Hello tout le monde!

Bon, je suis vraiment, vraiment, vraiment désolée. Je n'ai pas pu poster hier. Sachez que c'est pas de mon fait, Fanfiction ne voulait pas que je me connecte sur mon compte! Je vous promets que j'avais la rage! Mais bon le voici enfin, ce chapitre tant attendu! Sachez que c'est l'avant dernier, et qu'il y aura une pause de un mois entre ce tome et le suivant. Avec les examens qui arrivent et les vacances de noël, ça va être compliqué de publier régulièrement… Mais je ne vous abandonne pas et posterai peut-être deux ou trois OS entre temps :)

Réponse au review :

Irenee Moriarty - T'inquiète, ça ne me dérange pas les petits surnoms :) Je suis désolée, je t'ai fait attendre un peu plus… Mais comme je le disais, ce n'était pas de ma faute cette fois-ci! J'ai une question, cela te dérange-t-il si j'écris un OS à partir de ton idée? J'ai déjà commencé mais je ne le publierai que sous ton autorisation :) J'espère que ce nouveau chapitre va te plaire :) Désolé, j''écris cette réponse rapidement en cours...


Défendre Bruce. Ne pas s'inquiéter pour Pietro. Ni pour les autres. Défendre Bruce. Chercher Natasha. S'inquiéter pour Natasha. Garder la main de Bruce dans la mienne. Avoir peur pour les autres. Avoir peur pour Pietro. Non. Défendre Bruce. Chercher Natasha. Mes pensées s'entrechoquent dans mon esprit. Je ne peux rien y faire. Je suis partagée en deux. Parce que je ne veux pas oublier Pietro. Je ne veux pas qu'il disparaisse parce que je n'ai pas été là. Je ne veux pas que Bruce disparaisse non plus. Je ne sais pas quoi faire. Alors je me concentre sur le maintenant. Enfin, j'essaie. J'essaie de me concentrer sur le présent. Sur Bruce qui me tient la main. Pour ne pas que je m'effondre dans un coin de cette grotte trop grande. Parce que même si elle est grande, cette grotte, elle est tout de même fermée. Steve n'y a pas pensé. Pourquoi Steve n'y a pas pensé? Il pense toujours à tout d'habitude… Pas grave. Je suis avec Bruce. On se perd dans ce dédale de pierres. On avance lentement. A reculons presque. Mais il faut avancer. Natasha n'est pas loin. On s'engouffre encore un peu plus dans les souterrains. Et on se met à l'appeler. De tous nos poumons. Peu importe si Ultron nous entend. Je protégerai Bruce. Quoi qu'il m'en coûte. On hurle son prénom partout. En espérant qu'elle nous é 'elle nous entend. Vivre sans elle sera trop dur pour lui. Trop dur pour moi. Je ne veux pas le revoir dans cet état. Je ne veux pas le revoir avec une arme entre les doigts. A se demander si la vie vaut la peine d'être vécue. Il n'a plus le droit de penser ça. Pas qu'il avait le droit avant. Mais il l'a pensé quand même. C'est hors de question qu'il repense à ça. Interdiction.

Et puis sa voix. Sa voix veloutée. Féminine. Anguleuse. Qui résonne dans ces entrailles gelées. L'appelant lui. Il se met à courir. Je le suis. Elle semble soulagée. Pose son front contre les parois rouillées de sa cage. Bruce pose sa tête contre la sienne. Retrouvaille silencieuse. Je me sens un peu de trop. Alors je regarde autour. J'analyse l'endroit. Je vois les expériences ratées. Les robots en pièce détachées sur le sol. Frisson. Et puis une arme. Une arme chitauris. Je la prends. Parce que mes grandes batailles se résument à celle-ci. A celle qui a tout commencé et qui a tout finit. Qui m'a engluée sur place. Incapable de fuir de nouveau. Peut-être pour mon propre bien. Ou pour celui de Bruce. Qui a commencé notre vie avec les autres. Avec nos… amis. Avec nos coéquipiers. Là-bas, dans cette tour, à huit heures d'ici…

Je me tourne vers les amants. Me retient de penser qu'ils sont maudis. Parce que je suis là. Je suis toujours là. Pour me mettre entre eux. Consciemment pendant trop longtemps. Inconsciemment depuis peu.

Je tire dans le verrou de cette cellule sans issue. Ils sursautent. La porte de fer s'ouvre. Ils se retrouvent. Je regarde au loin. Pour ne pas voir leurs lèvres se toucher. Pour ne pas voir leurs mains se frôler. Ca me brûle la rétine rien que de l'imaginer. J'entends simplement. C'est déjà trop. Ils se murmurent des choses qui n'appartiennent qu'à eux. Et je pense à une grange. Trop loin d'ici. D'il y a trop longtemps. Où deux corps brisés se sont mélangés. Je pense à un avion. Une cabine. Où deux corps se sont entrechoqués. Parce que c'était leurs dernier moment. Je me souviens de ces mots, qu'on s'est échangés. Pour pallier à la douleur qui nous vrit les entrailles. D'être trop loin l'un de l'autre.

Main qui se glisse contre mon épaule. Je me retourne. Natasha me sourit un peu. Doucement. Puis on parle. On parle du plan. On lui dit qu'elle doit se mettre à l'abri. Ses lèvres se pincent. Comme quand elle est contrariée. Comme tout le temps. Je la comprends. Je n'étais pas pour ce morceau du plan. Mais je n'ai rien dit. Ce n'était pas à moi de dire quelque chose. Je sais qu'elle voudra se battre. Même si j'ai peur qu'elle disparaisse. Parce qu'elle est comme ça. Elle a besoin de se battre. Elle est un peu comme moi sur ce point.

-La guerre est finie pour nous.

Les mots de Bruce. Qui résonnent dans le silence. Je déteste ça. Ce nous ne m'inclue pas. Il n'y a que nous deux pour le savoir.

-Alors quoi? On disparaît?

Elle plante ses yeux dans les miens. Leurs verts m'agresse la rétine. Elle cherche une approbation dans mon regard. Ou l'inverse. Elle cherche quelque chose qu'elle ne trouvera pas. Puisque ce n'est plus moi aux commandes. Que je le laisse prendre des décisions sans moi.

-Vous disparaissez. On se charge du reste.

Parce que Bruce doit être protégé. A tout prix. J'espère qu'elle le comprend. Qu'elle sait pourquoi elle est mit à l'écart. Pas pour la mettre en sécurité. Mais pour le mettre en sécurité. Parce que je ne peux plus assurer cette tâche. J'ai quelqu'un qui m'attend. Là haut. Qui court plus vite que le vent. Qui embrasse avec des charbons ardents. Je prends Bruce dans mes bras. Mes bras trop petits. Je sens des larmes dans ma gorge. De grosses larmes. Mais je ne pleure pas. Il ne doit pas se souvenir de moi comme ça. Il n'a pas le droit de se souvenir de moi comme ça. Je dépose un baiser sur sa joue, puisque je ne peux pas atteindre son front. Puis je me tourne vers Natasha. L'enlace. Son corps si raide se détend petit à petit. Elle pose sa tête sur mon épaule. C'est la fin. Notre fin. La fin d'un cerbère. Une des têtes s'émancipe. Disparaît dans la nature. Pour rejoindre des jumeaux siamois. Un jumeau. Un enfoiré de coureur.

-On vous rejoindra dès que possible.

J'écarquille les yeux. Parce que j'ai peur. Pour eux. Parce que je sais ce qu'elle veut dire par là. Elle veut dire que Bruce va s'effacer. Que Hulk va prendre sa place. Parce que de eux deux, c'est le soldat. L'arme de guerre. Qu'elle l'a toujours vu comme ça. Et je ne peux rien y faire. Je serre un peu plus mon étreinte.

-Fait attention à eux.

Elle hoche la tête. Je me détache. La regarde un peu. Elle est déterminée. A venir se battre. Parce que c'est une guerre. Et une guerre rassemble tous les soldats disponibles. Même ceux qui n'ont rien demandé. Surtout ceux qui n'ont rien demandé. Je m'en vais à contre coeur. J'aurai voulu être là pour eux. Mais j'ai quelqu'un d'autre à protéger. Puisque je sais maintenant que Natasha est là pour veiller sur eux. Je fais le chemin inverse. Seule. Les murs semblent m'écraser. Et au fond, tout au fond, j'entends déjà Hulk. Sa voix grave et caverneuse qui engloutit tout. Il faut que je sorte. Je m'extirpe de cette cage naturelle. Mes yeux ont un peu de mal à s'habituer à la lumière. Je les ferme. Les rouvre rapidement. Ce brouhaha. Ce n'était pas prévu. J'allume mon oreillette. Pour entendre que la Sokovie se détache du continent. Comment un pays peut-il se détacher d'un continent? Et des robots. Des robots partout. Qui détruisent tout. Qui tuent tout. Rage qui gonfle mes veines. J'agrippe mon arme de fortune. Mon arme chitaurie. Cette relique d'un passé pas si ancien. D'un passé d'il y a deux ans. Je tire. Un peu partout. Parce qu'ils sont partout. Et un éclair bleu. Ou blanc. Je ne sais pas. Simplement un éclair dans le lointain. Qui s'approche. Une tornade qui détruit tous les êtres robotiques sur son passage. Pietro. Il s'arrête pour me sourire. Et repart. Il semble épuisé. Il court trop. J'ai peur pour lui. Pour finalement me dire que ça va aller. Que ça doit aller. J'entends des cris. Un peu plus loin. Des enfants, pris au piège. Je fonce dans le tas. Sans vraiment penser à moi. Je me bats. C'est la seule chose que je sais faire. Et si les gamins ont peur de moi au début, quand j'ai fini de dézinguer toute cette féraille, ils m'écoutent. Je leur dis de se cacher. Dans un coin. Je ne sais pas où. Mais de se cacher. Pas en hauteur. Pas près d'un immeuble. Dans une voiture par exemple. Un voiture. C'est bien ça. Ils pourront être en sécurité, le temps qu'on arrive à les évacuer. Captain nous parle dans l'oreillette. Mais je ne l'entends pas. Je me bats. Comme jamais. Ou comme toujours. Je ne sais pas bien. Je ne sais pas bien si j'y arrive. Puis je croise Hulk. Et son sourire géant. Parce qu'il est là. Parce que je suis là.

-Sander!

Grosse voix. Il veut me prendre dans ses bras. Mais un androïde l'attaque avant. Il l'envoie valser d'une pichenette. Je suis heureuse qu'il soit là. On a pas besoin de parler. Je monte sur ses épaules. On défonce tout. Et rien. Des robots ou de la caillasse. Pas de gens. On fait attention aux gens. C'est tout. Au bout d'un moment, les cibles se tarissent. Alors on se met à aider. A les mettre à l'abri. Tous. Je fais la circulation. Hulk se charge des derniers insectes électroniques. Dans nos oreilles, Natasha et Steve perdent espoir. Soit on détruit la ville soit on détruit la planète. Pas d'échapatoir. Besoin du réconfort de Hulk. Je me poste à son flanc. Il pose sa main immense sur mon crâne. S'assoit en plein milieu du champ de bataille. Je m'installe sur ses genoux. Arme sur les cuisses. Au cas où. On va mourir. Je vois la pile de cadavre. Je n'aurais jamais dû laisser Natasha faire. On va mourir tous ensemble. Personne pour raconter nos histoires, toutes un peu trop sordides. Un peu trop brisées. Personne pour dire que l'enfant et la bête ne sont pas ce que tout le monde croit. Que le scientifique n'a pas à être chassé. Que les espions ne sont pas si les jumeaux se sont perdus en cours de route. Que le génie est un peu trop cassé. Que le dieu n'arrive pas à être un homme. Que le soldat n'a jamais fini d'être en guerre. Personne pour dire que nous sommes humains. Que nous faisons des erreurs. Mais qu'on aimerait bien pouvoir tout réparer. Tout ça, c'est de notre faute. De la faute de Tony. Et on va mourir pour ça.

-Ravi que la vue vous plaise…

Fury. L'enfoiré. Steve m'ôte les mots de la bouche. Robot. Je pointe mon arme sur lui. Mais un éclair d'argent passe.

-Je vous emmène quelque part.

Sourire. Encore et toujours cet éternel sourire. Qui me réchauffe le coeur. Un peu. Je lance un regard en arrière. Hulk grogne. Mais ne fait rien quand je m'avance vers le coureur. C'est suffisant pour que je le laisse.

-A toute…

Pas le temps de finir ma phrase que je suis déjà à côté de Steve et de Natasha. A regarder l'héliporteur. Bordel de merde. Salaud.

-Foutu pirate à la con.

-Bonjour à toi aussi Sander.

Toujours cet air moqueur. De celui qu'il fait quand il est fier de lui. Je ne l'aime pas. Mes muscles se tendent. Je prends, un peu mécaniquement, la main de Pietro dans la mienne. Parce que Bruce n'est pas là mais que lui si. Pourtant, à la vue de cet avion énorme dans le ciel, je me sens soulagé , Fury peut se montrer utile.

-C'est ça le SHIELD?

Je hoche la tête.

-Comme il aurait dû toujours l'être, lance derrière nous la voix de notre chef.

-Bah c'est pas trop mal.

Sa voix résonne dans mon esprit. Dans mon corps. Il baisse le regard vers moi. Et nos yeux se figent. On essaie de se parler comme ça. Sans rien dire. Parce qu'il ne comprend pas la petite douleur dans mon regard. Cette petite lueur qui fait mal. Parce que je me dis que j'aurai pu en faire partie, de ce SHIELD-là. Mais ça, je le garde pour moi. Il ne doit pas savoir. Il ne doit rien savoir de ce que j'étais avant. Parce que ça n'a rien à voir avec maintenant. Des navettes évoluent dans le ciel, oiseaux bénis pour nous et notre espoir en miette. On va pouvoir les évacuer. Les autres se mettent en marche. Les ordres résonnent dans nos oreillettes. Il est temps de se remettre au travail, maintenant qu'on a un plan.

-Tu peux me déposer?

Sourire aux coins de mes lèvres. Pietro ne se fait pas prier. Pas besoin de parler plus. Il me ramène près de Hulk. Je donne à mon géant vert les instructions. Il grogne. S'occupe des quelques robots qui osent s'aventurer un peu trop près de nous. Je transporte les habitants - les survivants - par groupe de dix. En privilégiant les familles. Je ne devrais pas. Mais j'ai peur pour les enfants. Ils sont trop petits pour voir tout ça. Même si je sais qu'au fond, moi aussi, je suis trop petite pour faire ce travail-là. Si on peut appeler ça un travail… C'est plus un devoir qu'autre chose… Je ramène toutes les vies sous ma charge près des navettes. Les abandonne ensuite à Rodhey. Je crois que c'est lui qui a la tâche de protéger les civils sur le point d'embarquer. Je crois que c'est ce que Tony a dit. Mais je suis trop obnubilée par ce que je suis en train de faire pour y porter grande attention. Bientôt, les rescapés se retrouvent tous dans les immeubles, près de la frontière. Heureusement que peu étaient sous notre garde. Nous avons beau être deux, je ne peux pas faire preuve de grande autorité avec mon mètre cinquante et mon âge, trop jeune pour les plus vieux d'être eux, qui m'insultent, qui m'accusent de vouloir les sortir de chez eux simplement pour récupérer leurs propriétés dont je n'ai rien à faire. Hulk, lui, ne peut tout simplement pas les transporter, inspirant la crainte dans les coeurs, dans le leurs comme dans le sien, qui a peur de briser inutilement de si petites vies. Un hurlement guttural. Je me baisse et baisse la tête du vieillard que j'escorte. Tir d'un robot. Je réplique juste après. L'adrénaline, tout juste perdue, parcourt de nouveau mes veines. Je remercie mon meilleur ami. Me ligue avec lui contre les créatures de métal se multipliant devant nos yeux. Elles nous rappatrient, un peu malgré nous, un peu à cause de nous, dans l'église, où les autres sont déjà entassés, l'oeil alerte, les sens aux aboies. Il faut protéger le bidule en vibranium. De ce que j'en ai compris. Pourtant, je reste près de mon géant vert. C'est sur lui que se concentreront les machines. Puisque c'est lui qui a le plus de force. C'est hors de question qu'ils le blessent. Pietro arrive à toute vitesse, comme en renfort, soutient silencieux pour la gamine un peu paumée que je suis. Je ne sais pas où donner de la tête. Ni qui écouter. Comment procéder. Je n'entends plus rien. Ne vois que l'être mécanique devant nous, qui parle, sans vraiment je ne l'écoute. Que je ne l'entende. Parce que je sais que la guerre est proche. Qu'elle menace. Qu'elle est là. J'entends au loin une armée s'avancer. Inspiration. Je positionne mon arme sur mon épaule, pieds plantés dans le sol. Regard dur. Expiration. La guerre est là.


J'espère que ce chapitre vous aura plus! Que pensez-vous de Hulk, qui laisse Sander faire sa vie sans rien dire? Et de la suite de notre petit couple?

Allez, je vous laisse, bye!