Traque
ou
"Lorsque la fuite ne paie pas toujours..."
Ichigo n'en pouvait plus. Ça faisait deux semaines qu'il passait son temps à fuir le Capitaine de la Douzième Division. Il se doutait bien que ça avait un rapport avec le gage de Renji, il n'avait pas loupé la lueur de reconnaissance dans le regard du scientifique lors de la réunion.
Il se laissa tomber dans l'un des canapés de la salle de repos réservée aux Capitaines avec un soupir. Il accepta avec reconnaissance la tasse de café que lui tendit Renji, mais ne lui adressa aucun remerciement. Il lui en voulait toujours.
- T'as une sale tête. observa le tatoué.
- A qui la faute ? grogna Ichigo.
- Kurotsuchi te poursuit toujours ?
- A ton avis, idiot ?
- T'énerve pas, j'faisais que demander moi. Bon, j'te laisse sinon Rukia va m'étriper.
Ichigo salua Renji, secrètement heureux que Rukia soit son Vice-Capitaine et non la sienne. La jeune femme était tout bonnement terrifiante lorsqu'elle était contrariée, ce qui arrivait à peu prés aussi souvent que Renji désertait son bureau pour aller flâner dans les rues du Seireitei. C'est-à-dire : très souvent !
Ichigo reposa la tasse vide sur la table basse et se laissa aller dans le canapé, les yeux fermer. Juste quelques secondes avant de retourner se cach… travailler…
Mayuri eut un sourire ravi lorsqu'il repéra le reiatsu de Kurosaki. Le jeune homme se trouvait à proximité et en plus il était seul, chose qui n'était pas arrivé depuis des jours. Il hâtât le pas en direction de la salle de repos des Capitaines avant que cet état de fait ne change. Il était hors de question que le jeune homme lui échappe encore, il commençait à en avoir assez de rêver à tout ce qu'il pourrait faire subir à ce délicieux corps (et pour une fois ça n'avait aucun rapport avec une quelconque expérience ou douleur), il voulait passer à la pratique ! Et le fait qu'il ne sache absolument pas si le roux partageait ses envies était accessoire, il saurait le convaincre…
Il poussa silencieusement la porte de la salle de repos. Le roux était dos à lui mais il était clair qu'il dormait profondément.
C'était parfait !
Il marcha jusqu'à Ichigo posant doucement sa main sur sa nuque. Sa peau à cet endroit était encore plus douce que celle de ses mains. Un frison remonta le long de l'échine de Mayuri. Il avait terriblement envie de cet homme et il ne comprenait pas pourquoi. Certes le roux était indubitablement beau, mais il y avait des dizaines d'autres shinigamis comme lui. Kuchiki, Abaraï, Hitsugaya, le p'tit qui vouait un culte à Abaraï et dont il avait oublié le nom… pour ne citer qu'eux. Cependant ils le laissaient totalement indifférent alors qu'il avait suffit d'un contact avec Ichigo pour qu'il brûle de le posséder.
Il contourna le canapé, s'agenouillant entre les jambes écartées d'Ichigo. Mayuri était étonné qu'il ne se soit pas encore réveillé, aucun doute qu'il était épuisé. Les cernes sous ses yeux en attestaient parfaitement. Un vague remord envahit le brun à la pensée que c'était la traque méthodique à laquelle il s'était livré qui avait mis dans cet état le roux mais il le repoussa. C'était Kurosaki qui l'y avait obligé en le fuyant.
Mayuri alla ouvrir la fenêtre avant d'aller prendre Ichigo dans ses bras. Une seconde plus tard, la pièce était vide, et le Capitaine de la Douzième Division portait son précieux chargement dans un lieu d'où le jeune homme ne pourrait pas le fuir sitôt réveillé.
Sanka
