Yo tout le monde!

Comment ça va, avec l'automne qui arrive? Qui est déjà là je crois… Je suis pas vraiment douée en dates ;p

Bon, j'ai pas grand chose à vous dire, donc je vous laisse tout de suite avec la lecture.

Disclamer : J'ai pas vraiment d'idée aujourd'hui alors disons que les vengeurs sont à MARVEL et que je me réserve les droits de Sander.


-BRUCE!

Réveil en sueur. Des larmes coulant le long de mes joues en un flot continu. Je mets longtemps à me resituer. A savoir où je suis. Et puis je vois la maison dans mon champ de vision. Les étoiles au dessus de ma tête. J'avais oublié. Je me redresse. Passe une main lasse sur mon visage. Me lève. Remballe mon sac de couchage. Je ne crois pas pouvoir me rendormir. C'est la septième fois que je me réveille. En l'espace de sept heures. Ridicule. Mais au moins, j'ai réussi à grappiller environ quatres heures de sommeil. Assez pour me faire durer la journée. Je rentre sans un bruit. Tout le monde semble dormir. Normal, il est cinq heures du matin. Les plus dégourdis ne se lèvent qu'à six heures. Juste le temps pour moi de préparer le petit déjeuner. Je m'active. Récupère cinq oeufs. Trois sachets de levure. Du beurre. De la farine. Du lait. Du sucre. Un peu de sel. Je mélange ma tambouille, en commençant par les ingrédients secs. Pour ensuite incorporer les liquides. Je prépare rapidement ma pâte. La fourre dans le frigo un peu trop rempli. J'en profite pour aller dans le potager non loin. Voir si je peux trouver de quoi faire une tisane un minimum élaborée pour Bruce. Si je peux trouver des myrtilles aussi, pour les pancakes. Je sais que c'est comme ça que tout le monde les préfère. Je reviens, un saladier plein d'ingrédients dans les mains. Je verse les myrtilles dans la mixture qui gonfle tranquillement. Dispose le reste de mes trouvailles dans un filtre. Je sors un paquet de café. M'applique pour le faire. Je sais que Steve, Tony et même Clint en ont besoin pour se réveiller convenablement. Je sors également du thé russe. Je suppose que Natasha l'a laissé là lors de sa dernière visite. Il ne me reste plus qu'à attendre. Je fais un tour de la propriété en courant. Même si j'ai encore des crampes de la veille, il faut que je fasse attention à mon endurance. Je regarde régulièrement l'heure, pour ne pas foirer. Je rentre dans la maison sous les coups de six heures. Puis je sors une poêle. Dépose un peu de pâte dessus, après l'avoir enduite d'huile. Mets le tout à chauffer. Du bruit en haut. Comme une course effrénée. Un Steve, encore en pyjama, les cheveux ébouriffés, totalement paniqué, se retrouve devant moi. Je souris. Il est drôle, comme ça. Loin de l'image du Captain parfait de d'habitude.

-Un café?

Il soupire de soulagement. S'affale sur une chaise et se laisse servir. Je sais pourquoi il a dévalé les escaliers. C'est de ma faute. Je ne lui ai pas signalé mon absence. Je sens une pointe de cramé. Me retourne pour voir que mon pancake est presque cuit alors que je ne l'ai pas retourné. Il doit être noir de l'autre côté. Je soupire. Le pose sur une assiette un peu à l'écart. La mienne. Réservée pour les ratages. J'en lance un nouveau. Reporte mon attention sur Steve. Il mange une première bouchée sans bruit. Il ne dit rien. Je fronce les sourcils. Je n'ose pas lui demander s'il trouve ça bon. Il se lève. Contourne la table, son assiette à la main. J'ai peur. Il mord une grosse bouchée. Et se penche sur ma pile de raté. En prend un ou deux.

-Ils sont délicieux, c'est toi qui a fait la pâte?

Un sourire éclot sur mes lèvres. Je hoche la tête. Il regarde ma poêle par dessus mon épaule en mangeant sans bruit, observant la réaction de ma mixture face à la chaleur. On reste comme ça sans parler. Jusqu'à ce qu'il est fini.

-Je vais faire mon jogging, bon courage.

Il m'ébouriffe les cheveux. Disparaît dans la chambre qui nous a été attribuée pour se changer. Deux petites têtes encore trop endormies font leurs apparitions. Lila et Cooper. Les enfants se lèvent toujours trop tôt à ce qu'on m'a dit. Il est vrai qu'il n'est que sept heures. Ils auraient dû dormir plus. Mais qui suis-je pour leur faire la morale?

-Bonjour Sander.

Dit la plus jeune alors qu'elle s'assoit à sa place, attendant que son frère la serve en jus d'orange. Je dépose devant elle une assiette remplie d'une petite montagne de pancakes..

-Bonjour.

Le petit s'installe après avoir accompli sa tâche.

-Bonjour madame.

Je souris doucement. C'est bien la première fois que quelqu'un m'appelle madame. J'aime bien. Ca me donne l'impression d'être grande. D'être au même niveau que les autres. De ne plus être le boulet, la gamine, des vengeurs mais l'une des leurs à part entière.

-Bonjour Cooper. Tu peux m'appeler Sander.

Il sourit. Entame les quelques pancakes que j'ai posé devant lui. Bien vite, les deux commencent à me parler. Je fais comme je peux pour suivre leur conversation tout en surveillant la cuisson du petit déjeuner. Steve rentre. Pique encore un gateau sur ma pile de cramé avant de disparaître prendre une douche je suppose. C'est à ce moment que Bruce et Natasha décident de descendre. Je les entends. Mais ne les voient pas encore. Ils doivent se foutre de ma gueule. Lila et Cooper disparaissent de la cuisine. J'entends la petite babiller un peu plus loin. Dans le salon. Je dispose deux assiettes, une tasse pleine de tisane, une autre remplie de thé. Ils vont bientôt arriver, puisque la gamine a grillé leur planque. Ils se tiennent la main. Je ne relève pas. Les sers sans un mot. Cette situation est super bizarre. Et je n'aide pas vraiment à la rendre moins dérangeante.

-Ca sent trop bon! C'est en quel honneur?

Stark. Je pince les lèvres. Il s'arrête au pas de la porte. Virevolte dans la cuisine jusqu'à moi. Pose le dos de sa main sur mon front. Je plisse les yeux.

-Sander, t'es malade? Bruce, t'as regardé sa température j'espère!

-Tony…

Il soupire, déjà fatigué par le millionnaire. Ou milliradaire. Je ne suis plus vraiment les fluctuations de la bourse.

-Bah quoi, Sander fait un truc gentil.

Je grogne.

-Désolé, je m'abstiendrais la prochaine fois.

Je lui fourre son assiette et sa tasse dans les mains. L'éloigne de moi. Les trois mangeurs se mettent à parler entre eux. Ca m'arrange. Il ne reste plus que Clint et Laura à se lever. En parlant du loup… Je vois de la surprise dans les yeux de l'archer. Mais il ne relève pas. Se laisse faire. Prend un peu de pancakes de ma pile de ratés. Laura s'installe. Je la sers également Il ne me reste plus de pâte. Et je n'ai plus que deux galettes pour moi. Je me pose à côté de Bruce. Commence à manger. Natasha et Tony continuent leurs conversation dans le salon. Parfais. Je me colle un peu trop à Bruce. J'ai encore besoin de savoir qu'il est là pour en être sûre.

-Ca a été avec Steve?

Je grimace. Je suis à peine restée une demi heure dans le lit que je partageais avec lui. J'ai passé le reste de la nuit dehors, à hurler la mort de mes amis presque toutes les heures. A les pleurer, toute seule sous les étoiles. Je ne veux pas lui en parler. Lui dire que je ne vais toujours pas bien. Alors j'évite la question.

-Ca a été avec Natasha?

Il devient rouge pivoine. Finalement, je ne voulais pas savoir. Du tout. Je ne peux pas m'empêcher d'imaginer. Et c'est dégueux. Je me lève pour tenter d'oublier. Commence à faire la vaisselle. Mais une main m'en empêche. Laura.

-C'était adorable de nous avoir fait le petit déjeuner. Je prends le relais maintenant.

Je hoche la tête. Pars me laver. Et la routine s'installe. Tous les jours la même chose. Je ne dors pas ou presque. Je prépare le petit déjeuner, parce que je n'ai que ça à faire. Et puis je m'entraîne. Beaucoup. Pour revenir dégoulinante de sueur. Cela fait bien deux semaines que nous restons chez Clint. Nos blessures encore trop ouvertes. Je le vois bien dans les yeux de mes coéquipiers. Les fantômes. La douleur. Je sais que Bruce ne croit pas encore totalement à mon coeur qui bat. Puisqu'il se blottit souvent contre ma poitrine. Pour en être sûr. Et je pose ma main devant son visage. Pour m'assurer qu'il respire. Nous n'avons pas de plan. Simplement des plaies à panser. On ne pense pas à Thor, qui ne donne plus aucun signe de vie. On ne pense pas à Ultron, qui fait son chemin dans l'internet mondial. Les héros ont besoin de repos. Et de s'entraîner. Comme tous les matins, je m'enferme dans la grange. Pour utiliser le punching ball en paille que je me suis créée. Utile. Et puis vient la douche. Que je redoute. Je fais couler l'eau. Elle lave mon corps trop sale. Trop boueux. Mais pas mon esprit. Pas mon esprit qui, au bout d'une ou deux minutes, invente un flot de sang. Du sang gluant, chaud, épais, qui dégouline sur mon front. Emmêle mes cheveux. Qui colle aux bras, au buste, aux jambes. A tout.

SANDER!

Bruce. Je rouvre les yeux. Manque de tomber. Eteins l'eau précipitamment, comme brûlée à son contact. Je sors rapidement. Et des cris éclatent dans le silence. Vu les insultes qui fusent, ça ne vient pas de mon imagination. Je m'habille le plus vite possible. Descends comme une flèche les escaliers. Récupère mon immense sac à dos. Au cas où. Et je les vois. Eux deux. Devant l'entrée. Dehors. Ces enfoirés. Ici. Juste en face de moi. Mal en point. Mais là quand même. Je ne contrôle plus mon corps. Passe devant un Bruce assez énervé pour avoir la peau verdâtre. Devant Cap qui retient une Natasha enragée, hurlant en russe des injures à en faire rougir une prostituée. Je sens une main qui m'empêche d'avancer. Je tords le poignet qui me détourne de mes cibles. Gémissement de douleur qui n'est pas le mien. Celui de Tony je crois. Mais je ne pense plus assez correctement pour en être sûre. Je me poste devant ces deux salopards en sang.

-Jones…

Comme s'il s'attendait à un peu de pitié de ma part. Je lui fous un pain dans la gueule. J'entends sa mâchoire craquer. Je sens mes phalanges se rouvrirent. Sa soeur tombe au sol, incapable de tenir seule sur ses jambes. Je ne lui lance même pas un regard. Elle est à terre. Déjà pathétique. Déjà microscopique. Mais lui est là. Devant moi. Un sourire joueur sur les lèvres. Et dire que je l'ai trouvé sexy en Sokovie. Il ne m'inspire plus que le dégoût. Je balance mon pied en avant. Il titube sur le côté, bloquant mon coup. Et je me mets à me battre de toutes mes forces. Quelque chose de familier s'infiltre dans mon esprit.

-Vous aviez raison.

Je ne m'aventure même pas à me retourner vers la sorcière pour lui répondre.

-Bien sûr que j'avais raison! j'ai toujours raison! Mais vous avez voulu jouer au plus malin!

Je continu de le frapper. Jusqu'à ce qu'il se retrouve au sol, gémissant comme un enfant. Deux bras me retiennent de lui réduire la face en bouillie.

-Ca suffit Sander.

Clint. Avec une voix trop ferme. Je me dégage de son étreinte. Parce que je déteste être forcée de faire quoi que ce soit.

-Vous êtes pathétiques.

Un sourire narquois se dessine sur le visage de la flèche humaine. Je grogne. Me penche en avant pour récupérer son bras. L'enroule autour de mes épaules. Le conduit jusque dans la maison tant bien que mal. Je sens les autres s'activer dans mon dos. Steve protège les enfants et les emmène jouer plus loin avec leur mère. Tony et Bruce débarque dans la cuisine. Débarrassent la table de la cuisine et le banc. De quoi poser les jumeaux dessus. Clint porte la sorcière dans ses bras. Je pose mon fardeau sans aucune délicatesse sur le banc. C'est le moins touché. Il a le droit à moins de place.

-STEVE! TU PEUX ME RAMENER MON SAC?

Le maximoff grimace. J'ai dû abîmer ses pauvres petits tympans… Je m'en fous. S'il veut être soigné j'ai besoin de mon sac. Cap me le tend. Je l'ouvre. Récupère ma "trousse" de secours. Ca a plutôt la taille d'un sac à dos normal. Pas étonnant puisque j'ai tout ce qu'il faut pour soigner des blessés de guerre dedans. Bruce prend ce qu'il lui faut. J'attends qu'il se serve pour ensuite me mettre à la tâche. Je prends le pouls de l'autre con. Faible. Je fronce les sourcils.

-Ca fait depuis combien de temps que tu cours?

Sourire lasse.

-Je crois que ça fait bien quatre ou cinq heures.

Merde. Merde. Merde. Et remerde. Comment je vais faire pour le réhydrater et l'alimenter alors que j'ai pas de perfs?

-Bruce!

-Je peux pas!

Je me retourne. Pour voir la fille, l'abdomen gluant de sang. Gluant de… Rythme cardiaque qui augmente. Respiration qui se bloque. Je ne peux plus bouger. Figée sur… Une pile de cadavres… Je dois sortir d'ici. Je peux pas. Je peux pas. Je peux pas. On m'expulse de la salle à grands cris que je ne comprends pas. Je sais simplement que je ne peux pas. Parce que tout ça me fait trop penser à cet entrepôt. Et à eux tous, gisant dans leur propre sang.


Alors, qu'en pensez-vous, de ce changement radical? Qu'est ce que la suite nous réserve? J'aimerai bien voir vos suppositions, alors laissez un petit review, que je sache :)