Conslusion
ou
"Comment finir entre les draps du Capitaine le plus givré du Goteï 13..."
Lorsque Ichigo se réveilla, il eut un mal fou à se reconnecter avec la réalité. Il avait l'impression d'avoir dormir durant des jours. Tout son corps était lourd et sa bouche était sèche. Il se redressa sur ses coudes pour regarder autour de lui. Une vague panique l'envahit lorsqu'il constata qu'il ne se trouvait plus dans la salle de repos des Capitaines mais dans une chambre. Les volets clos ne laissaient filtrer que peu de lumière mais il arrivait à distinguer une immense armoire sombre qui occupait tout un pan de mur en face du lit, ainsi que les montant du lit desquels pendaient des rideaux aux couleurs sombre. Ce n'était définitivement pas sa chambre.
- Où est-ce que je suis, nom de dieu ? grogna le roux.
- Dans ma chambre.
Ichigo sursauta si violement qu'il manqua de tomber du lit. Il pivota rapidement sur lui-même et croisa le regard insistant de la dernière personne qu'il souhaitait voir. Kurotsuchi était, semble-t-il, confortablement installé dans un fauteuil, un livre à la main. Ichigo se demanda vaguement comment il pouvait lire dans le noir mais repoussa rapidement la question dans un coin de son esprit, avec l'étrange Capitaine on ne pouvait jamais savoir…
- Et pourquoi je suis dans votre chambre ?
- Parce que tu ne pourras pas t'enfuir comme tu le fais à chaque fois que j'essaie de te parler depuis des jours. Répondit Mayuri en déposant son livre sur une petite table d'appoint.
Ichigo grimaça en observant l'homme s'approcher du lit et s'y asseoir. Ce n'est qu'à ce moment là qu'il se rendit compte qu'il ne n'affichait pas son habituel maquillage. C'était si étrange qu'il ne put s'empêchait de le détailler. Ses traits étaient d'une symétrie parfaite et d'une jeunesse certaine, il ne semblait pas avoir plus d'une vingtaine d'années, peut-être même un peu moins. Ichigo se surprit à se demander pourquoi Kurotsuchi les cachaient sous tout ce maquillage.
- Pour avoir la paix. Répondit l'homme.
Ichigo sursauta une nouvelle fois, il n'avait pas eu conscience d'avoir parler tout haut. Il fallait qu'il fasse attention sinon il risquait de révéler des choses gênantes, comme ses rêves qu'il faisait depuis le fameux événement qu'il les avaient conduit à cette situation.
Mayuri observait Ichigo. Le jeune homme semblait légèrement perdu mais pas apeuré, ce qui était une bonne chose. Il avança sa main pour saisir l'une des celles du roux.
- Il semblerait que j'ai développé une fascination étrange pour les mains depuis quelque temps. Confia Mayuri en caressant du bout des doigts celle qui se trouvait dans les siennes.
- Vraiment ? chuchota Ichigo qui ne savait pas très bien où voulait en venir le brun.
Il espérait seulement qu'il le lâcherait rapidement parce que sinon ça situation allait devenir embarrassante. La sensation de la peau du Capitaine de la Douzième Division l'électrifiait complètement. Sa respiration se coupa lorsqu'il sentit un doigt glisser de l'intérieur de sa paume vers son poignet. Son regard chercha celui du brun. Il avait besoin d'une confirmation, de n'importe quoi qui puisse le renseigner sur ce qu'il était en train de se passer. Il fallait qu'il sache si il était le seul à être douloureusement excité où si Kurotsuchi était dans le même cas.
Le regard ambre était brûlant, plus expressif qu'il ne l'avait jamais était, ce qui rassura Ichigo. Il sentit son bras être tirer et se retrouva à genoux, son torse collé à celui du brun. Leurs visages étaient si proches l'un de l'autre que Ichigo pouvait sentir leurs souffles se mêler.
- Si tu comptes partir, c'est le moment ou jamais. chuchota Mayuri, ses lèvres effleurant celles du roux.
- Je croyais que tu m'avais emmené ici justement parce que je ne pourrais pas fuir.
- Parfaitement. Je disais cela par simple politesse.
Ichigo roula des yeux mais ne tenta pas de réprimer le sourire qui étira ses lèvres. C'était certainement le moment le plus étrange de son existence mais il n'aurait voulu être nulle part ailleurs.
Il glissa sa main sur la nuque de Kurotsuchi et l'attira à lui. Leur baiser n'avait rien de tendre. C'était passionné, impatient. Leurs langues se frottaient, leurs dents s'entrechoquaient par instant. Ichigo sentit les mains du brun glisser sur son dos pour aller agripper ses fesses. Il gémit en tournant la tête sur le côté, pour reprendre son souffle. Ce fut seulement à cet instant qu'il s'aperçut qu'il était totalement nu mais il ne s'en formalisa pas. Au contraire… il entreprit d'ailleurs de retirer son kimono à Mayuri, pour enfin pouvoir accéder à cette peau qui occupait son esprit depuis deux semaines. Il constat avec plaisir que l'homme était tout aussi nu que lui sous le tissus.
- Oh putain… grogna Ichigo en sentant déjà les doigts de son amant s'insinuer en lui.
Mayuri retint un gémissement alors que les muscles du roux se refermaient sur ses phalanges. Il avait envie de lui à un point qu'il ne s'expliquait pas. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il n'avait jamais été aussi bien qu'à cet instant alors qu'Ichigo se cambrait contre lui, ses ongles plantés dans son dos et ses hanches se mouvant au même rythme que les doigts à l'intérieur de lui.
Kurotsuchi le renversa sur le dos et plongea son visage entre ses cuisses. Il engloutit sans aucune hésitation le sexe raide d'Ichigo, le faisant crier.
Le roux planait complètement. Le sexe avec le scientifique ne ressemblait à rien de ce qu'il avait connu jusqu'à maintenant. C'était passionné, dur et incroyablement excitant. Il saisit une poignée de cheveux noirs et attira le visage de l'homme jusqu'à lui. Ils échangèrent un baiser tout aussi empressé que le premier.
- Mayuri…
- Hum… soupira l'homme en regard ses doigts disparaître, et réapparaître, dans le corps du roux.
- Si tu ne me prends pas tout de suite, je te jure que c'est moi qui te baise !
Un sourire carnassier se dessina sur le visage pâle du scientifique, il n'était pas contre l'idée mais pas maintenant. Pour l'instant il voulait juste se fondre dans le corps de son amant, le sentir serré autour de lui… il retira ses doigts et souda ses hanches à celles d'Ichigo, ondulant contre lui. Le roux grogna, agacé. Sa main glissa jusqu'à l'érection de Mayuri et il la guida lui-même en lui, sous le regard allumé du brun.
Ichigo soupira en sentant le sexe envahir ses chaires.
C'était parfait !
Il plaqua ses mains sur les fesses de Kurotsuchi et ondula des hanches avec lui. Leurs mouvements étaient saccadés, rapides et brutaux. L'excitation était si forte qu'il ne lui faudrait pas longtemps pour jouir. Le bruit de leurs corps claquant l'un contre l'autre ne faisait que l'attiser un peu plus.
Ichigo saisit la nuque de Mayuri pour attirer son visage contre le sien. Le changement de position fit buter le sexe qui le prenait contre sa prostate et il jouit en mordant les lèvres du brun. Il ferma les yeux, essayant de prolonger le plaisir au maximum, et gémit en sentant son amant se retirer. Il lui adressa un regard interrogateur auquel Mayuri répondit par un sourire énigmatique.
Il roula sur le dos, entraînant Ichigo dans son mouvement. Le roux se retrouve assit sur ses hanches, ses fesses frottant insciemment contre son érection. Il saisit d'une main ferme une des hanche du roux et de l'autre guida de nouveau son sexe dans le corps du roux.
Ichigo rejeta la tête en arrière. Tout son corps fut parcouru d'un violent frisson tant le mouvement était lent. Mayuri saisit fermement ses hanches et commença à le prendre lentement. Ichigo cria. C'était bien moins passionné qu'avant mais tout aussi jouissif. Il sentait le désir recommencer à l'envahir, et fut presque étonner en constatant que son sexe était à nouveau raide. Sa main rejoignit celle de Kurotsuchi pour le caresser et ils ne leur fallut que quelques caresses et coups de reins pour atteindre la jouissance.
Ichigo se laissa tomber sur Mayuri, à bout de souffle. Il avait l'impression qu'il n'arrêterait jamais d'avoir la chair de poule, surtout que le brun faisait courir ses mains sur son dos de façon quasi inconsciente. C'était bien, il était bien et franchement même si il n'avait aucune idée de ce qu'il allait se passer par la suite, il s'en fichait un peu.
Oh… et il faudrait aussi qu'il pense à remercier Renji, puisque rien ne serait arrivé sans lui..!
Sanka
