une robe.
Elles se disputaient pour savoir quelle couleur leur irait le mieux. Si elle devait en choisir une longue ou une courte.
- Les filles du calme, vous serez toutes jolies peut importe la tenue que vous choisirez. Et ne laissez personne dire le contraire.
Certaines avaient des cavaliers et d'autres non. Tout cela rappelait de mauvais souvenir à Mira. Elle avait été seule au bal quand elle était au lycée et par la suite en tant qu'enseignante elle avait aussi été chaperon et la tournure des événements avait été particulière. Elle redoutait cette soirée.
- Professeure vous devriez essayer cette robe.
Ses élèves étaient attentionnés surtout depuis l'incident qu'ils tenaient pour responsable un de leur camarade. Ils avaient besoin de se détendre lors de cette fête, d'oublier les événements qui se trament autour d'eux. Ce ne sont que des enfants et ils ne devraient jamais avoir affaire à la mort.
