Bonjour tout le monde ! Je m'excuse pour cette longue absence mais j'ai une très bonne excuse : j'étais en Chine :D J'en reviens complètement épuisée mais émerveillée. Je vous remercie pour votre patience, vos gentils commentaires et tous ceux qui suivent l'histoire. Ce chapitre va être très difficile, notamment pour notre cher Draco alors je vais vous demandez à tous de lui envoyer beaucoup d'amour.
Bonne lecture pour ce nouveau chapitre, je vous embrasse !
Réponses aux Reviews :
- Dame Lylith : Bonjour à toi ! :D Je pense qu'Alec ne s'est pas rendu compte d'à quel point il était horrible. Il dit ce qu'il pense sans vraiment réfléchir aux conséquences et pour lui le regard des autres importe plus que le reste (quelqu'un de charmant en somme haha). Pour ce qui est de tes prédictions, tu es à la fois toute proche et à la fois très loin. Mais tu chauffes d'une certaine manière . A bientôt ! xoxo
- Lokki1 : Nous sommes bien d'accord haha. Plus j'écris sur lui et plus Alec m'insupporte. Mais c'est tous les défauts d'Alec qui font briller les qualités de Draco 😉
Chapitre 17
Comme tous les matins, lorsqu'Hermione pénétra dans la Grande Salle, son regard se tourna directement vers la table des professeurs. Étrangement, elle n'y croisa pas l'habituel gris acier de ceux de Malefoy. Intriguée, elle balaya plusieurs fois la Grande Salle, à la recherche du professeur de Potions. Ce dernier demeura introuvable.
Sans opposer de résistance, elle se laissa guider par Moyra afin de rejoindre Ginny et Charlotte qui prenaient déjà leur petit déjeuner. L'esprit encore embrumé par le sommeil, Hermione se laissa tomber sur le banc en bois, face aux portes. Elle croqua mollement dans son toast à la marmelade, levant les yeux à chaque arrivée. Ginny fini par remarquer son petit manège et l'interrogea.
« Tu attends quelqu'un ? Si c'est Alec, il est déjà assis à la table des Serdaigle, lui indiqua la jeune fille en pointant le doigt en direction du jeune homme occupé à rire avec ses camarades.
Hermione suivit du regard la direction pointée par Ginny et secoua la tête en rougissant.
- Non non, je n'attends personne, je ne vois pas pourquoi tu dis ça. »
Afin d'endiguer tout questionnement, Hermione reporta son attention sur sa tasse de thé et s'obligea à ne pas en décoller. C'est avec soulagement qu'elle accueilli le bruissement d'ailes caractéristique de l'arrivée du courrier. Levant les yeux au plafond, elle en profita pour jeter un dernier coup d'œil à la table des professeurs où Draco brillait étrangement de son absence.
« Oh mon dieu, s'écria un Gryffondor à gauche d'Hermione, attirant son attention.
Autour d'eux, un brouhaha de murmures emplissait l'immense salle et Ginny lui jeta un regard inquiet. Sans se concerter, la rouquine arracha l'exemplaire de la Gazette du Sorcier au Gryffondor qui protesta.
Ignorant ses plaintes, Moyra, Charlotte et Hermione se pressèrent autour de Ginny afin de lire avec elle les gros titres :
« Mort du Mangemort Lucius Malefoy »
Le sang d'Hermione se glaça et elle parcouru à toute vitesse l'article, arrachant presque des mains de sa meilleure amie, les premières pages du journal. Sans même prendre le temps de lire l'article en entier, Hermione s'élança hors de la Grade Salle.
Les joues rouges à cause de sa course, la Gryffondor bouscula les Serpentard qui lui bloquaient la route et se baissa afin d'esquiver un sortilège qu'un d'eux lança dans sa direction pour se venger.
Complètement essoufflée, elle se figea devant la porte des appartements de Draco et se mit à frapper frénétiquement. Ne percevant aucune réponse, la rouge et or fouilla dans sa mémoire afin de retrouver le mot de passe.
A force de mordiller ses lèvres d'anxiété, le gout du sang irradia son palais mais la jeune femme l'ignora.
« Noir des Hébrides » scanda rapidement Hermione se rappelant le code qu'elle avait entendu Draco prononcer par le passé.
Aussitôt la lourde porte en bois pivota afin de la laisser rentrer.
Affolée, Hermione se précipita dans les appartements du Serpentard en criant son nom. Elle poussa toutes les portes, revient sur ses pas, recommença, mais l'appartement restait désespérément vide. Abattue, Hermione se laissa tomber sur le canapé en cuir du Maître des Potions.
Un silence de mort raisonnait au Manoir Malefoy. A cette pensée, un ricanement nerveux échappa des lèvres de Draco. Il se leva lentement et observa son reflet dans le grand miroir du salon. Un jeune homme livide, aux traits marqués lui faisait face et l'observait. Si ces cheveux avaient été plus long et sa mâchoire davantage carrée, il aurait surement été le portrait craché de son défunt père.
Il passa une main lasse sur son visage, se détournant du reflet. Son père était mort. Mort. Un bourdonnement retentit à ses oreilles. Il ne cessait de voir et revoir le Professeur McGonagall toquer à sa porte le visage consterné, venant lui annoncer la nouvelle. Il s'entendait encore hurler à la Directrice de cesser de dire n'importe quoi. Il se revoyait la pousser et hurler. Et puis tout était devenu silencieux et il avait fini par la suivre jusqu'à son bureau afin d'utiliser le réseau de Cheminette.
Il revoyait le tapis du salon et puis sa mère, terrassée par le chagrin, se jeter dans ses bras. Il ressentait encore les larmes chaudes de Narcissa inonder sa chemise, ses cheveux blonds en pagailles lui chatouiller la joue.
Il n'avait pas pleuré. Non. De toute façon comment l'aurait-il pu puisqu'il n'était à présent plus capable de ne rien ressentir ? Un gouffre énorme remplaçait ce qui jadis avait été un cœur. Il ne cessait d'évoluer dans un état second, cotonneux, où toute pensée cohérente avait cessé d'exister.
Il devait rester fort. Il était le dernier homme Malefoy à présent et il devait prendre les commandes de l'empire. Pour sa mère surtout. Cette pauvre femme semblait dévastée par le chagrin. Elle avait besoin de lui. C'était à lui de tout organiser. De décider si les fleurs seraient rouges ou blanches, s'il respecterait les coutumes des Sangs-Purs et effectueraient une veillée funèbre ou non.
Depuis l'annonce de la nouvelle, il avait serré une multitude de mains, écouté les condoléances hypocrites d'une quantité infinie de sorciers et sorcières.
Tout avait été si rapide. Le corps de son père avait été incinéré comme le vulgaire malfrat qu'il était, selon les usages d'Azkaban. Ils n'avaient pas pu récupérer sa dépouille et lui dire un dernier au revoir. Cela avait fini de terrasser Narcissa Malefoy qui était rentrée dans une crise d'hystérie telle qu'il ne l'avait jamais vu.
Seule une potion du Sommeil avait fini par avoir raison d'elle. Il entendait encore ses cris lorsqu'il fermait les yeux. Draco frissonna et saisit son verre de Whisky Pur Feu, le buvant cul sec.
Puisqu'il n'y avait plus de corps, pas de veillée funéraire. Une rapide cérémonie avait été prononcé dans le jardin Malefoy. A son plus grand étonnement, les lieux s'étaient remplis de sorciers. Ceux-là même qui lui avaient tourné le dos à la chute de son père. Peut-être étaient-ils venu afin de satisfaire leur curiosité morbide ?
Draco avait écouté d'une oreille inattentive le Mage honorer la mémoire de son père, ne parvenant pas à saisir le moindre mot prononcé. Pendant tout le temps de la cérémonie, il avait soutenu sa mère qui semblait incapable de soutenir son propre poids. A moitié écrasée sur l'épaule de son fils, elle pleurait silencieusement, troublant le calme du parc Malefoy par ses reniflements et le bruit de son souffle dans les mouchoirs.
Il lui avait caressé les cheveux, d'un geste distrait, sans réellement s'en rendre compte. De toute façon il n'était pas vraiment là. Si on lui demandait qui avait été présent à l'enterrement il aurait été incapable de le dire. Le bourdonnement incessant de ses oreilles le maintenait en état quasi cathartique.
Après la cérémonie, l'urne de son père avait été placée dans le caveau familiale, auprès de ses ancêtres. Quelqu'un avait lancé un sortilège et fait pousser un immense rosier blanc qui lui avait rappelé la chevelure de son père mais Draco aurait été incapable de dire qui s'était chargé de cela. Le rosier s'était entortillé autour du caveau, ses épines acérées griffant le mur de pierre.
Après cela tout le monde était parti. Chacun était venu le saluer une dernière fois et il avait reconnu ses amis. Blaise, Pansy, Daphnée, Goyle. Etaient-ils là depuis le début ? Il aurait été incapable de le dire.
Une fois seul, Draco avait laissé leur elfe de maison coucher sa mère et ses pas s'étaient dirigés vers le salon familiale où il s'était servi un verre de Whisky Pur Feu.
Le jeune homme soupira en posa le verre vide sur la cheminée et se dirigea d'un pas trainant jusqu'au bureau de son père. Lentement, il poussa la porte en chêne.
Rien n'avait bougé. Tout était resté en place, comme lorsque son père habitait encore au Manoir. Malefoy hésita puis fit un pas. Il s'avança vers le large bureau et laissa son doigt caresser le bois de l'imposant secrétaire tandis qu'il en faisait le tour.
Il se laissa tomber sur le siège de son père en soupirant. Plus rien ne serait jamais comme avant à présent. Lorsqu'il prit conscience de ses pensées la peur lui tordit le ventre. Non, ce n'était pas possible. Il ne pouvait pas être mort. Son père ne pouvait pas les avoir quittés.
Soudain, Draco eut l'impression de manquer d'air. Il ne pouvait plus rester ici, dans ce bureau, où il était partout. Il devait sortir au plus vite.
Sans réfléchir, il transplana aux portes de Poudlard. Le cerveau vide de toutes pensées, il prit conscience qu'il avait marché jusqu'à ses appartements une fois devant sa porte. Il était tard et la nuit était déjà bien avancée. Quelle heure était-il au juste ? Une heure du matin ? Deux heures ? Peut-être trois ?
Le jeune homme donna le mot de passe et pénétra chez lui. Alors qu'il retirait sa cape, il se figea. Hermione Granger dormait sur son canapé.
Le bourdonnement qui ne cessait de retentir à ses oreilles depuis l'annonce de la mort de son père s'arrêta. Il s'approcha lentement et observa la poitrine de la jeune femme se soulever au rythme de sa respiration.
Elle sembla remarquer sa présence car elle ouvrit les yeux. Elle l'observa quelques secondes puis se redressa soudainement. Sans un mot, elle se leva et se jeta dans ses bras.
D'abord raide, Draco vacilla sous le choc du corps de la jeune femme contre le sien. A l'inverse de sa mère, l'étreinte était forte, rassurante et douce à la fois.
Sans comprendre ce qu'il se passait, les jambes de Draco semblèrent se dérober sous lui et il se laissa couler contre Hermione qui le serra davantage encore. Ils tombèrent au sol et pour la première fois depuis l'annonce de la mort de son père, Draco s'autorisa à pleurer.
Hermione serra plus fort le Serpentard et ses pleurent redoublèrent, incontrôlables.
« Schhhht, schhht, je suis là, tout va bien, murmura la Gryffondor en berçant le jeune homme contre elle. »
Bizarrement, cela sembla calmer le Serpentard. Les pleures finirent par cesser et Draco se rendit compte à quel point il était fatigué. Jamais encore il n'avait ressenti un arasement aussi puissant. Il lui semblait qu'il n'était même plus capable de tenir sa tête droite, comme si toutes ses forces l'avaient quitté.
Il avait tant pris sur lui pour s'occuper de sa mère qu'il en avait étouffé son propre chagrin et celui-ci semblait résolu à s'abattre sur lui à présent. La tête lourde, il se laissa glisser contre Hermione, jusqu'à poser son visage sur ses genoux. Elle se mit à caresser les cheveux du Serpentard, d'un geste rassurant.
Draco ferma les yeux et se laissa porter par la chaleur qui émanait de la jeune femme. Il n'aurait su dire combien de temps ils étaient restés ainsi. Peut-être quelques minutes ? Trois heures ? La nuit ?
Hermione avait fini par relever son visage et ses yeux gris à présent rouges et vides avaient croisés le regard chaud et doré de la Gryffondor.
« Tu devrais aller te coucher Draco, murmura t-elle doucement.
Draco. Elle l'avait appelé Draco. Il aurait voulu répondre quelque chose mais il n'en avait pas la force alors il se contenta d'hocher la tête.
Elle l'aida à se relever et le guida jusqu'à sa chambre. Il la laissa lui enlever sa chemise et ses chaussures, tel un pantin.
Une fois allongé dans son lit, Draco ferma les yeux et Hermione déposa un rapide baiser sur son front. Alors qu'elle allait s'éloigner, le jeune homme attrapa son poignet et la retint.
« Restes, ordonna t-il d'une voix rocailleuse. »
La Gryffondor sembla hésiter quelques instants et réfléchir. Pendant quelques secondes, Draco cru qu'elle allait dire non puis sans un mot, elle contourna le lit et souleva la couette afin de s'y glisser.
Draco sentie le lit s'affaisser sous le poids de la Gryffondor et une vague de chaleur s'abatis sur son cœur. Il ne voulait pas rester seul. Il avait peur de ce qu'il se passerait s'il était à nouveau seul.
Instinctivement, Draco attira Hermione vers lui et la serra dans ses bras. La jeune femme ne dit mot et il plongea son visage dans son cou, humant son parfum. Cela le calma instantanément et il se senti plonger dans un sommeil sans rêve.
Fin du Chapitre
J'espère que ce chapitre vous aura plu bien qu'il soit plutôt triste pour Draco. A présent plus rien ne sera jamais plus pareil ni pour Hermione ni pour Draco et leur relation va pas mal évoluer. Il me tarde déjà que vous découvriez le chapitre suivant haha. Je vous rappel que le concours arrive la semaine suivante donc les choses sérieuses commencent enfin … :3
Qu'avez-vous pensé de l'attitude d'Hermione par rapport à Draco et du fait qu'elle accepte de rester dormir avec lui ? Que pensez-vous qu'il va se passer suite à cela ?
Je vous embrasse et vous dit à très vite !
