Yo les gens!
Bon, je poste un peu plus en retard que d'habitude, mais on est bien dimanche et c'est l'heure d'un nouveau chapitre!
Je tiens d'ailleurs à vous préciser qu'il contient une scène un peu "chaude" (rien de bien graphique mais bon, je préfère prévenir)...
J'espère que cette petite phrase innocente ne vous aura pas spoiler et que le rating est toujours bien adapté :) N'hésitez pas à me le faire remarquer si ce n'est pas le cas.
Bon, je vais vous laisser à présent lire, après vous avoir foutu un suspens de malade :)
Disclamer : Sander n'est pas comme Natasha ni aucune autre superhéroïne, parce que, elle, elle est de moi et que les autres sont à leurs créateurs respectifs.
Réponse review :
Irenee Moriarty - Merci beaucoup pour les encouragements :) Ca redonne le moral, quand je me retrouve bloquée! Je suis contente que tu es bien aimé Sander et ses poings. Elle est un peu caractérielle. Juste un tout petit peu ;p Je passe du coq à l'âne mais vu que tu aime bien l'intervention des jumeaux, je me demande comment tu va vivre ce chapitre…
-SANDER!
Voix lointaine avec un accent d'Europe de l'Est. Je soupire. Pose une main sur l'épaule de Bruce pour me lever. Ce putain de blondinet va me tuer à force. En même pas deux heures, il a demandé quatorze fois ma présence. Sander, je veux boire! Sander, elles sont où les toilettes? Sander! Sander! Sander! Je vais devenir folle à force. Mais je ne dis rien. Parce qu'à chaque fois qu'il m'appelle, je sais que Bruce n'aura pas à intervenir. C'est tant mieux. Même si pour garantir sa sécurité je dois passer mon après-midi à faire des aller-retours entre l'étage et le salon.
-Qu'est ce qu'y a connard?!
-J'ai faim!
Soupire un peu plus bruyant que les autres. Je m'incruste dans la cuisine. Récupère une pizza à décongeler. La mets au four. Laisse quelques pièces dans la boîte pour rembourser un peu les Barton. Mise en place le premier jour de notre errance, il n'y a pas si longtemps. Quelques semaines tout au plus. J'ai pourtant l'impression que cela fait plus d'un mois. Peut-être parce que j'ai trop à gérer en ce moment? Entre mon humeur changeante, celle de Bruce, la présence de Fury et celle des jumeaux, je ne sais plus où donner de la tête. Jusqu'à m'y perdre. Jusqu'à en oublier pourquoi je suis là. Pourquoi nous nous sommes tous retrouvés dans cette ferme, loin de toute présence humaine. J'en viens à croire que c'est peut-être mieux pour tout le monde.
-SANDER!
-J'ARRIVE!
Une fine brûlure dans mon cou. Je me retourne. Pour voir Fury, un rictus aux lèvres, perdu dans son café. Salaud. Je me mords la lèvre. Disparais de la cuisine dès que mon plat est prêt. Je l'emmène à l'autre énergumène. Il se jette dessus sans demander son reste, laissant simplement une part à sa soeur. Elle se sert. Lève les yeux vers moi.
-Merci.
Je l'examine rapidement du regard. Apparement ça va mieux. Certainement dû aux expériences de Strucker. Je me demande si c'était douloureux. Un frisson parcourt ma colonne. Parce que je ne peux même pas imaginer me faire triturer l'ADN comme ça. Et puis je me rends compte que deux vengeurs ont vécu la même chose. Bruce et Steve. L'un avec un super sérum dans les veines. L'autre avec des radiations dans les muscles. Est-ce que pour Steve aussi ça c'est passé dans la souffrance? Je n'ose pas lui demander. Pas lui parler de son passé sans qu'il ne le fasse. Je sais à quel point cela peut être destructeur.
-Sander?
Je cligne des yeux. Sors de ma transe. Deux paires d'yeux clairs me fixent avec interrogation. Je me renfrogne, poings contre la poitrine. Menton relevé.
-Quoi?
Toujours cet insupportable coureur.
-Tu crois que je peux enlever mes pansements maintenant?
Je fronce les sourcils. Le regarde un peu plus attentivement. Les bleus sur son visage ont tourné au jaune. Les coupures sur ses lèvres sont déjà refermées. Je m'avance. Fais le tour du lit pour me retrouver à côté de lui. J'ôte quelques bandes sur ses joues. Pour me rendre compte qu'il ne reste plus que de petites cicatrices rosées en dessous. Je me mords la lèvre. Continu de lui enlever ses bandages.
-Extraordinaire.
Je le sens rire. Mais je n'entends plus rien, trop concentrée sur ses plaies déjà refermées. J'enlève. Enlève. Enlève. Les kilomètres de gazes que Bruce a dû lui mettre pour guérir. Pour me retrouver devant son torse entièrement découvert. Et son sourire mesquin.
-T'aime ce que tu vois?
Je plisse les yeux. Inspecte ses courbes. Et je dois dire que c'est assez agréable en effet. Mais je ne l'admettrai jamais. Pas devant lui. Je ne peux pas oublier que c'est un enfoiré qui a fait du mal à Clint et à Bruce. Et aux autres aussi.
-Trop de graisse pour moi.
Je me lève et disparais de la chambre, suivie par le gémissement offusqué du Maximoff. Un sourire vainqueur éclot sur mes lèvres. Je tombe sur le canapé, à côté de Bruce. Il enroule son bras autour de mes épaules. Je me cale un peu mieux contre lui. Genoux repliés. Avachie sur son torse.
-Ca va?
Il continu de lire. Mais il me demande si ça va. Je laisse mon regard traîner sur lui. Il a les sourcils froncés. Les lèvres pincées. Qu'est ce qui ne va pas? Je me redresse un peu pour lui faire face. Il lâche enfin sa tablette des yeux.
-Qu'est ce qu'y a?
Il ouvre la bouche. La referme. Incapable de trouver les mots adéquats. Il trifouille ses doigts. Joue avec ses lunettes. Visiblement mal à l'aise. Je réfléchis. Cherche ce qui pourrait déclencher une telle réaction. Fouille dans ma mémoire pour une situation identique. La dernière fois qu'il m'a semblé aussi gêné, c'était pendant la conversation. Celle qu'il s'est senti obligé de me donner en l'absence de parents. Pourquoi est-ce que…? Flash. Une paire d'yeux glacés et des abdos trop bien dessinés. Je me mords la lèvre. Sens mes joues rougirent. Merde.
-Hors de question qu'on tienne cette conversation maintenant. Et puis il ne se passera rien.
Il hoche la tête. Je me rassois confortablement. Incapable de ne pas penser à l'autre enfoiré. Génial. Merci Bruce. Je fais la moue. Me cale un peu plus contre lui. Bras croisés sur la poitrine. Poings fermés jusqu'à en rouvrir mes phalanges. Bruce passe une main dans mes cheveux. Doucement. Délicatement.
-Pourtant il va falloir.
Je grogne.
-Tu crois que ça me plaît?
Nouveau grognement. Je sais qu'il ne supporte pas ça. Et que moi non plus. Alors pourquoi est-ce qu'il s'entête? Ils sont nos ennemis. Ou ils l'étaient. Je ne vais pas leur pardonner comme ça. Surtout pas à la sorcière. Pas pour m'avoir montré mon frère. Ca je ne lui pardonnerai pas. Jamais.
-Mais ça faisait longtemps que je ne t'avais pas vu comme ça.
Comment ça? Je lève les yeux vers lui. Il lit. Mais je sais qu'il sent mon regard sur lui.
-Tu mange mieux. Tu parle plus. Tu es plus heureuse.
Je me renfrogne. Parce que ce ne pas être à cause de lui. Ce ne peut pas être à cause d'un sale enfoiré de merde qui m'appelle toutes les cinq secondes pour un peu d'attention. Même si je sais que c'est vrai. Je sais que quelque chose en lui me donne envie de faire plus. Peut-être parce qu'il me rappelle ce que j'aurai pu devenir, sans Bruce. Et que ce scénario est bien triste. Je m'imagine quelques instants dans les rues, les poings en sang, de la rage dans le coeur et sur le visage. Triste. Mélancolique. Je secoue ma tête. Ne plus y penser.
-Lis à voix haute, j'ordonne, pour me changer les idées.
Bruce s'exécute. En continuant de jouer avec mes cheveux. Je sens mon corps se détendre un peu. De quoi fermer les yeux quelques instants. Dormir un peu. Mon enveloppe charnelle n'arrivera pas à suivre sinon. Je le sais. Alors je m'endors un peu. Pour revoir les formes sans vie de mes coéquipiers. Leurs yeux ouverts. Vides. Je me réveille en sursaut. Bruce a les bras levés. Les sourcils froncés.
-A cause de la sorcière?
Je hoche la tête. M'engouffre contre lui. Il me prend dans ses bras. Me balance un peu d'avant en arrière. Chante notre chanson. J'en ai marre. De moi. Du monde. De tout. Envie de frapper quelque chose. De tout balancer en l'air. De quitter cette vie. De revenir à notre vie à deux. Peut-être à trois maintenant. Je sens de nouvelles larmes couler le long de mes joues. Faute de pouvoir me défouler sur un punching ball.
-C'est à cause de Wanda?
Je lève mes yeux trop rouges. Trop embués. Vois à peine l'autre à travers le rideau de mes pleurs. Je vois Pietro. Son regard chargé de remords. De pitié aussi. Je déteste ça. Alors je ravale mes sanglots. Respire un peu trop fort. Tente de me dégager de l'emprise de Bruce. De quoi lui défoncer sa gueule nouvellement reformée.
-J'ai pas besoin de ta pitié connard.
Il hausse un sourcil.
-Mais par contre celle du monstre ne te dérange pas.
Je démarre au quart de tour. Pas le temps pour Bruce de me retenir. Je ne vois plus que lui. Lui et ma rage. Ballet endiablé. Sa vitesse contre ma ruse. Je le déteste. Je le déteste tellement fort. Les meubles volent sur notre passage. Je crois entendre des balles dans mon dos. Fury. Je me retourne. Il plisse les yeux. Mais baisse son arme. Me laisse me défouler. Tout envoyer valser. Je ne vois plus que cet éclat d'argent. Qui m'exaspère. Il sort de la maison. Avec son rire. Et son sourire narquois. Je le déteste. On danse. Lui et moi. Pour savoir qui tombera en premier. Qui finira en premier au sol, épuisé, le corps en miettes. Il est bien parti pour. Parce que je le déteste. Je n'entends plus rien d'autre que ses grognements de douleur. Sans percevoir les cris de Bruce. Ou de Wanda. Ne nous sommes plus que tous les deux. Perdus dans notre rage. Dans notre frustration. Il me balance un poing dans la gueule. Sang dégoulinant dans ma bouche. Je le crache. Il sourit. Tente de s'approcher. Je le repousse avec un coup de pied dans les couilles. Il gémit de douleur. Gronde. Grogne. On reprend notre danse un peu étrange. Parce que je ne sais plus vraiment comment tout cela a commencé. Il me plaque contre un mur. De la grange. L'édifice tremble sous l'impacte. Mon dos gémit. Ses yeux sont engloutis de noir. Je crois que les miens aussi. Et je sens ses lèvres se presser contre les miennes. Sans aucune tendresse. Rien que le besoin d'un contacte humain. Besoin de se dominer l'un l'autre. Notre danse continue dans nos gestes trop durs. Dents qui s'entrechoquent. Ma langue s'infiltre dans sa bouche. Doigts qui tirent ses cheveux. Ses mains bloquées sur mes hanches. Besoin d'air. On se détache un peu. Juste le temps de reprendre notre souffle. Front contre front.
-Conna…
Mot étouffé par sa bouche de nouveau sur la mienne. Ses doigts qui glissent sous mon haut. Qui palpent mes cicatrices. Gémissement qui m'échappe. Frisson le long de ma colonne. Mécanisme d'auto-défense. Je le repousse de toutes mes forces. Décoche un pain dans sa mâchoire. Comme la dernière fois que quelqu'un a osé soulever mon t-shirt. Personne ne doit les voir. Personne ne doit les toucher. Ni même y faire allusion. Il n'y a que Bruce pour les avoir vu. Mais il ne connaît pas leurs histoire. Il n'a jamais demandé. Ne le demandera jamais. Et ne saura rien si je ne lui dis pas intentionnellement. Je ne sais pas comment lui expliquer. Que quelques unes sont de mon frère. Que d'autres sont de bagarres que j'ai déclenché. Et que la plupart sont de moi. Avec un rasoir. Un couteau. Des ciseaux. Un briquet. Tout ce qui est bon pour avoir mal au corps plutôt qu'à l'âme.
-Putain ça fait mal!
Il exulte, se tenant la mâchoire. Je souris, l'air conquérante, alors qu'à l'intérieur je meurs un peu plus. Parce que personne ne pourra jamais me toucher. Jamais aimer ce corps que je hais. Trop fin. Trop petit. Trop fragile.
-T'as juste aucun réflexe.
Je sens ses yeux me déshabiller du regard. Je le vois se rapprocher de nouveau. Retenter de poser ses lèvres sur les miennes. Je décale ma tête. Il se retrouve à embrasser la peinture rouge de la grange. Il prend mon visage en coupe entre ses mains.
-Je m'en fous de tes cicatrices. J'en ai aussi.
Il glisse ses doigts contre les miens. J'aimerai me dégager. Mais étrangement, sa main contre la mienne ne me dérange pas. Il guide ma paume jusqu'à ses abdos. Je sens une légère bosse. Comme un impacte de balle. Il la fait glisser jusque dans son dos. Constellé de résidus de coupures. Je pose mes yeux dans les siens. Bleu contre bleu. Glace contre glace. Il a l'air terriblement sérieux. C'est bien la première fois que je vois cette expression dans son regard. C'est comme un déclic dans mon esprit. Je ne sais plus vraiment pourquoi nous sommes là. Comment on s'est retrouvé là. Ma rage n'est qu'un lointain souvenir. Je crois aussi avoir oublié Bruce. Tout seul avec Fury et Wanda. Il n'existe plus que le bleu devant moi. Que ces cheveux blancs. Que ce corps pressé contre le mien. Nouvel essaie. Il rapproche son visage du mien. Doux. Ses lèvres contre les miennes. La haine a laissé place à la tendresse. Nos langues dansent comme une seule. Domptées l'une et l'autre. Mes mains se faufilent sous son t-shirt. Ou celui de Clint peut-être. Les siennes suivent les courbes de mon haut. Sans jamais se presser en dessous. Tout est doux. Je ne sens plus que son odeur, qui me submerge toute entière. Je ne sens plus que ses doigts, trop loin de ma peau. Il glisse ses lèvres contre mon cou. Je ne peux que retenir un gémissement quand il suçote la chair tendre. Lèche lentement son oeuvre.
-Tu es à moi maintenant.
Voix rauque. Si grave qu'elle me transperce les os. Même pas le temps de dire quoi que ce soit qu'il repart à l'assault de ma bouche. Avec un peu plus d'entrain. Nouveau ballet enflammé. Toujours à savoir qui va gagner sur l'autre. Qui domptera l'autre. Grognements bestiaux. Dents contre dents. Mains qui griffent. Dévorent. Emplissent tout l'espace. Sans jamais oser ôter les vêtements. Je le plaque presque inconsciemment contre le mur. Me retrouve en position de force. Glisse mes dents le long de sa mâchoire. Un peu plus bas. Suit la ligne de sa clavicule. Jusqu'au tissu. Il grogne de frustration. Tente d'enlever son haut. Mais je garde ses mains plaquées sur le bois. En force brute, je gagne. Ma langue fait le trajet retour. Jusqu'à ses lèvres gonflées. Je prends quelques secondes pour apprécier le spectacle de ses yeux fermés. De son corps arqué. Sourire qui éclate. Vite englouti par un nouveau baiser. Mes mains se faufilent dans ses cheveux. Pour être toujours plus près. Encore plus près. Et ses mains à lui décident de passer outre les ordres. Se glissent sous mon t-shirt. Peur. Mais je pense à ses cicatrices à lui. Jusqu'à ce qu'il touche celle interdite. Celle que je me suis faite après l'avoir tué. Lui. Si grande qu'elle part de mon ventre pour remonter vers ma poitrine. Je sens un frisson glacé couler le long de mon dos. Et ses lèvres se glissent contre mon cou. Ses mains lâchent ma chaire endolorie. Se posent sur mes fesses. Je lève mes jambes plus par instinct que par réelle envie. Besoin d'être toujours plus près. Je sens à peine mon corps être propulsé à l'intérieur de la grange. Impacte de mon dos sur quelque chose de doux et râpeux à la fois. De la paille. Ses mains qui soulèvent peu à peu mon haut. Les miennes qui se frayent un chemin à travers son t-shirt. Sur les abdos en béton. Besoin de… Une ceinture qui se défait lentement. Un préservatif que je sors à la hâte de ma poche. Et nos gémissements qui emplissent l'air saturé de poussière, bien à l'abri des regards indiscrets.
Alors, surpris? J'aimerai bien savoir ce que vous en pensez, de ce pairing. S'il est intéressant ou qu'on s'en fout. Je suis curieuse de savoir ce que vous en pensez :) Sander est-elle mieux seule que mal accompagnée?
Je vous laisse me dire tout ça en commentaire :)
