4_ Travaux manuel

La bataille suivante se présenta mieux, surtout grâce au Scout qui été doué pour ramener les mallettes sorties du bâtiment ennemis par des bras plus costauds ou des lames plus sournoises. Le Sniper et l'Ingénieur avait également sut protéger efficacement leur Intelligence avec l'aide du Pyromane.
La journée se termina avec une fête dans la salle à manger. L'ingénieur n'avait pris qu'une bière et s'était ensuite enfermé dans son atelier afin de travailler sur le Respawn. Histoire dont n'étaient au courant que Medic et Pyro.

Le lendemain fut libre. Il n'y avait donc ni batailles, ni mort, ni mallette à protéger ou à ramener. C'était donc l'occasion pour s'entrainer avec le soldat.
Il n'était pas très aimable mais ses leçons étaient efficaces. Le médecin dormait sur un des lits de l'infirmerie, visiblement trop fatigué pour subir les aboiements du Soldier. Quant à l'ingénieur, il n'avait pas cessé de travaillé sur le Respawn. Ne trouvant jamais rien d'efficace, il recommençait et recommençait sans s'arrêter, griffonnant sur des feuilles de papiers qui finissaient froissées. La vision de son partenaire souffrant par terre à cause d'une machine qui ne lui était pas adapté le hantait et l'empêchait de dormir. Alors autant travailler.
Il était 16h00 quand il s'arrêta, la tête dans les mains, les coudes posés sur la table. Son pauvre crâne ne parvenait plus à produire d'idée, son cerveau était comme liquéfié. Décidant de se changer les idées, il attrapa un magazine de science qui était rangé dans un tiroir de son bureau, se cala un peu plus au fond dans son siège et l'ouvrit. Lut quelques pages puis abandonna. Il enleva ses lunettes, les laissant reposer autour de son cou, et frotta ses yeux cernés. Sa main retomba près de son entre-jambe et alors il regarda vers la porte de son atelier, tendit l'oreille. Personne. Ses doigts détachèrent les sangles de sa salopette avec aisance et abaissa assez le haut pour qu'il puisse attraper son sexe et de commencer à le caresser. « Ça, ça me chang'ra les idées » se dit-il en soupirant, l'air serein.
C'est alors que la porte s'ouvrit, et Pyro entra, son lance flamme à la main. L'ingénieur ne l'avait pas entendu rentrer ni même refermé la porte derrière lui. Le jeune homme le regarda un petit moment puis il posa son arme contre le mur. Le raclement du métal contre le béton attira cette fois l'attention de l'homme trapu qui se figea. Il tourna ses yeux bleus vers le masque à gaz encore à l'entrée qui ne bougeait pas. Pris d'embarra, il bafouilla :

-Oh heu… je… hem, ce… C'est pas c'que tu… heu…

Pyro fit trois pas vers lui, et, l'air impassible :

« Tu veux de l'aide ? »

-Hein ?! Oh j'suis vraiment dés'lé, j'pensai pas que…roh, dit l'autre encore plus gêné, écoute hein c'est c'qu'on fait tous c'est…

« Je suis sérieux. »

L'ingénieur se tut. Il se demanda pendant un moment s'il n'avait pas mal interprété les signes mais la vue du pyromane qui s'approchait de lui confirma que non. Cependant, il était incapable de répliquer. Pyro vint derrière lui, posa une main sur son épaule à présent libérée de la salopette et approcha sa tête de la joue d'Engie pour voir ce qu'il faisait car son autre main plongea sous la salopette détachée. L'ainé eut un petit sursaut en sentant les doigts ganté se refermer doucement sur son pénis. Il déglutit. Le gant noir et jaune caressait habilement son membre serrant un peu de temps à autre. Il s'entendit soupirer de bonheur et il s'affaissa dans son siège, tête en arrière et paupières closes. Près de son oreille vibrait la respiration déformée de son partenaire toujours très calme. Pyro continuait de doux va-et-vient pressant délicatement de temps à autre la tête du pénis avec son pouce avant de redescendre. Son mouvement se fit un peu plus rapide et plus insistant, serrant juste comme il fallait de son gant chaud. Un petit « OOooow » doux et grave sortit des lèvres du Texan. Il aurait pu dire que le pyromane faisait ça avec professionnalisme. Il prit son aise, appuyant son pied contre une caisse en face de lui. Ses pieds bougeaient de temps en temps dans un sursaut. Le geste répétitif se fit encore un peu plus rapide, le pouce caressant toujours le gland au passage. Engie étouffa un grognement de plaisir en mordant sa lèvre inferieur. Il n'avait même pas remarqué que le masque était contre sa joue. Il laissa encore un moment la main glisser habilement sur son sexe puis il fronça les sourcils :

-Hm ça vient, dit-il entre ses dents.

Mais le pyromane n'arrêtait pas. Et il continua, poussant l'ingénieur à lâcher quelques bruits à la fois doux et rauque, jusqu'à ce que le liquide blanchâtre dégouline sur ses doigts. Le Texan lâcha un nouveau « OOOOooow » de soulagement. La main gantée glissa jusqu'au ventre laissé à découvert de l'ingénieur puis de l'autre main il souleva juste assez son masque pour enlever le gant à présent gluant avec ses dents. Engie tendit machinalement un mouchoir en tissu à son collègue.

-Merci, fit une voix légèrement fluté et grumeleuse.

Engie sursauta et tourna sa chaise pour ne voir que le masque remit en place et un gant se faisant nettoyé par une main bandée. Il ne sut quoi dire. C'était bien la vrai voix de Pyro qu'il venait d'entendre ? C'était une voix à l'origine aigue et caressante qui avait subi des altérations, comme si une deuxième voix plus rauque et étouffée d'une matière liquide s'était fixé à la première.
Le pyromane remit son gant et observa son coéquipier qui, visiblement, avait encore l'air perdu.

« Prend ça comme un payement, mon arme est encore cassée. Je te laisse à ton travail. »

Il fit demi-tour et avança vers la porte. A trois pas de celle-ci, il se retourna et signa de nouveau :

« Tu ne m'as toujours pas raconté tes histoires, j'attends impatiemment »

Il rit et cette fois, partit pour de bon laissant son ainé affalé dans son siège, la bouche toujours entrouverte.

Cette nuit-là encore, Engie n'arrivait pas à dormir. Pas à cause du Respawn mais par ce qu'il s'était passé entre lui et Pyro. Pourquoi avait-il fait ça ? Est-ce qu'il… Ou peut-être…
La main gantée le masturbant lui revint en tête, lui laissant un drôle de sentiment. Il se surprit à se remémorer les mouvements en courbe de l'arrière train de son partenaire lors de cette nuit au bar. Un frisson parcourra son corps entier et il se retourna sur son matelas pour fermer les yeux et essayer de s'endormir. Mais la sensation de la main à son entre jambe ressurgit et il rougit seul dans sa chambre, tentant de refaire les même gestes. Mais ce n'était pas pareil.