Beta Zazalo

PDV JASPER

Il me fixe encore, je me sens gêné.

- Peux-tu arrêter de me fixer ainsi ?

J'ai l'impression d'être une vierge effarouchée perturbée par le regard d'un homme. Peter ricane mais redevient sérieux.

- Pourquoi ? Redemande-t-il.

Il est mon plus vieil ami, je pourrais lui expliquer, mais une partie de moi veut garder ça pour lui. Toutes mes réflexions, toutes mes recherches, mes envies de faire ce choix, je n'ai envie de les partager qu'avec ma tigresse. Comme si il n'y avait qu'elle qui pouvait me comprendre... Bien sûr idiot, elle est ta compagne.

- Pourquoi ce vœu ? Pourquoi ici ? Pourquoi cet âge ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi es-tu inscrit au lycée ? Et pourquoi mon don m'a conduit dans cet endroit plein de soleil ?

- Rien que ça ? Me moquais-je Tu n'en n'as pas d'autre en réserve ?

- Bordel, Major répond.

Je le vois se tortiller impatient. Malgré moi je ricane.

- C'est moi qui suis humain mais c'est toi qui a envie d'aller aux toilettes.

- Sérieux, tu vas aux toilettes ?

- Oui, dis-je levant les yeux au ciel, comme chaque humain et tout ce qui va avec.

- Là, je suis perdu, pourquoi vouloir ça ?

Je réfléchi quelques secondes, ne pouvant plus me défiler, je cherche la raison la plus honnête.

- Pour être en paix avec moi-même, sans mon don et m'éloigner de tout. Juste moi et moi. Revenir aux sources.

- Pourquoi ne pas revenir à ton époque ?

- Je n'y ai pas vraiment pensé, mais cette époque me va.

- Tu m'étonnes, moi aussi je veux bien côtoyer les humains et ta tigresse.

- Comme si elle pouvait vouloir de toi.

Enfin j'espère. Elle s'amuserait surement avec lui pour me rendre fou et le pire c'est que ça marcherait même si je connais mon ami et qu'il ne me ferait jamais un truc pareil.

- Qui sait ? Après tout je suis un vampire.

- Met des lentilles mon pote, parce que tu fais peur.

On ricane comme au bon vieux temps. Pendant que je me prépare un sandwich pour éviter de m'endormir, je réponds à ses autres questions.

- Le lycée ? Parce qu'elle y est. Et tout le reste découle de ça, mon âge, ma venue ici. Par contre pourquoi tu es là, je n'en sais rien, mais il y a surement une réponse.

- Foutu don.

- Qui nous a sauvé les fesses plus d'une fois.

- Es-tu en danger ?

- Pas aux dernières nouvelles.

J'étouffe un bâillement.

- Allez, bébé je vais aller te border ! Et demain tu me présentes à ta moitié.

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- Punaise, jolie maison.

- Tu n'es pas sortable tu sais.

- Je confirme. Un ami vampire à toi ? Demande Charles qui vient de nous ouvrir la porte.

Peter est la bouche ouverte.

- Remets-toi mon pote.

- Je suis largué, dit-il.

- Ce n'est pas une première, me moquais-je.

J'entre après le grand père.

- Et il a quel âge celui-là ? Me demande-t-il tout bas.

J'essaye de cacher mon sourire, en vain.

- Moque-toi et je monte Bella contre toi.

Je le regarde horrifié ce qui fait rire les deux hommes.

- Il est plus jeune que vous.

- Ouf, dit-il en bombant le torse.

Mais nous n'avons pas le temps d'en parler plus que ma tigresse arrive avec de la farine sur le visage.

- Whitlock ! Tu es en retard.

- Parce qu'on avait rendez-vous ? Dis-je amusé.

Son doigt qui me menaçait se baisse.

- Je voulais te voir, dit-elle boudeuse.

Comme je résiste moi ? Certes je n'essaye pas trop non plus, et m'approche d'elle pour l'embrasser doucement. Je la sens sourire contre la bouche. Pour éviter de lui sauter dessus je me recule mais ne la lâche pas des yeux.

- Ils sont toujours dans leur bulle ? Demande Peter.

- Oui, et j'espère que ça va durer.

- Je n'ai jamais vu le major si heureux.

Ma tigresse brise notre lien et fixe mon ami.

- Major ?

Oups, je fusille mon meilleur ami vampire du regard. Je le vois réfléchir rapidement.

- Ouais, dit il se frottant la nuque, gêné, quand on était plus jeune, Jasper aimait bien se déguiser en Major de l'armée confédéré.

Elle le regarde septique puis me regarde, ou plutôt me déshabille du regard en se mordant la lèvre. Si elle continue de me fixer ainsi je ne réponds plus de moi. Déjà que j'ai du mal en temps normal à garder mes mains pour moi.

- Qu'as-tu fait pour avoir de la farine sur le visage, demandais-je.

Mon pouce vient enlever la farine, je ne prive pas pour caresser son visage si doux sous mes mains.

- J'ai voulu faire un gâteau.

- Et ?

- Je ne suis pas douée.

Malgré moi je souris, ce qui va me retomber dessus.

- Eh, te moque pas ! Dit-elle me frappant sur le bras.

- Tu es parfaite dans tous les autres domaines, me rattrapais-je.

- Ouais je sais.

Elle m'embrasse sur la joue et s'en va souriante.

- Tu l'as échappé Belle, se moque mon ami.

- J'ai entendu !

Charles les rejoint.

- Encore plus mignonne de près. Elle me plaît bien et elle va tenir tête tout en te laissant la liberté que tu n'avais pas avec l'autre naine. Elle me plait bien.

- Merci mais tu sais que ton accord, je m'en passe.

- Je sais bien, tu es instable major.

Pendant le diner, Peter essaye de discuter avec ma tigresse, mais elle est comme avec moi au début, distante. Mais je sens qu'elle l'aime bien, mon ami est comme ça, on s'attache vite à lui. Tant qu'elle ne s'attache pas trop.

Je deviens jaloux là ?

A la fin du diner, Peter nous annonce qu'il va rentrer à pied, faire un tour, en fait il va chasser mais ma Bella n'a pas besoin de l'entendre.

Une fois Peter parti, Bella me tire dans sa chambre sous le « Pas de bêtises ! » de son grand père. S'il ne rigolait pas, ça pourrait être crédible.

- Tu lui as lavé le cerveau ? Demande-t-elle en s'allongeant sur son lit.

- Euh... No... Non.

Pourquoi je redeviens stupide ? Ah oui, son tee shirt est remonté et laisse voir son ventre que j'ai envie de toucher.

- Génial, il recommence.

Je pars m'asseoir dans son fauteuil.

- Tu es en manque de claque Whitlock ?

- Tu vas me tuer, dis- je les yeux clos.

- Pourquoi, dit-elle près de mon oreille

Je sursaute et ouvre les yeux pour la voir quasiment sur moi, ce qu'elle ne tarde pas à faire en s'asseyant à califourchon sur moi. Ses bras viennent s'enrouler autour de mon cou, mes mains se posent naturellement sur ses hanches.

- Alors ? Souffle-elle sa bouche proche de la mienne.

- Comme si tu ne le savais pas, déglutis-je avec difficulté, la fixant avec envie.

- J'aime te l'entendre dire.

- Tu es narcissique.

- Hein ? Dit-elle choquée, je ne suis pas comme ça !

Je ricane, certes elle ne l'est pas mais j'aime la voir se renfrogner et s'énerver. J'aime aussi ses baisers quand je me fais pardonner. Je n'ai jamais autant aimé ma répartie même si quand je suis près d'elle mon cerveau se bloque.

- Un prêté pour un rendu ma tigresse.

- Mais je sais me faire pardonner.

Sur ces paroles pleines de promesse elle m'embrasse tendrement, sa langue demande l'ouverture de ma bouche que je lui accorde avec grand plaisir. Les sensations de sa langue sur la mienne me rendent complètement fou. Je ne pourrai jamais me lasser de ses baisers. Nous nous arrêtons à bout de souffle, son front se pose contre le mien.

J'aime la sentir proche de moi, elle n'est plus distance et s'ouvre à moi, pas forcément avec des mots mais ses gestes montrent ce qu'elle veut. Néanmoins je me demande pourquoi ce revirement, bien que ça ne me dérange pas.

- Non pas que je me plaigne mais tu es plus proche de moi, plus ouverte.

- Et ?

- Pourquoi tu es ainsi ?

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A suivre...