Beta Zazalo
PDV BELLA
- Pourquoi avoir accepté ? Demande-t-il.
Oups... Dire la vérité n'est pas envisageable, pas tout de suite, d'abord, je veux être sûre d'avoir sa confiance.
- Oh, Jasper tu es encore là ! Nous interrompt sa grand-mère. Tu vas bien diner avec nous ! sourit-elle.
- Je ne veux pas déranger m'dame.
Pourquoi grand-mère le détaille-t-elle comme si elle regardait grand père ?
- Mais non ! Puis Bella n'invite personne du lycée. D'habitude elle...
- C'est bon mamie ! On a compris !
- Non moi j'ai pas compris ! Dis-je pour enfoncer le clou.
Je le fusille du regard. Certes, je l'ai bien cherché...
- Allez à table !
Je me lève rapidement et fuis loin mais grand-mère me murmure :
- Il doit être différent pour que tu le ramènes ici. Puis il est plutôt mignon !
- N'est-ce pas ?
Pauvre Jasper, depuis le début, grand-père le malmène et moi je fixe mon attention sur mon assiette mais ne perds pas une miette de tout ce qu'il dit. J'ai l'impression qu'ils parlent en messages codés. Comme si, pour comprendre, on devait lire entre les lignes. Et à ce jeu, je ne suis pas douée...
Ils m'ont définitivement perdue quand grand père a ri.
- Ok. Grand-père, tu as fait ta sieste aujourd'hui ? Tu as l'air fatigué.
Je me moque mais reste inquiète.
- Je vais très bien ma chérie, ton ami est instructif.
- Instructif ? Demandais-je étonnée. Je t'adore grand-père mais parfois tu es bizarre comme si tu cachais des choses.
Je haussais les épaules. Je sais que d'essayer de le comprendre est peine perdue, pourtant j'ai grandi avec eux, mais parfois, il reste bizarre.
Pendant le dessert, ils repartent dans leur langage codé, jusqu'à qu'on parle de moi.
- Alors Charles t'a parlé du travail ? Tu nous rendrais service, Bella n'aime pas tondre la pelouse, se moque gentiment ma grand-mère.
- Ehhh ! m'insurgeais-je. C'est le tracteur qui ne m'aime pas !
Et il se moque, bien sûr je le frappe, j'aime bien les grimaces qu'il fait.
Il accepte le travail de grand père, j'en suis heureuse parce que je l'apprécie et le côté négatif, il me verra différemment. Et si ça ne lui plait pas ?
Voilà, je suis gentille avec lui et lui me regarde de travers, si c'est ça, j'arrête. D'ailleurs, vexée, je tourne les talons mais il me retient. Pourquoi quand il me touche, je me sens bien ? J'ai pourtant horreur du contact avec les autres. Là encore il montre sa différence. Pourtant je ne lui dis pas complètement la vérité, j'ai toujours cette réserve. Dommage pour moi, il commence à me connaitre.
- Grand-mère m'a fait promettre d'être plus aimable avec toi. Puis elle... Non je peux pas dire cela, tu dois déjà nous prendre pour des fous.
C'est vrai, qui serait suffisamment sain d'esprit pour nous côtoyer plusieurs jours ?
- Non non, vas-y, dis-moi, s'il te plait, supplie-t-il à moitié, de sa voix trainante.
Je dois me calmer, s'il continue à parler comme ça, je lui saute dessus. Foutues hormones.
- Très bien, tu l'auras voulu. Elle m'a dit que je ne le regretterai pas. C'est bizarre, hein ?
Il est aussi fou que mon grand-père mais je l'aime. La question, est de savoir si cela me dérangeait de les savoir si semblables.
- Tu es aussi fou que mon grand-père.
- Est-ce un compliment ?
- Possible, souriais-je. Maintenant peux-tu lâcher mon bras, s'il te plait ?
Nous nous fixons, en silence, ressentant la tension entre nous deux mais il la brise. Il valait mieux, je ne sais pas si j'aurais pu me retenir, son regard me rend dingue. Je vais passer une bonne nuit...
- Alors ? Tu n'as pas changé de ville ?
Je me sens flattée par son regard appréciateur.
- J'aurai dû ?
- Le dernier qui a subi un interrogatoire spécial grand-père a fui au fond du pays, me moquais-je.
Je n'avais ramené qu'un seul petit-ami, le premier, il était reparti en pleurs. Dur quand on a 15 ans... Depuis, je n'ai plus eu de copains - moi aussi traumatisée - et aucun n'avait trouvé grâce à mes yeux.
- Comme tu vois, je suis toujours là, tu ne te débarrasseras pas de moi aussi facilement.
Au moins il a des couilles.
- J'ai vu que tu étais coriace et... Différent. Mais j'aime ça, souriais-je.
Je lui frappe même gentiment le bras avec mon épaule comme si nous étions amis. Le sommes-nous ? Non, nous sommes autre chose mais je ne sais pas quoi. Je sens une alchimie entre nous, mais je me fais surement des illusions.
- Et bien j'en suis flatté mademoiselle la tigresse.
- Mais n'en n'abuse pas Whitlock, sinon je te botte le cul !
Je pars, soignant encore une fois ma sortie. Je m'ouvre peut-être à lui, mais le mets quand même en garde.
- BORDELWHITLOCK ! VA TONDRE LA PELOUSE AILLEURS QUE SOUS MA FENÊTRE !
Je vais le tuer mais avant je vais le faire souffrir durant des heures ! C'est vrai, il est 11 heures, je veux dormir ! Même avec un oreiller sur la tête, je n'arrive pas à me calmer et me rendormir. Pourquoi je me suis couchée si tard ? Ah oui... Parce que j'en ai marre de rêver de Jasper.
Finalement je me lève et pars l'embêter.
- Grand père ! Laisse mon copain de jeu tranquille ! Me moquais-je.
Jeu... Merde, je deviens une vraie perverse... Whitlock, sors de ma tête.
- Je croyais que c'était moi ton copain de jeu ?
- Je ne te savais pas jaloux.
A moins qu'il ne se comporte comme un âne, et commence à marquer son territoire.
Grand-père, toujours aimable, lui envoie une remarque bien placée. Je sais qu'il ne l'aime pas, mis aimera-t-il quelqu'un ?
- N'y a-t-il personne qui aurait grâce à tes yeux ?
- Si ma chérie. Mais c'est à toi de voir qu'il est parfait pour toi.
Je fais comme si je n'avais pas vu son regard glisser vers Jasper.
- Encore une énigme ! A plus tard !
Bien sûr que j'ai compris mais je ne veux pas l'admettre, ça deviendrait sérieux, trop rapidement pour moi.
- Alors Jasper, tu portes des caleçons ou des Boxer ? Je t'avoue que j'ai une préférence pour les boxer, ça moule parfaitement vos attributs et ça m'excite carrément !
Il me regardait, ENFIN. Je me demande à quoi il pensait.
- Tu... Qu'est-ce que... Tu...
Il rougit, je me mors la lèvre pour ne pas sortir quelque chose que je pourrais regretter.
- Trop adorable.
Oups... Je l'ai quand même fait. Je suis bien la fille de mes grands-parents. Il faut dire qu'avec lui, je me sens moi, pas besoin de me freiner, j'ai le sentiment qu'il ne me jugera pas et acceptera tout de moi.
- Tu veux venir au bal de noël avec moi ?
Et en une phrase, il gâche tout. Je vois ses amis ricaner plus loin et se moquer de moi. Ils n'étaient pas les premiers mais ils seront surement les derniers.
Il est comme les autres, un enfoiré qui se moque de moi. Je dois avouer qu'il s'y est bien pris. Faire l'idiot pour que je lui donne des cours, venir chez moi, se mettre mes grands-parents dans la poche, bosser chez eux. Il a fait fort. Et le pire, je me suis fait avoir comme une débutante, lui et ses putains de sourires charmeurs, son regard envoutant. Foutaise. C'est fini.
Je me retiens de lui hurler ses 4 vérités, mais finalement, il n'en vaut pas la peine.
- Non, claquais-je.
Je fuis le plus loin possible et rentre chez moi, ne voulant voir personne.
- Que fais-tu là ? Je ne veux pas te voir !
J'ai réussi à me détendre et à retourner à ma vie d'avant mais il faut que cet idiot débarque chez moi avec des coquelicots. Si je n'étais pas autant déçue, je trouverais ça gentil.
Je ne vais pas me laisser avoir cette fois ci et le renvoyoie chez lui. Malgré toutes les horreurs que je lui envoie à la figure, il reste planté en face de moi, ne comprenant pas ce que je lui reproche. C'est pourtant clair :
- Ton pari avec tes crétins de potes !
J'ai envie de le croire quand il me dit n'y être pour rien. Tout mon corps le veut, me crie de lui sauter dans les bras. Pourtant je vais faire le contraire. Je n'ai plus confiance en lui.
- Je ne te crois pas. Finalement tu es comme les autres.
Quelques secondes plus tard, ses lèvres se retrouvent sur les miennes, un léger gémissement est sorti de ma gorge, mon corps en profite pour se coller à lui. Nos langues se caressent, se découvrent. Je savoure chaque seconde de ce baiser.
- Tu dois me croire.
Mais je ne l'écoute pas, trop obnubilée par lui. Tout simplement, je découvre avec mes doigts, les passant dans son cou et dans ses cheveux. Doucement je le rapproche de moi et l'embrasse. J'espère sincèrement qu'il ne se moque pas de moi, ça serait cruel de sa part.
Je ne peux pas m'empêcher de le menacer et lui, avec son foutu sourire m'a rassurée.
- BELLA !
Et maintenant il fait une crise de jalousie. Pourquoi venant de lui, je trouve ça craquant ?
Zac et moi ne sommes qu'amis, je veux qu'il le comprenne, qu'il sache les relations que j'entretiens avec mon ami.
Et comme souvent, Jasper me surprend. Il vient vraiment d'une autre planète ou d'une autre époque.
Je sens les fleurs alors que Zac m'emmène à l'intérieur.
- Avoue Swan, avoue !
Je me contente de lui sourire.
- C'est ça, nie, mais ça se voit comme le nez au milieu de la figure, tu es dingue de ce mec !
Je suis assise sur le canapé, perdue dans mes pensées et avec un léger mal de tête. A se demander pourquoi j'ai bu autant de Téquila ? Je vais tuer Zac, c'est de sa faute, et de la faute de Jasper puis celle de mon père. Il me faut de l'alcool pour l'affronter. A chaque fois, c'est une épreuve de le voir.
Je suis mauvaise de dire ça, mais heureusement qu'il ne vient pas souvent, je ne le supporterais pas. Voir sa déception dans ses yeux est tristement douloureux.
Jasper me rejoint, nous échangeons quelques mots, qui me vont droit au cœur. Je vérifie au fond de ses yeux qu'il est sincère, je l'espère en tout cas.
Le colonel vient nous déranger. Dieu merci, il n'est pas là souvent. Il échange quelques mots avec Jasper, je ne me manifeste pas, n'y voyant pas d'utilité. De toute façon, je n'existe pas à ses yeux. Je m'y suis fait, même si c'est douloureux. Le déjeuner est différent, mon géniteur a parlé, contrairement à d'habitude, mais qu'à Jasper. Je me demande comment maman a fait pour tomber amoureuse de lui.
Par contre ce qui ne change pas, c'est son 'amour' pour moi. Je préfère m'éloigner.
- Le plus drôle dans ce déjeuner, c'est que mon père t'a plus parlé en une heure qu'à moi en une année, lui confiais-je.
Triste pour moi, il me prend dans ses bras, je n'y sens bien. Ses mots aussi me réconfortent.
J'ai demandé à Jasper de rester, je ne savais pas si mes grands-parents seraient d'accord, d'habitude ils refusent net. L'excuse banale, je ne vais pas bien. Oui, comme à chaque fois que le Colonel vient.
Depuis notre dispute dans ma chambre, je suis sur un petit nuage. Je savoure chaque moment passé avec mon fantasme sur pattes. Par contre je ne sais pas comment je fais, mais me contrôler devient de plus en plus dur. Il ne se rend pas compte à quel point il est désirable.
J'aime la tournure des évènements. Pour la première fois de ma vie, je me sens complète et pleinement heureuse.
- Ok, je savais que tout ça était une connerie.
Jusqu'à ce qu'il ouvre la porte, je trouvais que c'était une bonne idée d'aller au bal, mais le voir comme un idiot la bouche ouverte me rend septique.
Il me fait rapidement changer d'avis quand il m'embrasse. Heureusement pour lui que ses baisers me rendent folle et de plus en plus accro à lui.
Nous partons rapidement pour le bal. Il me laisse même conduire, parfois je m'interroge sur son comportement si peu moderne mais parfois différent des autres hommes.
Jasper regarde dehors et moi je l'observe discrètement. Il se décompose en voyant quelque chose dehors mais impossible de lui faire cracher le morceau. Je ne peux pas m'empêcher une réplique.
- Elle aussi est allergique au soleil ?
Encore une chose de bizarre. Pourtant ce n'est pas une maladie courante.
Nous arrivons rapidement à la salle de bal.
- Tu es sûr ? On peut rentrer si tu ne te sens pas bien.
- Dans tes rêves ma tigresse.
Je n'aime pas quand il m'appelle comme ça mais je crois que ça lui plait.
- On va au bal.
- Bien, boudais-je.
J'aurais essayé. Il sourit fier mais comme souvent il est ailleurs. Lui et moi allons profiter de cette mascarade et tout faire pour nous amuser.
A suivre...
Voilà, que Bella dans ce chapitre, je me suis enflammée, pourtant je ne suis pas satisfaite de ce chapitre ! J'attends vos avis avec impatience.
