Coucou, je reviens avec un très long chapitre. C'était pas prévu qu'il le soit autant mais Loki et Tony sont de vrais pipelettes quand ils s'y mettent. En plus, ça vous fera patienter jusqu'au chapitre suivant qui me fait sacrément chier et dont je n'ai aucune idée de quand il sera finit. Et entre mes révisions, les partiels et noël qui approchent, ça risque de prendre du temps.
Enfin bref, bonne lecture en espérant que vous apprécierez.
Chapitre 3.
Quelque chose d'humide se pressait sur son visage. Si c'était encore ce chiot que Pepper avait acheté, ami ou non, il allait balancer la bestiole du haut de sa tour. Mais ce n'était pas un animal qui lui léchait le visage. Une belle brune passait un chiffon humide sur sa figure. Elle lui offrit un sourire charmant en voyant qu'il était réveillé. Par tous les dieux ! D'où venait cette merveilleuse créature ?
Son cerveau mit rapidement deux et deux ensembles et sa mémoire fut rebranchée. Il avait été poussé dans le vide par un dieu particulièrement exaspérant. Est-ce que ça voulait dire qu'il était mort ? Ou est-ce que Loki se cachait sous la forme de cette merveilleuse créature, prêt à lui crier « BOUH » ? Quoique, il imaginait mal le néogothique lui hurler un truc pareil. Ça serait plutôt « Stark ! Il n'y a qu'un pitoyable midgardien pour se faire avoir par une simple illusion » ou encore « Je savais que vous n'étiez qu'un homme pathétique qui fantasme devant la première créature du sexe opposé qu'il vous est donné de voir ». Ouais, plus dans ce genre-là.
Il voulut lui dire qu'il n'allait pas se laisser avoir mais sa gorge n'émit qu'un immonde gargouillis. La « femme » émit un rire cristallin, avant de lui parler :
- N'essayez pas de parler, Monseigneur. Votre gorge est couverte d'hématomes et je crains que le Seigneur Loki n'ait oublié de défaire son sort de mutisme.
«Monseigneur », « seigneur Loki » ? Là, c'était certain, il n'était plus sur terre. Et, à moins qu'il ne soit mort et que le paradis soit vraiment bizarre, il devait être sur Asgard ou dans une planque de Loki. Après tout, même s'il était mort le dieu était toujours un criminel. Non ? Toutefois, une chose était sûre. Il lui ferait payer pour l'avoir privé de sa merveilleuse voix.
Il tenta de demander un verre d'eau en fixant intensément la femme, mais celle-ci n'eut pas l'air de comprendre et lui dit de ne pas bouger pendant qu'elle allait chercher son Seigneur. Evidemment, il ne respecta pas sa demande et tenta de se relever.
D'un point de vue objectif, on pouvait dire qu'il avait réussi, son dos ayant décollé de la table sur laquelle il reposait. D'un point de vue totalement subjectif, il avait à peine réussi à se relever de quelques centimètres et s'était viandé sur le côté. Avachi sur son épaule, il s'appuya pour se soulever un peu plus et se mettre à genoux. Mais il se mit à voir des étoiles et il se concentra sur l'étrange table dorée quelques instants, remarquant par la même occasion qu'il était entièrement nu.
- Je n'aurais jamais pensé que ce serait si facile de vous faire vous prosterner devant moi, Stark.
Tony releva brusquement la tête –manquant de se briser la nuque- pour fixer le dieu à l'origine de tous ses malheurs.
- Je ne me prosterne pas pour toi mais je prie le grand, l'unique, le magnifique Thor ! Pour qu'il me vienne en aide et me sauve des griffes de son infâme frère qui en veut à ma personne si sublime et si pure !
Il avait exécuté sa tirade en prenant une pause mélodramatique : une main sur le cœur, l'autre sur le front ce qui avait fait rire la brune mais Loki, lui, le foudroyait du regard, regrettant sûrement d'avoir défait son sort de silence.
- Stark, grogna-t-il, exaspéré.
- Oui, ma divinité maléfique ?
Loki souffla, agacé par tous ces surnoms que lui donnait l'humain.
- Habillez-vous et arrêtez ces poses affligeantes, nous avons à parler.
- Mon corps d'Apollon te perturbe, Rodolf.
- Vous ressemblez bien plus à Héphaïstos. Maintenant cessez vos jérémiades, Mériel vous emmènera à mes appartements une fois que vous serrez convenable.
Tony, vexé, bougonna dans sa barbe. Le dieu était aveugle s'il le trouvait difforme. En plus Héphaïstos était le dieu des forges et des inventions, s'il croyait l'insulter, c'était raté. Et il était parfait ! Vexés ? Lui ? Non, si peu.
- Monseigneur, vous pouvez vous laver si vous le désirez.
- Appeler moi Tony. Mériel, c'est bien ça ?
- Oui, Mons…Tony.
- Merci de vous être occupé de moi.
- Vos remerciements ne sont pas nécessaires, je n'ai fait que mon devoir de guérisseuse.
- Merci quand même. Et un bain serait très apprécié.
- Suivez-moi. La salle de bain est par ici.
L'extraterrestre le mena jusqu'à une pièce qui devait facilement faire deux fois son salon et où tout était doré. Démesuré. Bling bling. Il était sur Asgard.
- Veuillez m'excuser, vous êtes un invité et je ne puis vous offrir que le confort de cette modeste salle de bain.
- Modeste ? Sérieusement je n'ai jamais rien vu d'aussi clinquant.
Mériel, le regarda avec un sourire intrigué :
- Cette pièce ne possède pourtant que le stricte nécessaire.
Le strict nécessaire, hein ? Tony avait peur de voir à quoi ressemblait le reste. Lui qui pensait que sa tour était le must du chic, ici il était normal que le bouton d'eau chaude soit serti de rubis et que la douche soit faite de nacre rose.
Après que Mériel soit sorti, le génie se précipita sous l'eau chaude, trop heureux de se détendre et de toucher à tout ce qui l'entourait. Si Loki ne le tuait pas, il devrait essayer de prélever des échantillons de pierre et de toutes ces matières étranges qui l'entouraient.
En parlant du néogothique, qu'est-ce qu'il pouvait bien lui vouloir ? Il ne se serait pas embêté à le sauver si c'était pour le tuer ensuite. Le type était quand même mégalo-manipulateur-sociopathe. Alors qui pouvait savoir ce qu'il lui passait par la tête ? De toute façon, il serait bientôt mit au courant de ses plans maléfiques, alors autant se détendre d'ici là.
Après quelques minutes à se prélasser sous le jet d'eau, il regarda les produits qui l'entouraient, bien en peine de savoir à quoi servait la plupart d'entre eux. Et il n'y avait aucune inscription pour l'orienter, même pas un petit « essayez-moi ! ».
Reniflant les divers flacons, il s'arrêta sur une bouteille aux senteurs d'agrumes. Ça ne devait pas être une plante terrestre parce que l'odeur ne lui était pas tout à fait familière. Les effluves d'orange avaient quelque chose de citronné avec une pointe mentholée et…un souffle d'orage ? C'était inhabituel, mais agréable.
Tout en se lavant, il fixait la lumière verte qui irradiait de son réacteur arc. Il pouvait toujours frotter ça ne faisait pas disparaitre cette infâme couleur qui le faisait grincer des dents. Il ne contrôlait rien et il avait l'impression d'avoir été marqué, d'appartenir à Loki. Et il détestait ça. Ça lui rappelait trop sa période de captivité aux mains des douze anneaux. Même si sa situation n'était pas tout à fait la même : il était tout seul, son ravisseur était un dieu nordique connue pour ses méfaits et il n'était pas dans une grotte sombre mais sur une autre planète. Comment allait-il faire pour se sortir de ce pétrin ?
On finirait surement par remarquer sa disparition et le chercher. Mais qui irait penser qu'il était sur Asgard ? Et comment viendraient-ils le chercher ? C'était lui le cerveau du groupe. Le groupe…est-ce qu'il en restait encore quelque chose ? Il ne pouvait pas se sortir de la tête la trahison de Steve, ni celle de Natacha, mais il préférait repousser tout ça dans le fond de son esprit. S'il commençait à déprimer, il n'arriverait jamais à s'échapper. De toute façon, il n'avait pas d'alcool pour noyer son chagrin.
Donc, premièrement, il devait comprendre ce que voulait le dieu. En espérant que ce ne soit pas un plan machiavélique pour qu'il tue des gens, il en avait marre de se battre – ça faisait quelques mois qu'il pensait à prendre sa retraite- et de toute façon son armure était foutue, alors il ne devait pas s'intéresser à ses capacités en tant qu'Iron Man. Subséquemment, il devait lorgner sur lui en tant que Tony Stark.
Il grimaça, quand on s'intéressait à son cerveau, ça finissait toujours par des cris et des larmes. Enfin, dans tous les cas, s'inquiéter maintenant n'aller pas l'aider. Il improviserait au fur et à mesure.
Au final, le seul vrai problème qu'il rencontrait –pas que les autres ne soient pas important, mais celui-là était directement en contact avec lui- c'était la magie qui avait l'air de tournoyer dans son réacteur arc. Il ne savait pas du tout comment ça fonctionnait : si Loki pouvait l'enlever d'un claquement de doigt ? Si elle ne faisait que réparer ce qui avait été endommagé ou si elle alimentait le réacteur ? Et ne pas savoir ce qui arrivait à son cœur de métal le maintenait dans un état d'anxiété constant. Et un Tony anxieux est un Tony qui ne filtre plus du tout ce qui sort de sa bouche et qui n'a plus aucun sens de l'auto préservation – déjà qu'en temps normal ça ne vole pas haut…
Il sortit de la douche avec tout un tas de questions qui s'entrechoquaient dans sa tête. Au moins il y en avait peut-être une qui aurait une réponse tout de suite :
- C'est quoi ces fringues ?
- Une tenue populaire sur Asgard.
- Mais pourquoi tout ce cuir ?!
- Tous nos guerriers en portent.
- Où est le confort là-dedans ? Et où sont mes sous-vêtements ?
- Tous vos vêtements ont été brûlés. Qu'est-ce que sont des « sous-vêtements » ?
- Mon T-shirt préféré a été brûlé ? Attendez, vous ne portez rien sous ces machins en cuir ?
- Non, pourquoi ? Votre espèce porte des vêtements sous des vêtements ? C'est très étrange.
- C'est sûr que dit comme ça…
Ronchonnant à propos de la mode asgardienne, Tony finit par se vêtir, repensant à ce que lui avait dit Mériel. Les asgardiens étaient tous nus sous leur pantalon en cuir ? Depuis le début Thor était à poil sous ses vêtements ? Putain de merde ! Et Loki… Dire qu'il avait maté son cul à plusieurs reprises (même s'il ne l'admettrait jamais sous la pire des tortures). En même temps, ça expliquerait pourquoi ça le moulait si parfaitement…il ferait mieux d'arrêter là ses pensées s'il voulait garder un minimum de dignité face au dieu.
- Je suis prêt, je te suis.
Mériel le dirigea dans un dédale de couloirs d'ors et de tentures brillantes qui retraçaient des scènes de batailles, sûrement historique car il reconnut une ou deux fois Thor et Loki et Odin était quasiment présent sur toutes. Enfin, c'était sûrement lui, d'après la description que lui avait fait Point Break : un mec barbu au cache œil. Rien que de le voir en tapisserie, ça lui refilait de l'urticaire. Le mec lui rappelait beaucoup trop Fury en divinement plus chiant et prétentieux. Il ne voulait jamais rencontrer cet homme.
Mériel s'arrêta devant une porte pourpre avant d'y frapper quelques coups et de le laisser y pénétrer tout seul.
Tony regarda d'un œil circonspect son environnement. Il s'attendait à une sorte de repaire maléfique sombre avec pleins d'instruments de torture et de bocaux remplis d'organes, mais le bureau du dieu était à contre-courant de son imaginaire.
Ici pas de fioriture, juste un grand bureau en chêne avec deux fauteuils à l'air douillet, des murs écrus – ce qui apaisaient les yeux de Tony dont le cerveau commençait à saturer de tout cet or et de ce style rococo immonde- et un sol de marbre blanc. La pièce était lumineuse grâce à la grande baie vitrée qui englobait le mur du fond. La vue lui confirma qu'il était bien sur Asgard. Si les couloirs en or massif n'avaient pas suffi à affirmer son hypothèse, une ville faite d'or ne laissait plus place au doute.
Sortant de son émerveillement pour les structures qui lévitaient à plusieurs mètres du sol, il reporta son attention sur le dieu qui le regardait d'un air renfrogné dans son fauteuil de PDG.
- Je croyais vous avoir dit de me rejoindre rapidement.
- Je sais.
- Alors pourquoi débarquez-vous avec plus d'une heure de retard ?
- J'avais envie de savourer ma douche.
- Je crois que vous n'avez pas bien compris votre situation. Vous êtes ici, sur une planète qui n'est pas la vôtre, entouré d'un peuple qui pourrait facilement vous exterminer, et vous pensez encore pouvoir agir selon votre bon plaisir ? Je crois qu'il est nécessaire que vous vous rappeliez que je peux vous tuer à tout instant.
Tony sentit une douleur sourde se propager dans tout son corps. Elle s'intensifiait à chaque instant, le faisant hurler jusqu'à ce que sa voix ne soit plus suffisante pour exprimer sa souffrance. Il finit par se rouler en boule par terre, essayant de faire taire la souffrance déchirante qui s'infiltrait dans chaque fibre de son corps. Mais aussi vite qu'elle était venue, elle disparut. Le laissant pantelant, au bord de la crise de panique et avec un goût d'agonie dans la bouche.
- Bien, maintenant que ce point est réglé, prenez un siège.
- Trop aimable, grinça Tony dont la gorge brûlait.
- Adressez-vous à moi respectueusement et vous n'aurez plus de problème.
- Pourquoi fallait-il que je tombe sur un dieu qui n'a aucun sens de l'humour ? marmonna l'ingénieur qui cachait tant bien que mal ses mains tremblantes derrière une pointe de sarcasme.
- Est-il nécessaire que je recommence ?
- Absolument pas, votre seigneurie.
Loki l'étudia un instant avant de reprendre la parole. Un air sérieux et déterminé figeant ses traits de marbre.
- Vous avez étudié le Tesseract ?
- Oui.
- Savez-vous qu'il fait partit d'une catégorie de gemme appelée «pierres d'infinité » ?
- Thor les a brièvement mentionnées.
- Vous a-t-il aussi parlé d'un certain Thanos ?
- Pas vraiment, mais il a sous-entendu que s'était lui qui dirigeait vraiment l'armée des Chitauris.
- C'est…à peu près ça.
- Et aussi que tu étais manipulé par lui, de la même façon que tu manipulais Barton.
- Stark, ne dépassez pas les bornes.
Tony se renfrogna dans son siège l'envie de lancer une bonne pique lui démangeant le bout de la langue, mais il n'avait pas envie de goûter une nouvelle fois au sort que lui avait lancé le dieu.
- Je sais. Je me tais.
- Bien. (Loki lui envoya un autre regard noir) Ce Thanos est un titan qui veut prendre le contrôle de l'univers. Pour ce faire, il cherche à réunir les pierres d'infinité. Vous avez pu constater par vous-même une partir du pouvoir du Tesseract, je vous laisse imaginer ce dont serait capable un être qui contrôlerait six de ces pierres.
- Je vois le genre de merde que c'est. Par contre j'ai plus de mal à comprendre ce que je viens foutre là-dedans.
- Je voudrais soustraire pour toujours les pierres à son emprise.
- Et te les approprier ?
- Non, je ne suis pas en mesure de les contrôler.
Tony lui lança un regard étonné. Le dieu voulait sauver l'univers d'une menace imminente sans obtenir le moindre avantage ? Et sans devenir lui-même le maitre de l'univers ? C'était louche toute cette histoire.
- Ne me regardez pas comme ça. Je sais où s'arrêtent mes capacités.
- Ok, mais ça n'explique pas pourquoi tu veux les lui prendre, j'ai du mal à croire que tu sois devenu un bon samaritain.
- Je ne fais pas ça par inquiétude pour mon prochain, je cherche à me venger de ce qu'il m'a fait.
- Pourquoi ne pas le tuer ?
- Comme je l'ai dit, je connais mes limites.
- Il est si balaise que ça ?
- Oui, il est « balaise » comme vous dite. Il pourrait éliminer votre minable planète en un claquement de doigt.
- Je vois.
Tony s'attarda sur la dernière syllabe, imaginant ce titan qui avait l'air de faire peur à un mec comme Loki. Il en fallait surement beaucoup.
- Et ces pierres, tu ne peux pas juste les planquer dans un coffre-fort divin ?
- Non. J'ai déjà pu prouver que les salles d'Asgard n'étaient pas sûres et je n'ai pas confiance dans les autres espèces.
- Et qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Les détruire ?
- Humf ! Vous vous surestimez beaucoup. On ne peut pas les détruire.
- T'as déjà essayé ?
Pour toute réponse, il eut le droit à un nouveau regard noir de Loki qui serra des dents à s'en faire mal à la mâchoire.
- On ne peut pas les détruire.
- Ok, ok. Pas besoin de t'énerver (t'as essayé, mais ça a foiré). Mais si tu ne veux pas que je les détruise, qu'est-ce que tu veux que j'en fasse ?
- Je peux endormir leur énergie avec ma magie : les mettre dans un état d'hibernation qui les empêcherait de se remettre en marche par elles-mêmes, ou quiconque qui chercherait à les utiliser.
- Comment ça, tu les endors ? Genre, tu leur chantes une berceuse ?
Loki, lui refit le coup du regard noir qui promettait mile mort avant de lui répondre.
- Ce n'est pas juste de l'énergie, elles ont une forme de conscience primaire et je peux faire raisonner ma magie avec.
- Tu peux communiquer avec ?
- Non, elles ne parlent pas et elles ne forment pas de pensées, en tout cas, pas formulées comme les nôtres, mais elles semblent comprendre les émotions simples et intenses.
- Ok, donc tu peux les influencer suffisamment pour qu'elles pioncent comme la Belle au Bois Dormant et après, personne ne pourra les réveiller ?
- Presque.
- Et je suis là pour que ce presque devienne un toujours ?
- Oui. Je veux les cacher pour qu'on ne puisse plus jamais mettre la main dessus. Car, même si je peux endormir leur énergie, il s'échappe toujours des pierres des radiations magiques qui peuvent être détectée par Thanos ou un des sorciers à son service. Il faudrait les enfermer dans un sarcophage.
- Et tu me demande ça à moi parce que…
- Les divers spécialistes à qui j'ai demandé ont échoué.
- Je suis ton dernier espoir ? La misérable fourmi que tu voulais écraser doit venir à ta rescousse ?
Tony se retint difficilement de rire face à Loki qui se mordait les lèvres pour ne pas le « piétiner ». Oh ! Le dieu avait vraiment besoin de lui s'il ne le foudroyait pas sur place.
- Oui.
- Et qu'est-ce qui te fait croire que je vais accepter ?
- Vous n'allez pas refuser, lui affirma Loki avec une pointe de surprise à la simple idée qu'il puise lui dire non.
- Pourquoi pas ? Tu as essayé de me tuer plusieurs fois. Tu méprises les humains. Tu n'as aucun sens de l'humour. Ça t'éclate de me torturer et j'en passe des meilleurs.
- Parce que ça ne vous intéresse pas d'étudier ces pierres ainsi que les technologies asgardiennes et tout ce qui les entoure ?
- Je pourrais y trouver un intérêt mais je n'ai pas mon atelier, lui rétorqua un Tony qui essayait tant bien que mal de cacher son excitation à la simple idée de pouvoir jouer travailler avec tout ce qui l'entourait.
- Ça peut s'arranger. De plus, si je peux me permettre, Asgard possède une des bibliothèques les plus fournies de l'univers.
- Tu tentes de m'amadouer en secouant une carotte devant moi, n'est-ce pas ?
- Peut-être.
- Alors ? A quel retour de bâton dois-je m'attendre ?
- Ce n'est pas sans risque, l'énergie des pierres est instable, et, évidemment, vous logerez à Asgard.
- Oui, évidemment…
Il ne se faisait déjà pas beaucoup d'illusion sur ce point, mais ça ne le dérangeait pas autant que ça aurait dû. Peut-être qu'il n'éprouvait plus vraiment d'attrait à retourner sur terre, et les intentions de Loki ne paraissaient pas malveillante. Il n'irait pas jusqu'à dire qu'elles soient honnêtes ou bienveillantes, mais il avait l'air de vouloir sincèrement mettre des bâtons dans les roues à ce Thanos. Et puis pouvoir étudier les technologies asgardiennes…
Il devait dire non et négocier pour rentrer chez lui. Oui, il devrait faire ça.
Et puis merde ! Personne ne l'attendait là-bas. Plus personne n'habiterait dans sa tour. Tout serait si vide et si froid.
N'empêche qu'il n'allait pas donner si vite satisfaction au dieu.
- Et qu'est-ce qu'en dit ton père ? D'ailleurs, c'est étonnant qu'il te laisse approcher du Tesseract.
- Cela ne vous regarde pas, lui répondit rapidement Loki. Mais il est au courant de votre présence si cela peut vous rassurer quant à votre légitimité en ces lieux.
- Est-il au courant de ce que tu trafiques ?
- Ça ne le concerne pas.
- Oh, on fait des cachoteries dans le dos de son papounet.
- Ne pensez pas à l'avertir.
- Sinon quoi ? Tu vas me tuer ? J'ai cru comprendre que j'étais plutôt nécessaire à la réalisation de ton plan.
- Je pourrais très bien m'en prendre à un de vos proches. Comment s'appelle-t-elle déjà ? Votre petite amie ?
- Ne t'avise pas de la toucher. Et nous ne sommes plus en ensemble.
- Que s'est-il pensé ? C'est elle qui a rompu ?
- Ça ne te regarde pas. Et arrête de prendre cet air ( Loki le fixait, le menton posé sur ses doigts entrecroisés l'air avide), on dirait une vrai commère.
- Je suis juste curieux.
- Ne t'attends pas à ce que j'assouvisse ton besoin.
- Tu finiras par le faire, il ponctua sa réponse d'un sourire de requin qui lui glaça l'échine.
- Bien, revenons à mon job ( :Tony se tortilla, mal à l'aise). Je te construis ta boîte de pandore pour pierres magiques méga puissante et après je rentre chez moi, vivant, en un seul morceau et sans être traumatisé à jamais ?
- Oui.
- Juste…ok…pas de plans tordus pour m'effacer la mémoire, m'implanter des trucs louches dans le cerveau, me tuer dès que j'aurais posé un pied chez moi. Rien ? Nada ?
- Parce que vous êtes sûr de réussir ?
- Bien sûr, alors n'évite pas ma question.
- Si vous réussissez, je vous promets de vous ramener entier de corps et d'esprit sur votre planète.
- Et tu ne me tue pas dès que je pose un pied chez moi.
- Parfaitement.
- Et qu'est-ce qui me dit que tu tiendras parole ?
- Je suis peut-être le dieu des mensonges pour vous autres humains, mais je ne fais qu'arranger la réalité à ma convenance. Alors sachez que je respecte toujours mes promesses, contrairement à votre espèce.
- Bien, je suppose qu'on a un accord alors.
- Oui.
Le dieu le tendit la main pour sceller leur accord Tony n'hésita qu'une milliseconde avant de se dire qu'il venait probablement de se mettre dans une merde cosmique inter-dimensionnelle.
Quand il ressortit du bureau, Mériel l'attendait pour le mener jusqu'à ses appartements durant son séjour de travail non rémunéré.
De l'autre côté de la porte, Loki étendait tranquillement ses jambes sur son bureau tandis que l'illusion qui recouvrait ses appartements se levait, un sourire satisfait ornant son visage. Il avait trois des pierres, l'humain qui arriverait sûrement à concrétiser son plan et son frère loin d'Asgard, tandis que son père était plongé dans le sommeil. Tout était parfait.
Surtout qu'il n'avait pas précisé à Stark que le temps s'écoulait différemment sur Asgard. Oh oui, il le libérerait une fois qu'il aurait fini, rien que pour voir sa tête quand il se rendrait compte que le monde dans lequel il avait vécu n'existait plus depuis des siècles.
Des reviews s'il vous plait, ça motive énormément!
