What about us?

What about all the times you said you had the answers?

What about us?

What about all the broken happy ever afters?

What about us?

What about all the plans that ended in disaster?

What about love? What about trust?

What about us?

Une fin. C'est ce que Mira avait ressentit en atterrissant ici. Mais aussi un nouveau commencement. Elle avait en fait sur sa propriété, un petit château français sur plusieurs hectares de terrains avec sa propre forêt et son étang. Un mini Poudlard, c'est ce qu'elle avait pensée dès qu'elle avait aperçu l'ensemble.

Des elfes de maison, habillés et libres, l'accueillirent et la firent se sentir comme chez elle. Le lendemain elle apprit la mort de son grand oncle Albus Dumbledore lors d'une attaque à l'école de Poudlard. Un éloge funèbre allait avoir lieu aujourd'hui et elle ne pourrait pas y assister. Elle apprit qu'elle se trouvait en France, et qu'Albus lui avait légué toutes ses possessions.

Un tableau de lui se trouvait dans un bureau qui ressemblait au bureau d'un proviseur. Il lui parlait, ce qui était très déroutant. Il lui apprit que sa chambre était renforcée de manière magique et qu'elle devait s'y réfugier si son obscurus se manifestait.

Elle prit plusieurs jours à digérer l'information puis décida de faire quelque-chose avec l'héritage d'Albus. Une école, pas seulement de magie mais mixte, elle accueillerait tout le monde connaissant l'existence de la magie. Comme ça les fratries ne seraient pas séparer et cela diminuera l'animosité entre ceux qui étaient sorciers et ceux qui ne l'étaient pas. Quid des maisons en compétition il n'y en aurait qu'une seule où les élèves s'entraideront pour obtenir des points qui débloqueront des privilèges pour tous.

Oui, elle voyait déjà tout se dessiner dans sa tête et on lui avait laissé les moyens de le faire. Il faudra par contre être discret et ne fonctionner qu'au bouche à oreille. Car après tout elle avait été amener ici pour être en sécurité et elle voulait justement apporter de la sécurité à ces élèves qui voulait échapper au traditionalisme.

Une visite surprise la conforta dans son choix. Le phénix d'Albus, Fumseck, qu'elle avait croisé les fois où elle était montée dans le bureau du directeur. Elle décida alors que le blason de l'école et de la seule maison sera un phénix. Il prit ses quartier dans son bureau où elle lui mit un perchoir à disposition.

À la rentrée elle eu une trentaine d'élèves de tout âge, les professeurs étaient des sorciers qui avaient pris leur retraite ou des parents d'élèves. Les elfes de maison avaient fait fonctionner leur réseau. Des cours traditionnels moldus étaient dispensés tel que les mathématiques ou les langues, des cours mixtes d'histoires et de potions, puis des cours pratiques de sortilèges ou d'informatique. Elle avait pris tout ce qu'elle avait aimé à Poudlard et dans les écoles traditionnelles moldus. Et la soupe prenait. Les élèves étaient heureux et aimaient participé à la confection de leur école.

Mira n'avait pas oublié Severus pour autant. Elle avait appris qu'il était le directeur à présent. Elle n'osait pas demander de ses nouvelles au tableau d'Albus bien qu'elle savait que ce tableau magique se trouvait aussi dans le bureau de Severus. Ils étaient en quelque sorte relié. Chacun faisant ce en quoi il croyait. Cette image la réconfortait même si elle avait entendu des rumeurs qu'il pouvaient être l'assassin de son grand oncle.

Son école n'avait eu aucune attaque bien que celles-ci se multipliaient aux Royaume-Uni et même en France. Elle hébergea même quelques réfugier.

Puis le jour de la bataille de Poudlard arriva. Les elfes de maison avaient relayé l'info grâce à leurs contacts avec leurs semblables à Poudlard. Tout le monde s'était réunis dans la salle à manger, certain réconfortant les autres, tous étaient dans l'attente. La victoire ou le début d'une aire de terreur. Les minutes passèrent, s'étirant inlassablement en longueur. Mira essayait de garder son calme mais ses mains qui n'arrêtaient pas de bouger trahissaient son anxiété.

Le verdict tomba. Le seigneur des ténèbres avait été vaincu. La joie et l'euphorie se répandit dans la salle. Tout le monde s'embrassait, soulagé de la tournure de évènements. Un elfe de maison s'approcha alors d'elle avec la listes des morts. Elle demanda le silence.

- La bataille a certe été remportée mais au prix de multiples vies. Prenez un instant pour les remercier de leur sacrifice.

Elle déroula le parchemin.

- Colin Grivey...

Pendant qu'elle citait les noms des victimes elle en reconnu certains qui avait été ses élèves. Son cœur se serra petit à petit et sa voix avait du mal à sortir au fur et à mesure des noms. Les autres restaient silencieux et attentif malgré l'heure avancée de la nuit.

- Sev...

Mira s'arrêta les larmes coulant abondamment sur ses joues, ce nom ne pouvait pas être écrit ici. Elle sentit quelque chose se rompre en elle. Elle en lâcha le parchemin et se retenu à la table lui faisant face. Elle sentait la menace bouger sous sa peau tel un être vivant doué de sa propre volonté. Les professeurs autour d'elle tentèrent de l'épauler mais elle les repoussa sachant ce qui était entrain de se passer.

- Non pas maintenant...

Elle se précipita hors de la salle laissant les occupants médusés. Elle monta quatre à quatre les marches montant à ses appartements. Lorsqu'elle claqua la porte tout s'effondra en elle. Sa dernière pensée fût d'espérer que les protections magique tienne le choc.

Un tremblement dans les murs se fit ressentir dans tout le château. Les habitants craignant une attaque furent rassurés par les elfes de maison. Les cours furent annulés et la plupart des personnes décidèrent de rentrer chez elle pour fêter l'évènement. Le château était désert. Seul restaient les elfes de maison qui veillait sur l'entretien du château et sur la sécurité des appartements de Mira.

Après plusieurs jours de tempête elle parvenait à nouveau à reprendre conscience pendant un court lapse de temps. Les barrières avaient tenu mais sa chambre n'était que désolation de débris en tout genre. Les murs étaient même brûlés par endroit. Mira n'avait pas la force de faire quoi que ce soit, son énergie était vidée et elle sentait qu'elle n'en avait plus pour longtemps à ce train là. Son esprit était muré dans le deuil de la mort de Severus.

Un matin elle perçu un rayon de soleil sur sa peau, cela lui donna le courage de se lever. Avec difficulté elle prit appui sur les murs et approcha de la fenêtre pour regarder au dehors. Il faisait beau, le ciel était bleu et la nature vibrait de vie. Si elle devait mourir ce serait en emportant cette vue avec elle. Elle aperçu au loin une personne remontant le chemin vers le château. C'était peut-être un des membres du personnel qui venait terminer un quelconque travail laissé à l'abandon suite aux réjouissance.

À mi chemin la personne releva la tête vers sa fenêtre. C'était un homme, un habillé en moldus, pantalon de costume gris, chemise blanche et un long manteau beige. Des cheveux blanc lui arrivaient sur la nuque et une paire de lunettes était jonchée sur un nez prononcé. Cette personne n'avait qu'une simple valise en cuir pour tout bagage. Ses yeux sombres et sa stature lui rappelait vaguement quelqu'un. Quand l'espoir naquit elle se précipita en dehors de sa chambre, ignorant le danger qu'elle faisait courir sur l'établissement.

L'homme en question était fatigué de son voyage. Il avait pris le bateau pour accoster sur les côtes française, puis le train, un bus et finalement un taxi pour atteindre l'emplacement reculé de ce château. Il se sentait vieillit et dû retirer ses lunettes, dont il n'avait pas encore l'habitude, pour se pincer l'arrête du nez. Il n'avait pratiquement rien emporté avec lui, le peu qu'il avait pu subtiliser des décombres tenait dans cette simple valise. Mais le plus important était dans sa poche. Une fiole d'un liquide verdâtre qu'il avait déjà utilisé sur lui même et qui lui avait sauvé la vie. Cependant sa baguette n'était à présent qu'un bout de bois inutile, impossible maintenant de jeter un sort pour améliorer sa vision. Pour les autres effets secondaires de toute disparition de magie de son corps il avait dû s'en accommoder.

Mira apparu dans l'encadrement de la porte. La vision fantomatique d'une femme à bout de force se tenant sur des brindilles en guise de jambe, les cheveux collés de crasse en désordre sur son crâne et les restes déchirés d'une robe sur le dos. Elle avait réussi à tenir tout ce temps, se jetant à corps perdu dans une école d'un nouveau genre. Elle commença à avancer vers lui tant bien que mal, mais finit par trébucher et se retrouver sur le sol. Il se précipita vers elle laissant sa valise sur place.

Mira leva les mains vers l'homme qui se tenait devant elle, passant le bout des doigts sur sa joue puis dans ses cheveux.

- Ça te changes. Ce nouveau look te vas plutôt bien.

Pendant qu'elle parlait elle ne pouvait empêcher les larmes de soulagement coulées avec abondance.

- Ta maladresse est toujours aussi présente.

Ses paroles étaient douces mais gardaient ce soupçon de réprimande qui le caractérisait tant. Il passa ses bras en dessous des genoux de Mira et la souleva de terre comme quelque chose de fragile qui allait se briser au moindre faux pas. Elle enfouit son visage dans son cou, humant l'odeur familière, approcha ses lèvres de son oreille et murmura.

- Bienvenu chez toi Severus.