Hello!
Bon, il est encore Lundi, même s'il est tard, ça compte, non? Vraiment désolé de publier simplement maintenant mais il fallait que je relise pour les dernières modif' et une petite correction (d'ailleurs, je me suis jamais excusée mais pardonnez-moi pour toutes les fautes que vous pouvez trouver dans mes textes. J'essaie vraiment de faire de mon mieux pour me corriger toute seule!).
Bon, trêve de blabla, je vous laisse là-dessus, bonne lecture!
Disclamer : Aucun vengeurs ne m'appartient sauf une petite adolescente un peu chelou du doux nom de Sander Jones.
-Sander, tu es prête?
Je lance un regard en arrière. Bruce est bien habillé, un bas de costume gris, une chemise noire. Mes couleurs… A croire qu'il l'a fait exprès. Comme j'ai fait exprès de prendre une robe violette. Sa couleur préférée.
-Tu veux bien t'occuper de ma fermeture éclair, que je demande, en soulevant mes cheveux.
Je ne comprends vraiment pas les fabricants de fringues. Pourquoi ne pas mettre des scratchs? Se serait plus pratique pour tout le monde. Mais il faut croire que la vie se veut compliquée et qu'ils y participent. Ma fermeture éclair remonte le long de mon dos. Je me retourne. Remercie Bruce du bout des lèvres. Il sourit. Passe une main dans mes cheveux tout en désordre.
-Tu es ravissante.
Il a l'air de le penser vraiment. C'est peut-être parce que j'ai abandonné mes traditionnels sweat à capuche pour ce soir? Peut-être que je ressemble davantage à la fille que je devrais être? Peut-être parce que c'est la première fois de ma vie que je mets du maquillage en public? Que je fais enfin mon âge, après toutes ces années à paraître beaucoup plus jeune selon les autres, beaucoup plus vieille selon lui?
-On y va?
Il hoche la tête. Récupère ma main dans la sienne. J'inspire profondément. Expire aussi profondément. C'est parti pour le show. On s'avance. Tous les invités ne sont pas arrivés. On fait parti des premiers à être là en fait. On se pose dans un canapé, l'un harnaché à l'autre. On écoute tranquillement la musique de fond. Steve nous rejoint. Parle un peu avec nous. Surtout sur nos plans futurs, puisque nous n'avons plus à rechercher le sceptre de Loki. Je n'écoute pas vraiment, pas encore prête à faire face à l'angoisse de devoir quitter le QG. Je me contente d'inspecter les environs. De voir la salle se remplir petit à petit de gens inconnus à mon regard. J'essaie d'inventer leurs vies. Je vois les vétérans comme d'anciens camarades du Captain, jeunes et plein de fougues. Je vois les bimbos de Tony, avec des billets plein leurs soutien-gorges ou aux bras de riches investisseurs. Je m'en veux un peu de penser cela. C'est sexiste. Mais c'est la réalité du monde de Tony. Puis Clint débarque. Avec des soupires déjà aux lèvres. Je souris. Le salut de la main. Il se jette sur les coussins du canapé. Il me parle de son ennuie déjà présent. Je le défis au poker. Son visage s'illumine comme celui d'un enfant. Il récupère une ou deux personnes, inconnues à mes yeux, aux siens aussi je crois, et nous nous mettons à jouer. Je m'efforce de conserver toujours la même expression. Mais il semble que Clint soit meilleur que moi à ce jeu-là. Je n'arrive jamais à savoir s'il bluff ou pas. Donc nous jouons, en comptant les cartes, parce que c'est comme ça qu'on peut gagner. Nos autres adversaires ont vite fait de se barrer, lassés par ce jeu impossible à jouer pour eux. Et puis on s'en lasse. On se sépare. Ilva au billard défier Rhodie. Je vais au bar, un peu à l'écart, assez loin de Bruce et Tasha. Assez loin pour ne pas entendre leurs mots. Mais trop près pour voir leurs regards dégoulinant de guimauve. Je soupire. Sam, l'ami de Steve, se pose à côté de moi, alors que Steve lui-même entame la conversation avec Bruce.
-T'es pas un peu trop jeune pour traîner près du bar toi?
Je grogne à la barbe de cet être beaucoup trop responsable pour moi. Trempe mes lèvres dans mon mojito.
-Je vis avec Anthony Howard Stark vingt-quatre heures sur vingt-quatre, j'ai bien le droit à un petit réconfort de temps en temps.
Il sourit.
-Ca c'est vrai!
Il contourne le zinc pour se servir un verre de Bloody Mary. Il se verse simplement les différents composants, sans vraiment faire attention à l'aspect esthétique. J'aimerai bien lui arracher son verre des mains et le refaire proprement. Certainement mon côté Natasha qui ressort. C'est grâce à elle que j'ai appris à me préparer correctement à boire.
-C'est Sander, c'est ça?
Il tend une main devant lui, prêt à faire connaissance, maintenant qu'il est servit. Je garde mes doigts autour de mon verre.
-Ouaip. Sam c'est ça?
Il paraît gêné. Peut-être à cause de cette histoire de main? Il acquiesce. Se racle la gorge. Et puis se met à fixer le lointain.
-Captain m'a parlé de toi. Apparement tu fais la paire avec le docteur Banner?
Je ricane. Je fais la paire avec Bruce, maintenant? Personne n'avait parlé de nous comme ça. Ils nous ont toujours décrit comme un couple. Un couple dysfonctionnel et bizarre, qui n'a pas de place dans leur monde d'abrutis. Même si nous sommes loin d'être cela. Au moins, je n'aurai pas à lui casser la gueule, à celui-ci.
-Ouaip. C'est exactement ça. Et toi t'es un pote de Steve?
Il sourit.
-M'en parle pas, j'arrive toujours pas à y croire.
Il se met à boire. Je trinque à ça. Moi non plus, je n'y croyais pas quand je l'ai rencontré. Et puis j'ai appris à l'apprécier. Comme tous mes coéquipiers. Ils ont tous leurs défauts mais ils ont tous leurs qualités aussi. Le petit groupe de vétérans que j'avais aperçu tout à l'heure se fait sortir, apparement trop alcoolisé.
-Ca va partir en cacahuètes.
L'autre me regarde avec un sourire complice.
-Mais n'est ce pas votre vie au quotidien?
Je me mets à rire.
-C'est vrai que depuis que je suis ici, je me demande tous les jours quand est-ce que ça va foirer!
Il m'accompagne de bon coeur. Nous terminons tranquillement nos verres, parlant un peu de tout, surtout de rien. De la vie à la Tour et de la vie dans les rues. Des contradictions que cela engendre. Il me dit comprendre. Il me parle de son retour du front. D'à quel point c'est difficile. Etrangement, je me retrouve dans ce qu'il raconte. Et c'est douillet. Bruce se joint à nous, passant sa main autour de mes épaules. Le regard de Sam ne change pas. Il reste toujours aussi bienveillant. Il parle toujours autant aussi. J'aime bien cette ambiance. Mais il commence à se faire tard. Tous les invités non logés à la Tour sont priés de se retirer. Sam tend sa main en avant, je la récupère. La serre avec délicatesse.
-A la prochaine gamine!
Je grogne. Je ne lui ai jamais donné la permission de m'appeler comme ça. Personne n'a le droit de m'appeler comme ça. Surtout pas cet inconnu que je viens juste de rencontrer.
-Sander?
Je me retourne, fais face à Bruce.
-Quoi?
Je suis un peu trop agressive dans mon ton. Parce que l'autre emplumé m'a énervé.
-On va se poser avec les autres?
Ils sont tous rassemblés en cercle, leurs corps avachis contre des canapés, mjolnir sur la table basse, au milieu de tout ça. Je prends la main de Bruce. On s'installe sur un fauteuil, moi posée sur ses genoux, lui tenant mon ventre. J'engouffre ma tête contre son épaule. Il passe tranquillement une main dans mes boucles, alors qu'il entame la conversation avec Nat. Je n'écoute pas ce qu'ils disent, me concentrant sur l'étrange flasque que se passent Steve et Thor. Je me redresse.
-C'est quoi dans ce machin Thor?
Le dieu se met à sourire. Vante les mérites des cuvées d'Asgard. Je veux bien le croire. Il me fait passer l'écrin. Je jette un coup d'oeil à Bruce, qui s'est totalement détourné de moi. Je sniffe à peine que je sens déjà comme des fourmillements dans les doigts. Je rends son bien au dieu du tonnerre. Pas fait pour moi. Du tout. Je ne sais pas comment Steve peut boire un truc pareil. Et ça m'étonne que Tony n'est pas tenté. Clint joue avec des baguettes de batterie. Je sais pas comment il les a récupérées. Ni où. Mais le fait est qu'il joue avec tout en fixant mjolnir. Un truc doit se passer dans sa tête. Je plisse les yeux. L'observe.
-C'est du bluff, cette histoire de marteau.
Je hausse un sourcil. Thor se concentre sur l'archer.
-c'est du chiqué!
-Ah non, ça n'a rien à voir, répond le grand blond, un peu trop condescendant selon moi.
-Quiconque saura s'en montrer digne aura les pouvoirs du marteau!
Je crois que Clint a trop bu. Beaucoup trop bu. Mais c'est vrai que je me pose parfois la question. Pourquoi Thor et pas quelqu'un d'autre? S'en suit un défilé de vengeurs tentant de soulever ce truc. Je me propose en deuxième. Avant que quelqu'un d'autre, avec une force brute surdéveloppée ne s'attèle à la tâche. J'enroule mon bras dans la lanière. Essaye de soulever ce truc avec un bras, comme j'ai vu le dieu le faire des milliers de fois. Ca ne marche pas. Alors je tente une autre approche. Enserre la poignée avec mes deux mains. Je pousse, avec le plus de force possible. Mais il faut croire que je n'en ai pas assez. Ou que je ne suis pas digne. Je retourne sur les genoux de Bruce en boudant. Et dire que je me croyais exceptionnelle. C'est bien sûr faux. Mais je pensais pouvoir soulever un foutu marteau. Bruce s'y essaye aussi. Echoue lamentablement. Alors il veut faire de l'humour. La seule blague qu'il connaît c'est de menacer de se transformer en Hulk. Je soupire intérieurement. Il se réinstalle. Je me repositionne sur ses genoux. Lui aussi fait la moue. Les autres passent à leurs tours. Sans jamais pouvoir rien faire. Et puis Thor soulève son marteau comme un rien, prétextant qu'aucun de nous ne sommes dignes pour le porter. Crâneur. Il soulève l'engin en l'air, le fait tourner.
-Je crois simplement que vous n'en êtes pas digne.
Je lève les yeux au ciel. Frimeur. Rugissement cybernétique transperçant mes tympans. Impression désagréable. Cliquetis mécanique. Un râle rauque retenti. Je me lève, les poings fermés. J'aurai dû faire plus attention. Je n'aurai pas dû prendre notre sécurité pour acquise. Et pourtant, c'est ce que j'ai fait, toute conne que je suis. Une armure branlante, à peine réparée, arrive lentement, accompagnée de ce cliquetis infernal. Beaucoup se penche vers Tony. Je ne peux pas quitter cette chose du regard. Impossible. Je dois protéger Bruce. Et les autres si je peux. La créature artificielle se met à parler, avec une voix que je n'avais jamais entendue. Ce n'est ni celle de JARVIS ni celle de FRIDAY. Et ce sont les deux seules intelligences artificielles de Stark.
-Comment pourriez-vous être dignes? Vous êtes tous des tueurs…
Je sers un peu plus les poings, le corps tendu à l'extrême. Ce robot cherche la merde. Et ce n'est pas normal. Steve s'en rend compte. Tony aussi. Il cherche à contacter JARVIS. Mais il ne répond pas. Ce n'est pas normal qu'il ne réponde pas. Il est toujours là. Il a toujours été là.
-Je suis navré, je dormais. Ou plutôt, j'étais un rêve.
Je fronce les sourcils. Même ce que cette chose dit n'a aucun sens. Comment un robot peut-il dormir?
-Oui, terrible. Et j'étais empêtré dans, dans des ficelles… Il a fallu que je tue l'autre… Il était gentil…
-Tu as tué quelqu'un?
J'aimerai lui dire à Steve de se la fermer. Que tout le monde se la ferme, même Tony, qui cherche désespérément le soutien de son majordome électronique. Parce que les morceaux du récit de cette chose s'assemble petit à petit.
-J'aurai bien fait autrement… Mais le monde réel nous confronte à des choix douloureux.
Je sens les yeux de métal figés dans les miens pour ensuite passer sur tous mes coéquipiers. Nous serons toujours jugés pour nos actions passées…
-Qui t'as envoyé?
Cette fois-ci, c'est une question pertinente. Je croise les bras, toujours autant sur mes gardes, prête à me battre. Et la voix électronisée de Tony s'échappe de l'armure défectueuse.
-"Je vois une super armure protégeant le monde."
-Ultron!
Je me retourne, surprise. Pourquoi? Comment? Quoi? Comment est-ce que Bruce c'est retrouvé impliqué dans ce foutoir, lui qui ne cherche jamais les emmerdes?
-En chair et en os. Enfin non. Pas encore. Pas dans cette… chrysalide. Mais je suis prêt.
Autour, les armes se chargent. Les poings se ferment. Je reste droite, autant que je peux devant Bruce. Même si Natasha semble aussi vouloir le protéger. Je n'aime pas ça. Du tout. C'est mon rôle. Mon devoir. Pas le sien.
-J'ai une mission. Paix à notre monde.
Des armures défoncent les murs. Je tire Bruce par la main, direction le bar. Rhodes vole à travers une verrière. Je réfléchis rapidement. Avoir Hulk dans la Tour ne serait d'aucune utilité, il est trop grand et j'ai peur qu'il ne se retrouve en plein centre de New York tout seul. Mais une de ces machines nous vise de son répulseur. Il faut quelqu'un pour la mettre à terre. Je pince les lèvres. Soit moi, soit Natasha. Je soupire. Récupère un pic à glace qui traîne sur le zinc. Et m'élance vers le robot tueur.
-Je m'en occupe. Nat fait attention à Bruce. C'est pas le moment d'avoir Hulk dans la pattes, que je hurle pour parvenir à me faire entendre à travers les tirs de répulseurs.
Je monte les escaliers quatre à quatre, en tentant de ne pas me faire toucher. Et puis saute sur l'un de ces engins. Tony fait de même, un peu plus à droite.. Je vise la tête, principalement. Je crois que c'est là qu'est le centre de commande. Comme dans tous les trucs humanoïdes, non? La machine s'effondre au sol, et moi avec. Je roule en boule, me positionne derrière une table, histoire de me protéger si un autre robot se prend l'envie de me viser. Mais je me rends vite compte qu'ils sont tous neutralisés. Sauf le patient zéro.
-Très spectaculaire.
Je me dégage de ma planque improvisée. Prends le temps de repérer Bruce et Tasha. Ils sont tous les deux en haut, en relative sécurité.
-Navré, je sais que vous avez de bonnes intentions mais vous ne mettez pas à exécution.
Je fronce les sourcils, toute mon attention concentrée sur son discours.
-Vous voulez protéger le monde. Mais vous ne voulez pas qu'il change. Comment sauver l'humanité sans lui permettre d'évoluer?
Il soulève un cadavre d'armure.
-Avec ça? Ces pantins?
Sa voix cybernétique à un goût amer. Une humanité beaucoup trop prononcé et beaucoup trop cynique pour qu'il ne soit pas un enfant de Stark.
-Il n'y a qu'un chemin vers la paix. L'extinction des Avengers.
Mjolnir s'encastre dans la carcasse inachevée. Un dernier soubresaut de vie s'échappe de la machine, à peine encore en état de fonctionner.
-Je n'ai besoin d'aucun maître…
Pinocchio. Cette histoire commence à ressembler à Pinocchio. En plus macabre.
Re!
J'espère que vous avez bien aimé ce chapitre et puis que vous avez compris la référence du titre! (oui, c'est un Disney, pour rester dans le thème de Pinocchio :) )
PS : J'ai jamais mangé personne pour une review ;)
