Bonjour/Bonsoir à tous et à toutes !

Hé oui, je reviens comme une fleur après… Plus d'un an d'absence ? Je suis vraiment désolée de ne pas publier plus souvent, cependant, il devient très difficile de trouver un moment pour se poser et écrire, encore plus quant l'inspiration n'est pas au rendez-vous.

Bref. Malgré d'autres OS en chantier (notamment un centré sur Héra), c'est celui-ci que je vous ponds aujourd'hui, centré sur un peu tout le monde, mais surtout Hestia.

L'histoire est partie d'une blague avec une amie, où nous imaginions les gâteaux correspondant à chaque dieu (oui, oui, il nous en faut peu…). D'ailleurs, Lev, si tu passes par-là, cet OS est pour toi !

Je remercie Athalie et Queen Puduhepa pour leurs reviews ! N'hésitez pas à me dire votre avis sur cet OS !

Disclaimer : Je ne possède pas les personnages (malheureusement), et je ne gagne pas d'argent avec le recueil (malheureusement aussi)…

Bonne lecture !

Themis

OS 19 : Cauchemar sur l'Olympe

« J'ai une idée ! »

Zeus savait qu'il aurait dû tout stopper dès cette intervention d'Hestia, quelques heures plus tôt. Ou, à défaut de pouvoir empêcher la catastrophe, il aurait dû prévoir un endroit pour se cacher, jusqu'à ce que la folie passagère (mais était-elle vraiment passagère ?) de sa sœur aînée ne passe. A bien y réfléchir, il ne savait pas vraiment où il aurait pu trouver un tel refuge, mais peu importe : le mal avait déjà été fait. Zeus n'avait pas pu arrêter la machine infernale… Il se remémora la situation.

« Quelle est donc ton idée, Hestia ? » avait répondu Déméter, d'une voix douce.

Les autres dieux et déesses, qui déambulaient jusque-là sans rien faire de particulier, avaient prêté une oreille attentive à l'échange des deux sœurs.

Patiemment, Hestia attendit d'avoir l'attention de tout son auditoire.

« Figurez-vous, mes chers camarades Olympiens, que j'ai reçu quelques remarques sur mes pâtisseries, lors de la dernière fête organisée par Héra ».

La reine des dieux afficha immédiatement une expression profondément choquée. Comment qui que ce soit pouvait critiquer les pâtisseries d'Hestia ? Elles étaient tout bonnement… eh bien… divines. Il n'y avait pas d'autre mot.

« Qui t'a dit ça, exactement, Tata ? » demanda Arès, déjà prêt à enfoncer un glaive dans la tête des personnes osant critiquer la déesse du foyer.

Du coin de l'œil, Déméter nota qu'Artémis avait elle aussi adopté une posture de combat.

Hestia resta silencieuse un instant.

« Je ne peux pas le dire », avoua-t-elle enfin. « Cette personne est parmi vous. »

Aussitôt, tous les regards se firent suspicieux, voire même paranoïaques. Qui, dans cette divine assemblée, avait osé proférer de telles infâmies ?

Zeus, qui jusque-là ne prêtait pas grand intérêt à la discussion, sentit le changement d'atmosphère et tenta de calmer le jeu.

« Allons, calmons-nous », enjoint-il de sa voix puissante. « Ce n'était peut-être qu'une farce, Hestia. »

Cette hypothèse ne sembla pas calmer l'auto-proclamée pâtissière en chef de l'Olympe.

« Cela n'a rien de drôle », rétorqua-t-elle d'un ton sec, qui n'était pas sans rappeler celui d'Héra.

Notant cette ressemblance avec la femme de Zeus, tous les autres dieux et déesses présents déglutirent difficilement. Ils savaient déjà qu'Hestia pouvait être redoutable.

« Que suggères-tu, alors » ? osa demander Déméter.

Hestia laissa afficher un sourire en coin.

« Je propose un concours ! » proclama-t-elle.

Elle faillit éclater de rire en voyant les visages choqués qui lui faisaient face. On aurait dit qu'elle avait proposé de dépecer des chatons vivants. Seul Apollon et Hermès semblaient enthousiastes :

« Chouette ! Un concours ! » dit le premier.

« Tu sais que je vais encore te battre ? » lui répondit, narquois, le deuxième.

Avant que la situation ne s'envenime, Hestia reprit :

« Je propose que chacun d'entre vous prépare une pâtisserie. Si elle est meilleure que celles que je prépare habituellement, je m'inclinerai et admettrai que mes pâtisseries ne sont plus aussi réussies qu'avant. En revanche, si aucune ne dépasse mes talents… »

Son regard s'assombrit.

« … Mes détracteurs devront répondre de leurs actes ».

Nouveau silence. Les Olympiens n'osaient plus bouger.

« C'est parti ! » finit par dire Hestia, d'une voix enjouée.

La scène qui suivit fut un bazar phénoménal. Héra criait à tout bout de champ à Iris d'aller lui chercher tel ou tel ingrédient, Zeus essayait à tout prix de s'échapper -mais n'y parvenait pas, puisque sa femme arrivait tout de même à garder un œil sur lui-, Arès tentait d'évaluer quelle hache était la plus efficace pour éplucher des fruits… Les autres dieux allaient dans tous les sens, cherchant une recette ou une idée.

« On peut se mettre par deux ? » demanda Apollon, espérant pouvoir concourir avec sa sœur.

« Non ! » lui répondit Hestia, impérieuse.

Déçu, Apollon retourna à ses recherches.

Quelques instants plus tard, chaque dieu et déesse semblait avoir trouvé ses ingrédients et sa recette. D'un air intéressé, Hestia passait entre les rangs, jugeant ce que ses camarades avaient prévu de présenter. Elle nota l'absence d'Héphaïstos qui, prudent, devait être en train de libérer ses fours pour que tout le monde puisse les utiliser.

« En comptant le temps de cuisson, il vous reste deux heures ! » annonça la déesse du foyer, d'une voix claire.

Un concert de « Quoi ? » et de « Nooooon » lui répondit. N'en tenant pas compte, Hestia continua à déambuler. Elle ne put s'empêcher de rire en voyant l'air extrêmement concentré d'Arès ou encore l'expression complètement perdue de Poséidon.

Enfin, le temps fut écoulé. Hestia émit un sifflement afin de rappeler tout le monde à l'ordre.

« C'est parti ! Contemplons vos œuvres d'art ! »

« Contemplons les tocards que nous sommes, oui », marmonna Zeus, qui espéra ne pas être entendu.

Ce fut raté, vu le regard noir que lui adressa sa femme.

Il haussa les épaules et se concentra à nouveau sur Hestia.

« Pour ne pas être accusée de favoritisme dans l'ordre de passage », annonça cette dernière, « je vais regarder vos pâtisseries par ordre alphabétique. Aphrodite ? »

La déesse de l'amour, fière de sa trouvaille, lui fit un grand sourire en lui tendant sa production.

« Une pomme d'amour ! » s'exclama Hestia, ravie. « Que c'est joli ! ça te ressemble bien ! » s'enthousiasma-t-elle.

« C'est vrai », reconnut Artémis. « C'est sucré, collant… »

« Et ça te pète une dent ! » ajouta Arès, hilare.

Appréciant son bon mot, Artémis lui donna une grande claque dans le dos.

Choisissant d'ignorer les remarques de ses concurrents, Aphrodite dit simplement : « Goûte donc ! »

Ne se faisant pas prier, Hestia prit une bouchée de la pomme d'amour. Ses yeux s'écarquillèrent, et elle ouvrit la bouche pour parler…

… Mais n'y arriva pas tout de suite.

« Excusez-moi », dit-elle au bout d'un long moment. C'est juste que… ça m'a collé aux dents. C'est très bon, Aphrodite, mais peut-être un peu trop sucré ? » dit-elle d'une voix douce, pour ne pas froisser la déesse de la beauté.

Cette dernière, bonne joueuse, fit une petite révérence.

Hestia continua l'appel : « Apollon ! »

Ce dernier fit, tout comme Aphrodite, un sourire éclatant en entendant son nom. Un sourire qui copiait parfaitement…

« Apollon, je rêve ou ta pâtisserie est en forme de… toi-même ? » s'exclama Artémis, mi-horrifiée, mi-admirative.

… Son muffin à taille humaine. Ou plutôt divine, en l'occurrence.

Tout y était : l'expression douce et un peu naïve du dieu solaire, sa lyre, ses flèches et son arc… Il s'était même rajouté une couronne de fleurs.

« Hé oui ! » répondit-il à sa jumelle. « Il fallait une pâtisserie parfaite, et à notre image, alors je l'ai fait littéralement ! »

Il bomba le torse, manifestement très fier de son coup.

« Allez, goûte, Hestia ! » lui proposa-t-il.

« Ouais, goûte, Hestia », le singea Hermès, « commence donc par goûter son… »

« Coude ! Son coude ! » s'empressa de proposer Athéna, qui ne voulait pas que ce concours parte en cacahuète.

Hestia, d'un sourire reconnaissant, prit un bout du coude et tira dessus pour en extraire un morceau. Cependant, sentant de la résistance, elle tira un peu plus fort…

… Puis fit s'écrouler une bonne partie de l'Apollon en muffin.

Son alter-ego divin, les larmes aux yeux, lui reprocha d'une voix aigüe : « T'as tout cassé ! »

« … Désolée », s'excusa Hestia, sous les rires des autres dieux et déesses. Elle voulut mordre dans le muffin mais… n'y arriva pas.

La pâtisserie d'Apollon était dure comme la pierre.

« Désolée », répéta Hestia, « mais ta pâtisserie est trop cuite… »

« Ta pâtisserie est trop cuite », intervint Hermès, « c'est ce qu'elles disent toutes ! »

Il éclata de rire, mais personne ne le suivit. Voyant qu'il était seul avec sa blague, il toussa pour se donner une contenance.

« Ce n'est pas grave, frérot », lui dit doucement Artémis, pour le réconforter.

« J'avais mis toute mon âme dans ce gâteau ! » pleura le dieu des oracles.

« Ce qui est bien, avec Apollon, c'est qu'il n'en fait jamais trop », commenta Aphrodite en levant les yeux au ciel.

« Arès », dit Hestia d'une voix claire.

Le dieu de la guerre lui présenta son tiramisu aux fruits rouges, dégoulinant de jus de fraise.

« C'est très… graphique », dit Hestia, à défaut d'un autre terme. Le jus rouge rappelait bien évidemment le sang.

« C'est drôle, on dirait qu'il a ses rè… » commença Hermès.

Des « chuuuut » et « T'es vraiment dégoûtant ! » fusèrent pour empêcher le dieu des voleurs de finir sa phrase.

Hestia, après avoir goûté le gâteau du dieu guerrier, hocha la tête d'un air approbateur.

« Pas mal », conclut-elle. « Peut-être un peu trop liquide. »

Arès bomba le torse, fier de cette critique positive.

« Artémis, à toi », dit Hestia.

La déesse de la chasse, imperturbable, lui présenta sa pâtisserie en la posant sur la table en face d'elle. Le plat fit un énorme « BOUM » en atterrissant sur le meuble.

Les autres Olympiens regardèrent le dessert avec une moue dubitative.

Hestia osa demander : « Artémis, tu n'as pas voulu mettre un peu… d'ornements ? »

Le gâteau qu'elle lui présentait était un gros bloc marron.

« Je n'en vois pas vraiment l'utilité », lui répondit sincèrement Artémis.

A côté d'elle, son jumeau secouait la tête. Pour lui, il était impossible de ne pas décorer… Hé bien, tout et n'importe quoi.

Ne voulant pas juger trop vite le dessert de la déesse lunaire, Hestia coupa une part du gâteau et fut agréablement surprise du choix de la déesse.

« Un gâteau au chocolat et à la menthe ! » dit-elle, ravie. « Comme ça fait du bien ! C'est très rafraîchissant, c'est… »

Elle fut interrompue dans son éloge par un goût étrange sur sa langue.

Pestant, elle finit par sortir de sa bouche ce qui la gênait.

N'y tenant plus, elle dit d'une voix forte : « Artémis, quand tu mets de la menthe dans un gâteau, il ne faut que les feuilles ! Pas la tige ! »

La concernée haussa les épaules, peu émue. « J'suis pas cuisinière moi, je voulais juste participer pour voir la tête d'Apollon quand il perdrait. »

Ledit Apollon faillit protester, mais en fut empêché par Hestia qui commençait à perdre patience.

« Suivants ! » dit-elle d'une voix sèche.

Ainsi, Déméter lui présenta son gâteau aux céréales (« trop croquant »), Dionysos son cheesecake au citron (« presque parfait… mais peut-être un peu moins acidulé la prochaine fois ? »), Héphaïstos sa crème brûlée (« mais enfin, tu vois bien que c'est dix mille fois trop cuit ! »), puis l'aînée de Chronos se tourna vers sa sœur Héra.

« A toi, petite sœur », lui dit-elle affectueusement. Elle savait que la femme de Zeus avait fait de son mieux.

Héra, essayant de cacher son sourire triomphant, dévoila son crumble aux framboises et à la rhubarbe.

« Ta-daaaa ! » chanta-t-elle, sûre de son succès.

Sa sœur aînée lui répondit d'un sourire et s'empressa de prendre un bout du crumble.

Dès la première bouchée, elle s'efforça de ne pas changer son sourire en grimace.

Le gâteau était trop amer.

« Ce n'est pas bon ? » s'inquiéta Héra.

Ne voulant pas la vexer, Hestia ne put répondre qu'un « Mmmmmh ? », ce qui conduisit Dionysos à goûter, lui aussi, un bout.

Ne s'embarrassant pas de manières, il recracha aussi sec son morceau : « Pouah ! C'est trop amer ! »

Il toussa un peu, avant de réaliser son erreur. Héra commençait déjà à devenir rouge de frustration.

Crachant discrètement son morceau derrière le reste de l'Apollon en muffin, Hestia fit diversion : « C'est au tour de Hermès, à présent ! »

Hermès, tout sourire, présenta son assiette à sa tante.

« Des marrons glacés », apprécia-t-elle. « C'est un choix intéressant. »

« N'est-ce pas ? » répondit le dieu messager, avec un sourire mutin. « En plus, ça ressemble à des c…. »

« Castagnettes ! A des castagnettes ! » tenta Athéna pour rattraper le coup.

Cela fit encore plus rire Hermès, puisque les marrons glacés ressemblaient autant à des castagnettes qu'Héphaïstos à Adonis.

Après avoir mâché longuement l'un des marrons, Hestia finit par avouer :

« Comme pour Aphrodite, c'est un peu collant et gluant ».

« Ouais, comme mes… »

« Zeus, à toi », l'interrompit sagement Déméter.

Zeus, qui avait tenté de s'approcher petit à petit de la sortie pour échapper à la crise de colère d'Héra quelques minutes auparavant, fit volte-face, et sourit innocemment. Après tout, il en avait fait son proverbe : « Quand Héra est toute rouge, réagis et bouge ».

Cependant, il ne pouvait plus partir.

Les autres divinités firent un cercle autour de sa pâtisserie, curieux de voir ce que leur roi avait préparé.

« Voici… un soufflé ! » présenta Zeus.

Tout le monde fit un « oooooooh » admiratif. En effet, le soufflé de Zeus était parfait : bien cuit, bien gonflé et bombé, il semblait crier « Mangez-moi ! ». Se délectant d'avance, Hestia approcha sa cuillère du gâteau…

… Qui se dégonfla aussitôt dans un bruit évoquant celui d'un ballon crevé.

L'agonie du soufflé dura bien une minute, minute durant laquelle Hermès et Apollon luttaient pour ne pas rire aux éclats.

« Désolée, Zeus », dit tout de même Hestia, déçue de ne pas pouvoir goûter à un bon soufflé.

« Bon », reprit-elle triomphalement, « il semblerait bien que personne ne peut me dépasser et que je garde le titre officiel de pâtissière de l'Olym… »

« Tu m'as oublié, chère sœur », l'interrompit une voix.

Tous se retournèrent vers Poséidon, qui venait de réapparaître sur l'Olympe.

« Tu es en retard, donc disqualifié », l'informa Hestia d'un ton hautain.

« Oh, ne te fatigue, pas, je n'ai rien préparé », lui répondit le dieu des océans d'un air nonchalant.

« C'est toi qui a dit à Hestia que ses pâtisseries étaient moins bonnes ! » réalisa soudain Athéna. « Espèce d'imbécile ! On va t'apprendre une bonne leçon ! »

La déesse de la sagesse se sentait prête à affronter son vieil ennemi. Cependant, ce dernier ne semblait pas d'humeur belliqueuse.

« Je n'oserais jamais dire une chose pareille », dit-il en levant les mains, comme pour prouver son innocence. « Comme tout le monde ici, j'ai trop peur d'Hestia pour la contrarier. »

Ladite Hestia sourit, heureuse de voir que son autorité était toujours intacte.

« Cependant, si je ne l'accuse pas de faire de moins bons gâteaux, je l'accuse… De mentir. »

Un léger silence suivit sa déclaration. Puis des cris de protestation se firent entendre.

« Qu'est-ce que t'as dit ?! »

« Hestia, mentir ? »

« C'est toi, le menteur ! »

« Rends l'argent ! »

« Calme-toi Apollon, il n'a rien volé… »

Poséidon, un peu dépassé par toutes ces accusations, ne pouvait plus se faire entendre. Il fallut que Héra prenne une grande inspiration pour crier : « SILENCE ! »

Plus un bruit ne se fit entendre après l'ordre de la reine des dieux. Cette dernière se tourna vers sa sœur :

« Hestia, est-ce vrai ? Tu as menti ? »

Hestia baissa les yeux, un peu honteuse.

« Oui, j'ai menti. Personne n'a remis en cause mes aptitudes en cuisine ».

Encore une fois, un léger silence se fit dans l'assemblée. Ils n'en croyaient pas leurs oreilles.

Dionysos osa prendre la parole : « Attends, on a fait tout ça simplement parce que tu voulais qu'on passe notre après-midi à cuisiner et à manger ? »

La déesse du foyer, ravie de voir que quelqu'un avait compris son plan, répondit au dieu du vin par un grand sourire.

« Tout ça pour ça... » râla Zeus.

« Ça veut dire que je peux refaire des muffins grandeur nature ? » s'enthousiasma Apollon.

« … Non », répondit Hestia, intraitable.

Elle reprit avec un sourire.

« Cependant, puisque maintenant vous savez à peu près faire des desserts, on peut passer à la tartiflette ! »

Au loin, on entendit Hadès hurler depuis les Enfers.

Hestia avait encore frappé : ses fours puaient le fromage.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui… Je vous dis à très vite ! N'hésitez pas à laisser une review pour donner votre avis !

Bises !