Bonjour/Bonsoir à tous !

Qui dit février dit vacances d'hiver, et dit aussi ski et neige ! J'ai donc eu l'idée de placer les Olympiens dans ce genre de contexte.
Pas d'exploitation de mythe pour cet OS, c'est juste une situation dans laquelle j'ai imaginé nos chers petits dieux, que, vous l'avez compris, j'adore martyriser.

Je risque de ne pas poster d'autres OS avant longtemps (deux mois ou plus), car le concours approche à grands pas, et demande énormément de temps et d'implication…

Un grand merci à Lulu-folle, MikaWings et Thelxinoe qui ont pris le temps de me laisser une review ! Vos avis sont toujours importants pour moi !

Merci également à ceux/celles qui m'ajoutent en favori et me suivent, et à ceux qui passent lire.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à mettre un commentaire !


Bataille de boules de neige chez les dieux

« Cette idée est stupide ! » dit Héra, croisant les bras sur sa poitrine. « Nous sommes des divinités Olympiennes, pas des… »

« Le dernier arrivé est une harpie ! » s'exclama d'un coup Hermès, interrompant la reine des dieux.

Cette dernière s'apprêta à répliquer, mais elle fut coupée dans son élan par la majorité des dieux et déesses qui se précipitaient à la suite d'Hermès. Toute son autorité venait de partir en fumée.

« Enfin, Zeus », dit-elle en se retournant vers son mari, « Dites quelque chose ! »

Zeus, lui, se contenta de hausser les épaules, un air souriant sur le visage.

« Laissez-les, ma douce », répondit-il simplement. « Ils ne font rien de mal. »

De leur côté, les autres divinités discutaient.

« Je propose qu'on fasse deux équipes », proposa Arès.

« C'est d'accord », agréa Athéna. « Filles contre garçons. »

« Hé ! » s'écria Apollon, qui voulait rester avec sa jumelle, son principal atout stratégique. « C'est pas juste ! »

« C'est très bien comme ça », dit cependant la déesse de la chasse.

Hochant la tête à l'égard d'Athéna, et entraînant à sa suite Apollon qui avait déjà les larmes aux yeux, Arès s'éloigna un peu, avec Poséidon, Hermès et Héphaïstos.

Athéna, elle, était suivie par Artémis, Hestia, Déméter et Aphrodite. Les déesses se réunirent en cercle pour discuter stratégie.

« C'est notre meilleure occasion pour prouver notre valeur, les filles », leur déclara la déesse de la stratégie guerrière.

Ses interlocutrices hochèrent la tête à l'unisson. Les chutes de neige étaient extrêmement rares, sur l'Olympe, mais celle de la nuit dernière avait été si conséquente que les divinités avaient eu l'idée d'organiser une bataille de boules de neige. Arès et Athéna s'étaient porté volontaires pour être les organisateurs; non loin du palais d'Héra et de Zeus, ils avaient trouvé une vaste plaine qui leur servait à présent de terrain de jeu.

« On va enfin pouvoir mettre la pâté aux dieux ! » s'exclama Aphrodite, apparemment heureuse d'avoir été invitée à l'événement.

« Je veux une victoire des dieux sur les déesses », dit au même moment Arès sur un ton autoritaire.

« Compte sur nous », répliqua Poséidon. Il voyait dans cette bataille une occasion de se venger d'Athéna, son ennemie jurée. « La neige est mon domaine : après tout, ce n'est que de l'eau solide ! »

« Bien », dit Arès, « Tout d'abord il nous faut délimiter notre camp avec la neige. » Il s'interrompit un instant : « Héphaïstos, pourrais-tu nous faire une… »

Il eut à peine le temps de finir sa phrase qu'il faisait face à un édifice de neige et de glace, construit très rapidement par le dieu forgeron.

« Forteresse… » acheva-t-il à voix basse.

« Ouah Héphaïstos ! » s'exclama Hermès. « C'est superbe ! Et rapide ! »

Le dieu difforme, touché par l'admiration de son demi-frère, sourit. « Je suis habitué, à force de construire des choses pour tous les dieux ! » tenta-t-il de plaisanter.

« Bien », répéta Arès. « Il ne nous manque plus qu'à discuter des angles d'attaque… Apollon, qu'est-ce que tu fais ? » demanda le dieu guerrier.

Le dieu des arts, pris en flagrant délit, interrompit son activité. « Hé bien… » dit-il, le rouge aux joues, « J'agrémente l'édifice d'Héphaïstos avec des statues et des jolis reliefs ! »

Les quatre autres dieux soupirèrent de concert. Ils commençaient à regretter de l'avoir pris dans leur équipe.

« Bon », dit Athéna d'une voix forte, du côté des déesses. Elles venaient de construire un mur de défense. « Le point faible d'Héphaïstos, c'est sa difformité. Ils ne le laisseront pas attaquer, il sera laissé en défense. Mais il pourra alors rendre leur camp plus solide, avec ses capacités d'artisan. »

Elle fit une pause. « Méfiez-vous de Poséidon. Il contrôle l'eau et le sol, donc, dans une certaine mesure, la neige. On ne l'appelle pas « l'ébranleur du sol » pour rien. C'est bien compris ? »

Trois hochements de tête lui répondirent. Artémis, elle, revint auprès de sa demi-sœur après s'être momentanément absenté : « J'ai rajouté des piques sur ton mur, vers l'extérieur. Au cas où nos camarades masculins voudraient s'approcher d'un peu trop près », lui dit-elle, un sourire mauvais aux lèvres.

Athéna lui mit une main sur l'épaule et lui sourit, pour la remercier. Elle lui demanda tout de même : « A-t-on beaucoup à craindre d'Apollon ? »

Artémis réfléchit un instant, puis répondit : « Il est vrai que nous sommes plus forts à deux. Mais ne le sous-estimez pas. Il peut être vraiment féroce », les avertit-elle.

« Dites, on restera gentilles quand même, hein ? » s'inquiéta tout de même Hestia.

Les autres déesses hochèrent frénétiquement la tête.

« Mais bien sûr, ne t'inquiètes pas », la rassura Déméter.

« Ce n'est qu'un jeu, après tout », renchérit Artémis.

Athéna, se retenant de rire face à la mine un peu déconfite d'Hestia, se força à rester sérieuse. « Y a-t-il des questions ? Ou on peut attaquer ? »

Un silence lui répondit. Le camp des déesses semblait prêt à passer à l'attaque.

« Pas de quartier ! » s'enflamma Aphrodite, écrasant son poing dans sa main de manière significative.

Ignorant le regard quelque peu choqué de la douce Hestia, Athéna approuva du chef. « Alors on y v… » commença-t-elle.

« A L'ATTAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAQUE ! » rugit une voix de l'autre côté du mur de défense.

Athéna eut juste le temps de souffler : « Je compte sur vous ! » avant de s'élancer elle-même face à l'auteur du cri, qui se trouvait être Arès. Levant son bouclier, elle entendit le bruit significatif de la neige qui s'écrasait dessus.
Près d'eux, elle vit Poséidon leur foncer dessus à une vitesse hallucinante. Athéna n'eut pas le temps d'établir une stratégie pour lui échapper; il utilisait déjà ses pouvoirs pour la piéger.

« Nom d'une Moire ! » jura-t-elle silencieusement.

Cependant, l'impact des deux attaques combinées ne vint pas. En effet, Déméter n'avait pas non plus hésité à sortir une carte de sa manche : ses pouvoirs liés aux plantes. Grâce à eux, elle avait pu faire s'entraver le dieu des océans.

« Alors, frérot, on se pensait le seul à savoir maîtriser les éléments du sol ? » lui cria-t-elle d'un air triomphant.

Athéna aurait presque pu rire de l'air totalement ébahi de son ennemi juré, mais Arès ne lui en laissa pas le temps : il revenait déjà à l'attaque en bondissant vers elle.

Artémis et Aphrodite, de leur côté, tentaient d'avancer vers le camp des dieux mais leur tâche était rendue difficile par Hermès qui, grâce à ses sandales ailées, pouvait leur lancer des boules de neige depuis les airs. Artémis parvenait à en déjouer certaines en lançant des stalactites à la manière de flèches. Aphrodite, quant à elle, tentait tant bien que mal de viser Apollon qui se trouvait entre elle et la forteresse de glace.

Le dieu des arts devait l'avouer, il s'amusait bien, finalement; surtout qu'Aphrodite n'était pas la pire des déesses. Elle avait de l'ardeur au combat, mais manquait cruellement de stratégie. Il laissa échapper un léger rire.

Avant de se prendre une tarte de neige en plein visage, qui l'assomma un peu. Il entendit juste vaguement le cri d'Hermès:

« T'abuses, Hestia, on avait dit bataille de boules de neige ! Pas de tartes de neige ! »

« En amour comme à la guerre, tous les coups sont permis ! » répliqua la douce Hestia. Aphrodite marqua son approbation par un hochement de tête.

« On a une ouverture vers le fort ! » s'exclama Artémis. « Allons-y ! »

Mais c'était sans compter sur Héphaïstos, qui veillait sur son édifice. Tout comme Hestia avait fait des tartes de neige, Héphaïstos avait fabriqué des épées en neige et les lançait avec une précision étonnante. Les déesses s'abritèrent comme elles purent derrière un tas fait à la va-vite. Hermès, de son côté, avait recommencé ses assauts aériens et ne facilitait pas la tâche à ses ennemies.

De leur côté, Athéna et Déméter n'en menaient pas large. Arès et Poséidon leur livraient bataille avec acharnement. Malgré leurs pouvoirs combinés, les déesses avaient un peu de mal à tenir le rythme.

Seul un cri les sortit de leur combat :

« MES RELIEFS ! »

Personne n'eut à se retourner pour savoir à qui appartenait cette voix. Cependant, le cri fut suivi d'un bruit de fin du monde, forçant les quatre adversaires à se détourner un instant de leur querelle.
Avec horreur, Arès vit la forteresse construite par Héphaïstos s'effondrer.

Déméter et Athéna, elles, étaient aux anges : elles avaient enfin un avantage sur l'ennemi. Cependant, leur joie fut de courte durée : leurs coéquipières fonçaient vers elle, apeurées. Artémis leur hurla même : « Toutes aux abris ! ».

Une fois planquées derrière leur mur de neige, Déméter osa demander : « Qu'est-ce qui s'est passé ? »

« J'ai fait des tartes en neige qu'Artémis et Aphrodite se sont chargé de lancer sur Héphaïstos », expliqua Hestia.

« Mais j'ai mal visé », poursuivit la déesse de l'amour, « et j'ai détruit les reliefs de la façade, qu'apparemment Apollon avait faits. Et le fort d'Héphaïstos, par la même occasion. »

« Du coup, mon frère s'est réveillé, et il est dans une colère noire », acheva Artémis.

« Par la barbe de Chronos ! » jura de nouveau Athéna. « On ne va jamais réussir à reprendre l'avantage sur les garçons si Apollon est au meilleur de sa forme ! »

Les déesses réfléchirent quelques instants. Puis le visage d'Aphrodite s'illumina.

« J'ai une idée… »

Son air démoniaque interpella ses camarades, et elles se penchèrent toutes pour l'écouter.

« C'est génial, Apollon, on va gagner, c'est sûr ! » s'exclama Hermès, du côté des dieux.

Apollon était insensible à l'enthousiasme de son demi-frère. A l'heure présente, il n'était que rage. Il voulait juste punir les déesses, ces ennemies de l'art qui avaient foutu en l'air tout son beau travail !

« C'était une si belle forteresse… » soupira doucement Héphaïstos.

« On relance l'attaque, les gars », les interrompit Arès.

« On va les dégommer », appuya Poséidon.

« A trois, on… » commença Arès.

Il ne put finir sa phrase : une forme surgit face à lui. Il crut qu'Athéna l'attaquait mais il fut surpris de voir qu'en réalité, Aphrodite se jetait sur lui. Avant qu'il n'ait pu faire un geste, elle le plaqua au sol avant de l'embrasser à pleine bouche.

« Euh… » dit Hermès, un peu confus. « On a changé les règles du jeu ? »

« Chouette ! » renchérit Apollon, toute haine envolée. « Câlins pour tout le monde ! »

Poséidon, lui, s'énervait : « Mais vous êtes stupides ou quoi ? Réagissez ! Décollez-là ! Elle est en train de le dévorer ! »

« Comme s'il s'en plaignait », plaisanta Hermès avec un sourire provocateur.

Le seul à ne pas parler fut Héphaïstos. Pour lui, c'était l'affront de trop : d'abord son édifice détruit, maintenant sa femme qui embrassait son amant sans vergogne devant lui ! Il ne pouvait supporter plus.

Il se jeta donc sur le couple, tentant de les détacher.

« J'adore cette bataille de boules de neige ! » s'exclama Hermès, hilare.

« Dans ce cas, tu vas aimer mes gâteaux à la neige ! » dit une voix derrière lui.

Alors qu'il se retournait, il ne vit que du blanc. Hestia – car c'était elle – venait de lui badigeonner copieusement le visage de poudreuse.

Pendant ces distractions, Déméter en profita pour lier les pieds de tous les dieux dans la terre, à l'aide de lianes. Pour Arès, Aphrodite et Héphaïstos, elle ne réussit qu'à les resserrer un peu plus les uns contre les autres.

Enfin, Artémis et Athéna surgirent, poussant un cri de guerre triomphant, et abattirent des tas de neige sur le visage de Poséidon, qui eut tout juste le temps de se faire un bouclier avec ses pouvoirs.

Héra et Zeus, de leur balcon, observaient la bataille que menaient les autres dieux.

« Ils ont l'air de bien s'amuser, finalement », admit Héra, un sourire aux lèvres.

Zeus, soulagé de voir son épouse approuver, entoura ses épaules de ses bras. « C'est vrai, ils sont plutôt véhéments dans leur stratég… »

Il ne put finir sa phrase, car une boule de neige venait de s'écraser contre la tête de la reine des dieux. Neige qui fondait anormalement vite sur son visage, rougi par la colère. Alors qu'elle poussait un cri de rage, Zeus, instinctivement, recula de quelques pas en pensant qu'il fallait vraiment qu'il s'envole vers d'autres cieux.

En bas, la bataille s'était interrompue lorsque les dieux avaient entendu le cri de la reine des cieux.

Athéna put tout de même voir Apollon glisser quelques drachmes dans la main d'Hermès.