Et voici voilà le chapitre 3! Donc, ça veut dire que le chapitre 5 est terminé! Enfin, je crois que j'ai mis un rated un peu trop élevé pour l'instant, mais ça va vite venir et glisser vers le M, donc, patience patience!

Ensuite, merci pour les personnes qui m'ont ajouté des reviews, notamment Kisis à qui je n'ai pas pu répondre. Donc je le fais ici: Harry ne va pas en rester là? Non, en effet, on voit à quel point il peut être têtu ce griffon! Egalement merci à Xanara, Mini-Yuya, Mariaco et sûrement à ceux qui lisent dans l'ombre! Enfin, s'il y en a! Je n'ose pas trop l'espérer, même si ça me ferait très très plaisir. Bref, trêve de blabla! Voici le troisième chapitre!


Chapitre 3: Les souvenirs refont surface avec la témérité d'un hippogriffe.

Toc toc toc.

Qui était l'inconscient à frapper à la porte de son bureau, ainsi se questionna le professeur Rogue avant de se lever et d'ouvrir. L'image d'un gosse avec un nid de poules en guise de cheveux lui agressa automatiquement la vue, et la voix du morveux s'occupa de ses oreilles :

-Bonsoir. Je m'excuse de vous déranger, Professeur.

-Potter. Que me vaut la joie de vous voir pour la seconde fois de la journée ? Fit le Serpentard, ironique, et d'autant plus amusé qu'Antoine n'avait rien pu faire.

-Heu… Je… je… Commença Harry, la tête baissée, honteux de ce qu'il allait faire.

« -Quoi ? Tu vas QUOI ? s'exclama Ron, qui venait de s'étouffer avec son jus de citrouille.

-Je vais aller voir Rogue pour lui rendre ses souvenirs.

-Le bâtard graisseux t'a laissé d'autres souvenirs que des retenues ?

-Ron ! C'est toujours notre professeur ! S'indigna Hermione. Et, pour ta gouverne, dans la cabane hantée, notre professeur, et elle insista bien sur le professeur, a donné à Harry des souvenirs de ses parents.

Le survivant acquiesça.

-Mais, s'il te les a donnés, ils sont à toi, maintenant, non ?

-Il était mourant, il ne devait pas en avoir besoin… Mais fumseck l'a sauvé. Alors je pense qu'il aimerait retrouver ses souvenirs.

-Ce sont de tes parents, Harry, je pense qu'il n'en a pas besoin, dit Hermione.

-Ceux de mon père, je crois qu'il s'en passera, oui. Mais ma mère Hermy… Je crois qu'il en était amoureux…

-Beurk… fit Ron. C'est dégueulasse ce que tu dis ! Ça me coupe l'appétit !

-Comme si tu pouvais arrêter de te goinfrer… »

-Je voulais vous rendre ça, dit Harry en sortant une fiole contenant les souvenirs de Rogue.

Ce dernier haussa un sourcil. Il se souvint de ce que c'était.

-Partez !

-Quoi ? Mais… je, attendez…

-Je ne veux pas de ça, Potter.

-Pourtant, ce sont vos souvenirs ! Cria le survivant.

-5 points en moins pour Gryffondor, monsieur Potter. Je ne tolère pas que vous veniez me déranger pour m'invectiver de la sorte.

-Ecoutez professeur, je suis sûr que ces… souvenirs sont importants pour vous. Je veux juste vous les rendre.

-Je n'en ai pas besoin. Trancha le potioniste.

-Vous aimiez ma mère ! Vous l'aimiez, alors, gardez au moins les souvenirs de ma mère…

-Qu'est-ce qui peut vous faire dire ça ? Avez-vous perdu la tête ?

Là, il marquait un point. Si la chauve-souris n'en voulait pas, il était vraiment fou de ne pas les garder, pourtant il continua :

-Ces souvenirs sont les vôtres…

Il s'arrêta de parler quand un groupe de Serpentard passèrent à côté de lui pour rejoindre leur salle commune.

-Entrez, déclara Rogue.

Harry, abasourdi mais néanmoins gêné des regards s'engouffra rapidement dans l'espace ouvert. La porte claqua. Avant que le plus âgé ne puisse parler, Harry lui dit :

-Je veux juste vous remercier… Pour cet après-midi. Et pour ces souvenirs. Mais ce sont les vôtres, pas les miens.

-Si je vous ai donné cela, c'est pour que vous les gardiez, je n'en ai que faire maintenant. Je préfèrerais finir de corriger les absurdités de mes élèves, si vous voulez bien prendre la peine de partir. Répondit Rogue, déjà assis à son bureau, et prêt à raturer.

Une fiole se posa sur sa feuille.

-Je commence à perdre patiente Potter. N'allez-vous donc jamais me laisser tranquille ? Vous êtes bien comme votre père ! Borné et stupide ! Lily, elle…

-Ma mère ?

-Sortez.

-Vous connaissiez ma mère, très bien même… Vous pouvez me parler d'elle ?

-Vous avez mes souvenirs, ça suffira.

-S'il vous plait, professeur.

-Bon sang Potter… Il souffla, passablement énervé. Soit. Puisque vous insistez.

Il se pinça l'arrête du nez car il savait que le gosse ne le lâcherait pas tant qu'il ne lui répondrait pas. Alors il lui proposa d'un coup de menton la chaise en face de son bureau, qu'il réservait d'ordinaire à ses chers petits Serpentaires. Rogue commença alors :

-J'ai grandi du côté moldu, où j'ai rencontré votre mère, Lily, et sa sœur Pétunia. Cette dernière n'était pas très encline aux bizarreries, et elle empêchait Lily de pratiquer la magie accidentelle d'un jeune sorcier. Je les observais souvent quand elles étaient au parc. J'étais fier de découvrir quelqu'un comme moi dans les environs. Comme vous avez pu le voir dans vos souvenirs, je suis devenu l'ami de votre mère grâce à ça. Pétunia me traitait de monstre, en disant que je pervertissais sa sœur, mais elle était surtout jalouse de ne pas être une sorcière elle aussi. Il s'arrêta pour boire un peu sa tasse de thé, qui fumait d'un sort de réchaud permanant.

-Nous étions très amis à Poudlard avec Lily, et manifestement, elle abhorrait autant que moi votre … père. Mais disons que nous nous sommes brouillés lorsque j'ai eu une parole déplacée que je ne pensais pas, alors que j'étais dans une situation particulièrement humiliante. Je ne voulais pas qu'elle me voit dans cet état. Et finalement, notre amitié s'est brisée lorsque je me suis mis au service de feu Voldemort.

-Vous l'aimiez ? demanda Harry, partagée entre la joie d'en connaître un peu plus sur sa mère, et l'appréhension de boire le thé de son professeur de potion.

-C'est la seule personne au monde qui m'ait vu autrement que comme un « bâtard graisseux ». Pour reprendre l'expression de votre cher parrain.

Harry esquissa un sourire triste à l'évocation de Sirius. Décidément, les personnes qu'il aimait le plus étaient parties trop vite.

-Bien, je crois avoir répondu à vos questions sur votre mère. Maintenant, j'aimerais corriger mes copies, si vous n'y voyez pas d'inconvénients, bien sûr, ironisa Rogue.

-Merci, professeur.

La poitrine du Serpentard se réchauffa soudainement. C'était probablement la première fois qu'on le remerciait sincèrement. Finalement, il n'était peut-être pas si inutile que ça.

-J'aimerais pouvoir vous rendre la pareille…

-Je crains que ce ne soit possible, Potter.

-Même… pour la marque sur votre bras gauche ?

-Cela ne vous concerne en rien il me semble.

Harry se leva, posa les deux mains sur le bureau du professeur Rogue, et dit la voix basse :

-Malgré toutes ses années où nous nous sommes haïs, vous m'avez aidé. Je n'ai rien fait pour vous remercier, et encore moins vous croire. Jusqu'à l'attaque de Nagini, jusqu'à ce que je découvre vos souvenirs, vous étiez un mangemort pour moi. Cette marque n'a plus lieu d'être, l'effacer, c'est comme me faire pardonner, Monsieur.

L'arête du nez pincée plus que de raison, le Serpentard répondit :

-Vous n'avez rien à vous faire pardonner, Potter. Vous avez agi comme n'importe quel élève méprisé par son professeur de potion, ex-mangemort qui plus est. Cette dette que vous vous infligez est inutile.

Le survivant, qui s'attendait à ce déni, rétorqua :

-Vous êtes de mauvaise foi. Je pense que pour vous aussi, ce serait bienfaiteur de ne plus avoir cette marque vous rappelant vos erreurs. J'ai parlé avec Ollivander, apparemment, il n'y a que moi, en théorie, pour supprimer ce tatouage sorcier.

-De magie noire ? Allons Potter ! A part mon Sectumsempra, vous n'avez jamais utilisé de magie noire. A moins que vous étiez utopiste et pensiez pouvoir enlever ça, fit-il en découvrant sa manche gauche, avec un simple sort de magie blanche !

Harry rougit de honte, non pas parce qu'il était ignorant sur ce point, mais justement parce qu'il le savait. Le tatoueur l'avait prévenu.

-Je le savais, professeur.

Le dit professeur le regarda dans les yeux, oh oui, il le savait ce morveux !

-Je me suis sacrifié depuis votre naissance à vous garder en vie, et vous voulez entacher votre âme de magie noire juste pour une simple marque, Potter ? Dit Rogue avec tout le mépris dont il était capable.

Mais le griffon ne se démonta pas, et pour faire honneur au courage de sa maison, il répondit :

-De toute façon, le rendez-vous est pris.

Devant la tête ahurie du maître des potions, il ajouta avec un sourire sadique :

-Et Dumbledor est de mon côté.

Les yeux dilatés de fureur, le Serpentard se leva pour écharper ce gamin qui avait déjà pris la fuite. Courageux mais pas téméraire non plus.

Là, il était coincé. Non seulement un Gryffondor lui avait fait un coup Serpentard, mais il avait mis le vieux citronné de son côté.

-Par Merlin, je suis perdu… murmura Severus en reprenant la correction de ses copies.

Finalement, ces mômes là, malgré leurs réflexions abracadabrantes sur les merveilleuses potions, lui donnaient le sourire: c'était toujours plaisant de corriger des incompétents.

« Bon sang, j'ai quitté le poste de directeur pour qu'on me fiche la paix, et voilà qu'un gosse de 18 ans se met en tête de me rendre la vie plus facile… » Fut la première pensée qui accueillit Severus en ce dimanche matin. Il était tôt, vers les 8h00, et il décida sans plus attendre de faire changer d'avis le barbu citronné, enfin d'essayer, dans la mesure du possible, de repousser l'échéance jusqu'à sa propre mort. Peut-être même que Poudlard ignorerait le fait qu'il ait été directeur, et qu'il n'aurait pas la malchance de partager l'éternité à côté d'Albus. Ce foutu vieillard foutait toujours son bec d'hippogriffe de partout.

-Bonjour Severus, fit Albus, après que le Serpentard soit entré dans le bureau vide. Vous êtes bien matinal, ajouta-t-il.

-La faute à qui, je vous prie ?

-Allons allons ! Harry fait ça pour vous faire plaisir.

« Cet hurluberlu ne nie même pas ! » pensa Rogue dans un accès de colère.

-Je me fous bien que ce gosse se lance dans les affres des services caritatifs. J'aimerais seulement ne pas en faire les frais, et encore moins quand il reçoit votre aval !

-Eh bien Severus, vous n'y allez pas par quatre chemins ce matin… soupira le vieux Gryffondor.

-Un petit bonbon au citron pour vous adoucir le palais ?

-Est-ce une tentative pour que je m'étouffe avec votre friandise, ou y a-t-il une quelconque substance illicite qui favoriserait la perte de ma pleine conscience ? Ironisa le maître des potions, avec une veine contre sa tempe droite gonflée de colère.

-Bien sûr que non, Severus, je suis désolé que vous ayez pu croire cela…

-Dites surtout que, dans l'état actuel des choses, vous n'avez pas pu le faire. Fit l'homme de rancœur.

Le portrait soupira, malgré sa mort, son cher petit espion était resté d'aussi mauvaise foi…

-Ecoutez Severus, j'aimerais que vous alliez la semaine prochaine avec Harry voir cet Ollivander. Je sais combien vous avez regretté d'être au service de Tom. Combien vous vous êtes repentis et combien vous avez fait. Maintenant, c'est à votre tour d'être récompensé, et je ne vois pas d'autre manière que celle d'effacer toute trace de votre esclavage, à défaut de ne pouvoir effacer votre passé.

-Pour avoir une dette envers Potter ?

-Qui a parlé de dette, Severus ? Certainement pas lui, ni moi, ni personne d'ailleurs.

-J'ai déjà survécu à Nagini grâce à Fumseck, il me semble que les miracles ont opéré, non ?

-Severus, ne soyez pas si mesquin envers l'avenir. Ne dites pas cela comme si vous eussiez préféré être mort…

-Pour ce que ça change, marmonna assez fort le Serpentard.

-Ça change beaucoup ! dit Albus en haussant la voix. Vous croyez que je ne me rends pas compte de votre état ? Si vous ne venez pas parler à un vieillard mort et qui subsiste sous la forme d'un tableau, vous vous enfermez dans vos appartements, réduits, qui plus est ! Ne me regardez pas ainsi. Vous croyez que je ne sais pas ? Que vous essayez de vous punir en rétrécissant votre espace de vie ?

-Je fais ce que je veux de mes appartements, jusqu'à preuve du contraire ! S'emporta Severus.

- Calmez-vous, mon ami. La guerre meurtrit bien des cœurs, mais j'eusse pensé que le votre soit encore préservé…

Le portrait se prit la tête entre les mains et continua :

-S'il-vous-plait Severus… Vous avez tant fait pour les autres, alors laissez vous un peu aller. Laisser Potter vous redonnez un bras vierge de toute marque du passé.

-Mais le passé ne s'efface pas ainsi, Albus…

-Non, bien sûr que non. Mais c'est fini. Il faut aller de l'avant, maintenant. Réapprenez à vivre.

Un seul instant, le visage impassible laissa la tristesse se refléter dans les orbes noirs.

-Bien, puisque je suis maudit jusqu'au bout… Fit doucement Severus.

Après tout, Albus avait raison, il fallait qu'il vive enfin. Qu'il vive pour lui.


Et voilà! Fini! ~~ J'espère que ça vous a plu de lire autant que moi de l'écrire!

Encore une fois, je ne demande pas de review, même si je commence à m'inquiéter de la tournure que prennent les évènements, donc si vous avez des conseils ou des remarques, je suis tout ouïe!

A dimanche prochain!