CH12-Enquête

Coucou tout le monde :D

Et oui, vous ne rêvez pas malgré l'heure tardive, c'est bien un nouveau chapitre.

Chapitre de transition, plus léger qui j'espère vous plaira.

Bonne lecture, on se retrouve en bas ;)


Lexa observait attentivement la propriété des Jaha. L'entrée était gardée par deux agents de sécurité qui campaient devant un grand portail en fer forgé tandis qu'un mur de brique empêchait toute intrusion. Bien évidemment, elle n'avait pas opté pour une entrée en force par le portail, cela aurait été stupide, d'autant plus en pleine journée. C'est pour cela qu'elle faisait face à l'imposant mur de brique. Un mur suffisamment haut pour éviter toute escalade mais Lexa n'en était pas à son coup d'essai et par chance, ils avaient négligemment laissé un arbre pousser le long du mur. Bien qu'ils aient pensé à couper les branches, il suffisait d'un peu d'entrainement pour ne pas en avoir besoin afin de grimper. Et heureusement pour elle, elle s'était suffisamment introduite par effraction dans des maisons durant sa jeunesse pour maitriser la situation. Elle recula de quelques mètres puis elle prit son élan, courant droit sur l'arbre sur lequel elle sauta pour prendre appui d'un pied avant de se propulser vers le haut du mur. Seulement au lieu de se réceptionner au sommet avec les bras, elle s'agrippa de justesse avec les mains, se retrouvant bêtement suspendu dans le vide. Lexa se hissa avec plus de mal que de bien, manquant plusieurs fois de lâcher prise mais elle finit par se stabiliser au sommet.

- C'était pas si dure avant, grommela-t-elle de frustration face à sa jeunesse envolée.

Perchée sur son mur, elle observa quelques secondes les alentours. Elle remarqua les quelques caméras couvrant le jardin mais ne releva aucun agent de sécurité à l'intérieur. Ce qui ne l'étonna pas, vu qu'elle ne s'introduisait pas chez le Président mais chez le Maire. Sûre d'elle, elle sauta de son perchoir et avança prudemment dans le jardin composé de plusieurs parterre de fleur, d'arbres et buissons décoratifs entourant une fontaine de très mauvais goût non loin de la terrasse de la maison. Elle avança prudemment de cachette en cachette, prenant garde à rester à couvert des caméras, puis elle s'arrêta en vue de la terrasse, observant ses opportunités d'entrer. Au bout de quelques secondes, elle se sentit observer et lorsqu'elle tourna la tête elle découvrit un petit chien qui la fixait.

- Sérieusement ? Se moqua-t-elle du petit chihuahua au collier de diamant.

Et comme si l'animal avait compris, il se mit à grogner toutes dents dehors et les yeux exorbités de rage.

- Tout doux… se ravisa-t-elle… gentil chien… Ah ! Laissa-t-elle échapper lorsque la bête sauta pour planter ses crocs dans sa cheville.

Petites canines hargneuses qui déclenchèrent une douleur fulgurante. Néanmoins, elle ne laissa pas échapper un cri de plus et entreprit de se délester de l'animal. Elle secoua sa jambe avec frénésie avant de rapidement abandonner face à sa résistance. Lexa lui envoya alors une puissante pichenette sur le museau qui le surprit suffisamment pour qu'il relâche un peu sa prise, lui facilitant ainsi la tache pour le décrocher. L'attrapant par le collier, elle le jeta au loin puis elle claudiqua aussi vite qu'elle le put jusqu'à la maison. Essayant imprudemment plusieurs portes-fenêtres alors que le chien revenait à la charge. Une porte s'ouvrit miraculeusement et elle se jeta à l'intérieur, refermant derrière elle en laissant l'animal s'écraser sur la vitre.

- Que se passe-t-il ? entendit-elle une voix agacée se diriger droit sur le grand salon dans lequel elle venait d'entrer.

Sous les aboiements du chihuahua et les pas se rapprochant, elle paniqua littéralement à la recherche d'une cachette. De grands canapés, une table de billard, des bibliothèques, un home cinéma… un bar ! Lexa traversa la pièce en courant et se laissa glisser in extrémis derrière le bar alors qu'un homme pénétrait dans la pièce.

- Vas-tu te taire ?! Gronda-t-il à l'attention du chien. Non, tu ne rentreras pas, le repoussa-t-il après avoir ouvert la porte pour l'éloigner.

Le chien se tut et repartit dans le jardin mais l'homme bien que soulagé d'avoir fait taire cette sale bête, comme le lui indiqua son soupire de soulagement, resta tout de même dans la pièce. Lexa ne le voyait pas mais elle était certaine qu'il scannait les lieux. Elle retint sa respiration, son cœur battant la chamade en priant qu'il ne chercherait pas d'avantage.

- Sale cabot, grogna l'homme après une minute interminable.

Elle l'entendit ensuite quitter la pièce d'un pas calme. Elle relâcha sa respiration et sortit prudemment de sa cachette. Non sans ressentir un léger étirement au bas du dos lorsqu'elle se redressa.

- C'est vraiment plus de mon âge ce genre de connerie, se plaignit-elle.

Elle prit prudemment la suite de l'homme, se retrouvant rapidement dans le grand hall de la maison. Près des escaliers, elle se colla au mur pour éviter le chemin d'une femme de ménage qui répondit à l'appel de l'homme qui devait être le majordome de la maison. Le Maire ne se privant pas d'utiliser sa richesse pour son confort. Une fois le chemin libre, elle gravit les escaliers en supposant que le bureau se trouverait à l'étage, laissant le rez-de-chaussée au salon, salle à manger et cuisine. Une fois en haut, elle trouva rapidement le bureau et s'y engouffra, prenant soin de laisser la porte entrebâillée afin d'entendre les déplacements du personnel de maison. La pièce n'était pas très grande mais disposait d'une splendide vue sur le lac faisant face à la propriété. Tout en avançant silencieusement, Lexa laissa trainer son regard sur les livres de la bibliothèque, en lisant rapidement les titres « La clé du bonheur », « Bonheur, voyage philosophique », « La formule du bonheur ». Des titres qui la firent grimacer, surtout lorsqu'elle comprit qu'il y en avait une collection complète. Elle s'en détourna rapidement pour approcher du bureau et ouvrir ses tiroirs. Elle les fouilla un par un sans rien trouver d'intéressant et ce jusqu'au dernier qu'elle trouva fermé. Sourire victorieux, elle sortit de sa poche de quoi crocheter la serrure et en un tour de main, elle put l'ouvrir. A l'intérieur, plusieurs dossiers bien ordonnés y étaient rangés. Elle les sortit un à un et les parcourut rapidement. Les deux premiers étaient un ensemble d'information sur Clarke et elle, le suivant l'inquiéta beaucoup plus puisqu'il concernait Anya mais elle ne vit rien de menaçant, les photos dataient du procès et les informations relevaient de banalité. Néanmoins, Becca avait fait le lien avec Anya et elle, elle était donc soulagée que son amie soit à l'abri avec Raven. Et cela expliquait également comment Ontari avait trouvé l'appartement. Elle referma le dossier et prit le dernier qui concernait Raven. Elle les reposa avec contrariété alors que rien ne permettait d'incriminer la femme du Maire. Certes de tels dossiers pouvaient être bizarres mais ce n'était pas un crime. D'autant qu'elle aurait très bien pu se renseigner sur elles pour le procès puisque l'affaire avait été suivie de près par le Maire. D'ailleurs, ces dossiers pouvaient être à Jaha et non à Becca après tout ce bureau avait l'air d'être commun. Elle se rappelait avoir vu une collection de livre sur le bonheur au bureau de la Mairie lors de ses passages pour différentes affaires et la boite de cigare était également la même. Une idée lui vint alors. Si les dossiers étaient ici et que Becca et Jaha partageaient les lieux se pouvaient-ils qu'il soit au courant ? Mais alors était-ce vraiment de simple dossier sur l'affaire ou bien le Maire était également mêlé à A.L.I.E ?

- Non ! Viens ici ! entendit-elle vociférer le majordome.

Wouah Wouah Wouah ! Lui répondirent les aboiements du chihuahua furieux et dont les cris se rapprochaient dangereusement du bureau.

- C'est pas vrai, paniqua à nouveau Lexa alors qu'elle pouvait entendre l'animal arriver au sommet des escaliers.

Elle jeta les dossiers dans le tiroir puis le referma avant de s'engouffrer sur le balcon au moment même où le chien entrait dans la pièce. L'animal fonça droit sur elle et bien qu'elle le coince dans la porte en la refermant, il réussit à passer. Il lui aboyait dessus, toutes dents dehors alors qu'elle se retrouvait bloquée entre la rambarde du balcon et lui.

- Alie ! Ca suffit ! cria l'homme qui se rapprochait dangereusement.

- Alie ? C'est une blague ! releva Lexa.

Une remarque qui une fois de plus sembla enrager l'animal qui décida d'attaquer. Par réflexe, Lexa se recula et se retrouva à basculer par-dessus la rambarde pour aller s'écraser dans les buissons. Plus de peur que de mal, la brune ravala d'innombrable jurons à l'égard de l'animal qui pour son plus grand plaisir passait un mauvais quart d'heure sous les réprimandes du majordome.

- Mais qu'allons-nous faire de toi ?! S'emportait-il.

- Un bon civet… grogna-t-elle tout en bataillant pour s'extirper des branches.

Une fois son calvaire terminée, elle s'épousseta rapidement et entreprit de quitter le plus discrètement possible la propriété.


Clarke observait sereinement l'immeuble arborant fièrement le nom de l'entreprise Pramheda, pionnière à succès dans l'intelligence artificielle. Elle étudiait discrètement ses différentes options pour pénétrer dans le bâtiment comportant une dizaine d'étage, se demandant comment elle allait atteindre le sommet et le bureau de Becca sans se faire repérer. Elle sourit en songeant que Lexa choisirait la discrétion, se faufilant tel un ninja à l'intérieur, contrairement à elle qui ne faisait jamais dans la finesse. Et ce n'est pas aujourd'hui qu'elle allait commencer. C'est donc avec une idée que son équipière détesterait qu'elle se dirigea vers le bâtiment. Elle n'essaya pas de passer inaperçu, les bus de touriste venant visiter le hall de Pramheda détournant suffisamment l'attention. Le hall de l'entreprise avait été aménagé en petit musé à la gloire des succès de l'entreprise en termes d'intelligence artificielle. Une visite devenue incontournable à Arkadia qui allait bien l'aider. Clarke se faufila dans un groupe et passa inaperçu aux yeux de l'agent de sécurité qui surveillait l'entrée. Dès qu'elle fut à l'intérieur, elle se détacha du groupe avant que l'un d'eux ne se rende compte de son intrusion puis elle se faufila dans un autre groupe et ainsi de suite, tout en repérant les caméras et les agents de sécurité. Qui pour sa grande surprise n'était pas nombreux. Seulement deux gardes couvraient les portiques de sécurité menant aux escaliers et ascenseurs de part et d'autre de l'accueil. Une fois bien repéré les lieux, Clarke s'écarta des groupes et alla discrètement activer une alarme incendie. En une fraction de seconde, la panique envahit les lieux. Un sourire victorieux s'étira sur ses lèvres alors qu'elle regardait calmement les visiteurs et les premiers employés s'affoler et courir tout droit vers la sortie. Dans la cohue, les agents de sécurité gardant les portiques s'en éloignèrent pour tenter de calmer les gens ou bien aider certain à se relever après une bousculade. Clarke en profita pour se faufiler par-dessus le comptoir de l'accueil, échappant ainsi aux portiques qui auraient sonné à cause de son arme. Ignorant les regards inquisiteurs des employés sortant, elle se dirigea vers l'ascenseur et l'appela sans succès, étant bloqué par la procédure incendie.

- Génial, geignit-elle en réalisant qu'elle allait devoir se farcir les escaliers.

C'est d'un pas presque plaintif qu'elle s'engagea dans l'escalier, remontant le courant des employés fuyant un feu imaginaire.

- J'aurais dû prendre la Villa, se plaignit-elle au bout de quelques étages, je suis certaine que Lexa c'est offert une promenade de santé.

Sur le chemin, les employés la regardaient avec incompréhension alors qu'ils fuyaient le danger mais elle continuait à monter tranquillement les marches sous le rythme de l'alarme incendie. Une monté qui lui sembla interminable et un immense soulagement l'envahit lorsqu'elle atteignit enfin le dixième étage. Grâce à son brillant plan, les lieux étaient complètement vides. L'étage s'ouvrait sur un grand espace d'attente délimité par le bureau d'une secrétaire puis quelques pas plus loin se dressait le bureau de la PDG. Clarke s'avança sans crainte dans l'espace vide et poussa la porte ouverte du bureau. Une pièce immense se révéla à elle. Tout de vitres, elle fut éblouie par la lumière extérieure et la vue imprenable sur la ville. Les différents meubles en bois luxueux contrastaient avec la technologie moderne omniprésente, que ce soit dans l'écran high-tech au mur, le système de vidéo conférence, les différents appareils à reconnaissance vocale et sans oublier les ordinateurs et tablettes oubliés aux quatre coins de la pièce. Prenant son temps pour observer l'opulence des lieux, Clarke rejoignit sereinement le bureau pour entreprendre de le fouiller. Elle commença par les dossiers et papiers soigneusement disposés dessus puis elle ouvrit les tiroirs, feuilletant sans plus de succès la paperasse.

- Cette alarme va me rendre sourde, se plaignit-elle du bruit devenant insupportable alors qu'elle refermait le dernier tiroir.

- La puissance est réglée pour vous alarmer, non pour vous faire perdre votre ouïe, s'éleva soudainement une voix synthétique.

Clarke sursauta et chercha autour d'elle la provenance de la voix mais elle ne vit personne dans la pièce avec elle.

- Voilà que j'ai des hallucinations, se moqua-t-elle d'elle-même avant de se diriger vers une des bibliothèques contenant encore plus de dossiers.

- Que cherchez-vous ? Je peux vous aider ? entendit-elle à nouveau cette voix synthétique.

Clarke fit un violent volte-face, cette fois certaine qu'elle n'hallucinait pas mais il n'y avait toujours personne dans la pièce.

- Qui est là ? Montrez-vous ? ordonna-t-elle fermement.

Quelques secondes plus tard, un hologramme ressemblant plus à une silhouette bleu de forme humaine apparut.

- Bordel, c'est quoi ça ?!

- Je suis Light, l'Intelligence Artificielle qui assiste Mme. Jaha.

Clarke l'observait quelque peu angoissée par ce saut futuriste qu'elle venait de faire, la rendant totalement dépassée.

- Et en quoi tu l'assistes ?

- Je compile ses dossiers informatiques, fait des recherches pour elles, gère ses communications…

- Ok, t'es la secrétaire donc pas de risque que tu joues les Terminator, la coupa-t-elle soudainement soulagée.

L'I.A ne répondit rien, restant subitement en stand-by tandis que Clarke s'en approcha curieusement. Elle passa sa main à travers la silhouette qui grésilla puis elle eut soudainement une idée.

- A.L.I.E ça te dit quelque chose ? lui demanda-t-elle franchement.

C'est alors que l'écran d'ordinateur du bureau s'alluma. Clarke s'en approcha immédiatement et vit les dossiers s'enchainer alors que « Light » naviguait dans le système, jusqu'à ce qu'un dossier nommée Alie n'apparaisse. Le visage de Clarke s'illumina pour se décomposer instantanément à l'ouverture du dossier.

- Si c'est une blague, elle n'est pas drôle ! S'époumona-t-elle contre l'I.A alors que les photos d'un chihuahua défilaient sur l'écran.

- Vous m'avez demandé le dossier Alie, c'est le seul dossier existant, expliqua la voix synthétique.

- Ok… se calma-t-elle. Comment je pourrais trouver ça ? Si j'étais Becca comment j'appellerais mes affaires louches ?

- Il y a un incendie, vous devez évacuer, énonça mécaniquement l'I.A.

- Où est-ce que je cacherais mes dossiers les plus sensibles ? Continua-t-elle en l'ignorant.

Le regard de Clarke retomba sur les étagères pleines de dossier et soudainement elle trouva qu'il y en avait beaucoup pour quelqu'un qui vivait dans la technologie. Et si elle n'avait pas confiance en l'informatique ? Et si Becca cachait ses plus sombres secrets comme tout le monde ? Bien à l'abri du piratage et des regards.

- Est-ce qu'il y a un coffre-fort ici ? demanda-t-elle à l'I.A.

- Je ne peux répondre à cette question, répondit-elle mécaniquement.

- T'es limité oui, grogna-t-elle en commençant à réfléchir.

Ce qu'elle ne fit bien longtemps. La réponse lui sauta aux yeux lorsqu'elle releva la froideur de la pièce. Aucune décoration à l'exception d'un tableau arborant le symbole de l'infinie. Elle s'en approcha d'un pas rapide et le décrocha pour découvrir un coffre encastré dans le mur.

- Si peu d'originalité, souffla-t-elle presque ennuyée. Je suppose que tu ne connais pas le code ?

-Cet accès ne vous est pas autorisé, déclara l'I.A.

Clarke l'ignora et se concentra sur le clavier digital du coffre qui n'offrait qu'une combinaison à quatre chiffres. Son visage se crispa sous la réflexion alors qu'elle cherchait un code parmi des milliers de possibilités. Becca était un esprit brillant, la combinaison pouvait être n'importe quoi mais après tout elle cachait ses secrets derrière un tableau, la plus veille et la plus simple des cachettes alors pourquoi pas chercher la simplicité ? Le commun des mortels choisissait toujours quelque chose de simple à se rappeler et qui lui tenait à cœur. Becca avait appelé son chien Alie comme sa supposé organisation, une coïncidence trop grande qui virait à l'obsession alors pourquoi ne serait-ce pas aussi le code ? Seulement, elle ne pouvait taper de lettre. Elle souffla de frustration mais elle eut soudainement une étincelle de génie. Et si les lettres étaient converties en chiffre ? Celui correspondant à leur place dans l'alphabet. Souriant, elle tapa le numéro 1 pour la lettre A puis le L correspondant au numéro 12 mais qu'elle ne pouvait taper alors elle décida de l'additionner donc le 3, puis le 9 et le 5, ce qui donna 1395.

Bip Bip

- Ah Ah ! Pas mal pour une blonde ! Sauta-t-elle presque de victoire au son de l'ouverture et à la petite lumière rouge qui passa au vert.

- Intrusion. J'appel la sécurité, statua l'I.A qui malgré le bon code gardait dans son protocole que seule Becca pouvait avoir l'accès.

Clarke s'empressa d'attraper le dossier et le carnet reposant à l'intérieur puis elle quitta la pièce en courant pour rejoindre les escaliers. Seulement, elle s'aperçut rapidement que l'I.A pouvait se projeter n'importe où dans le bâtiment, la suivant ainsi à la trace. Et bien qu'elle soit maintenant seule à descendre les escaliers, se sentir suivie par cette chose était assez effrayant. L'I.A apparaissait à chaque tournant, la désignant comme une voleuse aux yeux d'une sécurité inexistante, du moins l'espérait-elle. Elle approchait du cinquième étage lorsque soudainement elle ne fut plu seule, tombant nez à nez avec des pompiers.

- Madame vous allez bien ?! L'arrêta l'un d'eux.

- Oui, oui, tout va bien. Je dois juste échapper à un Terminator en devenir…

-Que… quoi ? ne comprit-il pas.

- C'est une voleuse, arrêtez-la, statua l'I.A qui apparut derrière eux.

- Qu'est-ce que c'est que ça ?! S'interrogèrent les secouristes.

- Excusez-moi messieurs, les repoussa Clarke, profitant de leur surprise pour reprendre sa course.

Ils ne s'inquiétèrent pas de sa fuite car leur priorité était de chercher ce feu qu'aucune fumé n'indiquait et non de poursuivre une jeune femme sur les dire d'une I.A sortit tout droit d'un film de science-fiction. Clarke reprit sa course sans encombre, ignorant toujours sa poursuivante, passant à travers elle sans crainte jusqu'à arriver au rez-de-chaussée, où des pompiers la prirent pour une employé et l'accompagnèrent rapidement en sécurité à l'extérieur. Ainsi elle ne fut nullement inquiétée par la sécurité que l'I.A avait contactée, ces derniers interdits d'entrer dans le bâtiment et qui ratèrent sa sortie encerclée par les bras protecteurs des secouristes. Une fois à l'écart et assuré de sa bonne santé, ils la laissèrent seule et elle put s'éloigner. Mains dans les poches, elle sentit son téléphone prépayé vibrer et elle s'empressa de lire le message de Lexa qui lui demandait de la rejoindre au bar de Lincoln.


Dans un appartement modeste d'Arkadia, Raven baillait aux corneilles devant un écran d'ordinateur. Un poste qu'elle n'avait pas quitté depuis qu'elle avait reçu l'enregistrement original incriminant ses amies. Alors que la manipulation aurait dû être un jeu d'enfant, elle s'était vite rendu compte que la personne ayant trafiqué les données était un pro car un codage complexe l'empêchait de rétablir la vérité. Elle se démenait jour et nuit avec Monty afin de trouver la faille qui leur permettrait de récupérer l'original mais plus le temps passait plus la bataille lui semblait perdue. Une tasse de café vint se glisser à ses côtés et sans même quitter l'écran des yeux, elle s'en empara pour en boire une gorgée.

- Tu devrais te reposer, déclara Anya concernée par son état.

Raven évitait peut-être tout miroir pour se voiler la face mais ses yeux rougis par la fatigue et les poches qui menaçaient des les engloutir indiquaient clairement qu'elle était au bout de ses forces.

- Monty a dû aller bosser, il n'y a que moi pour continuer.

Encore un bon argument souffla intérieurement Anya. Monty les hébergeait et les aidait sur son temps libre mais le jeune homme devait se rendre à son travail car ses factures n'allaient pas se payer avec son altruisme envers elles. D'autant plus que depuis son arrestation, il tentait de reprendre sa vie en main alors perdre son boulot n'allait pas l'y aider. De fait, Raven était effectivement seule à tenter de craquer le code et Anya ne lui était d'aucune aide, si ce n'est veiller à ce qu'elle ne s'écroule pas de fatigue. Mais elle aussi n'était pas toujours là car afin de ne pas éveiller les soupçons, elle continuait également à se rendre à son travail. Elle avait largement réduit le nombre d'affaire sur lesquelles elle travaillait, en donnant certaine à ses confrères, et travaillait le plus possible depuis l'appartement de Monty. Ce qui pour l'instant fonctionnait plutôt bien même si elle commençait à en avoir assez de cette situation, surtout de n'avoir aucune nouvelle de Lexa et Clarke. La situation s'était encore compliquée depuis la mort du Capitaine et à chaque instant, elle avait peur que leur vendetta ne finisse par leur mort.

- Du nouveau ? demanda-t-elle prudemment à Raven.

- Non, répondit-elle sobrement mais pleine de frustration.

- Te changer les idées un moment t'aiderais peut-être à voir les choses sous un autre angle, lui conseilla-t-elle.

- Anya, je n'ai pas besoin de me reposer, claqua Raven qui cru à un subterfuge.

- Oui, tu as été assez clair sur ce point, dit-elle acerbe.

- Oh… comprit-elle son erreur… excuse-moi, reprit-elle en reculant sa chaise à roulette du bureau, c'est que je suis… s'arrêta-t-elle brusquement en réalisant ce qu'elle allait avouer.

- Fatiguée ? Termina-t-elle pour elle dans un petit sourire moqueur.

- Ouais… capitula Raven… Alors que suggères-tu ? demanda-t-elle en se levant et se retrouvant ainsi à quelques centimètres de l'avocate.

- Une douche serait pas mal, grimaça-t-elle moqueusement.

- Une… mais Raven s'arrêta, prenant son t-shirt pour le renifler avant de grimacer à son tour… Ok, j'y fonce.

Et joignant le geste à la parole, elle disparut dans la salle de bain. De son côté, Anya rejoignit la cuisine et commença à s'affairer pour leur préparer un bon repas. Une demi-heure plus tard, Raven émergeait de la salle de bain, cheveux encore mouillés, vêtue de vêtement propre et humant l'air en se laissant porter par la bonne odeur provenant de la cuisine. Elle avança vers la table qui avait été dressée pour deux personnes et Anya arriva avec un plat visuellement appétissant et à l'odeur exquise.

- Tu as cuisiné ça ? S'étonna Raven qui aurait pu vexer l'avocate.

- J'ai pensé que tu avais besoin d'un vrai repas après ne t'être nourrie que de ces saloperies, expliqua-t-elle en désignant l'amas de paquet de chips, biscuits, bonbons trônant autour de l'ordinateur.

- Merci, lui dit-elle dans un sourire reconnaissant et touchée par tant d'attention.

Une attention que Raven n'était pas habituée à recevoir. Sans père et une mère alcoolique, elle avait grandi seule, se débrouillant par elle-même et ne comptant sur personne. Une carapace contre laquelle Clarke s'était durement heurtée avant de pouvoir la convaincre d'accepter son aide, bien que le fait d'avoir le choix entre son aide et la prison ait grandement aidé. Mais avec Anya, elle n'avait bizarrement aucune envie de la repousser. Depuis leur rencontre l'avocate n'avait cessé de veiller sur elle et pas une seule fois Raven ne l'en avait empêché.

- Vas-y, ça va être froid, l'invita Anya à s'assoir et se servir.

Raven sortit de sa torpeur et s'exécuta. Elle fut rapidement accompagnée par Anya qui s'installa à ses côtés. Elles mangèrent silencieusement, seul le bruit des couverts venant le briser. Elles se jetaient des coups d'œil curieux, se croisant sans jamais se voir.

- Pourquoi tu fais ça ? Craqua soudainement Raven, libérant son questionnement silencieux.

- Faire quoi ? Retourna platement Anya.

- M'aider.

- Je t'aide pour que l'on puisse innocenter Clarke et Lexa, répondit-elle assurée, bien que confuse.

- Pas ça… ça ! Appuya-t-elle en désignant le repas. Je veux dire t'es pas obligée de prendre soin de moi, c'est comme pendant mon sevrage, t'avais aucune raison de veiller sur moi et pourtant…

Elle fut subitement réduite au silence lorsqu'Anya l'attrapa par le col de son t-shirt pour l'attirer à elle et crasher ses lèvres contre les siennes. Littéralement scotchée sur place, Raven resta paralysée, les bras figés en l'air, incapable de savoir quoi en faire et son cerveau ayant bugée, elle fut incapable de répondre à ce baiser.

- Ca répond à ta question ? Souffla Anya, sourire aux lèvres et ravie de l'avoir fait taire.

Raven hocha niaisement la tête et son cerveau de nouveau en route, elle plongea à son tour sur ses lèvres, déjà accro à leur goût enivrant. Cette fois le baiser se fit rapidement plus appuyé, leurs langues se cherchant, se caressant fiévreusement.

- J'ai trouvé ! S'écarta vivement Raven. Bordel ! J'ai trouvé ! répéta-t-elle dans une explosion de joie.

- Que… quoi ? ne comprenait pas Anya qui était encore dans l'effervescence de leur baiser brutalement rompue.

- Je sais comment décrypter l'enregistrement ! lui expliqua-t-elle tout en se levant pour foncer s'installer devant son ordinateur.

- Si j'avais su je t'aurais embrassé plus tôt ! lança fièrement Anya.

- Qui embrasse qui ? Arriva brusquement Monty qu'aucune d'elles n'avaient entendu entrer.

Anya le regarda avec panique, peu encline à parler au monde de ce qu'il y avait potentiellement entre elle et la Latina.

- J'ai trouvé la solution ! L'alpagua Raven, la sortant sans le savoir d'une réponse bien gênante.

- C'est génial ! s'exclama le jeune hacker. Explique-moi !

Et ils entrèrent dans une discussion animée et incompréhensible pour le commun des mortels. Anya les observa un moment, bien que son regard soit plus pour Raven que pour le jeune homme. Heureuse d'avoir fait le premier pas, elle se leva sourire aux lèvres et commença à débarrasser. Pendant ce temps, Raven s'activa à son clavier sous les encouragements de Monty et quelques minutes plus tard :

- Je l'ai eu ! S'exclama-t-elle de joie.

- Tu as l'original ? S'enquit Anya.

- Yep !

- Tu es un génie Raven ! S'enthousiasma à son tour l'Avocate.

Toc Toc Toc

Ils se figèrent tous.

- Tu attends quelqu'un ? murmura Anya.

- Non, répondit Monty.

- Qui est-ce ?! hurla soudainement Raven sous la surprise évidente de ses deux camarades.

- Le livreur de pizza ! répondit une voix d'homme.

Ils se regardèrent tour à tour puis brusquement ils se mirent en mouvement avec panique. Raven récupéra la clé USB contenant le salue de ses amies, tandis qu'Anya attrapa les clés de sa voiture et que Monty ouvrait la fenêtre de sa chambre qui donnait sur l'escalier de secours. Raven et Anya rejoignaient le jeune hacker lorsque la porte d'entrée vola en éclat…


Lincoln sortit dans la petite rue à l'arrière de son bar pour jeter ses poubelles dans la benne à ordures. Une fois fait, il en referma l'imposant couvercle dans un claquement qui résonna contre les murs. Un bruit qui couvrit le juron qu'il lâcha lorsqu'il se retrouva nez-à-nez avec Lexa qui souriait fière de sa petite entrée.

- J'ai failli faire une crise cardiaque, lui reprocha-t-il alors qu'elle faisait le tour de la benne.

- Oh un grand gaillard comme toi, se moqua-t-elle.

- C'est pas drôle, la rabroua-t-il avant de l'attirer dans ses bras pour une étreinte amicale, où elle put ressentir toute son inquiétude et son soulagement. Comment tu vas ? lui demanda-t-il en s'écartant.

- Bien, étant donné la situation.

- Clarke n'est pas avec toi ? releva-t-il son absence.

- On a dû se séparer mais elle devrait…

Elle fut coupée par le bruit de pas de course puis soudainement Clarke apparut à leur côté, quelque peu essoufflée.

- Lincoln, le salua-t-elle en le prenant dans ses bras, heureuse voir leur ami.

- Tu vas bien ? demanda Lexa à la blonde qui se sépara du barman et ce dernier remarqua l'inquiétude marquée sur le visage de la brune.

- Nickel, la rassura-t-elle, et j'ai trouvé ce qu'on cherchait, leva-t-elle les preuves qu'elle tenait.

Lexa lui répondit par un sourire victorieux avant de se tourner vers leur ami.

- Linc', pardon de te demander ça mais est-ce que tu pourrais nous cacher quelques heures ?

- Bien sûr, s'empressa-t-il de répondre, il y a quelques clients au bar mais vous pouvez vous cacher dans mon appartement au-dessus.

Joignant le geste à la parole, il les fit entrer puis il retourna au bar pour faire diversion auprès des clients, afin qu'elles puissent rejoindre sans être vues l'escalier menant à son appartement. En montant les marches, Clarke s'aperçut rapidement du léger boitillement de la brune.

- Qu'est-ce qu'il t'est arrivée ?

- C'est rien, écarta-t-elle en arrivant à la porte de l'appartement.

Clarke roula des yeux et elles attendirent que Lincoln les rejoigne pour leur ouvrir la porte qu'il fermait toujours par précaution. Ils se faufilèrent à l'intérieur et le barman referma derrière eux.

- Qu'est-ce que tu t'es fait à la cheville ? demanda-t-il à son amie, ayant également remarqué son boitillement mais aussi son pantalon déchiré et quelques traces de sang.

- Rien du tout, s'obstina Lexa qui avança dans la pièce principale.

- Tu as une trousse de secours ? lui demanda Clarke.

- Dans la salle de bain, au fond à droite, lui indiqua-t-il.

- Va sur le canapé, ordonna la blonde à la brune.

- Je vais bien ! protesta cette dernière alors que Clarke l'ignora complètement pour rejoindre la salle de bain.

Lexa roula des yeux d'exaspération mais obéit tout de même, en boitillant vers le sofa. Lincoln la regarda faire en retenant difficilement un sourire connaisseur.

- Tu as quelque chose à dire ? lui lança-t-elle alors qu'elle pouvait sentir son regard peser sur elle.

- Vous avez l'air de faire une bonne équipe finalement, constata-t-il.

Elle ne répondit rien, s'asseyant et cachant le soulagement que cela procura à sa cheville.

- Tu l'aimes bien, sourit-il de plus belle alors que son mutisme l'aiguillait.

- Tu n'as pas des clients à servir ? Retourna-t-elle agacée et terminant ainsi de le convaincre.

- Oh oui, tu l'aimes bien, rit-il.

Lexa ouvrit la bouche pour répondre mais Clarke réapparut la coupant dans son élan. Elle se renfrogna sous le regard moqueur de Lincoln tandis que Clarke ne remarqua rien.

- Donne-moi ta jambe, lui ordonna la blonde en s'asseyant à ses côtés.

- Quoi ?

- Donne-moi ta jambe, répéta-t-elle avec agacement.

- Ce n'est pas nécessaire… Aïe ! hurla-t-elle lorsqu'elle lui attrapa la cheville pour la poser de force sur ses cuisses.

- Ne fait pas l'enfant, la rabroua-t-elle.

- Moi l'enfant ? C'est l'hôpital qui se fout de la charité, grogna-t-elle en grimaçant alors que Clarke relevait son pantalon pour révéler sa blessure.

- Une morsure ? S'étonna la blonde.

- Un gros chien gardait la propriété.

- Un gros chien ? Retint-elle un rire. Ce n'était pas plutôt un chihuahua du nom d'Alie ?

- Comment tu sais ça ?!

- J'ai mes sources, retourna-t-elle dans un clin d'œil avant d'ouvrir la trousse de secours et fouiller dedans.

- Ce chihuahua est un véritable monstre, bougonna Lexa.

- Si tu le dis…, continua-t-elle de se moquer avant de vivement appliquer le désinfectant sur la morsure.

- Hmmmph…étouffa-t-elle des jurons sous la surprise de la brulure du produit et se crispant sur le canapé.

Lincoln retint à peine son rire face au spectacle, ce qui lui valu un regard assassin de la part de Lexa.

- Tu n'as pas de bandage ? demanda brusquement Clarke.

- Oh, j'ai dû oublier de les ranger, je vais aller te les chercher.

- Non, j'y vais, se leva-t-elle promptement avant d'ajouter avec complicité, ça permettra à cette douillette de se remettre.

Elle évita de justesse le coussin que lui jeta Lexa puis elle s'éloigna en courant pour éviter un éventuel second projectile mais la brune se contenta de la regarder disparaitre avec amusement et tendresse. Ce qu'une fois de plus, Lincoln ne manqua pas. Il ramassa le coussin et s'approcha du canapé.

- Tu devrais lui dire, conseilla-t-il certain de ce que ressentait son amie pour Clarke.

- Il n'y a rien à dire, évita-t-elle soigneusement son regard malgré son assurance.

- En effet, c'est inscrit sur ton visage, s'obstina-t-il.

- Linc', l'implora-t-elle alors que mieux que quiconque, il savait ce qu'elle avait traversé après Costia.

- C'est peut-être l'occasion d'avancer, tu ne crois pas ?

Elle serra la mâchoire, retenant ses émotions.

- Je l'ai ! Réapparut Clarke.

Lincoln se pencha tout en reposant le coussin sur le canapé et en profita pour glisser un dernier mot à son amie qui braqua son regard incertain dans le sien.

- Je vais vous laisser, annonça Lincoln, on va se poser des questions si je m'absente plus longtemps.

- Merci pour ton aide, répondit Clarke.

- Ouais… Merci, retourna également Lexa qui était quelque peu songeuse.

Un dernier signe de tête, un dernier regard et Lincoln quitta l'appartement, les laissant seules. Clarke reprit la cheville de Lexa mais avec plus de délicatesse. Elle fit glisser ses doigts autour de la morsure, s'assurant de s'en être bien occupée puis elle enroula délicatement la bande autour. De son côté, Lexa l'observait, le regard songeur et hypnotisée par le mouvement de ses mains. Mouvement prudent et délicat qui montrait toute sa concentration à ne pas lui faire mal, à prendre soin d'elle. Lexa se sentait coupable, indigne de cette attention alors qu'elle l'avait repoussé, la blessant en voulant se protéger. Ce qu'elle regrettait profondément car elle tenait à elle autant que Clarke semblait tenir à elle. Perdue dans ses réflexions, son regard dériva dangereusement sur les lèvres de la blonde. Elle n'avait qu'un pas à faire pour y gouter à nouveau, pour lui faire sentir combien elle aussi voulait y croire. Son cœur s'emballa d'une douce appréhension, ce qui l'extirpa de ses pensées, se rendant alors compte qu'elle s'était dangereusement rapprochée.

- Herm… s'éclaircit-elle la gorge tout en reprenant ses distances… alors qu'est-ce que tu as trouvé ?

- Un livre de compte, répondit Clarke souriant de victoire.

- Sérieusement ? Copia-t-elle son sourire.

- Becca semble être de la vieille école.

- Il faut qu'on le transmette à Bellamy.

- On peut peut-être demander à Lincoln ? suggéra Clarke.

- Bellamy le laissera parler avant de lui casser la gueule ? Retourna Lexa.

- C'était il y a longtemps, défendit-elle son ex-équipier, maintenant il a largement accepté qu'il sorte avec sa sœur.

- Je vois même pas où est le problème, s'insurgea quelque peu la brune.

- Bellamy est juste très protecteur envers Octavia… expliqua-t-elle sans donner plus détails avant de s'écrier : et voilà, c'est fini.

Elle noua soigneusement le bandage puis rabattit délicatement son pantalon avant d'apposer ses mains dans un geste protecteur.

- Merci.

- Y a pas de quoi, sourit timidement Clarke avant de se perdre dans ses émeraudes.

Elles restèrent accrochées quelques minutes, une douce tension les enveloppant, l'envie de franchir la distance les tiraillant mais une calme acceptation les retenant.

- Je vais nous faire quelque chose à manger, se leva soudainement Clarke, quelque peu gênée de s'être perdue dans son regard.

- Attends, je vais le faire ! Voulut-elle se lever.

- Non, non, non, la repoussa immédiatement Clarke dans le canapé, toi, tu te reposes pour ce soir.

Et sans lui laisser le temps de protester d'avantage, elle disparut dans la cuisine, la laissant à nouveau seule avec ses regrets et ses doutes…


Becca raccrocha son téléphone, petit sourire aux lèvres car tout se passait selon son plan. Elle approcha de sa voiture et son chauffeur lui ouvrit la portière arrière. Elle se glissa à l'intérieur sans aucune considération pour lui et lorsque la voiture démarra, elle laissa vagabonder son regard sur les rues de la ville. Se perdant dans ses pensées, un large sourire naquit sur son visage, heureux et victorieux car dans quelques heures, Griffin et Woods ne seraient plus que de l'histoire ancienne…

A suivre…


Mouahahahahah ! Qu'à donc fait la vilaine Becca ?! :p

Ce chapitre était un plus un chapitre de transition où je me suis amusée une dernière fois et fait revenir des personnages pour le plaisir. Lexa et le chihuahua à la base ça devait être un vrai chien de garde mais au moment de choisir la race, je me suis souvenue de cet épisode véridique où ma chienne, une golden retriever, s'est sauvée en courant face à un chihuahua enragé XD du coup j'ai voulu m'amuser avec Lexa :p

Pour Clarke, je ne voulais pas mettre la vrai Alie de la série, ça faisait trop je pense, donc je me suis contentée d'une I.A en devenir, prémisse de la futur Alie. Bref je voulais m'amuser mais j'avoue m'être plus éclatée avec le chihuahua :p

Petit retour de Raven et Anya, même si c'est rapide (dans tous les aspects), j'espère que ça vous à plu.

Petit ou grand rapprochement de Clarke et Lexa, du moins pour Lexa ça a l'air de lui avoir fait du bien de discuter avec Lincoln... à voir.

Sinon le prochain chapitre sera le dernier chapitre de cette fic et oui :( Il y aura par contre un peu d'attente car je n'ai encore pas commencé l'écriture.

Encore merci pour vos retours ! :D

Prochain chapitre : Bataille finale...