Avant toute chose, je tiens à dire qu'il y a eu un problème de puces avec mon précédent chapitre, et il manquait donc un tiret devant les dialogues. Je vous prie de bien vouloir m'en excuser.
Merci pour vos gentilles reviews aux chapitres précédents ! Elles me poussent à essayer d'écrire plus vite. Mais malgré toute ma bonne volonté, les obligations liées à mon travail font que le soir, je ne suis pas forcément dans les meilleures dispositions pour écrire.
23 décembre, Université de Stanford, 14 heures heure locale
Trois mois. Un peu plus de trois mois qu'elle n'avait pas remis les pieds chez elle. De l'eau avait coulé dans l'Hudson. Depuis deux jours elle cherchait un moyen d'entasser un maximum d'affaires dans sa valise sans réellement parvenir à ses fins. Elle avait une irrésistible impression qu'il ne fallait rien laisser à Stanford, qu'elle devait être entièrement tournée vers New-York, que la moindre affaire laissée en arrière serait un échec. C'était stupide, tant sur le principe que sur une réalisation matériellement impossible et inutile puisqu'elle devait revenir en Californie début janvier. Malheureusement elle s'en rendait compte et se sentait lâche.
Le taxi qui l'emmenait à l'aéroport était bien silencieux. Le chauffeur ne parlait pas, tout comme Stacy qui était collée contre elle. C'était dur. Depuis deux mois leur relation avait pris un tournant radical. L'expérience allait lentement, mais pas sûrement. Il n'y avait pas de relation à proprement parler, pas de confession non plus. Alexis n'avait rien contre cet état. Il était plutôt agréable selon les moments. Mais parallèlement à cela, elle continuait à observer en silence, profitant de l'absence de statut social certain autour de leur duo. En même temps c'était rassurant d'avoir quelqu'un sur qui s'appuyer dans ce contexte qu'elle ne maîtrisait pas vraiment. Mais elle se sentait dégueulasse, elle avait l'impression de profiter de Stacy. Il fallait être réaliste, elles n'avaient pas grand-chose en commun mis à part les moyens financiers de leurs familles respectives. Malgré cela ? Elle avait de l'amitié et du respect pour elle, surtout depuis la première fois qu'elle l'avait embrassée. Mais pour la seconde fois de sa vie elle ressentait surtout de la culpabilité.
Le véhicule se gara et les deux jeunes femmes sortirent en silence. Stacy aida Alexis avec ses bagages et resta là, plantée devant elle, ne sachant trop quoi faire.
_ Allez, je reviens dans quinze jours. Ne fais donc pas cette tête.
_ Ouais je sais, c'est stupide. Et puis je vais profiter de ma famille pendant ce temps là.
_ Ben, moi aussi. Elle est bizarre ta remarque.
_ Tu vas la revoir ?
_ Qui ?
_ Alexis, ne me prends pas pour une idiote. Tu sais très bien de qui je parle.
_ Mais non, je ne la verrai pas. Pourquoi tu crois ça ?
_ Tu penses toujours à elle.
_ Des fois oui. Répondit Alexis incapable de mentir.
_ Je peux t'embrasser ?
_ Il me semble que tu n'as pas besoin de permission pour ça.
_ Aujourd'hui si.
_ Pourquoi ?
_ Une intuition.
Stacy prit Alexis dans ses bras et la serra contre elle avant de l'embrasser. Elles restèrent ainsi quelques secondes. Alexis était encore plus mal à l'aise sans réellement savoir pourquoi. C'était vrai qu'il n'y avait pas de sentiments entre elles. Elles n'étaient pas vraiment ensemble et elles n'en avaient même jamais réellement parlé. Alors pourquoi est-ce qu'elle ressentait ça ? Elle rentrait chez elle voir sa famille. C'était tout bon sang ! Et elle était incapable de dire à Stacy qu'elle ne reverrait pas Kate, puisque c'était certainement ce qu'elle pensait. Quelle sorte de personne lâche était-elle devenue ?
New-York, loft des Castle, 18 heures, heure locale
Martha Rodgers observait la baie vitrée à l'envers, la tête entre les jambes. Perdue au milieu de la position dite du lotus à dix feuilles, l'immense comédienne (c'était en tous cas ce qu'elle pensait d'elle), faillit se bloquer le dos en essayant de se remettre à l'endroit lorsque la porte d'entrée s'ouvrit et dévoila Alexis à son regard. La jeune femme se précipita dans les bras de sa grand-mère qui avait tout juste eu le temps de se redresser non sans efforts. Le contact témoignait tout l'amour et la bienveillance qu'une grand-mère pouvait communiquer à sa petite-fille. Cela conforta Alexis dans son idée de bien être arrivée à la maison, cet endroit préservé où elle se sentait en sécurité, loin de tous les tracas de ces derniers mois. Là elle pouvait respirer et souffler autant qu'elle voulait, c'était son nid. Elle était tellement bien dans cette étreinte maternelle qu'elle se mit à sangloter. Martha la laissa faire et la berça comme une enfant. Il lui fallut du temps pour se calmer. Toute la tension accumulée se déversait en un torrent de larmes. Et quand elle parvint à se reculer un peu, c'est yeux rougis qu'elle osa enfin regarder sa grand-mère.
_ Tu es partie contrariée il y a trois mois et tu reviens en pleurant aujourd'hui en me gâchant par là même la joie de te voir rentrer un jour plus tôt que prévu. Dis-moi ce qui se passe. Et cette fois je ne lâcherai pas.
_ Je ne sais même pas par où commencer.
_ Nous avons tout notre temps. Ils ne devraient pas rentrer avant un petit moment.
_ Qui ?
_ Ton père et ses collègues.
_ Les écrivains du club de poker ? demanda Alexis en espérant que ce soit bien d'eux qu'il s'agissait.
_ Mais non voyons ! L'équipe du NYPD.
_ Kate va venir ici ?
Plus elle entrevoyait les conséquences de cette présence dans ce lieu si rassurant pour elle, plus son visage s'empourprait. Martha n'avait vraiment plus de doute à présent.
_ C'est donc bien de ça qu'il s'agit.
_ Grand-mère… Depuis le mois d'octobre j'ai écrit à Kate.
_ Ah ! Excellent. Et alors, que t'a-t-elle dit ?
_ Rien. Elle ne m'a pas répondu et je lui en suis reconnaissante.
_ Alors pourquoi es-tu dans cet état ? Juste à cause de sa présence ?
_ Entre autres.
_ Exprime-toi clairement !
Cette dernière réplique sonnait plus comme un ordre qu'autre chose, assurant Alexis qu'il n'était plus question de confiance entre elles mais de vérité. Les liens entre elles étaient suffisamment forts pour résister à n'importe quelle révélation… ce d'autant plus que Martha était une femme qui avait connu la vie. Il n'y avait pas grand-chose qui pouvait la surprendre.
_ Depuis ce qui s'est passé avec Kate, je me suis rendue compte que je pouvais être attirée par elle. En fait je suis toujours attirée par elle. Sauf que maintenant je suis plus ou moins avec quelqu'un qui sait que j'ai cette attirance, que je suis rentrée à New-York et qui ne craint qu'une chose : que je puisse voir Kate !
_ Ah ! Nous avançons. Qui est cette personne avec qui tu es « plus ou moins » ?
_ Stacy, ma colloc.
_ Cette blonde ? demanda Martha assez incrédule.
_ Tu ne dis rien ?
_ Chérie, je l'ai su le matin où nous avons parlé de Kate. C'est tout sauf une surprise. Mais ne nous éloignons pas du sujet. Alors cette Stacy… Mais quand même, pourquoi elle ?
_ Oui, je sais bien ce que tu penses. Mais…
_ … elle suffit bien pour apprendre. C'est bien cela ?
_ Dit comme ça…
_ … ça fait ce que c'est chérie. C'est un comportement de garce.
_ En plus je pense qu'elle a des sentiments pour moi. Finit Alexis dans un souffle.
_ Tu l'as senti à son attitude ou est-ce qu'elle t'en a parlé ?
_ Elle m'en a carrément parlé avant que je prenne l'avion. On ne s'est rien promis toutes les deux. Et puis, on n'a pas vraiment fait grand-chose… Mais je sens que je lui dois quelque chose.
_ La vérité chérie, juste la vérité.
_ Mais quelle vérité grand-mère ? Même moi je ne la sais pas.
_ Tu ne veux plutôt pas la voir, c'est différent. La vérité c'est que tu n'es pas passée à autre chose depuis ta soirée avec Kate. Tu ne penses qu'à elle. Tu t'en veux parce que tu penses avoir pu gâcher quelque chose. Tu t'en veux par rapport à Stacy. Et surtout, surtout, tu es amoureuse de Kate.
_ C'est, à peu de choses près, la vérité.
Les deux femmes de la maison Castle continuèrent à discuter, assises dans le canapé, enveloppées de la douce chaleur émise par la cheminée du salon. Elles restèrent ainsi une bonne heure. Blottie dans les bras de son ainée, Alexis se sentait comprise. Heureusement que Martha était là. Non. Heureusement que Martha avait toujours été là. Si elle avait dû attendre après sa mère pour apprendre un tant soit peu la vie et des relations familiales, elle serait sans doute perdue pour l'humanité… ou alors le parfait clone de Stacy. C'était méchant. Mais en choisissant de laisser le soin à son ex mari d'élever leur fille, elle lui avait permis de bénéficier non seulement d'amour, mais d'une certaine classe sociale, d'un certain capital social et humain. Si une personne naît avec certaine prédispositions, elle s'épanouit cependant au sein d'une famille. En ce domaine, Alexis avait eu beaucoup de chance et elle était la première à le reconnaître. On lui avait laissé son intelligence, sa sensibilité et sa curiosité. Castle et Martha avaient su lui inculquer des valeurs et développer sa morale, la respecter sans jamais vouloir la contraindre. La discussion, l'argumentation et l'honnêteté étaient à la base du fonctionnement de la maisonnée Castle.
Deux heures plus tard la porte d'entrée s'ouvrit à la volée et interrompit la discussion qui durait toujours entre la grand-mère et la petite-fille. Elle laissa apparaître Castle qui resta béat en voyant sa fille. Il en resta figé. Derrière lui la joyeuse bande du precinct suivait, chargée de bières et de pizzas. Même Gates et Lanie avaient fait le déplacement pour l'occasion.
_ Alexis !
_ Papa !
Le père et la fille se jetèrent dans les bras l'un de l'autre et s'étreignirent. Autour d'eux tout le monde s'affairait pour disposer victuailles et boissons sur la table. Derrière, dans l'embrasure de la porte, Kate seule observait les retrouvailles du père et de la fille. Pour être précis, de la scène qui se déroulait sous ses yeux, elle ne voyait que la fille. Elle la ramenait quelques mois plus tôt et lui faisait ressentir un sentiment qu'elle n'arrivait pas à décrypter, une pointe dans l'estomac qui lui donnait envie de partir chez elle. Pourtant, elle avait de la peine à identifier ce malaise, car c'était bien de ça qu'il s'agissait. Tellement de choses s'étaient passées depuis la lettre…
_ On ne t'attendait que demain pour le réveillon.
_ Je peux repartir si tu veux… dit-elle à moitié sérieuse.
_ Hors de question ! Je suis tellement heureux Alexis... Les gars, nous avons une raison de plus pour boire ce soir ! A ma fille qui m'a fait la meilleure des surprises en arrivant un jour en avance ! lança-t-il en saisissant une bière pour porter ce toast.
Il entraîna sa fille vers la tablée qui commençait à se constituer, tandis que dans l'immense pièce du loft, trois personnes échangèrent un regard complice, conscientes de ce qui se passait. Gates veillait sur son élément phare. Malgré les progrès qu'avait pu faire Kate depuis quelques temps, elle n'était pas encore redevenue elle-même. Et apparemment, ce n'était pas le papa Castle qui y était pour quelque chose cette fois, mais plutôt sa fille. Martha comprit de suite que la non réponse de Kate à la lettre d'Alexis était autant destinée à tranquilliser Alexis qu'à laisser une porte ouverte à une nouvelle rencontre. Et que si Kate ne savait pas trop où elle en était, Alexis avait marqué quelques points. Enfin, Lanie veillait autant sur son amie comme sur la jeune Castle afin de trouver la solution la plus favorable à leurs relations et à leur bien-être respectif. Une idée commença à germer chez Martha et Lanie. Ces deux idées se rejoignaient et Gates devenait un élément intéressant et commun.
En attendant de trouver un moment favorable à un petit brainstorming, toutes les trois étaient suspendues à la réaction de Kate. Mais celle-ci ne bougea pas d'un millimètre. C'est Lanie qui alla la chercher et la tira vers le reste du groupe. De son côté Martha rejoignit Alexis.
_ Kate ?
_ Oui ?
_ Tu comptes bouger ou jouer les statues grecques jusqu'à la fin de la soirée ? Que je sache Alexis n'est pas une méduse pour t'avoir pétrifiée !
_ Pourquoi me parles-tu d'Alexis.
_ Ne me prends pas pour une bille. J'ai des yeux pour voir, et même un cerveau dis-donc . Dès que tu l'as vue tu es restée bloquée.
_ N'imp…
_ Arrête Kate. Ne me mens pas. Surtout ne me mens pas. Elle ne t'a même pas regardée. A croire que c'est elle qui a passé la trentaine.
La pique fut violente pour Kate qui n'avait rien demandé. Lanie avait réussi à la secouer et elle n'en avait pas terminé dans la première phase de son plan.
_ Et c'est quand même toi qui a décidé de passer à autre chose. C'est toi qui a plus ou moins décidé de t'assumer. C'est toi qui ramènes des filles différentes tous les soirs…
_ Ne va pas trop loin Lanie, j'ai compris. Mais au passage je te signale que je ne suis plus tout à fait seule.
_ Ah oui pardon. J'avais oublié… Quel est son nom déjà à celle-là ?
_ Nathalie. Et ça fait…
_ Oh oui, ça fait bien quinze jours que c'est sérieux.
_ Arrête Lanie, arrête.
_ Ecoute Kate. Je suis fière de tout ce que tu as fait pour remonter la pente depuis trois mois. Tu vas mieux. Mais cette Valerie…
_ Nathalie.
_ Enfin bref. Cette Nathalie, tu l'as rencontrée comme les autres. Quand tu me parles d'elle, je ne vois pas l'ombre d'une excitation dans ton regard. Il n'y a rien qui se rapporte à ce que tu vivais quand tu avais ton inconnu au bout du clavier. Rien qui ne se rapproche du souvenir de votre discussion autour des étoiles. Et rien qui puisse te blesser autant si elle te quitte que ce que tu as ressenti quand tu as su que c'était Alexis ton inconnue.
_ Elle est jeune. Et elle vit loin.
_ Tu avais l'impression qu'elle était jeune quand tu ne savais pas le rôle qu'elle jouait ? Est-ce que tu as l'impression que c'est quelqu'un d'immature ?
_ Non. Mais elle n'est pas là pour longtemps. Et puis c'est la fille Castle. Je suis sortie avec son père.
_ Mais c'est elle qui a commencé à te redonner le sourire.
Sur ces derniers mots, Lanie alla chercher une bière et laisse Kate réfléchir à ce qu'elle venait de lui dire.
_ Va la voir.
_ Grand-mère !
_ Alexis, va la voir.
_ Non ! Je n'ai rien à lui dire. Et je lui ai promis que je…
_ Ce n'est pas un perdreau de l'année Alexis. Et si elle ne t'a pas répondu…
_ C'est qu'elle me déteste.
_ Regarde-la au moins plutôt que de faire des suppositions. Tu ne l'as pas encore accordé la moindre attention. Regarde-la et dis-moi si tu vois une trace de ressentiment à ton égard sur ton visage.
La jeune fille, contrariée, se retourna brièvement et constata que Kate était en train de se faire sermonner par Lanie, à peu près comme sa grand-mère le faisait avec elle à l'instant. Quelque chose lui dit que ce n'était pas bon signe. Elle réussit à s'échapper en captant le regard de son père. Il discutait avec Ryan et Espo. C'était le moment ou jamais. Très vite son père passa un bras protecteur autour de ses épaules et elle se sentit protégée loin du malaise que lui procurait Kate.
Martha, est-ce que je peux vous parler ?
_ Mais bien sûr Lanie. Je pense même que nous avons beaucoup à nous dire.
_ Je pense aussi. Je voudrais vous parler d'Alexis.
_ Je vous écoute.
_ Quand est-ce qu'Alexis est rentrée ?
_ Il y a quelques heures.
_ Et comment vous a-t-elle paru ?
_ Différente. Et pour tout dire au moins aussi triste que lorsqu'elle est partie.
_ Vous êtes proche toutes les deux. Je sais qu'elle vous a parlé de quelque chose avant de partir la dernière fois. Mais je ne sais pas exactement jusqu'où elle est allée.
_ Vous voulez parler de ce qui s'était passé avec Kate ?
_ Exactement.
_ Alexis m'en a tout dit. Y compris ce qui s'est passé depuis.
_ Vous voulez parler de la lettre ?
_ La lettre et puis du reste.
_ Qui est ? Allez Martha, ne faites pas durer le suspense ! lança Lanie agacée.
_ Et mon sens inné de la dramaturgie ? répliqua Martha faussement outrée. Bon ! Alexis a enfin admis qu'elle avait un penchant lesbien, et qu'elle était plus particulièrement attirée par Kate Beckett, même si sa… enfin, son… bref, sa pseudo petite-amie a essayé de la faire culpabiliser avant de partir.
_ Elle a quelqu'un ? Je n'aurais jamais cru.
_ Et Kate, elle est restée là à attendre peut-être ?
_ Mais c'est Alexis qui lui a dit qu'elle ne la contacterait plus ! s'énerva Lanie.
_ Et elle n'aurait pas pu essayer de la contacter elle peut-être ? lui répondit sèchement Martha.
_ Je crois qu'on devrait les laisser s'expliquer entre elles…
_ Oui… vous avez raison. Enfin. Vous vouliez me parler en premier. Alors je vous écoute.
_ Depuis qu'Alexis est partie, Kate a recommencé à sortir. Elle multipliait les conquêtes d'un soir jusqu'à ce qu'elle en garde une.
_ Homme, femme ?
_ Femme.
_ Et ça dure ?
_ Pas depuis très longtemps. Ecoutez, je sais que ça peut sembler absurde, et que je ne devrais probablement pas parler de ça avec vous, mais je suis persuadée que Kate et Alexis ont quelque chose à vivre ensemble. Je sais qu'il y a la différence d'âge et …
_ Ne vous fatiguez pas Lanie. Nous sommes dans le même camp.
_ Que faisons-nous alors ?
C'est alors que surgie de nulle part, le Capitaine Gates intervint.
_ Alors nous allons jouer les entremetteuses. Voilà ce que nous allons faire ! Et nous ne serons pas trop de trois pour cela.
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