Beta Zazalo

PDV JASPER

- Et tu as peur que si je m'investis trop avec notre fille, la chute soit trop rude.

- Oui, couine-t-elle.

- Viens-là.

Je la serre le plus fort possible dans mes bras sans la briser. Ma chemise devient humide.

- Tu vas rester, hein ?

- Oui ma tigresse, je peux même te demander en mariage si cela te rassure, plaisantais-je.

OoO

- C'est bon tu as fini de te marrer !

Je retiens un grognement. Voir Peter se moquer de moi depuis plus de 10 minutes commence sérieusement à me taper sur les nerfs. Ma journée a été assez rude.

- Vraiment ? Tu lui as dit ça comme ça ?

- J'étais à court d'argument, je ne savais pas quoi faire pour la rassurer.

- Utiliser ton don ?

- Non. Je ne veux pas l'utiliser. J'ai réussi à sortir avec elle sans me servir de mon don, je peux la reconquérir sans. Et imagine quand elle l'apprendra, je ne donnerais pas cher de ma peau.

- Ouais, tu n'as pas tort sur ce coup-là.

Peter et moi frissonnons de peur. Risible, une simple humaine nous fait peur. Rectification, ma compagne nous fait peur. Après tout Emmett n'est pas rassuré quand Rosalie pique une colère.

- Et qu'est ce qu'il s'est passé ensuite ?

- Elle m'a frappé.

- Tu sais que je l'aime de plus en plus ta tigresse.

Cette fois ma colère gronde dans ses oreilles. Mon ami se replie sur lui-même.

- J'ai déjà l'impression que ma fille te préfère à moi alors n'en rajoute pas.

Il déglutit avec difficulté. Mon meilleur ami me cache quelque chose et je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. C'est frustrant.

- Tu es son père, personne ne t'enlèvera ça.

- Je sais, soupirais-je. Comprends que je viens à peine d'apprendre que j'étais papa - et vu notre condition c'est exceptionnel - et j'ai l'impression que ma fille m'échappe.

Peter se lève et vient me serrer l'épaule.

- Je suis persuadé que ta fille t'aime plus que tout, comme elle aime sa mère. Moi je ne suis que le tonton, dit-il d'une voix bizarre.

- Je ne veux pas t'éloigner d'elle, je sais tu aimes bien ma petite chose fragile.

Peter acquiesce avant de retourner s'asseoir en face de moi. Quelque chose dans ses sentiments me dit qu'il ne pourrait pas rester éloigné d'elle.

- Et qu'est-ce qu'elle a fait ensuite ?

- Elle a pleuré.

- Elle te frappe pour ensuite pleurer. Et ensuite ? Elle part en courant en te traitant de fou ?

Je grimace.

- Elle a fait ça ? Jubile mon ami.

- Heureux que mon malheur te fasse rire.

- Pardon.

- Menteur.

- Ouaip !

- Mais après qu'elle soit partit elle est revenue sur ses pas pour me hurler dessus.

FLASH BACK

Ma tigresse se recule brusquement de moi. Je ne sais pas si c'est dans le but de me tuer ou de me sauter dessus. Finalement elle s'en va en faisant claquer ses talons au sol. Elle revient quelques secondes plus tard sur le même rythme.

- Non mais ! Pourquoi tu me dis ça ? Tu n'es pas bien ! Ça ne va pas du tout ! Tu ne peux pas me dire une telle chose !

Je reste là sans bouger attendant qu'elle se calme. Je n'avais pas pensé lui faire une telle demande, c'est sorti tout seul. Je ne savais pas quoi faire pour la rassurer sur mes sentiments et la voir si torturée est au-dessus de mes forces.

Déjà qu'être loin d'elle est dur et qu'en plus elle vit avec ce Kyle. Certes ils font chambre à part mais quand même... Elle est ma compagne. Je voudrais qu'elle vienne vivre dans cette maison avec Eden.

Peter et moi avons quitté la maison des Cullen depuis une semaine. Par chance nous avons trouvé une grande maison pas loin de celle de Bella bien que la distance ne soit pas un problème pour les vampires. Nous avons du mal à supporter toute l'agitation et les réprimandes du patriarche sur notre mode de nourriture. Il me répétait tout le temps que si Bella apprenait que je tuais des humains elle ne voudrait plus que je l'approche elle et sa fille. Pendant une poignée de secondes j'ai cru à ses paroles et ensuite j'ai ri. Bella ne supporte pas les humains, lui ai-je répondu. Et tuer des animaux selon elle, c'est un acte barbare. Carlisle n'a plus tenté de me convaincre de boire bambi.

Après les cris de mon humaine j'ai eu droit à ses larmes. Je me suis approché doucement pour lui laisser le temps de reculer afin de la prendre dans mes bras. Une fois son corps contre le mien, je me suis senti rassuré même si ses larmes mouillaient ma chemise.

- Tu sais que tu n'es pas obligée d'accepter.

Elle renifle et se recule de moi en me fusillant du regard.

- Tu regrettes tes mots ?

Je ne peux pas retenir mon sourire. Avant qu'elle ne s'énerve un peu plus, je la recolle contre mon torse.

- Pourquoi me fais tu cela ? Murmure-t-elle.

- Quoi ? T'aimer ?

Elle essaye de me frapper mais collée à moi c'est difficile.

- Je ne sais pas pourquoi je t'aime mais ce n'est prêt de changer. Et jamais je ne regretterai de t'avoir demandé de m'épouser même si je ne l'avais pas prévu.

- Alors pourquoi me le demander ?

Sans quitter mes bras, elle relève les yeux, nos regards se croisent.

- Tu n'as pas l'air d'avoir confiance en mes sentiments. Tu as peur que je reparte - non ce n'est pas un reproche - je comprends tes doutes. Je n'aime pas te voir désemparée et je n'ai trouvé que cette demande pour te rassurer. Mais sache que cela est sincère.

- Tu veux vraiment passer ta vie avec moi ? Demande-t-elle d'une petite voix.

- En doutes-tu ?

- Mon cœur et mon corps sont attirés par toi et mon cerveau reste rationnel.

Je l'embrasse sur le front.

- Et suivre ton cœur est au-delà de tes forces ?

- Non, je l'ai suivi quand nous avons commencé à sortir ensemble. Tout mon corps me criait d'aller vers toi, que je pouvais te faire confiance, tu n'allais pas me briser. Je me sentais tellement bien avec toi, en sécurité comme si j'étais à ma place.

Je me demandais si étant humaine elle ressentait notre attraction, maintenant j'ai la réponse.

- Tu ne l'es plus ?

- Bien sûr que si, sourit-elle. Je dois avouer que ça fait peur, cette relation que nous avons, elle est fusionnelle. Comme...

- Charles et Éloïse.

- Oui comme eux. Ils étaient complémentaires.

- Ne veux-tu pas vivre la même chose ?

- C'est possible ? Demande-t-elle pleine d'espoir.

- Cela ne dépend que de toi ma jolie tigresse.

- Crois-tu que tu me supporterais toute la vie ?

- Toute l'éternité, rectifiais-je.

Les sentiments de ma compagne sont confiants et tous positifs.

- Je ne veux pas t'épouser.

Pourquoi cela ne m'étonne pas ? Par contre je ne comprends pas le sourire amusé de ma douce.

- Pourquoi ? Demandais-je quand même triste.

Le mariage était à mon époque quelque chose qu'on ne pouvait pas éviter. J'étais promis à une jeune fille mais dieu merci je suis parti faire la guerre. Mon esprit était trop rebelle pour m'enchaîner à une femme. Maintenant j'ai mûri et je la veux pour femme avec une bague autour de son doigt pour montrer à tous qu'elle est à moi.

Même si ces traditions se sont perdues, je la veux pour épouse.

- Premièrement je n'ai pas aimé ta demande et deuxièmement.

Bella me tend la main gauche.

- Elle est où ma bague ?

Je ne peux que sourire devant le numéro de ma tigresse.

Les quelques mots que j'avais dits sans vraiment les penser prennent vraiment de l'ampleur. Mon cerveau réfléchit à toute vitesse. Même si je ne maîtrise pas tout ce qu'il se passe en ce moment, je suis heureux de la tournure des évènements. C'est rapide, je le conçois mais rien ne nous oblige à nous marier demain. On va prendre le temps.

- Tu... Acceptes vraiment ? Demandais-je ayant du mal à tout saisir.

- Bien évidemment Withlock mais refais ta demande parce que la première était moyenne.

Je souris devant la jeune fille dont je suis tombé amoureux et mets un genou à terre en lui tenant la main gauche. Ma Bella me sourit, les joues légèrement rougies.

- Mademoiselle Bella Swan, ma tigresse et mère de notre fille, veux-tu me faire l'immense honneur de devenir ma femme ?

Ma Bella couine un « oui » et m'embrasse avant d'enrouler ses bras autour de ma taille. Les miens se verrouillent autour de la sienne. Nous restons silencieux, savourant notre moment de bonheur. Je respire son doux arôme avant que sa peur me prenne les entrailles.

- De quoi as-tu peur ?

- Comment ? Peu importe... Ce n'est pas parce que j'accepte que toutes mes craintes se sont envolées.

- Je ferai tout pour les faire disparaitre, dis-je avant de l'embrasser passionnément.

Je dois transmettre mes émotions parce que ma tigresse gémit. Je peux sentir son excitation. A bout de souffle, elle se recule le sourire aux lèvres.

- Wouah...

Je retiens de me pavaner.

- Prends pas la grosse tête Whitlock ! N'oublie pas ma bague .

- On va la choisir maintenant si tu veux ?

- Mmm, j'ai autre chose de prévu pour le moment, dit-elle charmeuse.

Bella passe ses mains dans ma nuque puis dans mes cheveux. Je me retiens de ronronner, par contre je ne peux pas empêcher mes yeux de se fermer pour savourer ses caresses. Mes doigts se crispent sur sa taille. Sa bouche se pose sur ma mâchoire.

- Pourquoi gardes-tu tes lunettes de soleil ? J'aime tes yeux.

Je doute qu'elle aime leur nouvelle couleur. Une seconde plus tard je ne sens plus le doux contact de Bella sur moi, ni mes lunettes de soleil.

Est-ce que garder les yeux fermés est une option envisageable ?

Vu que je n'ai pas le choix, j'ouvre les yeux. Bella me fixe, ou plutôt le rouge de mes yeux.

FIN du FLASH BACK

- Ça ne m'explique pas pourquoi tu as disparu pendant 24 heures !

Peter et sa curiosité...

OoO

A suivre...

Aie aie aie, je sens que cette fin ne va pas plaire...

Vous pensez quoi de ce chapitre et de l'avancement de leur relation ?

Bisous bisous