Bonjour, bonsoir.

Oui, je sais, cela fait plusieurs mois que je n'ai pas publié... Je m'en veux, si cela a manqué à quiconque. Cependant, j'ai mes raisons. Beaucoup de problèmes, de pleurs, et un déménagement ne m'ont pas aidée. Je ne sais pas si je pourrais avoir un rythme régulier, non, j'en suis sûr en fait, je n'aurais pas un rythme régulier pour écrire et publier cette histoire, d'autant plus que je suis en prépa. J'en suis navrée pour ceux qui attendent.

Un grand merci pour toutes les personnes qui m'ont laissé un message, un commentaire, ajouter à une liste de favoris etc. Donc, je remercie, en espérant n'oublier personne, auquel cas, j'en suis désolée (mais je confirme que cela m'a fait très plaisir!):

La-Faucheuse, Nushan ynis, Mad'Eyes Fol'oeil, Styvane, Little fairy popo, Lycos, ugo23, Ellana5154, Sandalian, Matsuyama, Gabrelle, Cristalya, Romain54114, Gardelina, Kisis, L93, Yuki-alice, Momo 0302, Anonyme 28, Melissa-Lena (la voilà, la suite! ^^) et Severine 32.

Kisis : pour la review, j'espère avoir répondu, tes attentes m'ont fait très plaisir, j'espère y avoir répondu dans ce chapitre! ^^

L93 :merci pour ta review, je réponds ici car je n'ai pas pu... Oui, j'ai eu mon bac! J'espère que toi aussi! ^^ Voici la suite, en espérant qu'elle te plaise, et désolée pour ce long retard!

Donc, encore un grand merci à vous tous, j'espère que ce chapitre vous plaira!


Chapitre 5: même les crétins connaissent le mot chantage.

-Par les couilles de Salazar ! C'est tout bonnement du chantage ! Vociféra le maître des potions de Poudlard.

Il était 11 heures du matin, dans le bureau de la directrice. Personnes présentes : Harry Potter, Minerva McGonagall, Albus Dumbledor et, contre sa volonté, il fallait l'avouer, Severus Rogue.

-Allons allons mon enfant. Calmez-vous, c'est pour votre bien que je fais ça.

-Pour mon bien ? Pour mon bien ? Hoqueta-t-il de colère. Vous osez me dire que si je ne vais pas chez ce fou, moins que vous, je dois le dire, vous allez quoi ? Faire circuler un truc moldu qui me montrerait avec un chapeau de père noël sur la tête ! Vous appelez ça « pour mon bien » peut-être ? J'appelle ça du C. .T.A.G.E !

De malheureux postillons de la rage proéminente de Rogue s'écrasèrent sur les bonbons au citron, au plus grand bonheur de Minerva qui s'empressa de jeter le pot dans une poubelle appartenant à Albus. Celui-ci la regarda faire, peiné, mais bien vite requinqué de voir qu'un nouveau pot faisait son apparition sur la table.

-Ecoutez, mon petit Severus, reprit un ancien directeur plus qu'amusé de la situation et qui ne s'en cachait pas, vous n'avez pas le choix.

-Ah ! Ils sont beaux vos discours, Albus, sur « ce ne sont pas nos actes qui déterminent qui nous sommes, mais nos choix » !

Harry tiqua à cette réplique qu'il avait entendue en seconde année. Albus Dumbledor serait donc un grand manipulateur. Serait-ce possible que le choipeaux ait hésité à l'envoyer à Serpentard, lui aussi ? Avant que le brun ne termine sa pensée, le directeur de la maison des serpents continua :

-Mais, évidemment, c'est vous qui choisissez pour moi ! Et ne me regardez pas avec vos yeux de strangulot frit ! Ça ne marche pas avec moi !

-Cela a bien fonctionné une fois… ne soyez pas de mauvaise foi, mon enfant.

-Si je n'étais pas de mauvaise foi, je ne serais pas le directeur des Serpentards depuis 18 ans ! Et je vous rappelle que vous tuer n'a pas été la partie la plus agréable de ma vie, loin de là !

Le Gryffondor comprit alors que c'était la seule faveur qu'il avait accordé à Dumbledor, mourir de sa propre main. Faveur bien étrange, mais qui leur avait fait gagner la guerre.

-Je sais, je sais. Mais je vous considère encore comme mon fils, et pour une fois, c'est une faveur pour vous.

-Si vous voulez faire de l'étalage sentimental, attendez que je sois absent pour cela, marmonna Rogue.

L'homme à la barbe argentée sourit les yeux mi-clos devant la remarque.

-Vous avez accepté, et bien que vous représentiez parfaitement votre maison, Severus, je sais que vous n'avez qu'une parole, et qu'elle est d'or.

L'interpellé grogna dans sa barbe imaginaire, avant de faire un léger signe d'assentiment.

-Bien. Puisque c'est réglé, il va falloir que vous partiez, dès cet après-midi pour la boutique de M. Ollivander. Il vous donnera les détails, mais selon lui, il faudra plusieurs jours pour que le processus soit stable et que vous puissiez vous séparer tous deux.

Harry regarda le portrait avec des yeux ronds comme des yeux d'elfes de maison, il n'avait pas entendu parler de ça, hier !

-Ne t'inquiète pas, Harry. C'est une simple mesure de sécurité. Mais M. Ollivander vous expliquera bien mieux que moi. Il doit certainement avoir tout réglé depuis hier.

Un silence à faire pâlir un détraqueur régnait dans le bureau directionnel, et Minerva le brisait seulement en exerçant son travail de directrice.

-Bien, Harry, Severus, vous pouvez aller à la grande salle afin de vous restaurer je pense, déclara la directrice tout en lisant un long parchemin.

Alors que les deux protagonistes la saluèrent et commencèrent à se diriger vers la porte, elle ajouta :

-Et qu'aucun de vous deux ne soit absent à 14heures devant les grilles du portail, je vous accompagnerai personnellement.

Severus lui lança le même regard noir qu'elle voulait se donner et partit dans son envolée de cape, suivit par un Gryffondor mi-amusé, mi-inquiet de savoir qu'il allait passer autant de temps avec la chauve souris des cachots.

En arrivant dans la grande salle, presque vide en période de vacances d'Halloween, il se rappela qu'Hermine et Ron étaient au Terrier. Il avait vraiment très envie de leur parler de ce qu'il se passait avec leur prof des potions. Mais il avait surtout très envie de leur raconter combien son filleul était attachant. Après son déjeuner qu'il prit sans conviction, il se précipita vers la salle commune des Gryffondors et commença à rédiger une lettre à ses deux amis. Malheureusement, elle était si longue (comme pouvait-elle en être autrement alors qu'il parlait de Teddy dedans ?), qu'il failli être en retard à 14heures, après son détour à la volière.

Rogue de son côté pesta une fois sorti du bureau de la directrice. Il avait certes accepté, mais ce n'était pas du tout de bon cœur ! Il frotta son bras gauche, imaginant ne plus ressentir cette horrible marque sur son bras. Ça pourrait être plutôt pas mal en réalité… Il serait à nouveau purement innocent. Pas que cela intéresse grand monde, mais finalement, lui aussi pourra commencer à oublier tout ce qu'il a du faire pour ne pas compromettre sa position d'espion… Enfin arrivé devant ses appartements, il s'y enferma avant de tomber au sol. Ces cris qui résonnaient dans sa tête ne le laissaient plus en paix. Ces visages qu'il avait dû torturer, ces moldus tués… Non… C'était trop horrible, encore aujourd'hui. Jamais il ne pourrait racheter ça. Et pourtant… peut-être que ne plus voir cette marque effacerait quelque peu les souvenirs… Il n'était pas du genre optimiste, mais l'espoir l'avait fait vivre encore un peu.

Il se résigna à être à présent à 14heures devant les grilles du château. Ayant loupé son déjeuner, il attendait Minerva avec une humeur bouillonnante que la vieille animagus prenait pour de l'animosité à l'égard de Potter, certainement. Comme s'il en avait à foutre de ce morveux de Gryffondor ! Et le voilà qui se ramène, pile à l'heure, en courant.

-Désolé, balbutia-t-il, j'étais à la volière. Je n'ai pas vu l'heure passer.

-Pas grave, Potter, allons-y.

Et sans plus de cérémonie, la directrice les amena tous les deux chez le tatoueur Ollivander qui avait exceptionnellement fermé sa boutique pour l'après-midi.

-Bonjour ! Madame McGonagall, Monsieur Rogue, Monsieur Potter.

Le jeune homme brun inclinait sa tête à chaque personne, et leur demanda de le suivre dans un coin plus tranquille de sa boutique.

-Du thé ? Proposa-t-il.

Tous acquiescèrent. L'ambiance était lourde et tendue, pourtant, une fois le thé dans chaque tasse, Ollivander commença :

-Alors… J'ai déjà expliqué le processus hier à Monsieur Potter, le connaissez-vous Monsieur Rogue ?

-Dumbledor m'en a parlé ce matin.

-Bien. J'ai demandé l'avis d'un collègue Norvégien par cheminette, et il semblerait que vous allez devoir rester ensemble pendant quelques jours afin que tout soit stable. Je ne vous cache pas qu'il y a des risques, de lourds risques même.

-Je sais, Monsieur Ollivander, c'est pourquoi je pense que nous pouvons…

-Severus ! S'exclama Minerva. Pas question de vous défiler !

Le Serpentard bougonna et, dans une dernière tentative d'échapper à tout cela, fusilla du regard la personne à l'origine de tout cela : Harry Potter.

Contre toute attente, le griffon assis en face de Rogue soupira et dit :

-Je n'ai pas changé d'avis, je ne changerai pas d'avis. Je n'ai qu'une parole.

Dommage, se dit le potionniste, il avait au moins essayé.

- Donc, êtes-vous prêts, messieurs, à ce que l'on commence ?

Oui, Ollivander ne perdait pas de temps, mais il avait surtout peur que l'homme ne se défile. Minerva partit, voyant qu'il avait la situation bien en main.

Le tatoueur les invita alors dans le coin « pratique » de son commerce.

-Monsieur Potter, vous êtes celui qui devra prononcer la formule, sans vous arrêter, je ne pourrais intervenir que pour vous tatouer tous deux.

Harry acquiesça et commença à lire l'incantation sur le papier, tandis que Rogue était contraint de soulever sa manche gauche. La marque des Ténèbres semblait plus pâle que d'ordinaire, preuve que le mage noir était bel et bien mort.

-Je vous préviens, Monsieur Rogue, que si vous ne désirez pas que l'on vous enlève cette marque…

-Et rester comme un mangemort vis-à-vis de tous ? Non merci. Je suis peut-être réticent à l'aide d'un gamin, mais certainement pas au point de refuser d'effacer cette chose infâme. Le coupa le professeur des potions.

Le griffon releva la tête et le regarda comme s'il l'avait vu pour la première fois. Ce qui n'était pas tout à fait faux, c'était la première fois que l'homme acceptait son aide, mais surtout ne le traitait pas comme un veracrasse devant autrui.

-Soit. Je disais donc que votre volonté doit être inébranlable, sans quoi Monsieur Potter et vous risqueriez d'être blessés.

Le Serpentard hocha la tête en signe d'assentiment.

-Bon, alors je pense que vous pouvez commencer. Je vous demanderai ce que vous voulez comme tatouage de magie blanche pour celer le contrat qui vous relira en temps voulu.

Les deux partis acquiescèrent devant les dernières instructions d'Ollivander. Ils s'assirent l'un en face de l'autre. Le Gryffondor pointa sa baguette sur le bras de Rogue et commença à entonner en latin :

-Omnes vulnerant, postuma necat, sed postuma non venit, neque omnes quirient vulnerare. *

Harry continua la litanie sans cesser, comme lui avait indiqué le tatoueur.

Ces heures perdues dans la cruauté qui le hantent chaque nuit et pourtant, sa dernière heure ne vient pas… Severus en aurait presque senti des larmes couler sur ses joues s'il n'avait pas été le meilleur espion du monde sorcier, surtout pour cacher ses sentiments, même de bonheur, et encore plus à lui-même.

Au bout de la septième formulation, le potionniste commença à trembler de tout son corps, pris par des convulsions de douleurs que même dix doloris consécutifs du Lord noir ne lui avaient jamais fait ressentir avec autant d'intensité.

Le Survivant attrapa son bras dans un réflexe afin que l'homme ne le rétracte pas au fur et à mesure que la marque s'effaçait, et continua la même litanie en Fourchelang.

Il fallu deux bonne heures de souffrance pour les deux hommes avant que la marque ne soit totalement absente du bras gauche du Serpentard.

-Le plus dur est fait, maintenant, en premier, Potter, quel tatouage ? demanda l'homme, pressé en voyant les figures pâles de ses deux clients.

Mais l'élu ne semblait pas pouvoir parler avec toute la magie qu'il avait donnée dans l'échange. Le tatoueur le prit par les épaules, le secoua et lui dit :

-Monsieur Severus Rogue va…

-Son nom, mettez son nom, ça ira.

Ollivander ne réfléchit pas plus, il en allait de la vie du jeune homme. Il prit sa plume rouge sang avant de graver à vif sur la peau du bras gauche du Gryffondor « Severus Rogue ». Voyant que le portant du nom précédant semblait dans un état tout aussi déplorable, il prit également son bras et écrivit, avec la même plume, sur le même bras, au même endroit « Harry Potter ». Instinctivement, le maître des potions prit sa baguette de sa main droite au contact de l'homme, qui la détourna vers le nouveau tatouage du survivant. Il prit la baguette de houx du garçon aux yeux vert et la positionna de la même manière que l'autre. Sans que leurs possesseurs n'aient prononcé de paroles, deux filets dorés s'échappèrent des bouts de bois, et commencèrent à aller et venir entre les deux tatouages. Ollivander sortit sa baguette, offerte à ses onze ans par son arrière grand oncle, fabriquant de baguette au chemin de traverse avant sa mort, et d'un mouvement ample, fit glisser un troisième filet, argenté cette fois, vers les deux autres. Les trois rayons lumineux fusionnèrent, l'argenté celant alors l'échange entre les deux dorés. Ollivander était le témoin de l'union d'Harry Potter le garçon qui a vaincu, et Severus Rogue, l'ex-mangemort, plus que définitivement.

Puis tout cessa aussi vite que cela avait commencé. Les deux protagonistes s'endormirent sur leurs chaises qu'Ollivander changea en fauteuils.

En fin de soirée, Severus s'éveilla avec un horrible mal de crâne. Il se pinça directement l'arrête du nez comme il avait l'habitude de le faire dans une telle situation, et se releva doucement de son fauteuil. Il avisa le morveux qui dormait profondément devant lui.

-Bonsoir, Monsieur Rogue, fit doucement la voix du tatoueur.

A cette entente, le susnommé sembla se souvenir du pourquoi de sa présence autre que dans ses chers cachots, et releva précipitamment sa manche gauche. Non. C'était une blague. Il n'y avait pas d'autre explication… Contre toute attente, au lieu d'hurler sur le gosse endormi, il lui arracha presque sa manche (fallait pas abuser non plus, il ne voulait pas réveiller le griffon pour mieux le surprendre ensuite), et découvrit dans une seconde horreur qu'il n'avait pas rêvé. Le choc, le traumatisme même, firent que Rogue ne cria pas une seule fois sur Ollivander en lui déclarant :

-Dites moi au moins que ceci a un effet très temporaire, et que d'ici quelques heures, que je vous accorde dans ma grande mansuétude, il n'y aura plus rien sur mon bras ?

Sa voix sifflait de colère, mais n'avait pas dépassé le seuil d'une conversation polie. Ce qui fit d'autant plus frissonner le brun aux yeux noisettes.

-Je ne sais pas. Mais vous n'avez plus la marque. Ce nom se transformera vite en autre chose. En ce que vous voulez. Vous saviez qu'il faudrait un tatouage de magie blanche. La magie du nom était le meilleur moyen… vous ne pouvez plus faire marche arrière maintenant, vos baguettes ont celé l'accord, la mienne en est témoin.

Le sorcier tatoueur avait blêmi à chacune de ses phrases, mais Rogue ne dit rien et poussa seulement le plus grand soupir de l'humanité. Lui arrivait-il de respirer au moins ?

C'était ce moment que choisit le Gryffondor pour s'éveiller. Aussitôt ses yeux couleur émeraude ouverts, Ollivander attaqua avant de perdre le peu de son courage :

-Vous allez devoir vivre le reste des vacances ensembles, ne pas vous éloigner de plus de 5 mètres l'un de l'autre, sans quoi… je ne saurais prédire ce qu'il vous arriverait. Mais ce serait très dangereux. Il y aura quelques effets secondaires, comme des cheveux qui poussent, une envie de contact, et même des cauchemars. Vous risquez de revivre en rêve vos plus grandes peurs, et ainsi, l'autre sera en mesure de vous rassurer et de vous purger. Vous allez devoir vous entre-aider, mutuellement. Maintenant, vous êtes liés par les tatouages sorciers.

Il avait été aussi expéditif que possible, regrettant déjà d'avoir accepté ce cas si exceptionnel.


*Toutes blessent, la dernière tue, mais la dernière ne vient pas, et toutes ne pourront plus blesser.

Cela parle des heures, d'un auteur inconnu, seul le début appartient à cet anonyme, je me suis permise de rajouter à partir de « sed » (mais). J'espère que ce thème sera agréé par les latinistes s'il y en a. Et je réfuterai en bloc toute personne qui osera dire que je passe mon bac de latin dans une semaine (ce chapitre étant écrit deux semaines avant sa publication, j'ai certainement dû passer mon bac… T.T)

En réalité, je m'excuse, j'ai bien passé mon bac de latin (20 yeah! ~~), donc ça remonte plus qu'à deux semaines... :/

Eh bien voilà, un chapitre de terminé! Le 6ème est en cours d'écriture, mais je ne pense pas pouvoir publier avant un bon moment... J'ai plusieurs idées en parallèle, que j'exploite et que je publierai certainement.

En tout cas, pas d'inquiétude à avoir, je finirai cette histoire! (même si cela doit me prendre deux ans, aie, pour le coup, c'est moi que ça inquiète! ')

A bientôt! ^^