- Strawberry Bad Boy -
De Mistress Penelopye.
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Le profil de l'auteur : /u/1811478/Mistress-Penelopye
La fanfic en anglais : /s/5422408/1/Strawberry-Bad-Boy
Warnings : Lemon SM !
Note de la traductrice : L'histoire entre Shinji/Yumichika/Ikkaku a été soumise à un vote pour les lecteurs anglais. L'auteur voulait savoir si ses lecteurs étaient intéressés par les détails de cette histoire. Le vote a été favorable. Je tiens à préciser que je traduirai ces passages, bien évidemment puisqu'ils font partis de la fic, mais je voulais vous prévenir : ces scènes sont à caractère sexuel et contiennent du SM et même par moment de l'humiliation.
Yumichika tourna ses yeux en direction de la scène excitante qui se déroulait sous ses yeux. L'homme se trouvait sur le sol, plus bas, et sa vision lui fit étirer un sourire. Ah ce qu'il pouvait aimer ce genre de choses, même s'il pouvait faire bien plus pour rendre l'expérience encore plus belle. Il s'était surpris à apprécier de plus en plus Shinji au cours des quelques années qu'ils avaient passées ensemble à travailler au club. Et tellement plus encore que, lorsque le blond, poussé par l'alcool, admit que la passion qu'il éprouvait pour son meilleur ami ne serait jamais réciproque, Yumi sauta sur l'opportunité pour offrir son aide. Ikkaku, en tant qu'amant étonnamment obéissant, accepta rapidement d'aider lui aussi s'il le demandait.
Yumi s'agenouilla face à Shinji et redressa son menton, regardant un instant le membre à moitié érigé entre ses jambes. Un sourire victorieux éclaira son visage avant que ses yeux d'un pâle violet ne rencontrent ceux dorés. Il se détourna à moitié de façon à attraper son sac, il en extirpa un anneau pénien* en cuir flexible et le brandit devant le visage du blond :
« Dis-moi à quel point tu as envie de ça » Dit-il dans un souffle.
Ikkaku, accroupi derrière Shinji, grogna par automatisme au ton utilisé par Yumi et souhaita presque être à la place du blond, à recevoir ces attentions. Cet homme si menu était l'un des hommes les plus agressifs et les plus dominateurs qu'il avait connu. Sexuellement parlant.
Yumi plaça un doigt sous le menton de Shinji et se répéta.
« S'il te plait. Fais... Fais ce que tu veux. »
Ikkaku secoua la tête à la requête et espéra que Shinji savait seulement ce qu'il venait de dire. Yumi avait tendance à dépasser les limites lorsqu'on lui donnait une telle liberté. Dans un sourire, Yumi glissa l'anneau autour du sexe de Shinji et se retourna vers le sac pour récupérer l'autre partie du jouet. Il en retira une longue chaine dorée puis ricana en entendant le léger couinement de sa victime. Tandis qu'il attachait l'embout de la chaine au cuir, ses doigts plongèrent pour caresser ses testicules, chatouillant la peau douce et provoquant une érection plus virulente. Il lança un rapide coup d'œil derrière le blond et Ikkaku acquiesça d'un coup de tête, attrapant l'arrière de la tête de Shinji de façon à ce qu'il se cambre. Yumi sourit et fit courir sa main presque amoureusement le long du torse fin étalé devant lui. La plupart du temps il préférait les hommes musclés mais le mince blond avait bien plus d'attraits qu'un bellâtre bodybuildé.
Shinji se trouvait en position couché et Yumi en profita pour titiller l'un de ses téton avec ses doigts, le roulant jusqu'à ce qu'il paraisse bien érigé puis il attrapa la chaine. Celle-ci se séparait en deux et chaque embout était pourvu d'une petite pince alligator. Il clipsa la première sur le téton pointant et Shinji mordit sa lèvre et ferma les yeux lorsque la seconde vint s'accrocher à l'autre téton. Dès que les pinces furent en place Yumi pencha la tête et saisit un bout de la chaine entre ses dents, tirant dessus et souriant au son étranglé qu'échappa Shinji. Puis, reculant d'un pas, il admira son œuvre en s'adressant à Ikkaku :
« Il a bien dit que je pouvais faire tout ce que je voulais, hein ? » Demanda-t-il, connaissant pertinemment la réponse mais désireux de faire durer le suspense. Ikkaku acquiesça d'un coup de tête. « Laisse-le un peu respirer en lâchant du lest et amène le bras de retenue. Attache-le au palonnier ensuite. »
Ikkaku eut un petit rire et relâcha Shinji, plongeant une main dans le sac pour en sortir ce qui ressemblait à un petit corset. Puis il se replaça derrière le blond et enroula le cuir autour de ses biceps puis commença à lier les deux pièces ensemble grâce à une lanière de cuir, forçant Shinji à faire ressortir son torse. Dès qu'il l'eut placé aussi serré que possible sans lui faire mal, Ikkaku attrapa le palonnier et l'attacha aux menottes de chevilles. Maintenant complètement incapable de bouger, Shinji leva les yeux sur Yumi et déglutit difficilement. Le dominateur lécha ses lèvres et se saisit une fois de la cravache dont il s'était débarrassé plus tôt, traçant avec le bout des courbes sur le torse offert et les tétons sensibles.
« Presque. Presque parfait, n'est-ce pas, Ikkaku ?
_Presque. » Affirma le chauve avec un mouvement de tête, ne quittant jamais son amant des yeux.
L'objet suivant qui fut extrait du sac amena Shinji à se tortiller. Yumi le plaça sous la lumière pour l'examiner et étira un sourire joueur tandis qu'il faisait voyager son doigt dessus.
« Hmm, que devrais-je faire avec ça, je me demande. »
Il fixait le blond tout en tournant autour de lui avec amusement, jouant avec l'objet. Il resta un moment en dehors du champ de vision de Shinji, l'observant se convulser d'anticipation, il se décida à ne pas prolonger la torture plus longtemps. Il tendit sa main vers Ikkaku et ce dernier y plaça une bouteille de lubrifiant qu'il ouvrit rapidement, et en recouvrit l'objet avant de s'accroupir derrière Shinji. Il plaça une main au milieu de son dos tout en le forçant à se pencher. Sans un avertissement il présenta l'objet à son intimité et le poussa, l'objet en forme de cône rendant l'insertion plus facile sans utiliser beaucoup de force. Le corps du blond se raidit légèrement avant de s'obliger à se détendre, favorisant l'insertion complète du sex-toy. Dans un ricanement malsain, Yumi tourna un petit bouton au bout du jouet et jubila quand Shinji gémit, agitant ses fesses quelque peu.
Il le contourna pour le regarder en face et échappa un rire en voyant la scène.
« Et maintenant la fête peut commencer. »
Dès qu'il fut certain que le jeune homme était endormi à nouveau, Grimmjow se dirigea jusqu'à son bureau de l'autre côté du salon et s'affala dans une chaise. Les choses s'étaient plutôt bien passées pour lui toute à l'heure, mais un petit contre temps l'avait obligé à négliger quelque peu son devoir. Malheureusement pour lui l'une de ses attributions dans l'organisation dont il faisait partie était de faire régner la paix dans son quartier. Hier, quelqu'un avait tenté de s'y infiltrer, vendant de la drogue dans une ruelle juste en dehors de son propre territoire. L'histoire s'était rapidement portée jusqu'à ses oreilles et il s'était personnellement déplacé pour régler le petit problème. Le délinquant, qui avait déjà été rattrapé et rudement détenu par les hommes de Grimmjow, se trouvait dans une petite pièce, accroché à l'aide d'une corde à la chaise et bâillonné à l'aide d'un vêtement sale. Lorsque Grimmjow entra dans la pièce il ne put s'empêcher de sourire, ce qu'il avait été auparavant aurait adoré châtier ce type, l'attraper avant de lui donner des coups sur cette chaise. Mais il était tout de même satisfait de la part des choses qui lui revenaient maintenant.
L'homme leva les yeux lorsqu'il entra dans la pièce, lui jetant un regard dédaigneux et crachant autour du bâillon. Grimmjow secoua sa tête et retira l'un de ses gants de cuir de sa poche de manteau.
« Je crois que ça serait mieux si tu fermais ta gueule, ou je me donnerais pas la peine de te poser des questions et on en viendrait tout de suite à la partie où je te fais mal. »
Cessant de cracher mais son regard tranchant toujours à l'appui, l'homme fit de son mieux pour se reculer sur la chaise, comme s'il voulait échapper à la silhouette de Grimmjow.
« Et maintenant si je retire ce bâillon tu vas pas commencer à hurler encore hein ? » Demanda Grimmjow tout en dénouant le nœud qui tenait le bâillon de l'homme en place derrière sa tête.
Dès que le bâillon tomba l'homme cracha en direction de Grimmjow, mais il manqua son visage de quelques centimètres.
« Va te faire foutre, t'as pas l'droit... »
Il fut dans l'incapacité de terminer sa phrase vu le poing qui s'écrasa soudainement en plein dans son visage. Il échappa un cri puis le silence reprit son droit.
« J'ai pas le droit, hein? »
Grimmjow l'attrapa par le col de son tee-shirt, le sang de l'homme coulait à flots de son nez et commençait à recouvrir le bas de son visage. Il l'attira violemment en avant :
« En voilà des jolis putains d'mots qui manquent pas de toupet venant de quelqu'un qu'était clairement en dehors d'son quartier. »
Il donna un dernier coup dans l'estomac de l'homme tout en luttant pour retenir l'envie monstrueuse de continuer à le frapper. Comment osait-il lui cracher dessus !
« Tu bosses pour qui ? »
Grimmjow ricana devant le manque de réponse.
« Okay alors, peut-être que si on te casse deux ou trois membres tu te mettras à causer, ne ?
_Quartier nord, murmura l'homme et Grimmjow haussa ses sourcils.
_Et qu'est-ce que tu fous par ici, à part revendre ta drogue ? »
Lorsqu'il refusa à nouveau d'énoncer la moindre réponse, l'un des hommes qui le tenait se plaça face à lui et attrapa ses poignets, retournant l'un de ses doigts en arrière jusqu'à ce qu'il casse dans un craquement à vomir. L'homme hurla de douleur et haleta.
« Pourquoi t'es là ?
_Pas pour une raison particulière, j'étais dans les parages et quelqu'un m'a demandé si j'avais de la cam, c'est tout ! S'écria-t-il.
_Hmm, pourquoi j'te crois pas ? Demanda Grimmjow, un sourire sadique naissant sur son visage. Un autre doigt fut brisé, accompagné par un second hurlement de douleur.
_Pitié, j'le jure. C'est tout. »
Grimmjow ouvrit la bouche pour dire quelque chose lorsque son téléphone se mit à sonner. Il jura bien fort avant de l'extirper de sa poche et de s'éloigner des autres.
« Oui ? Questionna-t-il utilisant le ton le plus poli possible.
_Grimmjow, ça fait longtemps. Comment va ta foutue vie ? »
Grimmjow fronça les sourcils en entendant la voix et sortit de la pièce.
« Qu'est-ce que tu veux, Ichimaru ?
_Maa, tellement impoli. Je pensais juste te passer un coup de fil étant donné que t'as un d'mes hommes entre tes griffes.
_C'est toi qui l'as envoyé alors ? Plutôt courageux si on se rappelle la dernière menace qu'Aizen t'a faite.
_Nah, c'était que du cinéma ça, je t'assure. Ton quartier je m'en fous, tu l'sais.
_Bien, alors t'en as rien à foutre si j'le zigouille hein.
_Ce que tu peux être imprudent ! T'crois que ton patron aimerait ça ? Je serais un peu embêté que tu tues un d'mes hommes. J'serais obligé d'en parler un peu autour d'moi.
_Va t'faire, tu crois qu'Aizen va juste passer l'éponge et t'laisser aller et venir ? Questionna-t-il en s'adossant au mur, son bras libre barrant son torse. Ça va t'coûter cher pour récupérer ce trou du cul. Et encore plus cher pour que j'me taise. »
Il y eut un soupir à l'autre bout de la ligne. La voix qui reprit avait l'air bien moins enjouée qu'auparavant :
« T'veux combien ? »
Les négociations commencèrent et se prolongèrent, si bien que Grimmjow décida de rentrer dans la pièce à nouveau.
« C'est un plaisir d'faire affaire avec toi Ichimaru. J'attends avec impatience nos prochains échanges.
_T'viens d'marchander une affaire plus grosse que toi mon ami. Mais j'en attendais pas moins d'un homme d'Aizen. »
Sur ces mots Grimmjow raccrocha et se tourna vers l'homme assis sur la chaise, son sourire menaçant :
« On dirait qu'tu vas pouvoir t'en aller. Évidemment, tout c'qu'on avait en tête pour toi ne s'ra jamais aussi machiavélique que c'que ton patron t'réservera en rentrant. »
L'homme devint subitement pâle et secoua la tête :
« Non, pitié. Tuez-moi, pitié ! Ne me renvoyez pas là-bas !
_Ta gueule ! Foutez-le dans la voiture, on a un échange à faire. »
Le transfert s'effectua sans anicroche, échanger un attaché-case remplit de billets contre un homme à moitié conscient semblait bien trop lucratif à Grimmjow, mais il savait que pour mettre un terme à une guerre de clans, il fallait que ça soit fait. Dès qu'ils furent partis il prit la route de son bureau et ordonna à sa secrétaire de déposer l'argent sur l'un de ses comptes off-shore.
Il s'assit derrière son bureau, tout en examinant une liste de comptes-rendus financiers qu'il avait laissé de côté, en faveur de problèmes plus personnels. Il n'était pas du genre à lever le pied lorsqu'il travaillait. Il alluma la lampe de son bureau et se mit au travail.
Après ce qui sembla être des heures de torture plaisantes, Shinji était prêt à exploser. Le jouet vibrant enfoncé dans ses fesses aurait été suffisant pour le faire jouir mais l'anneau enserrait toujours la base de son pénis, l'empêchant d'atteindre l'orgasme. Yumichika et Ikkaku avaient tous deux passés leur temps à taquiner chaque centimètre carré de sa peau, de toutes les manières possibles. Un fouet à plumes, un bandeau sur les yeux qui avait été placé après qu'ils eurent commencé à le titiller, des huiles qui rendaient sa peau au-delà de sensible, et le petit vibromasseur qui avait été fixé au sommet de son membre; il avait tellement envie de jouir qu'il en avait mal. Le plus déconcertant cependant, c'était ce dérapage qui avait eu lieu, alors que Yumi lui mordillait sensuellement le cou en tirant légèrement sur la chaine dorée : il avait appelé « Ichi ». Yumi s'était reculé avec un sourire, comme s'il s'y était toujours attendu et attrapa le bâillon en forme de boule qu'il avait mis sur le côté. Shinji avait fermé étroitement sa bouche et secouait sa tête.
« Désolé, je ne voulais pas...
_Ça n'a pas d'importance. Tu as accepté toutes les conditions. Tu veux arrêter maintenant ? »
Yumi persista dans son sourire, car il connaissait déjà la réponse de Shinji. Non, évidemment qu'il ne voulait pas arrêter. Il voulait jouir. Derrière lui, Ikkaku tourna le cadran sur le sex-toy et Shinji suffoqua, offrant une occasion à Yumi de placer le bâillon dans sa bouche.
« Et maintenant, comment pourrais-tu dire le mot de sécurité* ? » Chuchota-t-il dans son oreille, alors qu'il attachait le bâillon derrière sa tête.
Il y avait encore un moyen pour tout arrêter, évidemment, ils avaient mis en place un certain nombre de limites avant qu'ils ne commencent. Tout ce que Shinji avait à faire était appuyer sur le petit buzzer qui avait été placé dans sa main après le bâillon sur ses yeux.
« Shin-chan. Tu veux déjà jouir ? Roucoula Yumi dans son oreille, et le blond acquiesça avec enthousiasme.
_Hmm. Je crois que je pourrais te laisser jouir, mais où serait le plaisir là-dedans ? Demanda-t-il en détachant le bâillon derrière la tête de Shinji. J'ai quelque chose à te faire faire avant de te laisser venir, Shin-chan. »
Shinji acquiesça d'un signe de tête, ne se souciant même pas de ce qu'il aurait à faire. Yumi lui sourit et leva les yeux vers Ikkaku, pourléchant ses lèvres il l'attira jusqu'à lui. Impatient d'obéir, Ikkaku se retrouva à ses côtés en une seconde.
« Je veux que tu le fasses jouir d'abord. Il a été un très bon garçon ce soir. Je pense qu'il le mérite. »
Ikkaku sourit et tenta d'embrasser Yumi mais ce dernier l'évita délibérément. Avec un froncement de sourcils il observa la main de son amant descendre jusqu'à sa braguette, la baisser, défaire le bouton puis regarda son pantalon tomber au sol. Yumi poussa gentiment son amant afin qu'il tombe à terre sur ses genoux avant d'amener Shinji face à lui. Toujours les yeux bandés et incapable d'utiliser ses mains, le blond se pencha en avant et rechercha aveuglément ce qui, il le savait, devait se trouver à sa portée. Grâce à un coup de main de Yumi, ses lèvres trouvèrent bientôt le large membre envieux en face de lui et il se mit au travail avec entrain, suçant dans de profonds et longs mouvements, sa langue s'enroulant autour du membre engorgé. En un rien de temps, Ikkaku vint, un grognement sourd échappant sa gorge lorsque le plaisir l'assaillit. Yumi l'embrassa à pleine bouche et souffla dans son oreille d'aller se reposer sur le canapé pendant qu'il terminerait. Au-delà de rassasié à cet instant, Ikkaku lui obéit.
Yumichika s'agenouilla face au blond et prit en main son membre tremblant pour le caresser dans des mouvements rapides. Il sentit les pulsations d'un orgasme sans éjaculation et se contenta de ricaner. Il se pencha en avant et planta ses dents dans le tissu du bandeau sur les yeux de Shinji, le tirant à l'aide de sa bouche. Le blond cligna des yeux à la lumière soudaine et gémit. Dans son état il n'y avait plus que l'évanouissement ou l'orgasme pour le délivrer et l'un ou l'autre aurait été le bienvenu.
« Tu es magnifique comme ça, tu le sais ? » Lui chuchota-t-il, retirant lentement le sex-toy de son arrière-train.
Tandis qu'il s'attelait à retirer lentement la plupart des jouets, liens et autres objets qui recouvraient le corps de Shinji, celui-ci commença à frissonner. Il savait ce qui allait arriver et l'anticipation lui faisait tourner la tête. Yumi se courba pour retirer de ses dents les pinces sur les tétons, et détacher la chaine qui retenait l'anneau sur son pénis. Dès que tout ou presque fut retiré, ne laissant que l'anneau pénien, menottes de chevilles et de poignets à leur place, Yumi le fit s'approcher de lui et pour la première fois de la soirée embrassa ses lèvres. Les baisers n'avaient jamais fait partie de leur contrat, ils étaient même interdits, mais Shinji fondit sous l'attention. Sans perdre de temps, Yumi se plaça derrière lui et l'obligea à écraser son visage contre le tapis, sur le sol. Il prit juste le temps de retirer son pantalon avant de se mettre à genoux derrière lui et de pénétrer son entrée déjà éprouvée. Shinji échappa un cri et tira sur ses liens lorsque son partenaire se mit à bouger, lentement tout d'abord puis de plus en plus vite. Lui-même avait attendu très longtemps, pensa le brun, et d'ailleurs il était presque déjà à sa limite. Il se pencha sur le dos du blond devant lui et passa un bras sous son corps pour attraper l'anneau autour de son sexe. Juste avant de jouir, il prit la peine de le lui retirer et Shinji eut un tel orgasme qu'il en tomba inconscient.
Le brun tomba assis sur ses talons et haleta. Ikkaku vint le rejoindre et l'entoura de ses bras, l'embrassant le long du cou tout en tamponnant le surplus de transpiration sur son front avec un mouchoir sec. Yumi tourna sa tête vers lui et lui donna un baiser, remerciant son geste pendant qu'ils se relevaient. Ils baissèrent les yeux sur Shini et Yumichika secoua la tête :
« Il a tenu plus longtemps que je ne l'aurais cru. » Commenta-t-il en terminant de se déshabiller totalement.
Il n'avait aucune envie de faire quoique ce soit avant de s'être lavé et de s'être débarrassé de toutes cette sueur et des autres liquides qui entachaient son corps.
« Retire-lui le reste du matériel et couche-le sur le canapé pendant que je prends ma douche, ordonna-t-il avant de se tourner vers Ikakku. S'il te plait. »
Ikkaku s'exécuta et Yumi s'éloigna en direction de la salle de bains. Dès qu'ils furent tous deux fraichement douchés, et que les objets eurent été lavés afin d'être stérilisés lorsqu'ils rentreraient, leur attention se porta sur le jeune homme endormi.
« Devrions-nous le laisser seul, Ikkaku ?
_C'est un grand garçon. Laisse-le dormir. »
Il recouvrit Shinji d'une couverture et éteignit les lumières sauf celle de la cuisine. Le couple quitta la maison en verrouillant la porte derrière eux.
Grimmjow se réveilla le lendemain lorsque la main d'Ichigo le frappa en plein visage. Surpris et quelque peu énervé, il repoussa la main et tourna sur lui-même pour faire face au jeune homme. Ichigo était couché sur le flan, lui faisant face, sa bouche à moitié ouverte et ses cheveux plus en désordre que Grimmjow ne les avaient jamais vus. Il y avait un léger rougissement sur ses joues et tandis qu'il l'observait, il remarqua que le froncement de sourcils caractéristique n'était pas là. Lorsqu'il dormait ainsi il avait l'air si jeune, si innocent.
La main d'Ichigo, que le bleuté avait juste repoussé pour qu'elle repose sur le torse de son propriétaire, bougea de manière langoureuse jusqu'à sa taille, entoura ses hanches. De concert, le corps du rouquin se lova contre lui, ses lèvres appétissantes et son nez chatouillant l'épaule de Grimmjow. Même s'il aimait ça il devait admettre que ça le dérangeait et il se releva pour sauter à bas du lit. Il vérifia l'heure sur le réveil et se décida à laisser le jeune roux dormir un peu plus longtemps avant de le réveiller. Il prit une douche rapide, s'habilla puis passa un coup de fil avant de revenir dans la chambre pour réveiller Ichigo.
Lorsqu'il ouvrit la porte, Ichigo se redressa dans une position assise verticale et hurla « Singes ! » avant de cligner des yeux et de sourciller en observant la pièce. Grimmjow ricana et croisa ses bras, s'adossant contre l'encadrement de la porte.
« Des singes ? Vraiment ?
_Quoi...?
_Va prendre une douche. Des vêtements propres t'attendent dans la salle de bain. Dépêche, il est sept heures et d'mi. »
Dès qu'il eut terminé, il s'habilla et rejoignit le living room. Grimmjow lui lança quelque chose qu'il manqua échapper de justesse. Il prit un moment pour l'observer et fronça les sourcils en réalisant de quoi il s'agissait.
« C'est quoi ce truc ? Demanda-t-il, incrédule.
_Ma secrétaire dit qu'ça marche pour cacher les marques indésirables.
_Tu veux que je me mette du maquillage ?! »
Grimmjow eut un rictus et lui jeta son sac de cours :
« Perso, je m'en fous que tu montres cette marque à tout le monde, mais t'as l'air de t'en inquiéter. En plus, si tu vas voir ta famille ce soir j'pense que tu voudrais pas vraiment avoir à répondre à leurs questions sur le monstrueux suçon. »
Ichigo rougit et fourra le maquillage dans sa poche :
« Merci.
_Peu importe. Faut y aller, j'ai des choses à faire. »
Sur le chemin de la fac aucun d'entre eux n'énonça le moindre mot, Ichigo tentait de décider s'il devait aller faire un tour dans les toilettes et essayer d'appliquer ce fond de teint ou trouver quelqu'un qui sache comment se mettre de ce machin-là. Quelqu'un qui ne poserait pas trop de questions. La voiture s'arrêta à hauteur de l'université et Ichigo marqua une pause, incertain de ce qu'il allait dire. Grimmjow leva les yeux au ciel et se tourna vers lui :
« Allez, dégage de là. J'suis pressé. »
Ichigo roula des yeux à son tour et ouvrit la porte, quelques têtes se tournèrent vers lui tandis qu'il descendait.
« N'importe quoi. »
Dès que la porte fut refermée, la voiture démarra sur les chapeaux de roue et l'orangé la suivit des yeux avant de se reprendre et de se décider à utiliser le fond de teint lui-même. La journée passa rapidement et en un rien de temps la fac fut terminée et il se rendit à son appartement pour prendre quelques affaires dans le but de passer le week-end avec sa famille. En rentrant chez lui, il remarqua un mot sur le mur ou normalement aurait dû se trouver son miroir :
« Désolé, j'ai trébuché contre le coin du miroir et je l'ai cassé en milles morceaux. Je t'en ai acheté un nouveau.
Shin. »
Il secoua la tête en lisant le message d'excuse et entreprit de faire son sac. En métro, ce n'était pas très long de se rendre à l'autre bout de la ville et depuis la station, à pieds il mettrait une dizaine de minutes pour rejoindre la maison des Kurosaki. Il ne prit pas la peine de frapper à la porte, il entra de lui-même, s'attendant à voir son père lui sauter dessus de nulle part. Mais lorsque rien ne se produisit, il fronça les sourcils.
« Cet imbécile doit travailler tout le week-end. Il y a eu une grosse explosion ou un truc du genre. Beaucoup de blessés... Ils avaient besoin de plus de monde à l'hôpital, s'éleva une voix depuis le canapé où Karin, l'une de ses sœurs, l'observait par-dessus le dossier. Il a dit de te dire de bien prendre soin de tes pauvres sœurs esseulées. Ou un truc du genre.
_Purée, merci pour le message très informatif, dit-il en roulant des yeux et en lâchant son sac. Où est Yuzu ?
_Elle dort. Ses maux de tête vont de mal en pis alors je lui ai donné ses médicaments et lui ai dit de s'allonger. »
Avec un pincement au cœur il monta les escaliers pour vérifier que sa petite soeur était bien couchée. Et elle était bel et bien endormie, de profondes cernes sombres sous les yeux, et ses pâles joues creusées indiquaient qu'elle n'allait pas bien. Il l'observa pendant un certain temps, son cœur se serrant en examinant la minuscule silhouette sous les draps. Ce n'était pas juste qu'elle soit malade. Elle était la petite fille la plus gentille du monde, elle ne méritait pas ça. Il mordit sa lèvre et porta une main à son visage avant de refermer sans un bruit la porte, plus résigné que jamais à poursuivre son marché avec Grimmjow. Il continuerait jusqu'à ce que Yuzu aille mieux. Il lui devait bien ça, et même bien plus.
*Anneau pénien : ou cock-ring en anglais, sex-toy en forme d'anneau à placer à la base du pénis.
*Mot de sécurité ou « safety word » en anglais : il n'y a pas de traduction littérale en français, voilà pourquoi je me suis contentée d'une traduction mot à mot. Il s'agit en fait d'un mot, ou d'un code entre deux partenaires en pratiques SM. Le dominé peu à tout moment demander l'arrêt de « opérations » en énonçant le mot de sécurité, qui est en général choisi avant que les ébats ne débutent.
