CH11-Contre-attaque

Je reviens honteusement avec beaucoup de retard. :(

J'ai eu une petite panne d'inspiration qui s'est miraculeusement réglée après une otite et une petite déprime XD

On se retrouve en bas, bonne lecture :)


Becca se servit un verre d'un vin au prix exorbitant puis d'une démarche gracieuse et assurée, elle s'approcha de l'immense baie vitrée du bureau de sa luxueuse maison. Ses lèvres parfaitement rouge épousèrent délicatement le verre et elle se délecta d'une fine gorgée, le regard perdu sur l'horizon où un couché de soleil sanglant ondulait sur le lac. Froidement sereine, son esprit aiguisé réfléchissait à ce qu'elle devait faire pour se débarrasser des parasites qu'étaient Griffin et Woods. Les deux femmes lui coutaient déjà beaucoup avant qu'elle ne les piège mais à présent, c'était encore pire. Ce petit jeu du chat et de la souris venait de lui coûter le Capitaine, une perte non négligeable pour ses affaires. Gustus leur épargnait bien des désagréments avec les forces de l'ordre et ce depuis des années. Maintenant, ses affaires allaient être beaucoup plus compliquées à gérer, même si elle pouvait se réjouir d'avoir complètement discrédité Griffin et Woods. Agacée, elle but une nouvelle gorgée, cherchant à se détendre avant de songer à un moyen de définitivement se débarrasser d'elles. Elles menaçaient son empire, Becca ne pouvait plus se permettre d'être négligente, le problème devait être réglé rapidement.

- Vous vouliez me voir ? S'éleva une voix.

Un sourire fantôme s'étira sur ses lèvres alors qu'elle n'avait pas entendu Ontari arriver. La jeune femme était excellente dans ce qu'elle faisait. Du moins, si elle oubliait l'échec de la prison.

- Je veux que vous éliminiez Griffin et Woods, répondit-elle sans quitter des yeux l'horizon.

- Je les cherche… répondit la tueuse.

- Cherchez plus vite, claqua-t-elle en se retournant pour la transpercer du regard. Leur défiance n'a que trop duré.

- Le problème c'est que nous n'avons aucune trace d'elles depuis l'attaque du Commissariat. Elles sont intelligentes, elles ne retourneront pas chez les Trikru et Black n'est pas en contact avec elles. Quant à Reyes, elle est surement morte d'une overdose dans un hôtel miteux, conclut-elle froidement.

- A croire qu'il faut que je m'occupe de tout, s'agaça-t-elle en s'approchant du bureau pour ouvrir un dossier qui reposait dessus et ensuite étaler plusieurs photos.

- C'est ici que vous devez creuser, ordonna-t-elle.

- L'avocate ? S'étonna Ontari face aux photos d'Anya.

- Il semblerait que Woods ait plus d'un lien insoupçonné… sourit-elle sournoisement.

Ontari répondit à son sourire puis elle ramassa le dossier.

- Je ne tolérerais aucun échec, menaça Becca.

- Je ne vous décevrais pas, assura Ontari.

Elle s'attendait à ce que la tueuse s'éclipse pour se mettre rapidement à l'œuvre mais la jeune femme n'en fit rien, restant plantée au milieu de son bureau.

- Vous avez quelque chose à dire ? demanda-t-elle en constatant sa visible hésitation.

- Etes-vous sûre de vouloir vous rendre à la transaction de demain ?

- Hors de question que je me laisse intimider…

- Madame…

- … de plus ma présence est essentielle, l'empêcha-t-elle de la couper. Les Russes refusent de traiter avec les sous-fifres.

- Très bien, se résigna Ontari.

- Maintenant mettez-vous au travail, lança-t-elle sans appel.

La jeune tueuse ne se fit pas prier et quitta la pièce avec assurance. Une fois seule, Becca retourna à sa contemplation, buvant une nouvelle gorgée de son vin tout en souriant de satisfaction car bientôt on lui servirait les têtes de Griffin et Woods sur un plateau.


Lexa ramassa les cartes sur la table pour les rassembler en un tas qu'elle mélangea soigneusement dans ses mains. Après quelques minutes, elle en disposa certaine en sept petits tas face à elle et le reste en une pioche, débutant ainsi une nouvelle partie de solitaire. Elle plaça carte après carte, piochant et piochant dans un silence religieux et espérant réussir à ignorer Clarke qui faisait les cents pas juste devant elle. Ce qu'elle avait réussi durant les parties précédentes mais ses nerfs mis à rude épreuve craquèrent soudainement.

- Est-ce que tu pourrais arrêter ?!S'exclama-t-elle dans un geste qui désordonna complètement ses cartes.

Clarke s'arrêta subitement et surprise, elle resta interdite face à son soudain élan de colère.

- Qu'est-ce que j'ai fait ? Osa-t-elle demander.

- Tu plaisantes ? Tu tournes en rond depuis des heures, c'est insupportable, claqua la brune à bout de nerf.

- Ce qui est insupportable, c'est d'être coincée ici à te regarder jouer aux cartes, retourna-t-elle offusquée.

- Tu as refusé de jouer, lui rappela la brune.

- Parce qu'on a mieux à faire, trancha-t-elle en levant les bras d'exaspération.

Lexa soupira lourdement face à l'impatience de son équipière. Elle lui avait déjà expliqué à plusieurs reprises pourquoi elles avaient tout intérêt à se faire oublier quelques jours avant de passer à l'action mais elle s'obstinait à jouer les enfants impatients.

- Il faut qu'on se fasse oublier…

- Je sais, je sais… la coupa-t-elle en se laissant tomber sur la chaise lui faisant face.

Lexa prit cela pour une capitulation et commença à ramasser ses cartes pour à nouveau les disposer correctement sur la table. Sauf qu'après quelques minutes de silence, Clarke se mit à taper des doigts sur le bois.

- Clarke, soupira-t-elle.

- J'y peux rien, je m'ennuie à mourir, se défendit la blonde.

- Et bien trouve quelque chose à faire pour t'occuper, la supplia-t-elle presque.

- J'ai bien une idée en tête qui implique un lit, toi et moi, s'appuya-t-elle sur la table dans un regard sans équivoque.

- Clarke, grogna-t-elle d'agacement tout en se laissant tomber dans le fond de sa chaise épuisée par son foutu caractère.

- Oh ça va, je plaisantais, dit-elle en s'appuyant à son tour au fond de sa chaise et croisant les bras face à son agaçant sérieux.

- Tu ne prends jamais rien au sérieux ? demanda gravement Lexa.

Clarke tiqua face à la remarque, touchée dans sa fierté, elle s'avança sur la table et braqua un regard des plus sérieux sur la brune.

- On est bientôt à court de provision, on ne peut pas rester ici éternellement.

Lexa soupira et se détendit légèrement en reconnaissant qu'elle avait raison et que malgré son agaçante impatience, elle était consciente de leur situation.

- Tu vois, je peux prendre les choses au sérieux… haussa-t-elle fièrement les épaules. Et je prends également très sérieusement ce qu'il s'est passé entre nous, ajouta-t-elle sans provocation.

- On en a déjà parlé, se braqua la brune.

- T'appelles ça parler ? Se moqua-t-elle. Et puisque tu as décidé qu'on a plein de temps à tuer, c'est l'occasion d'en discuter sérieusement, non ?

Pour toute réponse, Lexa soupira de contrariété et se leva pour disparaitre sans un regard pour elle dans sa chambre.

- Je suppose que ça veut dire non, soupira Clarke avant de faire le tour de la table pour s'installer face aux cartes et commencer une partie.

- C'était ma partie, vint l'interrompre quelques secondes plus tard la voix de Lexa.

Clarke se tourna dans sa direction et la découvrit en train d'enfiler une veste qui vint dissimuler l'arme qu'elle avait coincée dans son pantalon.

- Prend tes affaires, lui ordonna-t-elle ensuite.

- Où est-ce qu'on va ? demanda-t-elle surprise.

- Ca fait deux jours qu'on se fait oublier, notre plan est prêt alors il est temps d'y aller.

Clarke se leva en arborant un sourire victorieux pour récupérer son arme sur la table basse du salon car elle savait que Lexa tentait de garder la face mais en vérité, elle l'avait fait craquer.

- Je suis insupportable mais tu m'aimes quand même, souffla-t-elle narquoisement en passant devant elle pour attraper sa veste dans l'entrée.

- A tel point qu'une seconde de plus enfermée avec toi et je te tue, lui retourna-t-elle d'un regard assassin.

Clarke mima un baiser dans sa direction avant de rire tout en quittant l'appartement. Une fois hors de vue, le regard de Lexa s'adoucit, souriant presque face à ses provocations. Toujours insupportable mais son cœur était bien incapable de réellement lui en vouloir. Elle emboita le pas à la blonde, légèrement agacée de devoir admettre que sous couvert d'une boutade, elle avait vu juste sur ce qu'elle ressentait vraiment…


- Encore à regarder cette vidéo ? accusa Echo en rejoignant son équipier à son bureau.

Il quitta des yeux l'écran de son ordinateur pour les relever sur elle. Deux jours plus tôt, le médecin légiste leur avait assuré que la mort du Capitaine était naturelle, confirmant la thèse de la crise cardiaque provoquée par le stresse des évènements. Cependant, Bellamy n'y croyait pas et s'était procuré la vidéo de surveillance de l'hôpital. Une vidéo où il avait découvert avec surprise que Becca n'était pas la dernière personne à avoir rendu visite à Gustus mais Ontari l'était. Mais alors qu'ils étaient d'accord sur le fait qu'il n'y avait plus aucun doute sur le fait qu'il s'agisse d'un meurtre et qu'A.L.I.E y était mêlée, ils étaient en revanche totalement en désaccord sur son autre théorie.

- Je suis persuadé qu'elle est impliquée, lui assura-t-il à nouveau.

- Bellamy…

- Regarde par toi-même, la coupa-t-il en tournant l'écran vers elle et remettant la vidéo en marche.

Sur l'écran on pouvait voir Becca quitter la chambre puis marcher dans le couloir et puis en disparaitre pour voir Ontari se diriger vers la chambre.

- Ce que je vois, c'est Becca s'en aller et Ontari arriver, constata-t-elle platement.

- Becca n'a un regard pour personne et là, pointa-t-il l'écran, elle fait signe à quelqu'un et quelque seconde plus tard Ontari apparaît, répéta-t-il pour la énième fois.

- Elle pourrait regarder n'importe qui, tenta-t-elle à nouveau de rationnaliser.

- La coïncidence est trop grande, persista-t-il.

- C'est la femme du Maire, elle œuvre à ses côtés, elle est le porte parole d'association, la ville entière la respecte, et même sans ça, elle reste une puissante femme d'affaire à la tête d'une des plus grandes entreprises du pays et toi, tu n'as contre elle qu'un simple regard.

- Je trouverai ce qui la relie à Ontari et ensuite à A.L.I.E. La véritable question est : es-tu avec moi ou non ?

Echo soutint son regard alors qu'il la fixait intensément. Allait-elle le soutenir ? Elle avait du mal à croire à sa théorie et même si c'était vrai, ils n'avaient aucune preuve concrète. Ce regard ne pouvait être qu'une pure coïncidence. Pourtant Bellamy ne s'était pas trompée jusqu'à présent et toute cette affaire n'était qu'un vaste complot alors l'idée que de grand ponte soit impliqué et pourquoi pas la femme du Maire, n'était pas si fou que ça. Quoi qu'il en soit, Bellamy était son équipier et qu'il soit dans le vrai ou non n'entrait pas en ligne de compte.

- Evidemment, répondit-elle d'un sourire complice et lui assurant sa confiance.

Bellamy acquiesça avec le même sourire puis il lui tendit le dossier contenant tout ce qu'ils avaient récolté sur Ontari durant ces années à pourchasser A.L.I.E.

- Si on l'attrape, on aura nos réponses, encouragea-t-il avec détermination.


Depuis l'arrestation de Griffin et Woods, Murphy vivait en toute tranquillité. Généreusement récompensé par A.L.I.E et ses affaires devenues plus fructueuses depuis que la police l'ignorait, il dépensait son argent sans compter. Comme chaque soir, il faisait la fête au Dropship, l'alcool coulant à flot, profitant de tous les plaisirs possible, surtout les petites danseuses qu'il aimait regarder se déhancher sur les podiums. Et ce soir là, il avait la chance de ramener une belle petite brune dans une chambre d'hôtel non loin du club. Son égo largement flatté alors qu'il n'avait pas eu besoin de la séduire, la danseuse lui ayant littéralement sauté dessus après sa danse. Il l'entraina à l'intérieur de la chambre tandis qu'elle l'embrassait farouchement puis tout en parcourant ses courbes, il la guida jusqu'au lit. Murphy lui retira son manteau pour la retrouver dans sa petite tenue de danseuse puis la rapprocha vigoureusement contre lui pour attaquer sa nuque. La danseuse glissa ses mains jusqu'à son pantalon pour détacher sa ceinture et Murphy revint l'embrasser d'excitation. D'une main, elle défit son bouton puis descendit la fermeture au même rythme que son autre main remontait jusqu'à sa nuque. C'est alors qu'il ressentit une vive douleur. Il recula, portant sa main à son cou alors que son regard accrochait avec horreur la seringue que tenait dans sa main la danseuse. Il voulu l'attraper mais il vacilla, se sentant brusquement fatiguée, sa vue se troublant. Il sentit une légère poussée contre son torse et il tomba en arrière, allant s'écraser lourdement sur le lit. La danseuse le toisa d'un sourire satisfait puis il sombra complètement dans l'inconscience. Après quelques secondes à l'observer, s'assurant qu'il dormait bien, la danseuse alla ouvrir la porte de la chambre.

- Le paquet est prêt, indiqua-t-elle Murphy aux deux femmes.

La brune s'approcha du lit, examinant rapidement l'état du dealer tandis que la blonde resta près de la danseuse.

- Bien jouée, Fox. Je te revaudrais ça.

- Mais j'y compte bien, Clarke, retourna-t-elle d'un sourire charmeur et d'un regard peu catholique sur son corps.

- Je vous dérange pas ? Claqua la brune alors qu'elle s'apprêtait à répondre.

La blonde s'écarta de la danseuse et se tourna vers Lexa qui jetait un regard assassin dans leur direction.

- Un peu d'aide ce serait pas mal, râla-t-elle à l'attention de Clarke alors qu'elle hissait tant bien que mal Murphy hors du lit.

La blonde roula des yeux mais la rejoignit tout de même. Elle l'aida à le relever puis elles passèrent chacune un bras par-dessus leurs épaules pour le porter et le trainer hors de l'appartement.

- Et si tu réglais ta dette maintenant ? Après tout la chambre est déjà payée. Les arrêta Fox, ses mains s'accrochant sensuellement à la veste de la blonde.

Clarke ouvrit la bouche pour lui répondre mais elle se retrouva soudainement bousculée contre la danseuse, l'effet domino poussant cette dernière contre le mur.

- Oh pardon, j'ai perdu l'équilibre, s'excusa avec exagération Lexa qui n'essaya même pas de cacher son irritation visible.

Alors que Fox en prit outrage, Clarke ne put s'empêcher d'en sourire, clairement amusée par l'attitude de la brune dont la jalousie évidente était plus qu'attendrissante.

- Peut-être une prochaine fois, rejeta-t-elle la danseuse avant de reprendre sa marche avec Lexa.

Elles marchèrent prudemment et silencieusement dans le couloir de l'hôtel qui à cette heure tardive de la nuit était désert puis elles s'engouffrèrent dans l'escalier de secours.

- C'était quoi ça ? demanda finalement Clarke avec amusement.

- Quoi « quoi ça » ? Retourna-t-elle en tentant de masquer son agacement.

- Ta petite scène.

- Je n'ai pas fais de scène.

- « Oh pardon, j'ai perdu l'équilibre » l'imita-t-elle grossièrement en montant dans les aigus.

- Je ne parle pas comme ça ! S'offusqua-t-elle.

- Quand tu es jalouse si, appuya-t-elle.

- Je ne suis pas jalouse, s'offusqua-t-elle de plus belle.

Clarke ne put s'empêcher de rire.

-Je n'ai aucune raison d'être jalouse, insista-t-elle.

- Oh alors tu ne vois aucun inconvénient à ce que je retourne la voir, annonça Clarke tout en lâchant Murphy et grimpant les marches en sens inverse.

- Clarke ?! Paniqua Lexa tout en vacillant sous le poids de Murphy. Clarke reviens ici ! lui ordonna-t-elle.

- Quoi ? Où est le problème ? S'arrêta-t-elle quelques marches plus haut, la défiant avec amusement.

- On n'a pas le temps pour ça, on doit s'occuper de lui, répondit-elle en réajustant sa prise.

- J'en ai pas pour longtemps, reprit-elle sa marche.

- Clarke, serra-t-elle les dents alors que de l'imaginer avec cette danseuse la mettait au supplice.

La concernée se tourna lentement vers elle.

- Tu sais très bien pourquoi, dit-elle en la suppliant du regard de ne pas la forcer à le dire.

Clarke considéra ses options et choisit de ne pas la torturer d'avantage car elle se doutait effectivement de la réponse. Elle se contenta donc d'un petit sourire et descendit les marches pour reprendre Murphy. Elles échangèrent un regard complice, où Lexa la remerciait puis elles reprirent leur marche.


La première chose que Murphy sentit en se réveillant, c'est un horrible mal de crâne. L'esprit embrumé, il voulu porter sa main à son visage mais s'en trouva incapable en réalisant qu'il était attaché. La panique l'envahit et il se réveilla pleinement.

- Oh putain ! Sursauta-t-il de plus belle en découvrant Clarke et Lexa devant lui.

- T'as pris ton temps, lui reprocha la blonde en s'approchant tandis que la brune resta en retrait appuyée contre un baril.

Murphy l'ignora et continua de tirer activement sur ses liens mais les cordes entravaient solidement ses mains et ses chevilles à la chaise sur laquelle elles l'avaient installé.

- Tu te fatigues pour rien, énonça Clarke.

- Qu'est-ce que vous me voulez ? demanda-t-il paniqué tout en observant pour la première fois les lieux.

Ils étaient semblent il dans un vieil entrepôt abandonné. A travers les fenêtres brisées, il pouvait voir qu'il faisait encore nuit et dans l'air il pouvait sentir l'odeur de la moisissure et des poubelles oubliées.

- Tu poses sérieusement la question ?

- Je sais rien du tout, j'ai fais ce qu'on ma dit, c'est tout.

- Je voulais vraiment éviter d'en arriver là, soupira-t-elle de déception tout en sortant son arme et vidant son chargeur pour ne laisser qu'une balle à l'intérieur.

- Tu crois que je ne sais pas que tu bluffes ? La défia-t-il.

- Avant je bluffais, maintenant j'en ai plus rien à foutre, retourna-t-elle en pointant l'arme sur son entre-jambe. Et crois-moi j'ai vraiment, vraiment envie de te les exploser.

- Cause toujours.

Clic.

Malgré sa soudaine bravoure, Murphy ne put s'empêcher de légèrement sursauter, ce qui fit sourire Clarke.

- Et si tu lui posais une question avant de jouer ? lança Lexa qui s'impatientait.

Clarke roula des yeux, non sans laisser glisser un « éternelle rabat joie » avant de reprendre.

- Où est Ontari ?

- Que ? Quoi ? S'étonna Murphy qui s'attendait à devoir expliquer sa place dans le complot qui les avait emprisonnées.

- Bordel, réponds juste à la question, s'agaça la brune.

- Tu peux me laisser gérer ? La rabroua Clarke avant de reporter son attention sur leur prisonnier. On en à plus rien à faire de votre « complot », ce qui est fait est fait, en revanche on veut la peau de tes patrons, à commencer par Ontari, alors ?

- Tu peux toujours courir, cracha-t-il.

Clic.

Cette fois Murphy ne sursauta pas, se contentant de rire.

- Super convaincant, Clarke, râla de plus belle Lexa.

- C'est quoi ton problème ? Se retourna la blonde.

- Mon problème, c'est que cette crevure a contribué à détruire nos vies ! Pointa-t-elle Murphy avec une soudaine colère qui fit basculer dans un fracas le baril lorsqu'elle s'en écarta pour avancer sur eux.

- Hey calme-toi ! La repoussa-t-elle doucement pour l'empêcher de s'approcher.

- Que je me calme alors qu'il est là à ricaner ?!

- Pas pour longtemps, je vais le faire parler.

- Parce que ton numéro de roulette russe est tellement efficace, railla-t-elle.

- Et qu'est-ce que tu suggères ? Le tabasser à mort ? Railla-t-elle à son tour.

- C'est une option, claqua-t-elle.

Elles furent soudainement interrompues par le rire de Murphy.

- Vous croyez vraiment que le coup du bon et méchant flic va marcher deux fois ? Se moqua-t-il ouvertement.

- Parce que tu crois qu'on joue ? Retourna froidement Lexa.

Il ricana de plus belle et cette fois la brune perdit totalement patience. Elle alla lui mettre une belle droite.

- J'ai perdu ma plaque, j'ai été emprisonnée, obligée d'affronter mon pire cauchemar, une amie s'est faite tuer sous mes yeux, mon équipière s'est faite tabasser devant moi ! Je ne joue plus sale cafard !

Murphy se redressa et ne trouva rien de mieux que de lui cracher au visage. Sous son petit sourire fier, elle essuya sa salive mêlée de sang avant de sortir de sa veste un rouleau de scotch dont elle coupa un gros morceau avant de prendre un autre objet dans sa poche.

- Une grenade ?! Mais d'où tu sors ça ?! S'alarma Clarke.

- Souvenir de mon adolescence, répondit-elle simplement.

Une grenade qu'elle fourra dans la bouche de Murphy avant de l'attacher avec le scotch.

- Mais t'es malade ?! L'attrapa Clarke par le bras pour l'éloigner de Murphy et l'empêcher de la dégoupiller.

Ce dernier était en total panique, ses yeux louchant sur la grenade que la brune lui avait littéralement collée au visage.

- Je te garantie qu'il va parler, retourna-t-elle d'un calme horrifiant.

- T'es flic bordel !

- J'étais flic, claqua-t-elle, et grâce à ce cafard et ses copains, j'ai plus rien à perdre !

Elle contourna Clarke en la poussant à l'épaule et fit de nouveau face à Murphy.

- Où est Ontari ? lui demanda-t-elle froidement.

Il baragouina quelque chose mais bien qu'elle ne comprenne pas, cela voulait clairement dire qu'elle aille se faire voir.

- Où est Ontari ? répéta-t-elle en portant son doigt à la goupille.

- Lexa, réfléchit à ce que t'es en train de faire ?! Intervint Clarke.

- J'en ai plus rien à faire, trancha-t-elle, t'es avec moi ou pas ?!

- Je suis la première à déconner mais là tu vas trop loin ! Ne compte pas sur moi ! dit-elle en s'éloignant pour la laisser à son délire.

Murphy s'agita dans sa direction, la suppliant de faire quelque chose mais elle ne lui montra aucune importance.

- Je te conseille de répondre, reprit Lexa.

Il s'y refusa à nouveau et elle commença à lentement tirer sur la goupille. Il s'agita de plus belle et cette fois, il parla. Lexa arracha subitement le scotch et reprit la grenade en main.

- Demain soir ! S'époumona-t-il. Demain soir ! Il y a une grosse transaction sur le port, aux entrepôts Williams, Ontari y sera avec le boss.

- Et ben voilà, chantonna Lexa en lui tapotant la joue.

- Comment tu sais ça ? Revint Clarke.

- Ontari m'en a parlé parce que je dois recevoir une grosse partie de la marchandise, expliqua-t-il à bout de souffle en se remettant lentement de sa panique. Vous me laissez partir maintenant ?

Ce fut à leur tour de rire.

- Tu crois qu'on va te laisser partir pour courir tout leur raconter ? lança Clarke.

- Tu vas gentiment attendre ici, ajouta Lexa.

- Vous ne pouvez pas faire ça !

- Bien sur que si et j'ajoute un bonus, dit-elle en dégoupillant la grenade pour lui enfiler dans le pantalon.

- Putain ! Fait pas ça ! Pitié non ! cria-t-il de terreur tandis qu'elles partaient d'un pas rapide.

Lorsqu'elles quittèrent l'entrepôt, elles l'entendaient encore crier à l'aide.

- Tu crois qu'il va mettre combien de temps à réaliser qu'elle est fausse ? Ria Lexa.

- Et dire que tu m'as reproché de lui avoir jeté un bottin à la tronche, ironisa Clarke.

- Cette fois il l'a mérité, se défendit-elle fière de leur stratagème.

Elles marchèrent ensuite sans un mot jusqu'à leur voiture mais Lexa pouvait sentir le regard de Clarke peser sur elle.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-elle une fois arrivée à leur véhicule.

- J'aime bien ton côté rebelle, ça te rend encore plus sexy, lui répondit-elle dans un clin d'œil avant de disparaitre à l'intérieur de la voiture.

Lexa se figea quelques secondes, songeant qu'à ce rythme, elle ne pourrait pas rester bien longtemps sur sa position. Son cœur balançant totalement pour la blonde et renversant un peu plus sa raison.


Elles rentrèrent sans encombres à l'appartement et tandis que Lexa refermait la porte en s'assurant que personne ne les avait suivit, Clarke se dirigea immédiatement vers sa chambre.

- Je vais prendre une douche, indiqua-t-elle à la brune…, ou pas ! Asséna-t-elle brutalement.

Lexa se tourna vers elle et la vit ressortir de la chambre en reculant avec une arme pointée sur la tête.

- Je vous ai manqué ? lança sournoisement Ontari.

Elle fit reculer Clarke jusqu'au milieu du salon tandis que Lexa resta figée dans l'entrée, du moins jusqu'à ce qu'elle tente de prendre son arme.

- Hein, hein, je ne ferais pas ça si j'étais toi.

Lexa hésita et Ontari appuya directement le canon de son arme sur le front de Clarke, cette dernière ferma les yeux tout en déglutissant difficilement sous une peur soudaine.

- Même si tu tires, tu sais que j'arriverais à tirer, lui rappela-t-elle.

- Ne l'écoute pas, lui ordonna Clarke.

Lexa hésita à nouveau mais Ontari lui jeta un regard sans équivoque. La tueuse n'était pas une débutante, ce n'était pas Nia, c'était une professionnelle aguerrie dont les réflexes lui permettraient sans doute de tirer avant que sa balle ne l'atteigne. Le risque était trop grand et même minime, Lexa n'était pas prête à le prendre alors elle déposa son arme au sol.

- Lexa non ! protesta Clarke.

- Envoie-la-moi, ordonna Ontari mais Lexa l'envoya d'un coup de pied à l'autre bout de la pièce. Très bien, accepta-t-elle froidement le geste tout en s'emparant de l'arme de Clarke pour la pointer sur la brune.

Cette dernière plongea derrière le comptoir de la cuisine une fraction de seconde avant que le tir ne résonne, la balle la manquant de peu en allant se planter dans le mur. Furieuse, Ontari tira immédiatement plusieurs balles dans le comptoir, espérant sans doute que l'une d'elles traverse. Ce faisant, elle en oublia un instant Clarke qui en profita pour dévier son arme de sa tête et plonger par-dessus la table du salon, la renversant avec elle pour se cacher derrière. Les tirs avaient cessé mais elles savaient qu'Ontari attendait patiemment qu'elles fassent un faux mouvement.

- Pourquoi faut-il toujours que vous compliquiez les choses ? demanda Ontari alors qu'elle pointait calmement chacune de ses cibles d'une arme.

- Où serait le fun sinon ? répondit Clarke.

De son côté, Lexa resta silencieuse, au sol, dos appuyé contre le comptoir, elle balayait du regard la cuisine à la recherche d'une idée.

- C'est vrai que si vous vous étiez laissé sagement tuer par vos codétenues, je n'aurais pas eu le plaisir de tuer cette saleté de Trikru, provoqua-t-elle sournoisement.

Une provocation qui eu l'effet escompté, la colère prit le contrôle de Lexa qui sans la reprise de parole de Clarke serait stupidement sortit de sa cachette pour lui sauter à la gorge :

- Et nous n'aurions pas eu le plaisir de torturer ton petit copain, lança-t-elle sur le même ton.

- Murphy ? Qu'est-ce que vous avez fait de lui ? demanda-t-elle hargneusement.

Aucune d'elles ne lui répondit, jouant un peu plus avec ses nerfs. Lexa en profita pour silencieusement ouvrir un des tiroirs de la cuisine pour s'emparer d'un large couteau.

- Oh t'inquiète pas, il est juste en train de pleurer sur ses bijoux de famille, répondit finalement Clarke comme si elle savait que Lexa était prête à tenter quelque chose, quoi que ça va être un réel problème pour toi, provoqua-t-elle.

- Je vais vous tuer ! S'emporta Ontari en faisant un pas menaçant en direction de la blonde.

Ce qui fut une erreur car à la seconde où elle négligea son attention sur Lexa, cette dernière sortit de sa cachette pour lancer son couteau dans sa direction. La lame fendit l'air et alla se planter dans son épaule. Sous la surprise et la douleur, Ontari en lâcha son arme et son autre main vint machinalement retirer le couteau de son épaule. Une action qui libéra ses cibles de la menace de ses armes, leur permettant de bondir sur elle. Par reflexe, la tueuse renvoya le couteau en direction de Lexa qui dû s'écarter mais Clarke réussit à l'atteindre et Ontari dû éviter son attaque. La brune revint à la charge et réussi à faire sauter son arme des mains, l'envoyant à l'autre bout de la pièce. La tueuse ne se laissa pas déstabiliser d'avantage et passa à l'attaque. Les deux équipières avaient bien du mal à tenir la cadence face aux techniques de combats expertes d'Ontari mais d'un autre côté, leur technique désordonnée était imprévisible et leur permettait de lui tenir tête, même si bientôt l'appartement ressembla à un immense chantier. La table basse du salon s'était brisée lorsque Clarke s'était écrasée dessus, plusieurs chaises avaient volé à travers la pièce, des bris de verres recouvraient le sol entre vases brisés et la fenêtre que le dos d'Ontari avait rencontré… Leur combat semblait durer depuis une éternité, elles étaient épuisées à décupler autant d'énergie et en étaient à se battre à même le sol. Clarke se redressait péniblement d'une énième chute tandis que Lexa et Ontari avaient l'air de se chamailler comme deux adolescentes tentant de s'arracher les cheveux, roulant et roulant sur le sol entre deux coups de poings. Jusqu'à ce que la tueuse réussisse à la bloquer et l'étrangler. Lexa luttant rapidement pour son air, Clarke se releva immédiatement et décocha un puissant coup de pied au visage d'Ontari qui roula sur le côté.

- Ca va ? S'enquit Clarke en aidant Lexa à se relever.

- Ouais, la rassura-t-elle en se massant la gorge.

Cependant, la pause fut de courte durée car Ontari se relevait déjà. Les trois femmes se remirent en posture d'attaque prêtent à se lancer à nouveau dans la bagarre lorsque soudainement la porte d'entrée vola en éclat.

- Que personne ne bouge ! Ordonna une voix familière aux deux équipières.

- Bellamy ! s'exclama Clarke alors qu'elles avaient toutes levé les mains en l'air.

- Ne bougez pas ! Insista Echo alors que la blonde allait baisser les bras.

Toute la pièce se figea alors que chacun réalisait la situation.

- Bell, ce n'est pas ce que tu crois, reprit calmement Clarke.

- Je ne crois rien du tout, répondit-il sans pour autant baisser son arme car il voulait des réponses, mais plusieurs coups de feu on été entendu et c'est vous que je trouve en compagnie d'une tueuse.

Tueuse en question qui restait silencieuse à observer la scène, étrangement sereine, alors qu'elle cherchait sans doute une échappatoire.

- Comment se fait-il que vous interveniez ? Ce sont les patrouilles qui interviennent en premier, intervint Lexa.

- On a eu un appel anonyme, répondit Echo.

C'est alors qu'Ontari quitta son silence dans un rire. Un appel anonyme ? Elle n'avait nul doute sur la provenance. Elle avait prévenu Becca de la découverte de leur planque et cette dernière avait sans doute voulu s'assurer que Griffin et Woods ne s'en sortiraient pas dans le cas où elle échouerait. Sa patronne n'avait donc aucune confiance et était prête à la livrer aux flics sans aucun remords.

- Qu'est-ce qu'il y a de drôle ? Questionna Bellamy.

- Elle réussit encore à vous manipuler, expliqua-t-elle moqueusement.

- De qui tu parles ? De Becca Jaha ?

- Que vient faire la femme du Maire là-dedans ? S'empressa de demander Clarke.

- Peu importe, répondit Ontari, vous ne pouvez pas gagner.

A l'extérieur les sirènes de police résonnèrent. Les patrouilles ayant reçu les appels au secours des voisins arrivaient sur place. Lexa et Clarke échangèrent un regard paniqué.

- Laissez-nous partir, ordonna Lexa aux deux policiers.

- Pour quelle raison ? Retourna Echo. Même si vous êtes innocentes, vous ne faites qu'empirer les choses.

- On cherche à arrêter les coupables, défendit Clarke.

- En faisant vous-même la loi ? lança Bellamy. Je suis de votre côté mais ce n'est pas la bonne méthode.

- Faite confiance aux systèmes, ajouta Echo.

- Le même système corrompu qui nous a trahis et condamné sur des preuves bidon ? Asséna Lexa.

- Gustus ? demanda Bellamy.

- Il travaillait pour A.L.I.E, confirma Clarke.

-Pourquoi lui avoir tiré dessus ? Continua-t-il cherchant à dissiper les doutes que cette question sans réponse persistait à lui apporter.

- Il a avoué avoir tué mon père, répondit-elle d'une pointe de douleur dans la voix.

A cette révélation, il détourna immédiatement son arme ne menaçant plus qu'Ontari alors qu'il n'avait plus aucune raison de douter d'elles, enfin s'il en avait réellement eu jusqu'à présent car la personne à convaincre était en réalité son équipière.

- Echo ? L'interpella-t-il.

- Vous avez des pistes au moins ? demanda-t-elle aux deux femmes.

- Oui, si vous nous laissez une chance, on peut les arrêter, répondit Clarke.

- On peut le faire légalement, laisse nous prévenir le poste.

- Bell, s'il y a une autre taupe, ils seront prévenus, refusa-t-elle.

- Vous pouvez nous aider en trouvant une personne de confiance dans la hiérarchie à qui nous pourrons confier le véritable enregistrement qui nous innocentera, intervint Lexa.

- Comment vous comptez rétablir l'enregistrement ? demanda-t-il.

- Raven est sur le coup, répondit simplement Clarke, et je suis sûre que c'est elle qu'on entendra dessus, ajouta-t-elle en direction d'Ontari.

- On a plus de temps à perdre, vous nous faites confiance ou non ? demanda avec urgence Lexa.

La question était surtout pour Echo qui continuait de les viser. Cette dernière les jaugea chacune leur tour puis après une légère hésitation, elle acquiesça.

- Ok, partez, accepta Echo en tournant son arme sur Ontari.

Clarke et Lexa acquiescèrent de reconnaissance puis elles s'empressèrent de rejoindre la sortie.

- Soyez prudente ! lança Bellamy.

- Tu nous connais, assura Clarke.

- Justement, grommela-t-il alors qu'elles sortirent et qu'il se concentra à nouveau sur la tueuse qu'Echo approchait prudemment pour la menotter.


A l'extérieur les sirènes de police rythmaient leur descente effrénée par les escaliers de secours de l'immeuble. Arrivée en bas, elles coururent sur plusieurs rues avant de s'arrêter à bout de souffle dans une ruelle et certaines d'être suffisamment loin de la zone de recherche.

- Bellamy… il… il a raison, souffla Lexa entre deux profondes respirations.

- Sur quoi ? Fronça-t-elle les sourcils.

- Il faut qu'on fasse confiance au système.

- T'as l'oxygène qui ne te monte plus au cerveau ou quoi ? S'inquiéta Clarke.

- Je suis sérieuse, la rabroua Lexa tout en commençant à marcher, si on veut les arrêter, il nous faut des preuves, on ne peut pas se contenter de les attraper et les livrer avec un jolie nœud.

- Encore faut-il qu'on ait un suspect, s'aligna-t-elle à sa marche.

- Bellamy en a un.

- La femme du Maire ? Tu penses vraiment qu'elle est mêlée à ça ?

- Quelqu'un de haut placé est forcément derrière A.L.I.E. Etre la femme du Maire lui offre une image irréprochable aux yeux du monde et son entreprise technologique lui donne les moyens de financer une activité parallèle.

- Cette femme n'a pas besoin de trafiquer de la drogue, elle est déjà au top, contra Clarke.

- Depuis le temps tu devrais savoir que les criminels n'ont pas besoin d'avoir de raison, retourna-t-elle.

- Malheureusement, accorda la blonde.

- Bellamy et Echo n'obtiendront jamais un mandat, l'accuser c'est accuser le Maire, mais nous…

- … on peut fouiner sans autorisation, termina Clarke dans un sourire espiègle.

- On a une journée devant nous avant la transaction alors il va falloir qu'on se sépare.

- Ca c'est pas une bonne idée, l'arrêta-t-elle par le bras.

- Clarke, si on reste ensemble, on n'aura pas le temps de fouiller à son entreprise et chez elle, fit-elle appel à la logique.

- Ok… se résigna-t-elle. Je m'occupe de son bureau, toi de la maison.

Lexa acquiesça puis se détourna pour partir mais elle fut vivement retournée et les lèvres de Clarke s'écrasèrent sur les siennes. Elle répondit naturellement au baiser fiévreux qui lui embruma l'esprit et qui la laissa pantoise lorsque la blonde s'écarta.

- Pour la chance… souffla Clarke dans un large sourire tout en reculant fière de son effet alors que la brune resta figée encore quelques secondes avant de subitement se reprendre pour constater qu'elle était déjà partie.

- Soit prudente, murmura-t-elle à la ruelle vide avant de disparaitre à son tour.


Le verre s'écrasa contre l'écran de télévision où l'agent Black et son équipière défilaient fièrement avec une Ontari menottée mais aucune trace de Griffin et Woods. Elle aurait dû savoir que l'inspecteur se rangerait de leur côté. Furieuse, elle en vint rapidement à la conclusion qu'elle ne pouvait réellement faire confiance à personne. Depuis le début de cette opération, elle avait confié la sale besogne à ses sous-fifres mais ils avaient échoué les uns après les autres. Becca ouvrit le tiroir de son bureau pour en sortir une arme qu'elle chargea d'une froide détermination.

- On est toujours mieux servi que par soi-même, souffla-t-elle dangereusement alors qu'elle était décidée à se charger elle-même de Griffin et Woods.

A suivre…


Et voilà ! :D

Clarke et Lexa continuent de se chercher... Au revoir Ontari... Becca s'énerve houhou ! J'espère que ce chapitre vous a plu !

Je vais faire mon maximum pour vous livrer le prochain chapitre dans un délai raisonnable. Encore merci d'être là et de vos retours !

Prochain chapitre : Lexa affronte un ennemi redoutable chez Becca, Clarke toujours aussi bourrin et Becca leur concocte une surprise...