Hello hello tout le monde! Avant que les tomates pourries ne fusent, je m'excuse à genoux pour ce si long retard! . Vraiment! J'assure que j'ai vraiment une raison: mes études. Plus précisément, la prépa. Mais je démens toute accusation selon laquelle je serai maso! (Quoique des fois, je me demande hein...)

Donc bon, vraiment, je suis désolée. D'autant plus que ce chapitre me semble très court par rapport aux précédents, pour la simple raison que j'ai eu énormément de mal à continuer après un an. Mais je peux déjà dire que le chapitre 7 est dans ma tête, et que cette fiction sera terminée! Si si, c'est promis!^^

Ainsi, je remercie à fond toutes celles et ceux qui m'ont reviewé, ajouté en favoris etc... Particulièrement ma future bizu xxloutchi (ouais, ton pseudo est zarbi, et je savais pas que t'avais encore 13 ans! XD) et Deseria 222 qui m'a redonnée espoir à un moment auquel je n'y croyais plus!


Chapitre 6: quand décidément, même les véracrasses semblent vouloir ruiner votre journée.

Le soir était là, et Severus Rogue restait obstinément immobile dans son salon. Sa Némésis était assise en face de lui, et mangeait la tête baissée. Mme Pomfresh n'avait toujours pas démordu de son régime pour lui faire atteindre la taille d'un dragonneau, et pour la première fois, Harry la remercia.

En effet, il n'avait pas à parler à son professeur honni de potions. Mais surtout supporter le regard noir et pesant qu'il dardait sur lui n'était pas de taille pour un Gryffondor, même pour Godric lui-même. Malheureusement, il était venu à bout de tous les plats des elfes, et il se sentait très nauséeux à cause de la proportion de nourriture avalée. A son inverse, le Serpentard n'avait pas mangé une bouché de son assiette, ni bu un verre de jus de citrouille.

-Je ne me sens pas bien… dit Harry en mettant sa main devant sa bouche et en courant jusque dans la salle de bain pour vomir.

Le potionniste souffla de lassitude et le suivit à contre cœur et sans raison particulière. Certes, il n'aimait pas ce morveux, mais il était obligé de rester avec lui pendant le reste des vacances, soit 8 jours, et en plus, le gamin était malade. N'ayant enfin plus rien dans le ventre, le petit brun se releva et se lava la figure devant le lavabo. Dans le miroir, un regard d'onyx le fixait.

-Quoi ? demanda le survivant, passablement énervé d'être surveillé. Je ne vais pas m'enfuir et nous faire du mal…

-Tss. La prochaine fois, ayez la décence de manger peu mais bien. Non seulement pour m'épargner vos bruits forts peu ragoûtants quand tout remonte, mais aussi pour que Poppy ne vienne pas me faire la morale en disant que vous avez encore maigri.

Harry s'essuya avec une serviette grise.

-Peut-être que vous aussi, vous devriez suivre ce régime. Vous n'êtes pas très épais non plus, déclara-t-il sans une once de provocation qui n'enflamma donc pas le Serpentard.

-J'ai toujours été comme ça. Fin de la discussion. Au lit.

Le lit en question était simple, reculé dans un coin, en miroir à un autre lit, tout aussi sobre. Severus s'était résigné à agrandir sa chambre, sous l'ordre implicite du citronné de la baguette advenu des conseils soufflés par Ollivander.

Harry se dépêcha d'enfiler un pyjama dans la salle de bain et de se pelotonner sous les couvertures pour ne pas voir à quoi ressemblerait la terreur des cachots sans ses robes. Les légers grincements du lit voisin lui indiquèrent, à défaut du noir de la chambre, que Rogue était dans ses draps lui aussi. Le survivant souffla de soulagement et s'endormit plutôt vite, épuisé par la journée qu'ils avaient passée.

Le maître des potions se tourna contre le mur, et essaya d'oublier la présence du griffon dans la même pièce.

Chose impossible, il commença à préparer ses prochains cours mentalement, s'imaginant plus les punitions qu'ils pourraient distribuer et pour quels motifs plutôt que le contenu du programme même, qu'il connaissait depuis suffisamment longtemps.

Cependant, vers 2 heures du matin, il entendit des gémissements de la part du Gryffondor. Severus Rogue se leva précipitamment, s'imaginant que le petit crétin devait se soulager d'une quelconque manière sans pudeur vis-à-vis de sa personne, et s'approcha.

Non. Le gosse n'était pas en train de se soulager, mais semblait plutôt souffrir le martyr.

-Cauchemar… murmura le Serpentard en se souvenant des effets secondaires évoqués par l'hurluberlu.

Il posa sa main froide sur le front de Potter qui l'agrippa fortement. Choqué, Severus retira son bras vivement et alla farfouiller dans l'armoire à potions de sa salle de bain. Il revint avec une potion contre la fièvre, vu la chaleur du cornichon quand il avait posé sa main sur son front, et une potion de sommeil sans rêve. Il ouvrit la bouche de l'endormi après avoir surélevé sa tête, et y glissa les deux liquides. Par réflexe, la déglutition se fit. Alors qu'il allait partir, une main tint son bras et un faible souffle résonna dans le silence :

-Merci.

Puis la main revint dans le lit.

Dérouté, Rogue alla directement dans son lit en tenant son bras contre lui. Le gosse avait touché son tatouage, et des milliers de fourmillements l'avaient parcouru. Mais plus que tout, c'était le « merci » qui l'avait retourné.

Le matin, le Serpentard se leva de mauvais poil, ce qui ne changeait pas de beaucoup dirait-on, mais cette fois, la cause en était une insomnie (et Potter, mais c'était toujours la faute de Potter).

Ayant retenu la leçon de la nuit de ne jamais toucher le survivant sous peine de se voir le bras arraché, il enfonça sa baguette dans la joue du brun qui gémit. Severus, se disant qu'il avait encore de la fièvre, releva entièrement la couette pour voir s'il n'avait pas des difficultés à respirer, le signe d'un bon rhume. Ce regard s'attarda un peu plus longtemps que la normale sur l'entre-jambe du Gryffondor, plus que réveillée.

-Allons bon, dit la voix grinçante du maître des potions.

Il décida que le jeune homme n'était plus malade, aux vues de sa réaction plus que conséquente, et lui enfonça sans ménagement sa baguette sur la joue. La victime se réveilla doucement, les cheveux plus en bataille que d'ordinaire, si c'était possible.

Harry releva la tête et regarda son professeur sans vraiment le voir et tendit mollement la main vers lui. Mu par un instinct soudain tous sauf naturel, Severus attrapa la main qui toucha à nouveau son tatouage. Mais il frissonna plus que la veille car cette fois, lui aussi put toucher celui de son vis-à-vis. Un éclair d'incompréhension les parcourra et ils lâchèrent chacun le bras de l'autre, étrangers auparavant de tous contacts, même civiques.

De cet étrange touché, plusieurs choses étaient survenues. Severus sentait dans son dos de longs cheveux bruns, qui lui chatouillaient désagréablement les hanches, et de surcroit, il avait les joues rouges du gémissement que le griffon avait laissé échapper lors de leur contact. Ce dernier ôta ses lunettes, les regardant bizarrement et murmura:

-Je... je crois que je n'en ai plus besoin.

A ce constat tout somme étonnant, il leva les yeux vers son professeur. Un simple regard échangé leur donna une vague de frisson d'une telle teneur qu'ils n'avaient jamais expérimentée auparavant. Seulement, celle ci se propagea à un endroit fort propice aux hormones d'un adolescent, qui cacha alors son désir de ses mains, tandis que l'homme debout dans son pijama gris tourna les talons et claqua la porte de la chambre.

Affolé. Il n'y avait pas d'autre mot pour définir l'état de Severus Snape ce matin. Non seulement il avait touché deux fois le Survivant en moins de 24 heures, mais avait ressenti ce qu'il crachait du bout des lèvres, ne pouvant y appliquer sa mauvaise foi, du "désir". Sans compter que ses cheveux étaient devenus anormalement longs. Il décida de prendre une douche rapide, et froide. Il se brossa les dents, attacha comme il put ses cheveux, et sortit pour apostropher ce qu'il restait du survivant (une étrange bosse sous une couverture).

-Potter. J'ai besoin d'aller à Pré-Au-Lard, maintenant. Soyez prêt dans 10 minutes.

Si le gryffondor voulut dire quoique ce fut, il n'en eut pas le temps. Le ton employé par son professeur était suffisamment déplaisant pour qu'il sache qu'il devrait se contenter -pour le moment-, d'y obéir. Il fut donc prêt quand les dix minutes sonnèrent.

Le professeur Snape l'entraîna jusqu'à un salon de coiffure, le Sorcier-cut. Il n'avait alors pas prononcé un mot, et regarda avec étonnement l'homme à la bouche pincée qui poussait la porte. Ce dernier la tint un moment pour qu'il puisse passer, sans même le regarder.

-Bonjour bonjour, bienvenue au Sorcier-cut... Professeur Snape? S'arrêta alors le jeune Antoine dans sa lancée, pour fixer avec effarement la longue tignasse qu'abordait le Serpentard.

-Mais... Que s'est-il passé? Une potion a mal tourné?

-Peu importe, Antoine, coupe moi ça, fit le concerné d'une voix sans appel.

Harry s'assit dans un coin, fixant Snape faisant de même face à un miroir, pendant que le jeune coiffeur s'attelait une tâche qu'il ne pensait jamais se voir confier.

-Je peux vraiment couper comme je veux?

-Je n'ai jamais dit ça, Antoine. Fais-moi ma coupe habituelle.

-Arf... fallait pas rêver Merlin non plus, marmona alors le jeune homme brun.

Il fallut seulement un quart d'heure pour tout couper. Mais alors que Severus se relevait, esquissant presque un sourire, ses cheveux repoussèrent aussi vite qu'Harry le frôla.

-Par les chaussettes puantes de ce satané elfe que vous avez libéré Potter! Vous ne pouviez pas attendre pour sortir?!

Le gryffondor, en ayant plus qu'assez de se faire rabougrer par son professeur depuis son réveil, finit par répondre avec colère:

-Mais qu'est-ce que j'y peux, professeur, si vos cheveux ont décidé de pousser? Si vous croyez que vous seul souffrez de la situation, vous pouvez vous foutre le bec du hibou jusqu'aux plumes! Je fais des cauchemars, je me rends compte que la présence du professeur que je pensais aimer le moins me fait de l'e-f-f-e-t, je dois passer mes vacances avec lui. Alors par les chouettes de Merlin, foutez-moi un peu la paix!

Alors que Snape avait serré les poings de rage, Antoine avait les yeux écarquillés de surprise par la révélation du jeune élève. Néanmoins, il fut d'autant plus estomaqué à la réplique à double sens qui fut ajoutée:

-Sans compter que vous prenez un malin plaisir à me réveiller avec votre baguette affreusement dure contre ma joue!

-Suffit Potter! J'ai compris. La situation n'est agréable pour aucun de nous deux, mais c'est de votre faute!

-Ma faute? Attendez, vous avez accepté ! Je n'ai fait que contribuer à une tâche qui aurait été impossible à accomplir sans moi!

-Oh! Pauvre grand héros de la guerre! Après avoir envoyé bouffer les mandragores par les racines le plus grand mage noir du siècle, le voilà qu'il veut aider, dans sa grande mansuétude, un pauvre ex-mangemort, qui n'a rien demandé entre nous soit dit!

-Qui n'a rien demandé? PARDON? Qui est allé voir Ollivander pour savoir si la marque pouvait être enlever?

-J'ai refusé en sachant les conditions nécessaires!

-Vous avez accepté au final!

-Forcé oui!

-Heu... excusez-moi... les interrompit le jeune coiffeur, mais, heu... de quoi parlez vous?

Snape se pinça l'arête du nez, avant d'expliquer rapidement la situation.

-J'espère que tu seras assez discret pour garder cela pour toi, Antoine, ajouta le Serpentard d'un ton sérieux.

-Oui, bien sûr professeur!

-Bien, alors je suppose que mes cheveux sont peine perdue... Combien je te dois?

-Oh, eh bien, vu le résultat, rien du tout. Ce n'est pas la peine.

-Tu es sûr?

-Mais oui! Cela ne serait que de l'argent gâché alors que vos cheveux en sont toujours au même stade.

-Eh bien... Je suppose. Nous te disons alors au revoir, Antoine.

Ce dernier leur fit un dernier signe pendant qu'ils sortaient du salon. Harry était toujours renfrogné, les mains dans ses poches, et alors qu'ils se dirigeaient vers Poudlard, demanda à son professeur:

-Est-ce que nous pourrions aller voir mon filleul cette semaine? Je lui ai promis de passer quelques jours avec lui et sa grand-mère.

-Eh bien, aux vues de la dernière... discution dirai-je, que nous avons eu, je suppose que je ne peux pas vous refuser cela.

-Merci, murmura alors le survivant, reconnaissant le sacrifice que devait faire là l'homme.

-C'est simplement votre famille, vous avez le droit de la voir. Je n'ai de toute façon, rien de plus que des cours à préparer et quelques potions à réaliser pendant ces vacances.

-Merci quand même, vous n'étiez pas obligé.

Le reste de la journée se fit en silence. Harry en profita pour s'avancer dans ses devoirs, Snape dans la préparation de ses cours. Ils s'arrêtèrent seulement pour le déjeuner, auquel Harry fit attention de ne pas trop manger. Severus n'intervint que pour poser la potion nutrissante à côté du survivant, pour lui rappeler les ordres de Pompom. Le thé se fit également dans le silence, où Harry découvrit sans surprise que le thé préféré de son professeur était un thé noir. L'homme ricana en voyant que celui de son vis-à-vis était un thé blanc et murmura, sachant qu'il serait entendu:

-Eh bien, comme c'est étonnant, un thé blanc et un thé noir... reflétant le passé.

Harry sourit doucement, et l'ambiance ne fut plus électrique comme ce matin, ni lourde comme le temps qui avait suivi. Simplement, le silence devenait reposant.

Seulement, Merlin, ou peut-être tout simplement Andromeda, avait décidé que les vacances ne seraient pas de tout repos pour Severus. En effet, un peu après le souper, Harry reçu un hibou de la part de la grand-mère, qui lui annonçait qu'ils partiraient dans les alpes, dans un chalet, pour faire profiter le jeune Teddy des joies de la neige. Ayant été prévenu de leur destination, Snape grommela jusqu'au jour du départ, c'est-à-dire le surlendemain.


Désolée pour ce chapitre si court, mais merci de votre attention! Et je peux presque promettre que le prochain chapitre sera beaucoup plus amusant! ^^

Bien que je pense toujours que les reviews ne sont pas obligatoires... j'avoue qu'après un an d'absence pour cette série, j'aimerais avoir votre avis, même pour une toute petite chose... Si c'est pour 'la suite?' Vous le découvrirez en même temps que moi! XD

Dîtes-moi ce que vous en avez pensé, et par pitié, ne m'ajoutez pas aussi anonymement comme auteur préféré comme ça, sans aucun commentaire... c'est gênant et presque injustifié je trouve. .'