Hello!

Alors, c'était bien les vacances? Votre halloween c'est-il bien passé? Je dois dire que me balader en Red Hood dans les rues de mon petit village était assez fun :) J'adore beaucoup trop halloween… Mais maintenant, on part tout droit vers noël, ses chocolats, ses guirlandes et ses cadeaux!

Pardon, je parle encore un peu trop de tout et de rien… En tout cas, merci encore à tout le monde pour suivre cette fiction qui me tient tellement à cœur, pour être la première que je publierai entièrement et sur le fandom Avengers en plus!

Aussi, petite précision, c'est un peu chaud à la fin de ce chapitre. Rien de très graphique mais je préviens simplement, au cas où. Même si je pense avoir écrit ça assez soft, on ne sait jamais…

Disclamer : Je peux faire faire à Sander n'importe quoi, je m'en fous, elle est à moi. C'est un peu plus compliqué en ce qui concerne les autres, puisqu'ils appartiennent tous à MARVEL...

Réponse au review:

Guest (mais je suppose que c'est Irenee Moriarty ;p ) - Merci de nouveau pour m'avoir écrit un petit mot! J'adore les lire, ça me donne encore plus envie de publier :) C'est vrai que cette phase de Pietro est assez choute même si on peut dire que sa nana comme sa sœur, peuvent le défoncer quand elles veulent… Désolé, je ne peux rien te promettre quant à la suite. Sinon, ce ne serai pas drôle! Merci encore et j'espère que ce chapitre te plaira!


Yeux fermés. Odeur mêlant tisane, huiles essentielles et sueur. Une odeur que j'aime. Qui m'indique que je suis à ma place. Et des bras. De grands bras. Parce que je suis petite. Comme imbriqués contre mon corps. Autant pour me réconforter que pour le réconforter. Un baiser sur mes cheveux. Comme une caresse sur mon être tant de fois maltraité. Ca faisait longtemps. Que je n'avais pas juste fait attention à tout ça.

-On doit se préparer. Je crois que tu es attendue.

J'ouvre les paupières. Tourne mon regard derrière nous. Pietro et Wanda. Bien sûr que ce sera eux deux. Jusqu'à la fin des temps. Pauvre de nous. Nous ne serons jamais que deux. Mais cinq. Ou six avec Nat'. Etre multiple. Six contre le reste du monde. Croisement entre des siamois et un cerbère amoureux. Liés par un coureur agaçant et une gamine toujours en colère. Alors je m'extirpe, un peu à regret, de l'étreinte réconfortante de Bruce pour enlacer la main de Pietro. Il sourit, puisque les autres sont déjà partis. Et que nous pouvons être ensemble, sans eux. Il pose ses lèvres sur les miennes. Doucement. Passe une main dans mes cheveux. Et puis on doit se séparer. On doit s'armer. C'est la guerre. Une guerre étrange, contre un robot sorti de notre atelier. Mais c'est la guerre quand même. Mon regard se durcit. Mes muscles se tendent. Je m'écarte. Parce qu'il est l'heure.

-Allons défoncer du métal.

Hochement de tête. Nous nous dirigeons dans les vestiaires. Je me retrouve seule avec Wanda. Pour la première fois depuis que nous nous connaissons. Silence pesant. On entend que notre respiration. Et le bruissement des tissus contre notre peau. Enfin, contre la mienne. Elle ne se change pas, gardant son éternelle veste rouge. J'enfile ma combinaison, mes gants, mes bottes… Sans qu'elle ne dise un mot. Mais je crois qu'elle veut le faire. Qu'elle veut me parler. Mais qu'elle ne sait pas comment faire. Je soupire. M'arrête avant de prendre mon pot de maquillage. Pour me rendre anonyme dans cette bataille.

-Qu'est ce qu'y a?

Elle sursaute. Triture les bords de sa robe. De sa robe. Pas pratique pour combattre.

-Rien.

Regard fuyant. Je lève les yeux au ciel. Me détourne entièrement de ma tâche pour la regarder dans les yeux. Eux, ils disent plein de chose… Si on sait comment les écouter. Pietro sait, lui. Pas moi. Mais je sais qu'ils veulent parler. Alors je croise les bras. J'attends. Nos trois minutes sont bientôt écoulée. Et je n'ai pas que ça à faire.

-Merci.

Voilà. Un mot qui sort de sa bouche. Je hausse un sourcil. Pourquoi me remercier?

-Merci de nous avoir ouvert les yeux. C'est grâce à vous qu'on s'est rendu compte de notre erreur.

Je grimace. Elle ose me vouvoyer. Alors que je suis plus jeune qu'elle. Et que nous allons nous battre côte à côte.

-Tutois-moi.

C'est tout ce que je trouve à dire. Je reporte mon attention sur mon maquillage. L'étale sur mes yeux, formant un bandeau noir. Je tente d'attacher mes cheveux. Soupire. Parce que je suis incapable de le faire. Deux mains me viennent en secours. Gorge qui se noue. La dernière fois, c'est Natasha qui les a attachés. Mais Natasha n'est plus là. On va la récupérer. Je vois ma détermination grandir dans le miroir. Mes poings se serrent. Mon regard se durcit. On va tout faire péter.

-Allons-y.

Les yeux de Wanda s'assombrissent. Il est l'heure. La guerre hurle à nos oreilles. Nos doigts tressaillent, prêts à se battre. Nos coeurs battent à un rythme effréné. De peur ou d'excitation, je ne saurais dire. Elle semble si fragile, elle qui se battait il y a peu pour une cause à tout perdu. Son but. Ses croyances. Sa vision du monde. Je pose une main sur son épaule, dans l'espoir de la conforter dans ses choix. Elle me jette un rapide coup d'oeil. Me sourit doucement. Parce qu'elle sait ce qui se cache au fond de moi. Elle sait que nous sommes un peu pareilles. Que nous avons quelqu'un sur qui compter. Que nous avons quelqu'un à protéger. Et que si les protéger veut dire se battre, alors nous nous battrons jusqu'à la fin. Jusqu'à la mort. Pas besoin de milles mots pour se comprendre. Tout est dit dans notre échange silencieux. Il ne dure pourtant pas longtemps. Mais je sens son courage se gonfler à bloc. Il lui faudra bien ça pour faire face à Ultron. Je sais qu'elle peut se défendre. Elle nous a bien tous vaincus. Tous autant que nous sommes. Visage fou d'Alec. Pile de corps en décomposition. Soudaine envie d'un câlin. Pour un peu de chaleur. Ou simplement d'une main sur mon épaule. Mais je me retrouve avec une main dans la mienne. Celle de Wanda. Je crois qu'elle est un peu gênée. Pourtant, elle a pigé mon fonctionnement. C'est juste ce qu'il me fallait.

-Merci.

Je murmure, peut-être trop bas. Je ne sais pas si elle m'a entendue. Nous arrivons rapidement aux cages. Je me recroqueville dans un coin de notre avion. Tous les autres sont sur le qui-vive. Prêts à en découdre. Je sais que moi aussi. Mais je suis incapable de le montrer. Parce que je pense encore à ce que Wanda m'a fait voir. Pietro se poste à ma droite. Il parle avec sa soeur. Je sens son épaule contre la mienne. Un peu de chaleur. Bruce s'installe à ma gauche. Enroule un bras protecteur autour de mon cou. J'en ai besoin. Je pose ma tête sur son torse. Il dépose un baiser sur mon front. Il sait tout le temps quand ça ne va pas. Comme je sais quand il ne va pas bien. Je sais que maintenant, il est partagé entre colère et désespoir. Je sais qu'il pense à une rousse que nous avons abandonné derrière nous. De ma faute. Parce que je fais toujours ce qu'il ne faut pas. Je me recroqueville un peu plus contre lui. Pietro fait en sorte de se rapprocher. Mais lui ne peut pas comprendre. Il ne sait pas ce que c'est, que d'être comme nous. Que d'être une famille alors qu'on a pas de lien du sang. Qu'il y a quelques années, on ne se connaissait même pas. Mais que maintenant on a même pas besoin de parler pour savoir. Et on a besoin l'un de l'autre pour survivre.

-Qu'est ce qui ne va pas?

Je lève le visage. Il me parle. En espagnol. Personne ici ne peut comprendre. Surtout pas les jumeaux. Je souris doucement. Me love encore plus contre son torse chaud.

-J'ai peur de vous perdre.

Il dépose un baiser sur mes cheveux.

-J'ai peur que cette pile de cadavre que j'ai vu dans mon rêve n'existe.

Il se rapproche. Nous ne faisons plus qu'un.

-Je te protégerai.

Je ressers mes poings. C'est ce que je veux éviter. A tout prix. Je l'aime trop pour qu'il me dise ça. Pour qu'il me dise qu'il veut tout abandonner. Comme ça. D'un claquement de doigt. Se sacrifier. Pour moi. Parce que moi, ce n'est pas grave si je disparais. Je suis en sursis depuis que je suis venue au monde. Je ne comprends rien des autres. De leurs manières. De leurs façons de faire. J'ai l'impression d'errer dans un monde qui n'est pas le mien. Un monde auquel il s'accommode très bien. C'est celui dans lequel il a vécu, bien avant que nous nous connaissions. Il comprend ses règles. Ses joies. Les applique à la lettre. Alors que moi, je me retrouve au milieu de tout ça un peu par hasard. Parce que je suis obligée d'être là. Que les choses autour de moi évoluent un peu comme elles veulent. Elles évoluent tant que je me suis perdue en cours de route. Que je fais face aux conséquences de mes actes. J'ai laissé Natasha derrière pour être avec Pietro. Je ne sais même pas si tout ça en vaut la peine. Le seule chose qui me raccroche à la réalité, c'est lui. Lui, cet homme qui se prétend monstre. Qui abrite un être incompris par beaucoup trop de gens. Que je comprends. Parce qu'il est comme moi. Qu'il n'a rien à faire dans le schéma de la vie. Ils sont tous les deux mes trésors. Mes ancres. Ceux que je protégerai. Que j'ai trop peur de perdre. De les voir s'effacer de ma vie. Je ne pourrai pas supporter de les perdre. La simple idée de les voir étendus sur un sol trop froid à fait ressurgir beaucoup trop de choses. Je ne supporterai pas de les perdre définitivement. Alors je m'accroche. Je reste près de lui tant que je le peux. Je ne le lâche pas. De la nuit. Steve, un peu tard, finit par nous apporter nos repas. Il sait que nous ne bougerons pas. Je sens parfois la main de Pietro qui tente de m'atteindre. Il doit se dire que c'est la dernière fois. La dernière fois qu'on se voit, la dernière fois qu'on se touche, la dernière fois que nous sommes ensemble. Mais je n'arrive pas à m'y faire. Je n'arrive pas à vouloir son contact. Pas que je n'aime pas cette main, qui explore. Qui a exploré bien au-delà que j'aurai pu le penser. Mais j'ai besoin d'être avec Bruce. Entièrement avec Bruce. Je sais que ça ne fait que quelques jours. Mais j'en ai besoin. Ne peut-il pas comprendre? Et puis le jour se lève. Doucement. La Sokovie s'approche. Grande. Immense. Menace lointaine mais pourtant si proche maintenant. Il ne nous reste que deux heures. Peut-être moins. On doit se séparer. La bataille approche. Bruce se lève. Va se servir une tisane. Un petit déjeuner aussi. Je me contente de me décrocher de lui. Pas faim. Alors que je devrais manger. Mon corps va dépenser trop d'énergie. Mais pas faim. Alors je me tourne. Me blottie un peu contre Pietro. Il passe une main dans mes cheveux. Tente de m'embrasser. L'avion est si lourd de regards que je détourne le visage avant qu'il ne le fasse. Il croise les bras. Me boude un peu. Alors je l'entraîne dans un petit coin reculé. Steve m'agrippe par le bras. Mais il voit dans mes yeux que me sermonner est inutile. Tout est inutile. Parce que plus rien n'a de sens. On m'envoie en guerre. Je ne suis pas un soldat. Pas comme lui. On envoie Bruce en guerre. C'est un scientifique. Plus rien n'a de sens parce que les protagonistes de cette bataille n'ont rien à faire là. Et pourtant nous y sommes. Dans cet avion qui nous mènera à notre fin. Steve doit voir tout ça dans mes yeux. Et l'imploration silencieuse, la demande discrète de Pietro, qui passe un bras trop protecteur - trop désagréable - autour de mes épaules. Je passe ma main dans la sienne. Le Captain soupire.

-On atterrit dans une heure.

Ca sonne comme une bénédiction. Puisqu'il a un sourire aux lèvres. Qu'il m'ébouriffe les cheveux, un peu fier. Mais je n'ai pas besoin de ça. Parce que lui n'a rien à dire. Même s'il fait parti de ma vie. Il n'a pas le droit de me dire qu'il approuve. Il n'y a que l'approbation de Bruce qui compte. Et il me l'a donné il y a quelques jours déjà. Avec son sourire narquois et sa conversation étrange alors que je sortais de ma douche. Le visage de Pietro s'illumine. Il est heureux. Et il doit penser à toutes ces choses qui me dégoûtent un peu. Mon visage à moi reste froid. Parce que je ne m'attends pas à ce qu'il y est plus que quelques baisers échangés. Jamais plus d'une fois. Pour ne pas devenir faible. Pour ne pas tomber amoureuse. On s'engouffre dans un petit coin couchette. Il n'y a personne. Il s'assoit sur un lit. Teste sa mollesse. S'allonge de tout son long, laissant entrevoir un pan de son ventre. De ses abdos. Il tapote la place à côté de lui. Le voir comme ça, tout en charme, me fait un peu rire. Alors je ris un peu. Son sourire s'étire. Il me parle dans sa langue natale. Mais il parle trop vite. Il doit comprendre à mes sourcils froncés que je ne pige rien de ce qu'il est en train de me dire. Il reprend en anglais.

-Je te fait tant d'effet que ça?

Je souris doucement.

-Non. C'est ta tentative vaine de me mettre dans ton lit, qui me fait rire.

Ses traits se tendent un peu. Mais il se reprend bien vite. Se tourne sur le côté. Pour me montrer un peu plus de ce ventre tout blanc. Tout musclé.

-C'est vraiment non?

Note d'espoir dans sa voix.

-C'est non. Jamais deux fois avec la même personne.

Tu devrais savoir, toi. Toi et ton sourire colgate. Toi et tes yeux qui rient. Je sais très bien quel type de mec tu es. Tu es de ceux qui draguent, pour chasser ce qui se cache au fond de toi. Pour effacer la douleur, le temps d'une caresse. Je sais que tu es de ce type là parce que j'en connais beaucoup des comme toi. Je les vois dans les bars. De ceux qui ne font pas attention à mon âge. Où je me perds parfois, au lieu d'aller en cours. Je les connais les types de ton genre, qui cherchent simplement un bout de chair pour faire passer toute cette violence en eux. Plusieurs ont déjà essayé de m'inviter dans leurs bras. Peu ont réussi. Un ou deux peut-être. Simplement un ou deux. Pour une nuit. Et une nuit seulement.

-Et des bisous?

Encore cet espoir. Maintenant que la flamme est éteinte. Mais ça, je ne peux pas le lui enlever. Ca, il a le droit. Parce que je lui refuse déjà tant de choses. Et que je me refuse déjà tant de choses. Je m'assois sur le lit. Il se redresse. Plonge ses yeux trop bleus dans les miens. Ou trop noir. Je ne sais pas. Il avance son visage. Je ne fais rien pour le repousser. Ni pour l'encourager. Je le laisse faire. Le laisse poser ses lèvres sur les miennes. Le laisse poser une main derrière mon cou. L'autre derrière mon dos. Il se rapproche. Et je m'enivre de son odeur de mec. Parce qu'il n'a pas de parfum. Simplement cette odeur à lui. Il faudrait en faire un parfum. Avec pour nom Cet enfoiré de coureur. Ca lui irai bien. Je souris un peu à cet image. Et nos lèvres se touchent. Explosion. De douceur. Il est doux. Tendre. Mais je veux plus. Je veux plus qu'un baiser volé, qui ressemble à une caresse. Parce que ce n'est pas nous. Ce n'est pas notre début. Je ne veux pas que ce soit notre fin. Cette tendresse ne me ressemble pas. Ca ne lui ressemble pas non plus. Alors je prends les rennes. Je m'approche un peu plus. Ecrase mes lèvres contre les siennes. Il comprend. Je crois. Nos dents s'entrechoquent. Nos corps se collent. Sauvages. Je crois que je lui mords un peu trop la lèvre. Du fer se mélange à nos salives. Tout paraît trop violent et trop calme. Parce que je veux plus. Mais je sais que je ne dois pas. Parce qu'il veut plus. Et qu'il respecte mon choix. Pourtant nos mains se baladent partout sur nos vêtements. Ses mains sur ma poitrine. Les miennes sur ses fesses. Ses mains dans le creux de mon dos. Les miennes sur ses abdos. Partout. Elles cartographient nos corps. Pour ne pas oublier. Puisque peu importe ce qui va nous arriver. Nous aurons au moins vécu ça. Une dernière fois. Parfois, des doigts dérapent. Se glissent sous les hauts. Un peu trop bas. Mais tout est flou. Alors on ne sait pas si on s'arrête ou pas. On sait juste qu'on s'embrasse. Un peu trop fort. Un peu trop longtemps. Que le monde n'existe plus. Mais qu'on part à la guerre. Et que cette guerre se rapproche, en même temps que son pays natal.


Alors, qu'en avez-vous penser? Je suis désolé pour les quelques fautes qui restent mais comme beaucoup de gens dans ma tranche d'âge, la fin des vacances rime à partir de chez mes parents pour rejoindre mon petit chez moi en ville alors ça m'a prit un peu toute ma journée pour me préparer et je voulais absolument vous le poster ce soir… Fin bref. Que pensez-vous encore de Pietro est Sander? Du petit côté un peu paternaliste de Steve?

PS : je viens de me rendre que quelques petites phrases sont passées à la trappe. J'ai tenté de corriger ça mais si vous en voyez d'autres, n'hésitez pas à la signaler, que je les remplissent de petits mots tout doux :)