Merci à tous pour vos reviews ! Galago, Ems, et tous les guests qui ont reviewé jusqu'à présent. Galago merci encore pour ces mots gentils. C'est un honneur.
J'ai pu écrire plus vite cette fois-ci car j'ai été malade toute la semaine. Comme quoi…
Dernière précision : je me suis fait un petit plaisir avec ce chapitre : une référence à une autre série. J'espère que vous verrez de quoi il s'agit. Peut-être que ce plaisir débouchera sur une nouvelle fic à l'issue de celle-ci.
La soirée défila dans la bonne humeur générale. Les blagues fusaient tout comme les railleries entre collègues. L'atmosphère était bon enfant. Alexis réussit à éviter Kate sans trop de difficultés. Il en fut tout autrement de Lanie, de sa grand-mère et du Capitaine Gates. Impossible de leur échapper. Toutes trois tournaient autour d'elle dans une gaité excessive, formant un clan exclusivement féminin. Les discussions qui en émergeaient étaient légères, à la limite du frivole, et provoquaient de grands éclats de rire. La jeune femme fit de son mieux pour s'intéresser à tout ce qui se passait autour d'elle, notamment aux anecdotes échangées par le Capitaine Gates et sa grand-mère. La seule chose qui la rassurait était que Kate était partie rejoindre le clan des hommes où la discussion semblait à présent animée et plus conflictuelle. C'était toujours le cas quand il s'agissait de base-ball entre eux. Les regards se tournèrent automatiquement vers le petit groupe.
_ Ces lascars là ne ratent jamais une occasion de se retrouver et de resserrer les liens qui les unissent. Lança Gates.
_ Ce sont des hommes, c'est normal. Et c'est bien une habitude d'homme. Compléta Martha.
_ Et Kate ? Si elle vous entendait… répliquait Lanie.
_ Elle complète son équipe. Je ne les imagine pas sortir sans elle. D'ailleurs… si nous faisions comme eux un de ces soirs ? Pourquoi ne nous retrouverions pas dans un bar pour boire de la bière ? demanda innocemment Gates.
_ Excellente idée Capitaine ! Alexis, chérie, tu viendras avec nous ?
_ Euh… Oui. Mais quand comptez-vous faire ça ?
_ Je ne sais pas. Qu'en pensez-vous Capitaine Gates ?
_ Pourquoi pas le 28 ? Ce sera samedi. Hey Beckett ! scanda-t-elle à travers la pièce.
_ Oui ?
_ Samedi soir soirée filles.
_ Je …
_ Et pas d'objections Beckett. Considérez ça comme un ordre.
Les hommes râlèrent pour la forme de l'exclusion dont ils étaient victimes, et la soirée s'acheva autour de pizzas et de comptes-rendus plus ou moins glauques sur les dernières enquêtes. Kate se rapprocha de Lanie pour lui parler. Elles n'avaient quasiment pas eu l'occasion de se reparler depuis l'invitation de Gates.
_ Lanie, qu'est-ce que c'est cette histoire de sortie avec Gates ?
_ Viens pas là…
La légiste entraîna sa copine vers la partie cuisine pour gagner ce qui semblait un peu de discrétion pour une confidence.
_ Gates est en train de se séparer de son mari.
_ Quoi ? Et comment tu sais ça toi ?
_ Apparemment elle et Martha Rodgers sont devenues proches. Et elles en parlaient tout à l'heure. Je les ai entendues. Alors ne dis rien à personne, et surtout pas à tes commères de collègues.
_ Je n'ai aucune envie de passer une soirée avec Gates.
_ Moi non plus mais elle n'a pas d'amis ou du moins pas ici.
_ La faute à qui ? demanda Kate ironique.
_ C'est la période de Noël Kate…
_ Pas faux… et j'ai connu ça il n'y a pas si longtemps. Bon, je suppose qu'on n'a pas le choix.
De leur côté, Alexis et sa grand-mère commentaient également l'étrange proposition qui avait été faite.
_ Mais enfin, qu'est-ce que je vais y faire ?
_ Me tenir compagnie en premier lieu. Et puis il y aura Lanie, tu la connais bien elle au moins.
_ Pourquoi cette idée ? Pourquoi elle nous invite ?
_ Chérie, tu sais tenir ta langue n'est-ce pas ?
_ Quelle question ! Evidemment !
_ J'ai entendu une conversation entre le Capitaine Gates et Lanie tout à l'heure.
_ Et alors ?
_ Le mari du Capitaine Gates a demandé le divorce. Et Gates a besoin de se changer les idées…
Le mensonge se développa et se répandit dans l'esprit de ses deux victimes. Petit à petit Kate accepta l'idée de la soirée. Elle s'y rendrait seule et essaierait d'en profiter au mieux et de soutenir Gates. Elle trouvait même insensé qu'une personne arrive à ce point à cacher la douleur qui l'habitait. Quand elle essaya d'établir une comparaison avec ce qu'elle avait vécu elle se trouvait toute petite, quasiment ridicule. Elle-même n'avait rien réussi à cacher. Tout le monde avait profité de ses malheurs. Elle avait épuisé ses proches comme si elle était au centre du monde… Et Alexis ? Elle n'avait même pas eu la courtoisie de la saluer. C'était pitoyable. Elle était pitoyable. Elle leva les yeux et croisa le regard de la jeune fille. Elles restèrent plongées dans le regard l'une de l'autre quelques secondes, mais quelques secondes qui les laissèrent seules. Plus rien n'existait en dehors de leur connexion. D'une manière étrange tout disparut autour d'ellse, impression qu'elles partagèrent sans aucune connivence. Alexis reconnut l'émotion qui l'avait envahie suite à la soirée qu'elles avaient passée ensemble. Lorsque Kate s'approcha d'elle, le monde sembla s'écrouler. Elle aurait aimé avoir le secours de sa grand-mère ou de son père, même s'il ne savait rien de ce qui se jouait là…
_ Alexis.
_ Kate ?
_ Je suis désolée de ne pas être venue te parler avant.
_ Je croyais que c'était voulu.
_ Ça l'était. Tu avais raison. Mais c'était stupide et immature.
_ Je pensais que c'était juste par rapport à ma lettre.
_ Non, non. Je suis désolée Alexis.
_ Tu ne m'en veux pas autant que ce que je croyais alors ?
_ Bien sûr que non. Comment le pourrais-je ?
_ Si tu veux, je m'excuserai pour la soirée de vendredi. Je vous laisserai entre vous.
_ Non, non. Nous sommes adultes Alexis. Je serai ravie de t'y voir. Bien au contraire… dit-elle en pensant à une soirée entière avec Gates.
En finissant sa phrase elle sourit et mit une main sur l'épaule d'Alexis. Fort heureusement, vit pas le trouble qui habita le regard de la jeune femme lorsqu'elle la quitta.
25 Décembre, loft Castle
_ Joyeux Noël ma chérie !
_ Joyeux Noël pumpkin !
_ Merci, merci ! Mais c'est beaucoup trop !
La famille Castle était rassemblée au pied du Castle en ce matin de Noël. Les papiers d'emballage n'avaient été qu'un faible rempart face à la frénésie qui s'était emparé du père et de la fille devant la montagne de cadeaux agglutinés devant le sapin. Le massacre organisé se déroula sous les yeux d'une Martha toujours amusée au fil des années. Au fur et à mesure se dévoilèrent de nouveaux sabres lasers, jeux vidéos, livres, objets divers. A ce niveau là, c'était une orgie de cadeaux. Une profusion qui symbolisait bien la douleur qui avait caractérisé l'éloignement d'Alexis de New-York.
Martha s'éclipsa discrètement et laissa les deux jedi s'affronter sabre à la main. C'était un des rares moments de liberté immature qu'ils savaient s'accorder, et Martha savait bien que personne ne pouvait s'immiscer entre eux quand ils s'envolaient pour ces mondes imaginaires. Il restait pourtant un cadeau à ouvrir à Alexis. Et celui-là n'avait pas été entreposé au même endroit que les autres. Elle l'avait caché dans sa chambre, à l'abri du regard de Richard. Une longue boîte rectangulaire blanche fermée par un ruban parme attendait Alexis sur le lit de sa grand-mère. Martha finissait de se préparer lorsqu'Alexis la rejoignit dans sa chambre. Elle était ruisselante de sueur et tenait toujours ce ridicule objet en plastique dans sa main.
_ Grand-mère, nous nous demandions où tu étais passée.
_ Je suis montée me préparer. Tu sais bien que la force n'est pas avec moi chérie…
_ C'est vrai.
Avec ça Alexis rétracta son laser bleu dans son manche.
_ C'est sûr que je ne tiens pas ça de toi.
_ Peut-être, mais de moi ton élégance et ta classe tu tiens. Deux qualités rares que parfois il faut savoir sublimer, mon jeune padawan.
_ Je rêve ou tu viens de te prendre pour Maître Yoda ?
_ En moins vert… Chérie, je suis actrice. J'ai quand même une certaine culture cinématographique.
_ Mouais. Mais c'est quand même étrange de t'entendre mettre les verbes à la fin de tes phrases.
_ Peu importe. Il te reste un cadeau à ouvrir chérie. Vas-y. fit-elle en désignant la boîte qui attendait sur son lit.
_ Pourquoi n'était-il pas avec les autres ?
_ Parce que c'est un cadeau plus personnel. Et je n'avais pas envie que ton père se rende curieux à son propos. Ouvre-le.
Alexis s'exécuta sans tout à fait comprendre. Elle savait plus ou moins que des vêtements devaient se trouver à l'intérieur. Ce n'était pas la première fois qu'elle voyait ce genre de boîte. Elle en avait déjà ouvert plusieurs avec Martha quand elles faisaient les boutiques sur la cinquième avenue. Elle caressa le ruban avant de le défaire, puis déposa le couvercle à côté. Du papier de soie dérobait encore le contenu aux yeux d'Alexis qui était plus intriguée qu'excitée. Elle hésita.
_ Eh bien ? Qu'attends-tu ?
_ Pourquoi ? Et y-a-t-il un rapport avec Kate ?
_ Distant, chérie, distant. Vas-y.
Ses mains plongèrent sous le papier et sortirent une robe. Ce n'était pas n'importe quelle robe. La marque était flatteuse et renvoyait à l'idéologie avant-gardiste d'une célébrissime couturière française. Une petite robe noire au design parfait, ni provocante, ni trop sage, plongeante et fendue du côté droit, au décolleté suggestif mais non vulgaire, savamment lacé. Bouleversée, Alexis laissa tomber au sol son pyjama et l'enfila. Le satin glissa sur sa peau et épousa parfaitement ses formes, allant même jusqu'à les sublimer. Elle ne savait pas quoi dire.
_ Grand-mère elle est magnifique…
_ N'est-ce pas ?
_ Mais en quel honneur ?
_ La soirée de Gates. Hier elle m'en a donné le programme. Apparemment elle a l'air bien décidé à profiter de cette soirée de célibat. Ça promet d'être divin ! Je ne savais pas qu'elle était une femme raffinée.
_ Qu'est-ce qui nous attend alors ? Et pourquoi une exigence de grande tenue ?
_ Un vernissage au MOMA, sur invitation de M. le Maire. Puis jazz club…
_ Au MOMA ? Hé bien… Elle a vraiment le bras long. Et qui est l'artiste concerné ?
_ Constance Isles. Art moderne évidemment. Apparemment suite à cette expo temporaire, certaines de ses œuvres resteront définitivement au musée : sculptures surtout. Allez chérie, range cette robe. Je n'ai pas envie que ton père nous fasse suivre vendredi. D'accord ?
_ D'accord.
_ Ah j'oubliais. Une voiture viendra nous chercher à 19 heures.
_ Non Kate !
_ Mais enfin, elle est quand même sortable il me semble.
_ Ce n'est pas la question. Gates est en train de divorcer, et toi tu veux arriver en couple à sa soirée ?
_ Non, tu as raison.
_ Mais pourquoi est-ce que tu tiens tellement à la prendre avec toi ta Val…
_ Nathalie. Tout simplement parce qu'Alexis sera là.
_ Et alors ? Tu as peur d'elle ?
_ Non, de Nathalie. Elle sait ce qui s'est passé avec Alexis avant que je la rencontre. Elle sait que c'est elle qui m'a remise sur les rails en quelques sortes.
_ Mais est-ce que tu tiens à elle tant que ça ?
_ Je ne sais pas. Mais c'est la seule qui m'a donné envie de rester avec elle en tous cas.
_ Et Alexis ?
_ Alexis ne compte pas. Elle n'est pas accessible.
_ Ah là tu as raison. J'ai entendu dire qu'elle avait quelqu'un.
Silence.
_ Elle le mérite.
_ Tu peux le dire à Nathalie si ça peut la rassurer.
28 Décembre, Appartement de Kate Becket
Les deux jours suivants passèrent à une vitesse ahurissante. Kate expliqua à sa compagne qu'elle n'avait pas envie d'aller à cette soirée, qu'elle le faisait pour Gates, et qu'elle n'était pas du tout fan de vernissages, même si elle n'avait jamais assisté à l'un d'entre eux. Mais Nathalie n'était pas de cet avis. Malgré toute la complicité qu'elles pouvaient avoir dans l'intimité, elles ne partageaient pas grand-chose si ce n'est une certaine passion pour la moto. Nathalie était comptable dans une grande boîte de Manhattan. Elle avait rencontré Kate au cours d'une soirée et avait totalement été subjuguée par sa plastique. L'attirance était totalement physique, et sur le plan sexuel, l'entente avait été immédiate. Mais en dehors de ça…
En dehors de ça Nathalie avait su éviter la caricature de la célèbre blague : « qu'est-ce qu'une Lesbienne apporte à son second rendez-vous ? Un camion de déménagement »… Et pour cause. Dans un coin de sa tête, Nathalie savait bien que ce ne serait pas facile d'arriver à cette étape là. Kate était trop sauvage, trop indépendante. Elle s'intéressait à beaucoup de choses, mais des choses qui demandaient de réfléchir, ou alors des choses trop simples : lire, courir, cuisiner… Rien de trop sophistiqué ou futile. Elle était bonne pour sortir, être vue avec. D'ailleurs, ses amies ne l'avaient vue qu'une fois mais elles en avaient eu une opinion assez négative. Au final, Kate Beckett lui était surtout agréable comme conquête à son tableau de chasse, et ce qui la flattait, c'est qu'elle plaçait l'honneur bien avant ses sentiments et qu'elle ne la tromperait certainement pas. Bref, elle n'avait que les bons côtés de Kate.
Le vendredi arrivé, Kate s'enferma dans la salle de bains à quatre heures de l'après-midi. Vu l'heure à laquelle Nathalie finissait, elle risquait fort de ne pas la croiser. Kate était dans un état second. Cette soirée l'excitait tout autant qu'elle l'effrayait. Déjà elle n'allait pas être à l'aise à cause de l'endroit et de la présence de Gates. C'était tellement étrange de se dire qu'elle allait passer la soirée avec elle, et surtout pour lui faire plaisir… Dans son bain Kate pensa ensuite à Alexis. « Alors comme ça elle a rencontré quelqu'un ? » Dans le fond il n'y avait rien de surprenant en cela. Alexis était une belle personne, de corps mais surtout d'esprit. Kate plongea la tête sous l'eau et profita de ce moment pour se délasser et chasser toutes ces pensées.
A 18h30 précises, Kate Beckett était fin prête. Peu habituée à ce genre de soirée et ayant une garde-robe peu fournie en pièces adéquates, elle enfila la robe qu'elle avait mise pour le gala de charité. Afin que cela se remarque moins, elle l'agrémenta de bijoux fantaisie et d'une veste longue, très classique. Un maquillage charbonneux vint compléter l'affaire et à 19 heures, la flic se trouva en bas de son immeuble où l'attendait une somptueuse limousine. « La soirée commence bien… » se dit-elle en s'engouffrant dans le véhicule.
Museum Of Modern Art, 19 h25
Devant le MOMA c'était l'effervescence. Il y avait encore plus de monde que pour le gala de charité… Journalistes par dizaines, officiels dont le Maire en campagne et son opposant, haute société, célébrités du monde de la mode, de l'art, de la télé, people en tous genres. Kate Beckett n'avait absolument aucune idée de ce qu'elle faisait là, d'autant plus qu'elle n'avait jamais entendu parler de l'artiste à qui était dédiée cette rétrospective. Lorsque la limousine la déposa, ce fut directement sur un tapis rouge qui menait droit à l'entrée du musée. Elle descendit affreusement mal à l'aise. Elle ne reconnaissait personne parmi la foule et fit la queue toute seule. Les entrées étaient régulées par un contrôle des identités très strict, et lorsqu'elle donna son nom, elle pria pour que le Capitaine Gates ait eu le bon goût de ne pas l'oublier. Rebrousser chemin au milieu de cette masse guindée serait une complète humiliation bien qu'elle ne connût personne. A mesure que la distance s'amenuisait avec le service de contrôle des invitations, Kate se mit à retenir son souffle. Elle ne se sentait définitivement pas à sa place dans ce milieu et appréhendait la soirée dans son ensemble. Ce moment commençait à ressembler à une attente pour l'échafaud. Et où étaient les autres ? Isolée et loin de tout repère, Kate paniquait. C'est alors que son portable se mit à vibrer dans sa pochette.
[text] Inconnu[/text]
J'arrive ! Attends-moi.
[/text]
Ce nom… Elle ne l'avait pas encore changé… Une vague de souvenirs jaillit dans son esprit et réchauffa son cœur. Contre toute attente elle commença à se détendre et tourna la tête, de droite à gauche, de gauche à droite en espérant voir Alexis.
_ Kate ! Dieu merci je ne suis plus seule à présent.
_ Alexis. Comment es-tu parvenue jusqu'à moi ? J'ai regardé dans la foule si je voyais un visage connu…
Mais elle s'interrompit après avoir remarqué la tenue de la jeune femme. Dans son vocabulaire assez étendu pour un flic, elle n'arrivait pas à trouver un adjectif suffisamment approprié pour servir Alexis aussi gracieusement que sa robe… Et encore, gracieusement ne suffisait pas. Sexy était beaucoup plus proche de la vérité mais ne disait pas tout. Incapable de balbutier deux mots cohérents, il lui fallut un immense effort de concentration pour arriver à sourire.
_ Je me suis légèrement faufilée. Sourit-elle en rougissant.
_ Mesdames, vos noms s'il vous plaît ? intervint une voix autoritaire.
_ Kate Beckett et Alexis Castle.
_ Parfait. Allez-y, bonne soirée.
Après quelques pas, Kate commença à se détendre.
_ C'est idiot mais tout le temps que j'ai passé seule, j'ai cru qu'on ne me laisserait jamais entrer…
_ Crois-le ou non mais moi aussi.
Les deux femmes suivirent le flot de personnes environnantes jusqu'à se trouver un recoin tranquille dans l'immense hall du musée. C'était le meilleur moyen pour attendre et éventuellement voir les autres arriver. D'ailleurs, Kate se demanda…
_ Alexis, où est Martha ?
_ Elle a rejoint le Capitaine Gates avant de venir. Elles arriveront ensemble. Apparemment, Gates avait besoin d'un service quelconque, je n'ai pas très bien compris quoi.
_ C'est étrange.
Au même moment le portable de Kate vibra à nouveau.
[Text] Lanie[/text]
Problème personnel. Rien de grave. Je ne serai pas des vôtres ce soir. Bonne soirée. Biz. A demain. Lanie
[text] Kate[/text]
C'est quoi cette histoire ? Je te connais Lanie. Qu'est-ce que tu manigances ?
[Text] Lanie[/text]
Rien du tout.
[text] Kate[/text]
Je ne te crois pas. On en reparlera.
[/text]
_ Kate ? Que se passe-t-il ?
_ Lanie ne viendra pas.
_ Qu'est-ce qu'elle a ?
_ Je ne sais pas. Elle n'a pas voulu dire. Je sens que quelque chose se trame…
_ Comme quoi ?
_ Oh… un vague pressentiment. Allez viens, commençons la visite.
_ Et les autres ?
_ A mon avis elles ne viendront pas. Allez, allons voir ce que nous réserve cette fameuse Constance Isles. Originaire de Boston. Artiste médiatique et exposée dans le monde entier. Réside actuellement en France.
_ Cela sonne comme une description de suspect Detective Beckett. Je me trompe oo l'art moderne n'est pas vraiment votre truc…
_ Mon dieu, suis-je si prévisible ? j'ai au moins le mérite de m'être renseignée !
Ces deux êtres venaient de se retrouver et partirent dans un grand éclat de rire rejoindre la fameuse exposition.
