Discussion
Mayuri haussa un sourcil, son regard passant d'Abaraï à Matsumoto et Kuchiki-fille avant de s'arrêter sur Ishida. Derrière lui se tenaient les autres humains plus si humain que ça, ainsi que deux types de la Onzième dont il n'avait pas pris la peine de retenir le nom (il se souvenait déjà à quelle division ils appartenaient, fallait pas lui en demander plus).
Ils l'avaient traîné dans le bureau d'Abaraï et le fixaient silencieusement depuis une bonne dizaine de minutes, l'air affreusement sérieux. Et Mayuri commençait à être affreusement agacé mais il se retenait de les découper en rondelles par égard pour son amant, qui aurait été affreusement en colère si il l'avait fait !
- Capitaine Kurotsuchi, commença Ishida, si on vous a prié de nous suivre c'est pour vous parler de Kurosaki.
Mayuri s'installa plus confortablement, ça allait certainement durer un long moment vu comment c'était parti.
- Je pense que vous vous en doutez, mais dans l'éventualité que non, il faut que vous sachiez que Ichigo est quelqu'un de particulièrement sensible, continua Inoue. Il peut jouer les durs comme ça mais il est très fragile, c'est pour ça qu'il faut que vous preniez soin de lui, d'accord ?
Kurotsuchi hocha mécaniquement la tête puisqu'il lui semblait que c'était ce qu'elle attendait. Elle lui adressa un sourire satisfait et ouvrit la bouche pour continuer quand la porte du bureau d'Abaraï s'ouvrit avec fracas.
- Bordel de merde ! Renji, pauvre tâche, tu peux m'expliquer pourquoi Hitsugaya vient de m'informer que tu as presque kidnappé Kurotsuchi ? gronda « fragilement » le roux en allant se planter devant son ami.
Le tatoué jeta un regard de détresse aux autres mais ils mettaient tous un point d'honneur à regarder partout sauf dans leur direction. « Lâcheurs ! », pensa Renji.
De son côté, Mayuri avait beaucoup de mal à ne pas rire alors que son regard se posait sur les débris de ce qui avait été la porte et un morceau du mur du bureau d'Abaraï.
Effectivement, Ichigo était fragile, pensa-t-il en se levant et en quittant la pièce. Il avait mieux à faire que d'observer son amant étriper ses amis (bien que se soit agréable) !
Sanka
