Beta Zazalo

PDV BELLA

Aussi bizarre que cela puisse paraitre, je m'étais vraiment amusée à ce bal, je pense que ce n'est dû qu'à Jasper. Je me sens vraiment différente avec lui, à ma place, heureuse, bien dans ma peau. C'est vraiment agréable d'avoir ces sentiments là en soi, je ne croyais pas que je pourrais être heureuse un jour. Avec mon père qui ne se soucie pas de moi, ma mère qui n'est plus là. C'est vrai que j'ai mes grands-parents mais ils ne peuvent pas remplacer l'amour maternel dont j'ai besoin.

Il me permet d'oublier mes tracas. Je me sens plus jeune, plus insouciante, plus frivole.

Avec lui je n'ai peur d'être moi. Il voit mon côté instable et même si je ne lui avouerais jamais, j'aime être sa tigresse. Je crois que ça lui plait. D'ailleurs, à moins que je me plante vraiment, je lui plais, ses réactions physiques en témoignent - comme au bal, pendant que nous dansions - ses légers rougissement dont il ne se rend même pas compte, ses gestes délicats envers moi. Tout ça me rend encore plus accro à lui et me fais plonger la tête la première dans l'amour que je lui porte. Je me sens incapable de me séparer de lui.

Même son côté mystérieux me plaît. Son ami Peter est assez bizarre, mais si j'y réfléchis bien, grand-père et Jasper le sont aussi. Je dois attirer les gens bizarres mais après tout je le suis aussi, non ?

En tout cas, avec eux, je ne risque pas de m'ennuyer, surtout quand ils sont réunis tous les trois, comme au déjeuner à la maison. Pourtant je suis restée distante avec lui, comme je fais avec toutes les personnes que je ne connais pas, même si je sens que je vais bien l'aimer. Intérieurement par contre j'ai bien ri. C'est un homme bien, mais je vais encore creuser pour vérifier.

J'ai aussi découvert une nouvelle facette de Jasper. Lui et Peter ont une vraie complicité, ils ont vécu beaucoup de choses ensemble même s'ils font tout pour le cacher. Comme si leur histoire était plus longue qu'ils ne voulaient le faire croire. Mais je ne vais pas leur poser de questions - même si j'en crève d'envie, foutue curiosité - ça ne me regarde pas, si Jasper veut m'en parler, je l'écouterai, mon major. Par contre, cette petite révélation me donne des idées peu chastes que j'aimerais bien expérimenter avec mon Jasper. Par contre, je ne me mets plus jamais à la cuisine, n'étant pas douée, même grand-mère m'a bannie de sa cuisine...

Heureusement que grand-père n'a pas mis Jasper dehors, j'ai envie de passer du temps seule avec lui. Et le rendre dingue m'amuse beaucoup et me rend importante.

La soirée après le déjeuner a été chaude, j'ai vraiment aimé nos rapprochements, Même nos gentilles querelles me plaisent. Bon j'avoue qu'au début cela m'énervait, je pars au quart de tour mais les réconciliations sont les meilleures du monde. Je comprends pourquoi beaucoup de gens en parlent et pourtant ils n'ont pas embrassé Jasper. Mon dieu, je pourrais presque avoir un orgasme juste quand sa langue caresse la mienne.

Nos baisers sont pleins de délicatesse et de tendresse jusqu'à ce qu'il pose des questions sur mon changement de comportement envers lui. Je rassemble mon courage et m'ouvre à lui, lui faisant part de mes peurs et de mes ressentiments. Et comme d'habitude il a la réaction parfaite, il est vraiment fait pour moi, enfin je l'espère. Il trouve à chaque fois les bons mots pour me rassurer, comme s'il savait quoi me dire, comme s'il me comprenait plus que moi-même. Carrément flippant.

Si jamais nous devions nous séparer la rupture serait douloureuse. Puis qui peut oublier son premier amour ?

Si jamais plus tard nous ne sommes plus ensemble, j'aurais au moins de bon souvenirs, la bataille de chatouille que j'ai perdue, notre course poursuite dans ma chambre. J'aime ces moments d'insouciance, et étant honnête avec moi-même, j'ai surtout aimé ce qu'il s'est passé ensuite.

Je ne parle pas de mes grands-parents qui sont entrés comme des fous dans ma chambre. Je ne savais pas qu'ils pouvaient encore courir à leur âge... A voir grand-père, j'ai cru qu'il allait mettre Jasper dehors à coup de pieds aux fesses mais ma super grand-mère l'a remis sur le droit chemin, dieu existe.

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La famille, je sais j'avais dit que je ne poserai pas de question, mais je l'ai fait. Parfois mon cerveau ne commande plus ma bouche... Ok, je suis de mauvaise foi et après ? C'est mon petit-ami, je veux en savoir plus sur lui.

Son passé est sombre, triste mais il est détaché, mettant son passé de côté. Il me donne une bonne leçon sur la vie, m'expliquant que le passé est le passé, nous morfondre n'y changera rien, qu'on doit avancer même si parfois on croit que c'est insurmontable, qu'il faut voir l'avenir. Oui il est mon avenir et je ferai tout pour que nous soyons heureux.

Normalement à chaque fois que je parle de ma mère, je suis triste et inconsolable, mais bien sûr avec lui tout est différent, il me fait sourire en pensant à ma mère. Ça fait du bien de me rappeler des moments heureux avec elle, surtout que j'en ai peu.

Ma bonne humeur est revenue et je décide de m'occuper de l'érection de mon homme en m'installant à califourchon sur lui. Je l'embrasse passionnément puis pars à la découverte de son corps et l'allume gentiment avec ma bouche et ma main. J'aime avoir du pouvoir sur lui, me sentant forte. Ses yeux noirs de désir, sa respiration désordonnée, ses mains qui glissent doucement sur mes cuisses, tout ça se répercute directement dans mon bas-ventre.

Sans que je ne l'aie vu venir, je me retrouve soumise à mon major. Je ne sais pas quels souvenirs sont associés à ce mot mais apparemment ça lui fait autant d'effet qu'à moi. J'ai trouvé un nouveau jeu... qui part très loin quand il frotte son énorme érection contre mon clitoris, mon cerveau se met en stand-by et savoure les sensations qu'il me procure, comme les mots qu'il me dit. Je suis proche de l'orgasme et vu la contraction de ses muscles lui aussi mais son PUTAIN de téléphone sonne.

Je vais tuer cette personne mais avant je vais la faire souffrir, longtemps...

Je n'ai pas dit mon dernier mot et pars mettre la main sur mon jouet mais Peter alias le futur mort me parle. Je n'ai pas envie de l'écouter, je veux mon Jasper et un orgasme. Pourtant mon côté sage me fait arrêter, sachant pertinemment que c'est fini pour ce soir. Je n'ai pas dit mon dernier mot et Peter ne nous arrêtera pas à chaque fois même avec « sa merde » de don. Foi de Bella la tigresse.

PDV JASPER

- Découvre-le et botte lui le derrière.

- Oui ma tigresse, dis-je l'embrassant doucement. J'aime ton coté autoritaire.

Bien qu'au début je l'ai maudit, mais c'est un trait de son caractère que j'apprécie de plus en plus, cela rend notre relation pimentée.

Une fois rhabillé correctement, je pars rejoindre mon ami.

- Bonsoir, dis-je à Charles.

- Tu as attaché mardi avec mercredi, bougonne-t-il. Sa femme a dû lui faire la leçon.

Rhabillé oui mais pour le correctement on repassera. Je sens que je vais en baver...

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- Alors pas trop frustré ? Se moque mon ami.

- La ferme, grognais-je en partant m'enfermer dans ma salle de bain.

C'est sans compter sur mon ex-ami qui me suit.

- Tu as décidé de te transformer en petit chien ? Me moquais-je.

Même si je suis toujours furieux contre lui.

- Rentre tes crocs... Humain...

Je ne réponds rien et lui claque la porte au nez.

- Je ne suis pas d'humeur, dis-je las à travers la porte, sachant qu'il m'entendait parfaitement.

- Demain.

- Si tu veux...

Ce sont les derniers mots que j'ai dit de la soirée avant d'aller me coucher pour rêver de ma tigresse.

- Bien dormi le tombeur ? Dit mon ami moqueur, dans l'encadrement de la porte.

Qu'est-ce que j'ai bien pu dire ou faire cette nuit, pour qu'il soit ainsi ? Je vois son regard descendre vers mon érection matinale.

- Ouais, et après ? Quand tu étais humain tu avais la même réaction, puis arrête de la fixer comme ça, je vais croire que tu as viré homo...

Une fois sûr d'avoir refroidi mon ami, je cache ma tête sous mon oreiller.

- A moins que tu sois en manque ? Demandais-je.

Je suis curieux de savoir ce qu'il s'est passé avec Charlotte, je les croyais compagnons.

- Tu veux savoir, hein ?

- Je ne vous voyais pas séparés.

- Va lui dire, crache-t-il en grognant.

C'est quand même impressionnant un vampire qui grogne, bien que cela ne m'impressionne pas. Même avant ma première transformation, je n'étais pas impressionné, ce n'est pas maintenant que cela va commencer.

- Disons que c'est elle qui a changé de côté, murmure-t-il.

- Hein ? Demandais-je étonné.

Je me redresse et fixe mon ami, incrédule.

- Ouais, elle a rencontré sa moitié, foutaise...

Je vois les yeux de Peter devenir noirs de colère, signe éminent qu'il va casser mon appartement et ce n'est pas vraiment discret, surtout pour les voisins...

- Elle est canon au moins ? Parce que deux femmes ensembles... Chaud ! Demandais-je mon éternel sourire en coin.

Ça a le mérite de le calmer même s'il me fusille du regard.

- Avec moi entre bien sûr, rajoute Peter, je me ferais bien Bella et une de ses copines...

Je lui envoie un oreiller au visage qui ne l'atteint pas bien sûr. C'est juste pour la forme.

- Jaloux ?

- Possessif, grognais-je.

Je vais pour me recoucher et dormir un peu mais le vampire n'a pas l'air d'accord et tire mes couvertures.

- Debout, humain, on va acheter un cadeau à ta moitié.

- Cadeau ? Pourquoi ?

Peter me regarde de travers.

- Quoi ?

- Noël ? Ça te dit quelque chose ?

- C'est noël ?

- Dans 6 jours, dit-il dépité.

C'est la honte si je dis que j'ai oublié ? Non seulement la fête ne m'intéresse pas mais l'idée de faire des cadeaux m'est complètement sortie de la tête... Pour ma défense, j'ai vécu plus de 70 ans avec les Cullen et ce n'est pas le genre de fête que l'on célèbre et on s'offre encore moins des cadeaux.

- Mon dieu, qu'est-ce que je vais lui offrir, paniquais-je en me levant rapidement.

Et indéniablement je me prends les pieds dans le reste de mes draps, réaction en chaîne, j'embrasse le sol et Peter se marre...

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A suivre...