Beta Zazalo

PDV JASPER

- A quoi penses-tu ?

- J'aime ta famille.

- Et la tienne, elle est comment ?

Aie, nous y voilà, j'avais réussi à passer au travers de mon passé, mais ça ne pouvait pas durer. Je sais qu'elle se pose de plus en plus de questions mais par respect elle s'abstient, comme moi pour sa mère même si je me doute de la réponse.

Je viens m'allonger à ses côtés. Elle se tourne sur le côté et me fixe. J'aime sentir son regard sur moi, je me sens vraiment important.

Ça passe si je lui dis que mes parents sont morts il y a plus de 120 ans ? Je sais que je pourrais lui dire la vérité sur moi, sur mon passé, mon vœu, ce qu'elle représente pour moi. Mais est-elle prête à l'entendre ? Est-ce que je suis prêt à lui dire ?

- Morte, dis-je.

Elle se recule et me fixe bouche bée. La gêne devient vite son émotion principale.

- Oh, pardon Jasper, je ne voulais pas...

Je la coupe.

- Ne t'en fais pas, ce n'est pas grave, dis-je la prenant dans mes bras. C'était il y a longtemps.

- Tu n'es pas triste ? Moi je le suis.

- Pour toi ou pour moi, tentais-je de plaisanter.

Et bien sûr je me prends une gentille claque sur le bras, vu que sa main ne peut pas atteindre ma tête.

- Pour nous deux, dit-elle dans un souffle.

- Ne le sois pas pour moi, c'était il y a longtemps.

- Est-ce une raison pour ne pas penser à eux ? S'offusque-t-elle.

- Je n'ai pas dit cela, je dis juste que je préfère me souvenir des bons moments passés avec eux, j'ai juste dépassé l'étape où tu souffres en y pensant.

- Je voudrais y arriver, dit-elle le visage caché contre mon torse.

Est-ce qu'à mon tour je peux lui demander pour sa mère.

- Ta mère ?

Elle fait oui de la tête sans se décoller de moi. Ma chemise devient humide.

- Elle me manque mais je me dis que j'ai eu de la chance d'avoir mes grands-parents pour m'élever.

- Comment était-elle ?

- Souriante, aimante, elle aimait me prendre dans ses bras, me raconter des histoires, on partait souvent faire des promenades.

Sans le voir, je sais qu'elle sourit.

- La maman parfaite, dis-je.

- Oui... Merci.

- Tout le plaisir est pour moi.

Je me baisse vers son visage et l'embrasse doucement. Délicatement elle s'allonge à califourchon sur moi, il n'y a rien de sexuel dans cela, mes mains restent sagement sur ses hanches, je ne vais pas dire que mon érection n'est pas là, ça serait mentir mais nous ne nous en occupons pas.

J'ai vraiment perdu mes couilles... Dieu merci personne ne le saura.

- Je ne sais pas si je dois être vexée ou flattée, dit ma tigresse.

- Hein ?

Comment je peux avoir des pensées cohérentes quand elle m'embrasse comme elle le fait et que sa chatte est bien installée sur mon sexe ?

Elle pouffe de rire se moquant de moi.

- Je crois que je vais finir par tuer tous tes neurones.

- Même pas vrai, boudais-je mais pas longtemps parce que sa bouche s'aventure sur mon cou, ma clavicule.

Ses doigts défont les boutons de ma chemise, sa bouche et sa langue suivent le même chemin.

- Ce n'est pas de moi que ton grand père devrait se méfier, grognais-je.

- Et il a bien raison, dit-elle aguicheuse en léchant mon téton me faisant grogner.

Elle sourit fière d'elle et remonte vers mon oreille, un sourire un coin qui ne me dit rien qui vaille.

- Finalement tu sais à quoi ça sert, murmure-t-elle en empoignant mon érection par-dessus mon jean. J'avais peur que tu ne sache pas t'en servir ou que tu ne veuilles pas de moi.

- Ne dis pas d'âneries, dis-je entre mes dents alors qu'elle entame de légères frictions sur mon membre.

- Et bien prouve le... Major, susurre-t-elle avant de mordre le lobe de mon oreille.

Je deviens encore plus dur et ma tigresse le sent, sa main n'ayant pas bougé pour mon plus grand plaisir mais je ne peux pas laisser passer ça, ma fierté de mâle est en jeu déjà qu'elle est sérieusement ébranlée avec Bella.

Rapidement j'attrape ses poignets et d'un coup de bassin, inverse nos rôles. Mon érection vient se frotter contre son centre chaud. Mes lents va-et-vient sur son sous vêtement lui font rouler les yeux de bonheur.

- On peut être deux à jouer ma tigresse, dis-je à son oreille lui donnant un coup de bassin plus fort.

Les sons qu'elle émet me rendent fou mais je me contrôle. Juste avec une main je tiens ses poignets au-dessus de sa tête, l'autre à présent libre part découvrir son corps. Mon index frôle son visage, son coup, le haut de sa poitrine la faisant frissonner et gémir violemment. Tout mon être veut aller toucher sa poitrine mais je me retiens, chaque chose en son temps.

- Tu sais que tu es la seule à m'avoir dominé, dis-je sérieux

Ses yeux s'ouvrent brusquement, son regard noir de désir me transperce.

- Mais j'aime ça, dis-je d'une voix rauque avant de poser mes lèvres sur les siennes. L'imaginer se déhancher nue, sur moi serait un pur plaisir.

Les jambes de ma Bella s'enroulent contre mon bassin, elle en profite pour planter ses talons dans mes fesses, m'ordonnant de continuer ce que je faisais tout à l'heure. Et vu que je suis docile j'obéis, enfin parce que je le veux bien.

Ses gémissement bien que discrets deviennent de plus en plus incontrôlés, elle comme moi sommes proches - merci mes quelques années d'expérience en la matière - par contre jouir dans mon pantalon sera une première mais pour elle je ferais n'importe quoi.

- Jasper... gémit-elle proche.

Et bien sûr, on ne change pas les bonnes habitudes, mon téléphone sonne avec insistance et vu l'heure ça ne peut être qu'une seule personne. J'ai le droit de le tuer ? Mais avant, je vais trouver un livre : « Comment tuer un vampire en étant humain ».

- Bordel, grognais-je furieux en prenant le téléphone dans ma poche arrière.

Bella m'embrasse sur la mâchoire, son orgasme surement aussi loin que le mien. Je décroche furieux.

- Quoi ? Grognais-je.

Ma tigresse me pousse gentiment par les épaules, me forçant à m'allonger sur le dos. Docile, je m'exécute, je suis trop remonté contre Peter.

- Je dérange peut-être ? Se moque-t-il.

La bouche de mon démon personnel continu de descendre sur mon torse, ses mains partent découvrir mon torse.

- Oui, dis-je tout de suite moins intéressé par l'idiot de vampire.

- Tu t'expliques avec ma merde !

Foutu don et surtout pourquoi la main de Bella se retrouve dans mon pantalon. Peter me parle mais je ne m'en occupe pas, seule ma Bella, sa main, sa langue et son regard aguicheur ont mon attention.

- MAJOR ! Crie-t-il dans le téléphone.

- Mmm... dis-je intelligemment.

- Bella, l'appelle Peter.

Je décale mon mobile pour que Bella puisse entendre.

- Quoi ? Gémit Bella.

- Retire ta main de là où elle est et rend-moi mon copain, boude Peter.

Il m'aura vraiment tout fait celui-là.

- Pas envie, dit-elle allumeuse et joueuse.

Mais elle le fait quand même. Quelque part au fond de moi, je sais que c'est mieux, bien que mini-moi ne soit pas d'accord avec mon raisonnement.

- A tout de suite mon pote, et il raccroche.

Je soupire, légèrement énervé mais aussi rassuré. Je ne voudrais pas une première fois comme ça avec Bella, comme la mienne en humain. Ce qui j'avoue me stresse un peu. Et si j'assurais pas. Gros retour dans le passé avant ma transformation, bien que ce n'était pas ma préoccupation principale.

- On a fini, hein ?

Ma Bella s'allonge à côté de moi.

- Je le crains, dis-je sur le même ton qu'elle.

- C'est quoi : Sa merde ?

J'opte pour la vérité.

- Certaines personnes ont des espèces de don et Peter en a un. Il sait des trucs.

- C'est flippant.

- Je sais.

- Alors pourquoi il nous interrompt ?

- Si je le savais.

- Découvre-le et botte-lui le derrière.

- Oui ma tigresse, dis-je l'embrassant doucement. J'aime ton côté autoritaire.

Bien qu'au début je l'ai maudit, mais c'est un trait de son caractère que j'apprécie de plus en plus, cela rend notre relation pimentée.

Une fois rhabillé correctement, je pars rejoindre mon ami.

- Bonsoir, dis-je à Charles qui est installé sur le canapé dans le hall.

- Tu as attaché mardi avec mercredi, bougonne-t-il. Sa femme a dû lui faire la leçon.

Rhabillé oui mais pour le correctement on repassera. Je sens que je vais en baver...

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A suivre