Beta Zazalo

Chapitre plus cours que les autres mais j'ai un doigt en moins et c'est dur d'écrire. Voilà j'ai fini la parenthèse inutile sur ma vie, je vous dis : Bonne lecture.

PDV JASPER

J'aime la sentir proche de moi, elle n'est plus distance et s'ouvre à moi, pas forcément avec des mots mais ses gestes montrent ce qu'elle veut. Néanmoins je me demande pourquoi ce revirement, bien que ça ne me dérange pas.

- Non pas que je me plaigne mais tu es plus proche de moi, plus ouverte.

- Et ?

- Pourquoi tu es ainsi ?

- Est-ce que tu trouves que je suis bizarre ?

- Non pourquoi ?

Elle se tortille mal à l'aise, toujours à califourchon sur mes cuisses. Je ferme les yeux et tente de me calmer. Ce n'est pas le bon moment pour avoir une érection, surtout si elle s'ouvre à moi, je ne veux pas non plus passer pour un pervers qui ne veut que du sexe avec elle, enfin j'espère qu'elle sait que ce n'est pas le cas.

Elle baisse les yeux, ce qui est inhabituel chez ma tigresse - sa nouvelle faiblesse me plaît bien, ça la rend plus accessible - même quand elle a tort, elle se défendra jusqu'au bout sans jamais se démonter et montrer un signe de faiblesse, un peu comme un soldat face à l'ennemi. Cette comparaison me ramène indéniablement à mon passé sanglant. Est-ce pour sa force de caractère et sa ténacité qu'elle est ma compagne ? Peu importe les raisons c'est MA moitié.

Je lui relève la tête.

- Bella, tu peux tout me dire, jamais tu ne paraîtras ridicule à mes yeux. Puis tu as bien vu le nombre de fois où je me suis senti particulièrement idiot face à toi, et pourtant nous sommes ensemble.

- Tu dis des choses sensées parfois, se moque-t-elle gentiment.

- La sagesse de l'expérience, dis-je sérieux et fataliste ce qui nous fait rire tous les deux.

Certes je suis vieux avec mes 148 ans au compteur mais en amour, j'ai le même âge qu'elle. Mais peut être a-t-elle plus de vécu en amour que moi ? A-t-elle déjà aimé quelqu'un ?

Ses mains qui se trouvaient dans ma nuque descendent sur mon torse et triturent les pans de ma chemise.

- Bella ?

- Je me sens parfois gourde dans mon comportement avec toi et je ne sais pas comment agir, j'ai peur de faire une bêtise ou un truc du genre, je n'ai jamais été aussi proche de quelqu'un, intimement je veux dire. Parce que niveau sexe ça ne compte pas. Est-ce que tu trouves ça ridicule ?

Ridicule ? Et moi qu'est-ce que je devrais dire ? J'ai apprécié Alice mais est-ce que je l'ai aimé comme j'aime Bella ? Non.

Je me replonge dans la réalité et regarde ma tigresse, paniquée, qui se mord la lèvre.

- Si je ne savais pas que tu pars souvent dans tes pensées, je serais vexée, dit-elle d'une voix éraillée.

- Serais-tu anxieuse ? Demandais-je amusé.

- Fous-toi de moi, grogne-t-elle en commençant à se retirer de mes genoux.

Rapidement je la rassois sur mes genoux et prend ses mains dans les miennes. Mes yeux cherchent les siens.

- Bella, regarde-moi.

Elle fait non de la tête, ses cheveux viennent cacher son si beau visage.

- Depuis quand la tigresse a peur de moi. A moins que nous ayons inversé les rôles. Non parce qu'au début quand j'essayais de t'approcher, j'avais peur de tes réactions.

Sa tête se relève rapidement à mon aveu, bien sûr, un sourire moqueur sur les lèvres.

- Je fais peur au Major ?

Mon dieu, pourquoi m'appelle-t-elle comme ça ? Je vais tuer Peter.

Encore une différence avec les autres, quand Maria m'appelait comme ça, je devais partir tuer et c'était une torture pour moi, surtout à la fin et Alice répugnait à me nommer comme ça. Ça faisait trop monstre pour elle et ne collait pas avec son homme idéal. La tache noire dans son tableau parfait. Elle ne me l'a jamais dit, mais parfois ça se voyait dans son comportement, par contre ça ne partait pas d'une mauvaise intention, c'était juste elle.

- Aussi bizarre que cela puisse paraitre oui, mais moi aussi je pourrais te faire peur.

Mais tu fuirais alors je ne dirai rien.

- Si ça te fait plaisir d'y croire, me dit-elle amusée avant de m'embrasser rapidement.

Je souris doucement avant de redevenir sérieux.

- J'aime la Bella que tu me montres et je l'apprécie de plus en plus, j'aime celle qui est plus ouverte tout en restant elle-même, et tu n'es pas ridicule. Tu me rends fou, par tes gestes, tes paroles, tes sourires, et tes regards vont me tuer. Tu ne te rends pas compte que tu es, à mes yeux, la personne la plus désirable que la terre ait portée.

Pourquoi ses yeux sont brillants ?

- J'ai déjà eu des relations qui ont duré longtemps, mais aucune n'a été aussi parfaite que la nôtre.

- Tu trouves que c'est parfait ? S'étonne-t-elle.

- Bien sûr, parce que c'est toi et puis je trouve qu'elle nous ressemble, toi et moi sommes différents et uniques

- C'est vrai, dit-elle. Elle nous correspond bien. Mais es-tu prêt à me supporter moi et mon mauvais caractère ?

Oui je le suis mais je ne sais pas si je le veux en temps qu'humain ou vampire. Cela fera-t-il une différence ?

- Oui, Miss Swan, je vais juste aller m'acheter une boîte de Prozac.

- Eh !

Elle me frappe gentiment sur le bras sauf que cette fois je ne vais pas laisser faire et me mets à la chatouiller, sauf qu'elle se débat en criant et part en courant, je la poursuis et la rattrape rapidement puis reprends la torture. Je pense que ses cris vont réveiller le voisinage.

- Non, stoppe !

- Sûrement pas !

Je l'attrape et la jette sur le lit, sa jupe remonte sur ses cuisses, je me force à ne pas regarder ses jambes, son haut remonte - encore -, ses cheveux dans tous les sens comme après une bonne partie de sexe, ses yeux brillants que je ne lâche plus. Ses pupilles sont dilatées, moi aussi lui ferais-je de l'effet ? La vision de ma tigresse sur le lit, appuyée sur ses coudes, ses jambes légèrement repliées, sa respiration haletante me rendent étroit dans mon jeans. Les yeux de ma douce descendent sur mon torse et voient mon érection. Je pourrais croire que ça la gênerait, après tout notre relation débute à peine, mais non, cette diablesse se mord la lèvre.

Je m'avance vers elle mais la porte s'ouvre rapidement pour laisser apparaitre Charles et derrière lui Éloïse qui retient un sourire amusé.

Dieu merci, je suis quasiment dos à la porte et personne en dehors de Bella peut voir l'état dans lequel je suis.

- Tu vois bien qu'ils ne font rien, sourit sa femme.

Charles nous détaille attentivement et suspicieusement. Le point positif, mon érection est partie.

- Mouais...

- Je croyais que tu nous faisais confiance ?

- Je fais confiance à Jasper, pas à toi.

- Merci, boude-t-elle.

- Si il y a quelques mois, tu n'avais pas fait le mur pour aller voir l'autre.

- Il s'appelle Zac, grand-père.

- Et bien ton Zac je ne l'aime pas, grogne-t-il.

- Ce n'est pas MON Zac, puis de toute façon je préfère Jasper si ça te rassure, dit-elle amusée me fixant, amoureusement ?

On se fixe, oubliant les autres.

- Viens on les laisse, dit Éloïse en tirant son mari par le bras.

- Mais femme, ils vont... Enfin tu sais !

- Oui je sais et quand bien même ça serait le cas, non seulement tu les as autorisés à venir ici et en plus ils sont suffisamment VIEUX pour savoir ce qu'ils font.

Elle fixe son mari.

- Et non, tu ne vas pas leur chercher des préservatifs, et ta petite fille prend la pilule.

Même pour son âge la grand-mère de Bella a de la force et pousse gentiment son mari dans le couloir.

- Au fait Jasper, tu peux rester dormir là si tu le souhaites, rajoute-t-elle.

- Merci M'dame, mais je vais rejoindre mon idiot d'ami.

Je vois Charles bouder derrière. Cet homme me fait vraiment rire, il devait être un peu comme Peter en vampire, je me serais surement bien entendu avec lui si nous nous étions rencontrés vampire mais je n'aurais jamais rencontré ma moitié vu qu'elle n'existerait pas.

- A quoi penses-tu ?

- J'aime ta famille.

- Et la tienne, elle est comment ?

Aïe, nous y voilà, j'avais réussi à passer au travers de mon passé, mais ça ne pouvait pas durer. Je sais qu'elle se pose de plus en plus de questions mais par respect elle s'abstient, comme moi pour sa mère même si je me doute de la réponse.

Je viens m'allonger à ses côtés. Elle se tourne sur le côté et me fixe. J'aime sentir son regard sur moi, je me sens vraiment important.

Ça passe si je lui dis que mes parents sont morts il y a plus de 120 ans ? Je sais que je pourrais lui dire la vérité sur moi, sur mon passé, mon vœu, ce qu'elle représente pour moi. Mais est-elle prête à l'entendre ? Est-ce que je suis prêt à lui dire ?

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A suivre...