Voici voilà un second chapitre! Je remercie toutes les personnes qui m'ont laissée une review, ajouté en Favorite Author, Story, et Story Alert, ça m'a fait très très plaisir! Ainsi, merci à Elsa Black-Snape, Claire Rogue, Beth Dawson, Nat-kun, Ysialyse, PaleRealm, Kisis (je n'ai pas pu te répondre en PM, alors je le fais ici), L93 (merci à toi aussi), Pinktwilight1, Dadoumarine, Elfia, Luciusmaximus, Aiko Fubuki, Lumineko et Shina Maemi.
Je tiens à dire qu'il y a un personnage de mon cru ici, à savoir s'il va réapparaître prochainement, je ne saurais le dire, peut-être suivant sa popularité (genre ). Je m'excuse simplement d'avance d'avoir pris la liberté de ne pas respecter l'oeuvre de JKR, mais puisque c'est une fan fiction, alors soyons fous! (Je crois bien être la seule dans ce cas... (Quoi? des élucubrations? Que nenni!) ). Cependant, je reste, malgré cette écartade, le plus proche possible de notre vénérée auteur, à qui l'on aimerait bien piquer quelques personnages... Enfin, ça ne va pas continuer longtemps tout ça...
J'espère que ce chapitre sera à la mesure de vos espérances (qu'elles ne soient pas trop hautes, par pitié! ).
Chapitre 2: Quand les morveux prennent le pouvoir, sois digne!
Non mais à quoi pensait ce vieux radoteur ? Voilà, maintenant, il était là, près de Minerva qui avait fini l'appel. Anticiper les conneries des 6èmes, 7èmes et seconde 7èmes années n'était pas pour satisfaire le bougon maître des potions, sans parler des 3èmes années à rassurer !
Evidemment, il y avait les morveux qui le collaient, enfin, à distance respectable, personne n'avait envie de se frotter au redoutable chef de la maison Serpentard, et les autres qui s'élançaient en courant, pressés de dilapider leurs gallions.
-Severus, puisque vous vous êtes proposé pour accompagner les élèves, vous avez quartiers libres.
L'homme regarda Minerva avec un regard insondable.
-Pourquoi ?
-Eh bien, depuis que le mage noir n'est plus, les enfants ne sont plus en danger. Et comme le dernier mangemort a été arrêté il y a de ça un mois, je pense que vous pouvez disposer de votre temps à loisir. Il me fallait seulement un autre professeur pour la partie administrative disons nous. Déclara la directrice.
-Soit. Merci, Minerva.
Encore. Encore une fois, il n'était là que pour faire une tache noire dans le paysage, même pas utile à surveiller des morveux.
Résigné, il alla chez « Sorcier cut », un salon de coiffure tenu par le fils de son libraire préféré, lui-même installé dans l'allée des embrumes au chemin de traverse.
-Bonjour professeur Rogue ! Comment allez-vous ? Le questionna Antoine.
Le dit professeur le toisa et un maigre rictus apparu dans le coin de sa lèvre inférieure le gosse avait bien grandi depuis la dernière fois qu'il l'avait vu.
-Bien, Antoine, bien. Ton père m'a parlé de ta… boutique.
-Ah ah ah ! Rigola le jeune homme blond. Je présume qu'il vous a dit que j'ai trouvé une nouvelle lotion pour protéger les cheveux des vapeurs ?
-Hum, peut-être a-t-il soumis cette idée là… Avoua à contre cœur Rogue.
-Alors, envie d'une petite coupe avant de l'appliquer ?
Le maitre des potions eut, pendant une fraction de seconde très moindre, un air idiot sur le visage. Bon sang ! Il aurait dû y penser qu'il ne sortirait pas d'ici avant d'être passé sous les ciseaux du marmot…
-Puisque je ne peux y échapper… ironisa-t-il.
-D'accord ! J'ai encore quelques clients avant de m'occuper de vous, je vous laisse patienter dans la petite salle derrière le rideau bleu ?
-Mhh, marmonna un Rogue plus que mécontent.
Sans un regard pour la rangée de chaises et de miroirs, ni même pour tous les ustensiles moldus, il se dirigea vers le rideau et s'assit, contraint par le peu de place, à côté d'une touffe de cheveux noirs dépassant d'un livre de potion.
Pardon ? Un livre de potion ? Le maitre en la matière regarda la couverture « potions pour nourrissons ».
- Potions pour nourrissons ? Mais qu'est-ce donc que ce nom débile pensa l'homme aux robes noires.
Le jeune homme abrité par le livre le baissa, et se rongea un ongle.
-Potter ?
-Professeur Rogue ? Désolé, je ne vous avais pas vu arriver… je… Commença Harry, gêné d'être assis à côté du tortionnaire des cachots, en se tortillant sur sa chaise.
-Vous avez des difficultés pour comprendre une potion en particulier ?
La mâchoire du survivant se détacha, et il bafouilla :
-Vous… vous allez m'aider ?
-Pour une fois que vous vous intéressez un tant soit peu aux potions, je ne vais pas rater l'occasion pour vous essayer de rentrer dans votre tête quelques notions !
-Je… c'est pour mon filleul, Teddy Lupin. Je vais le voir pendant les vacances d'octobre chez sa grand-mère, et je voulais préparer des potions pour soigner les maladies enfantines, mais je n'y connais rien en maladies sorcières…
-Ah bon… Sachez qu'elles ne sont pas très différentes des moldues. Ce sont surtout les noms qui changent. Par exemple, d'après votre page, la dragoncelle, qui présente comme symptômes des démangeaisons dues à de petits boutons rouges, est pour les moldus, connue sous le nom de « varicelle ». Expliqua Rogue.
-Ah… Heu, merci, professeur. Mais…
-Oui Potter ?
-Vous vous y connaissez bien en maladies moldues…
-Comme avez pu le découvrir pendant votre 6ème année, je suis de sang mêlé. Ma mère était une sorcière, mon père un moldu.
-Ah et c'est donc comme ça…
-Que j'ai pu rencontrer votre mère et votre tante ? Oui. Nous habitions dans le même quartier moldu. Nous étions amis d'enfance, nous le sommes restés à Poudlard.
-Merci… chuchota Harry.
-Plait-il ? Demanda le professeur plus qu'étonné par les paroles de son élève.
-De me raconter tout ça… Et pour vos souvenirs aussi. Je sais que nous ne nous sommes jamais bien entendus… Mais merci quand même.
-Hum. C'est le moins que l'on puisse dire, pourtant, la guerre est finie. Disons que je vous voie toujours comme un gamin arrogant, pour être franc, mais je peux bien vous adresser la parole quand il s'agit de potions. Déclara Rogue en pinçant les lèvres pour plus de sévérité.
Bon Dieu que cet homme était de mauvaise foi ! Il ne lui avait pas seulement parlé de potion ! Pensa Harry. Il lui avait même plus parlé pendant ces cinq minutes qu'en sept ans, sans élever la voix ni même paraître agacé. Ça relevait du miracle. Il se garda bien de le lui dire, et afficha un sourire à ces pensées.
-Messieurs ? Qui veut passer en premier ? Demanda Antoine, ravi de découvrir que l'ami de son père n'avait pas dévoré l'élève (une fois n'est pas coutume), ni même lui avoir jeté un regard noir dont il avait le secret.
-Allez-y, Potter. Vous étiez là avant.
-Ah, heu, je pense que ça va prendre beaucoup de temps pour moi…
En effet, l'homme jugea la tignasse indomptable de l'élève, pour peu, il en aurait souri le fils du libraire allait avoir du fil à retordre pour le coiffer.
-Bien. Merci, Potter.
Rogue et Antoine sortirent de la petite salle, et le client se plaça sur le fauteuil devant le lavabo.
Le coiffeur mouilla les cheveux du professeur, les lava plusieurs fois pour enlever correctement la lotion graissante, puis l'installa devant un des grand miroirs.
-Alors, que voulez-vous comme coupe ? Plutôt, sexy, sauvage, dragueur… commença Antoine qui stoppa net devant le regard noir que lui lançait le regard.
-Hum… Sérieux, donc. Une couleur peut-être ? Tenta-t-il avant de recevoir le même avada miroité.
-Bon, j'ai compris. N'empêche, vous ne voulez pas raccourcir vos cheveux ? Et vous faire pousser un collet et un bouc aussi, ça vous irez bien… Surtout si on fait une couleur brune à vos cheveux…
-Non. J'aime mes cheveux noirs et mi-longs, et garder une barbe serait bien trop salissant.
-Mouais, dites surtout que ça vous rendrez l'air moins rogue. Se gaussa le coiffeur.
-Ne joue pas sur les mots Antoine.
-Donc, aucun changement, à part cette nouvelle lotion…
-Hum. Approuva le Serpentard.
Et c'est ainsi que le professeur ressortit un quart d'heure plus tard, avec dans sa poche une nouvelle lotion, et des cheveux légèrement ébouriffés, petite fantaisie d'Antoine qu'il n'avait pu qu'approuver devant le clin d'œil complice. Comme s'il pouvait paraitre dix ans de moins avec les cheveux en bataille… vraiment, ce gosse tenait bien l'espièglerie de son père.
Il regarda la longue rue principale de Pré-Au-Lard, affublée de cornichons. Il plissa les yeux vers un attroupement particulier de cette race de morveux, sur qui ils testeraient quelques potions, disons, seulement ceux qui étaient récalcitrants au règlement intérieur. Jugeant qu'il ne connaissait pas cette nouvelle boutique qui semblait avoir de l'engouement, il pressa le pas afin d'en découvrir la raison. De part sa présence, plusieurs élèves partirent apeurés. Allons bon, ça, il en avait l'habitude… Il arriva enfin devant la boutique. Pardon ? Boutique, dit-on ? Danger imminent pour jeunes morveux à la baguette qui démange leur cerveau, plutôt ! Par Merlin, Salazar et tous les grands magiciens ! (Sauf Albus, parce que là, il n'avait pas envie de se coltiner du peace and love version citron). Qu'est-ce que c'était donc que ce ramassis de futures conneries ? D'un geste brut, il défonça plus qu'il n'ouvra la porte, faisant sursauter quelques pauvres curieux, qui se pressèrent de sortir aux vues des pupilles noires furieuses. En réalité, il n'y eut pas que les curieux qui sortirent, mais la totalité des élèves qui n'étaient pas de Gryffondor… comme par hasard. Là où il y avait inconscience, on ne pouvait qu'y ajouter une note féline et rougeaude. Minerva allait être ravie de voir ses chers lionceaux dans de beaux draps…
Tatoués, non. Il se prit la tête entre les mains, le tatouage présent sur son bras gauche donna l'envie à Rogue de tous les carboniser.
-Puis-je savoir ce que vous avez l'intention de faire ici ? Demanda-t-il avec tout le mépris qu'il avait acquis pendant ses années d'enseignement.
Il savait qu'un tatouage sorcier était indélébile, même sur un mort. Il ne le savait que trop bien.
Les quelques braves, ou stupides, selon le point de vue Serpentard, prirent la fuite. Il ne restait qu'un petit groupe de 7ème année, dont le maître des potions distingua la dernière des Weasley… Evidemment, toujours à être là où il ne fallait pas… La sonnette retentit derrière lui, en même temps que l'hurluberlu, alias propriétaire et tatoueur s'avançait vers eux.
-Bonjour ! Alors, à qui le tour ?
-Moi… commença un… 5ème année que Rogue n'avait pas vu, c'est tellement minus à cet âge là aussi.
-Non, Monsieur. Vous n'êtes pas majeur, et vous êtes sous la responsabilité de Poudlard. Ainsi, je vous enlève 10 points pour votre mépris de l'autorité, et vous viendrez ce soir, pour une retenue. Termina l'homme aux longs cheveux noirs.
-Comme c'est fâcheux, mon petit. Mais en effet, ton professeur n'a pas tort. Je ne peux pas tatouer les mineurs… Déclara le gérant.
Bon, il était peut-être hurluberlu, mais pas irresponsable, c'était déjà mieux que rien, se dit le Serpentard.
-Severus Rogue, professeur de potions à Poudlard, n'est-ce pas ?
-Oui. A qui ai-je le déshonneur ?
-Ah ah, toujours aussi… aimable si je puis me permettre. Jack Ollivander, parent éloigné du fabricant de baguette, et accessoirement propriétaire de cette boutique. Et avant que vous ne disiez quoique ce soit, je vérifie l'âge de mes clients, et vous ne pouvez interdire les majeurs de se faire tatouer…
Rogue pinça les lèvres jusqu'à les blanchir, en effet, il ne pouvait rien dire. Pourtant, une idée peut-être loufoque venait de s'imposer à lui… Tatoueur, et parent d'Ollivander…
-A part cela, voulez-vous un quelconque renseignement sur les tatouages ? demanda malicieusement le jeune homme, qui n'ignorait pas la qualité d'espion, et part là même rescapé de la guerre également, du professeur.
C'était impossible, il le savait, mais il posa quand même la question :
-Peut-on effacer un tatouage sorcier ?
-Hum… ça dépend de beaucoup de facteurs… la nature de la magie, le sorcier qui l'a apposé, le temps…
-En somme, c'est impossible. Conclu avec une once de tristesse Rogue.
-Eh bien… je serais tenté de le dire, mais il y a ici une personne qui pourrait vous aider pour enlever cette marque… Harry Potter ? dit Ollivander, en regardant par-dessus l'épaule de l'homme.
-Oui ? Répondit timidement le survivant.
Rogue se tourna violemment vers lui. Puis quoi encore ? Ce morveux pouvait l'aider ? Et il aurait une dette envers lui ? Jamais. Jamais plus il n'aurait de dette envers personne. La dernière avait failli lui coûter la vie, ce qui l'aurait arrangé d'un côté… Mais protéger Potter pour l'amour de sa douce Lily lui avait valu 18 années de souffrance supplémentaire.
-Ce n'est pas la peine. Je vous serais gré de ne pas tatouer des inconscients qui risqueraient de le regretter plus tard, M. Ollivander. Sur ce, je vous quitte.
L'homme aux cheveux corbeaux parti dans une de ses célèbres envolées de capes, digne.
Et voilà! Un nouveau chapitre de bouclé!
Je réitère ce que j'ai dit précédemment, les reviews ne sont pas obligatoires (encore heureux!), et ne pas en avoir ne m'empêchera pas d'écrire, même si elles font très plaisir!
Merci à vous de m'avoir lue, en espérant que vous ayez passé un bon moment!
