Salut à tous!
Bon, vraiment désolé pour cette semaine mais c'est la fin des vacances et, comme la plupart des gens à cette période, j'avais plein de préparatifs sur les bras… Surtout qu'en plus de ça, dimanche dernier, je n'étais pas chez moi…
Mais bref, je suis vraiment désolé, normalement, ça n'arrivera plus. Aussi, je tiens à prévenir que le jour de publication pourrait changer, en fonction de mes cours, de si je fais des allez-retours entre les parents et chez moi… En gros, ça dépend de plein de choses et je vous préviendrai s'il y a le moindre changement.
Sur ce, je vous laisse, bonne lecture :)
Disclamer : Je ne suis pas assez folle pour oser prétendre détenir les droits des vengeurs mais j'ose tout de même clamer que Sander m'appartient toute entière.
Notre cage se pose dans un petit bout de forêt, pas loin du cargot/entrepôt de notre cible. J'enfile mes gants et mes bottes, un peu anxieuse, surtout sur les nerfs. Bruce reste près de moi tout du long. Il se ronge les ongles. Je soupire. Me tourne vers lui. Pose mon front contre le sien.
-Ca va aller.
Il ferme les yeux. Je crois qu'il tente de s'en convaincre.
-Sander!
Captain qui m'appelle.
-Je dois y aller. Reste sagement là. Tout ira bien.
Il grogne. Je vais pour partir qu'il récupère ma main et me propulse contre son torse. Pour faire un câlin qui me maltraite les côtes. Je ne comprends pas pourquoi il flippe autant. Je ne suis pas en sucre. Et j'ai survécu à New York. A partir de là, je peux survivre à n'importe quoi. Il me lâche. Me laisse partir. Même si je sens son regard chocolat rivé sur moi. Je ne sais pas ce qu'il craint. Mais ça me suffit pour être totalement et entièrement sur mes gardes. On s'infiltre en silence dans le bâtiment, Clint et Natasha en première ligne. Je suis plus en arrière, près de nos deux grands blonds. Capuche sur le crâne, poings fermés. Prête à me battre. On se sépare. Les deux espions à l'arrière. Je reste derrière Cap et Thor, planquée dans les ombres. On fait face à quelques gardes sur le chemin. On les élimine en silence. Je me sens un peu inutile dans tout ça. Mais quand ce sera mon tour, je me demanderai pourquoi est-ce que je ne suis pas restée avec Bruce à l'abri dans la cage. Bon, peut-être pas. Parce que j'ai toujours peur des espaces clos. Et que ce rafiot est un peu plus grand que le jet.
On avance lentement. Pour déboucher sur une porte, devant un pont. Tout juste en face de la salle des opérations. Ultron et les jumeaux sont déjà là. Je garde mes yeux rivés sur les Maximoffs. Je ne veux pas me faire avoir une nouvelle fois par le coureur. Ce serait ridicule. Surtout qu'il faut que je lui fasse payer de m'avoir foutu la tête dans la neige, en Sokovie. Et d'avoir diverti Clint au point qu'il se fasse tirer dessus. Je surveille aussi sa sorcière de soeur. J'ai cru lire qu'elle a des capacités télépathiques et télékinésiques. Il est hors de question que quelqu'un trifouille mon esprit. Il y a déjà bien assez de moi, pas besoin de quelqu'un d'autre pour me mettre des images horribles dans la tête. On se met tous en place. Je reste dans un bout d'ombre, partiellement cachée, en retrait.
Tony arrive du plafond, signe que l'assaut va bientôt avoir lieu. Il engage la discussion. Son fils cybernétique et lui blablatent beaucoup pour ne rien dire. Steve et Thor s'invitent dans la conversation. Je me contente de rester immobile, méfiante. Je sens le regard de la mutante sur moi. Elle sait que je suis là. Que je ne me battrai pas contre Ultron mais contre eux. Parce que je n'ai pas de pouvoir et que vaincre du métal est hors de ma portée. Elle me surveille du coin de l'oeil, parce qu'elle fait attention à son frère. Je me rends compte qu'elle est un peu comme moi. Qu'elle a pour mission de protéger quelqu'un. A tout prix. Peu importe de quel côté de la barrière elle se trouve, elle fera honneur à sa mission. Son frère aussi, à la même posture, tournée vers elle. Ils nous ressemblent. Ils me font penser à Bruce et moi. Parce qu'ils se parlent sans voix. Parce qu'ils font attention l'un à l'autre. Et que c'est tout ce qui compte. Je fronce les sourcils. Pourquoi, alors que je vais devoir me battre contre eux, est-ce que je pense à nos ressemblances?
Le combat s'engage rapidement entre les deux parties. Un robot me fonce dessus. Je l'esquive comme je peux. Pour me faire mettre au sol par une tornade blanche. Je grogne. Me relève le plus rapidement possible. J'arrache un bout de barrière de sécurité. Me bats contre l'être métallique avec. Je suis ridicule. Mais c'est tout ce que je peux faire. Le bouclier de Cap passe devant moi. Je l'emprunte pour venir à bout de mon adversaire robotique. Un filet d'argent passe devant mes yeux, poursuit le marteau de Thor. Il va le prendre. Je saute direction les missiles. Histoire de balancer ma tige de métal le plus fort possible sur cet enfoiré. Il se la reçoit en pleine poire. Il se relève, un peu groguis, un peu amoché aussi.
-T'avais pas vu ça venir, hein?
Vengeance. Je me tiens droite devant lui, le torse bombé de fierté. J'ai réussi à toucher un optimisé supersonique. A inscrire sur mes records perso. Devant moi, il pince ses lèvres. Crache du sang et de la salive sur le sol. Dégoûtant. Mais nécessaire. Je sais à quel point c'est désagréable.
-Pourquoi est-ce que vous le défendez tous?
Je ne comprends pas. Fronce les sourcils et penche la tête sur le côté. Et je crois que lui aussi ne comprend pas ma réaction… Alors il se répète.
-Pourquoi est-ce que vous défendez tous Stark?
Il a de la haine dans les yeux. Et dans le coeur. Les poings fermés. Tremblants. Il ressemble un peu à un enfant. Un enfant sur le point de fondre en larmes. Parce que personne ne le croit. Parce qu'il a peur des monstres dans son placard. Je me demande si je lui ressemble, quand je me mets en colère contre les "adultes". Et je réfléchis à sa question. Qu'est ce que Tony a bien pu lui faire pour qu'il le haïsse à ce point? Je ne comprends pas non plus sa logique…
-Si tu le déteste autant, pourquoi s'allier à une de ses créations? Elles lui ressemblent toutes, même si celle-ci…
Il ne prend pas le temps de m'écouter. Me fonce dedans. J'en ai le souffle coupé. Connard. Il a profité d'un moment d'inattention. Je voulais juste être gentille, pour une fois… Et le mettre en garde… Mais apparement, ça sert à rien avec lui. Trop buté. Des tireurs apparaissent un peu partout autour de moi. Shootent tout ce qui bouge. Que ce soit l'autre connard ou moi. Je me retranche derrière une porte métallique. Je me retrouve dans une petite pièce. Une salle de réunion apparement. Et sur la table, une arme. Je grimace. Regarde à l'extérieur. Seul moyen de venir à bout d'autant de personnes, en si peu de temps. Je soupire. Très fort. Agrippe l'arme. Il ne faut pas que je touche un seul missile. Ni que je blesse mortellement quelqu'un. Je suis pas rendue. Mais avant, je prends le temps d'écouter dans mon oreillette. Bruce semble s'inquiéter. Et les autres ne parlent pas, trop occupés à se battre. Je passe outre ma claustrophobie pour quelques secondes et ferme la porte rouillée derrière moi. Je me pose sur une des chaises de la pièce. Porte un doigt à mon oreillette.
-Bruce, on a pas besoin de toi ici. On gère. Enfin je crois.
Il soupire de soulagement.
-Faut que j'y retourne. Mais ne tourne surtout pas en vert. Y a beaucoup trop d'explosifs ici.
-Reviens en un seul morceau.
Je n'ose pas lui répondre et coupe le contact. Il faut que j'y retourne. Je prends l'arme dans mes mains. Son métal froid agresse ma peau. Mais c'est la seule solution. La seule et unique solution à mon problème actuel. J'ouvre la porte qui grince horriblement. Elle essuie une salve de tir. Recharge. J'en profite pour me mettre à tirer dans le tas. Sur les jambes surtout. Sur les bras aussi. J'espère qu'aucun ne mourra d'hémorragie. Un bouclier passe devant mes yeux. Cap. Il vient en renfort. On se bat avec toute la rage qu'on peut se permettre d'exprimer. Côtes à côtes. Il me protège de son bouclier. Je le défends de mes poings. Comme en entraînement. C'est aussi simple. Aussi réconfortant. Mais l'autre connard à crête blanche débarque. On tente de se défendre du mieux qu'on peut. Je le vois foncer sur Steve. Pas le temps de réagir. Sa sorcière de soeur a déjà corrompu son esprit. Je me retrouve seule face aux jumeaux. Et ça me fout les jetons. Alors je me mets en colère. Parce que je suis un peu comme Hulk. Dès que Bruce a peur, la colère de mon géant vert prend le relais. Mon cerveau fonctionne un peu comme ça. Je me mets à hurler toute cette haine qui déferle dans mes veines. Cette haine pour l'illogicité dont ces ados font preuve. Même moi, je suis moins stupide.
-Putain mais vous êtes cons ou ça se passe comment?!
Je crois que je les étonne à m'époumonner aussi fort, sans faire attention aux aigus vertigineux que ma voix arrive à produire. Ils ne bougent plus, figés. Ne sachant pas quoi faire.
-On a pas besoin de se battre entre nous! On est pareil putain! Je sais pas pourquoi vous vous êtes retrouvé à HYDRA. Peut-être que vous vouliez plus de pouvoir. Ou que vous vouliez servir votre pays… Je m'en contre fous. Ce que je sais, c'est que vous suivez un Stark maintenant. Et que c'est jamais bon de suivre un Stark. Je suis bien placée pour le savoir! En plus, moi, j'ai compris votre petit jeu! Toujours à être l'un à côté de l'autre. Vous croyiez que personne ne pigerait?! Pas de pot parce que moi j'ai compris!
Le blond se met sérieusement à gigoter. Mais la main de sa soeur l'empêche d'avancer. Elle m'écoute calmement, ses yeux englouti du rouge de ses pouvoirs.
-Qu'as-tu compris?
La voix sokovienne résonne jusque dans mon esprit. Je déteste ça. Mais continu mon raisonnement à voix haute, un peu plus calme.
-Stark vous a tout prit.
Je déglutis un peu bruyamment. Ma voix se casse. Parce moi aussi, quelqu'un a failli tout me prendre. Et être entourée d'armes ne m'aide pas à ne pas y penser. A ne pas penser à l'éventualité qui aurait pu être la mienne à cause d'un putain de militaire prêt à tout pour récupérer son expérience ratée.
-Vous êtes chanceux. Il aurait pu vraiment tout vous prendre.
Je pense à Bruce, brisé. Au flingue dans sa main. A la photo dans le creux de ses doigts. Je pense à Ross. A ce connard de Ross. Et je ne sens pas le poings supersonique de l'autre enfoiré s'éclater contre ma mâchoire. Ni le pouvoir étrange de l'autre s'infiltrer dans mon esprit embué de larmes trop longtemps contenues.
Alors, qu'en avez vous pensez? Laissez un review, on aime bien ça par ici.
Sander : Enfin surtout elle, elle est en manque d'affection…
Sangoha : T'as tout compris, vient faire un câlin!
Sander : Au secours!
