YOOO!
La suite est déjà là ! J'étais motivée cette semaine et du coup j'ai finit le chapitre... !
Je vous souhaite une bonne lecture.
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Chapitre 4 : Le garçon qui a survécu (partie 3)
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Cet homme s'appelait Albus Dumbledore.
« Woo ! Acclama Al, mon homonyme. »
Les autres éclatèrent de rire et commençaient à se dérider maintenant qu'il n'était plus mention des Dursley.
« Et Rose qui se demandait si Dumbledore avait entendu parlé de la Loi du Secret ! » Ajouta Scorpius, en rigolant.
Cela provoqua à nouveau un fou rire général. Rose essayait de les regarder méchamment mais ne parvint pas à rester sérieuse et rit elle aussi.
Albus Dumbledore n'avait pas l'air de se rendre compte qu'il venait d'arriver dans une rue où tout en lui, depuis son nom jusqu'à ses bottes, ne pouvait être qu'indésirable.
Teddy et Al rirent aussitôt. Voyant que les autres semblaient confus, Teddy s'expliqua : « À ce que j'en ai entendu, même s'il l'avait su, il ne s'en serait pas plus soucié ! »
Les autres éclatèrent de rire à leur tour.
Il était occupé à chercher quelque chose dans sa longue cape, mais sembla s'apercevoir qu'il était observé, car il leva brusquement les yeux vers le chat qui avait toujours le regard fixé sur lui à l'autre bout de la rue. Pour une raison quelconque, la vue du chat parut l'amuser. Il eut un petit rire et marmonna:
- J'aurais dû m'en douter.
« Maintenant, tu dois admettre que j'ai raison ! » Dit James à Rose.
« Non, certainement pas ! » Lui répondit-elle, en élevant la voix.
« Combien de chat animagi penses-tu que Dumbledore connaissait ? » Demanda James avec ébahissement.
Rose haussa les épaules.
Il avait trouvé ce qu'il cherchait dans une poche intérieure, Apparemment, il s'agissait d'un briquet en argent.
« Qu'est ce que c'est que ça ? Demanda Scorpius, je vais décidemment prendre l'étude des moldus ! »
Rose et Hugo se regardèrent. Ils avaient peut être des grands-parents moldus, mais ça ne signifiaient pas qu'ils savaient tout de la culture moldue. De plus comme aucun de leurs grands-parents ne fumaient, ils n'en avaient aucune idée.
« Nous ne savons pas. » Leur dit Rose.
« C'est la fin du monde ! S'écria James, Rose a admit qu'elle ne savait pas quelque chose ! »
Ils rirent tous, bien que Rose fronça les sourcils.
« Peut-être que Scorp pourra nous le dire une fois qu'il aura prit étude des moldus ! » Ricana Al.
Il en releva le capuchon, le tendit au-dessus de sa tête et l'alluma. Le réverbère le plus proche s'éteignit alors avec un petit claquement.
« C'est un déluminateur ! » S'exclama Hugo.
« Qu'est ce qu'un déluminateur ? » Lui demanda Scorpius. Mais c'est Rose qui lui répondit.
« Un objet qui est utilisé pour allumer et éteindre la lumière. Dumbledore l'a inventé. Et maintenant c'est Papa qui l'a. Il nous a dit que Dumbledore le lui a légué dans son testament. »
L'homme alluma à nouveau le briquet : le réverbère suivant s'éteignit à son tour. Douze fois, il actionna ainsi le Déluminator. Jusqu'à ce qu'il ne reste plus aucune lumière dans la rue, à part deux points minuscules qui brillaient au loin: c'étaient les yeux du chat, toujours fixés sur lui.
« Imagine si il avait aussi éteint ceux là ! » Gloussa Lily.
« Je ne pense pas que McGonagall aurait été très heureuse, lui dit James, en y pensant, il aurait probablement été trop effrayé par son regard furieux pour oser. »
« À moins qu'elle n'ait justement plus le moyen de lancer de regard furieux, puisque Dumbledore lui aurait pris ses yeux ! » Indiqua Scorpius, secoué par des spasmes de rire.
Ce qui provoqua également le fou rire des autres. Ça donna également une excuse à Rose de ne pas corriger James puisque son ressentiment à propos de l'identité du chat était de plus en plus douteux. Rose ne voulait juste tout simplement pas avouer à James qu'elle avait tort. Connaissant sa chance, c'est lorsqu'elle avouera qu'elle avait tort que peut être finalement elle avait raison.
Quiconque aurait regardé par une fenêtre en cet instant, même Mrs Dursley et ses petits yeux perçants, aurait été incapable de voir le moindre détail de ce qui se passait dans la rue. Dumbledore rangea son Éteignoir dans la poche de sa cape et marcha en direction du numéro 4. Lorsqu'il y fut parvenu, il s'assit sur le muret, à côté́ du chat. Il ne lui accorda pas un regard, mais après un moment de silence, il lui parla:
- C'est amusant de vous voir ici, professeur McGonagall, dit-il.
« Ha ! Je te l'avais dit ! » S'exclama James avec excitation.
« Et ça te rend tellement heureux d'avoir raison, sachant que maintenant nous allons continuer de lire en sachant que ça parle de McGonagall ? » Lui dit Rose, mélodieusement.
James se tut immédiatement.
Il tourna la tête pour adresser un sourire au chat tigré, mais celui-ci avait disparu. Dumbledore souriait à présent à une femme d'allure sévère avec des lunettes carrées qui avaient exactement la même forme que les motifs autour des yeux du chat. Elle aussi portait une cape, d'un vert émeraude.
« Alors James, dit Rose en se tournant vers son cousin, tu vois bien que tu ne peux pas dire à quelle maison appartient quelqu'un juste avec la couleur de ses vêtements, pas vrai ? »
James eut l'air penaud.
Ses cheveux étaient tirés en un chignon serré et elle avait l'air singulièrement agacée.
- Comment avez-vous su que c'était moi ? demanda-t-elle.
- Mon cher professeur, je n'ai jamais vu un chat se tenir d'une manière aussi raide.
- Vous aussi, vous seriez un peu raide si vous restiez assis toute une journée sur un mur de briques, répondit le professeur McGonagall.
- Toute la journée ? Alors que vous auriez pu célébrer l'évènement avec les autres ?
« Quoi ! Dit Al amèrement, célébrer la mort de Grand-mère et Grand-père… »
En venant ici, j'ai dû voir une bonne douzaine de fêtes et de banquets.
Le professeur McGonagall renifla d'un air courroucé.
- Oui, oui, je sais, tout le monde fait la fête, dit-elle avec agacement. On aurait pu penser qu'ils seraient plus prudents,
« Ha ! S'écria soudainement James en faisant sursauter tout le monde, c'est ce que Rosie n'arrête pas de dire depuis le début du livre. » Elle renifla de colère et il ajouta pour la provoquer encore plus « Notre petite Rosie est exactement comme McGonagall. »
« Il y a pire comme personne à qui je pourrais ressembler, lui dit Rose avec colère, et si tu tiens à la vie, alors je te déconseille de m'appeler encore Rosie. Il n'y a que Papa et Teddy qui ont le droit de m'appeler comme ça ! »
James se recula un peu, de crainte de recevoir en pleine face l'un des puissants sortilèges dont sa cousine avait le secret.
Mais non, pas du tout ! Même les Moldus ont remarqué qu'il se passait quelque chose. Ils en ont parlé aux nouvelles.
« Elle a sous entendu que les moldus étaient stupide où je rêve ? » Dit Rose avec surprise.
Scorpius s'apprêta à faire une remarque mais le regard appuyé de Teddy en sa direction le dissuada immédiatement.
Elle montra d'un signe de tête la fenêtre du salon des Dursley, plongé dans l'obscurité.
- Je l'ai entendu moi-même. Ils ont signalé des vols de hiboux... des pluies d'étoiles filantes... Les Moldus ne sont pas complètement idiots.
Rose était sur le point de s'hérisser de colère mais s'abstenu de faire une remarque, au grand soulagement de Teddy.
Il était inévitable qu'ils s'en aperçoivent. Des étoiles filantes dans le Kent ! Je parie que c'est encore un coup de Dedalus Diggle.
« Et non James, tu n'as pas intérêt à aller demander à Dedalus Diggle comment il a fait ça ! » Ajouta Teddy, sans même faire de pause, lever les yeux ou changer le ton de sa voix.
Du coup, ça prit un certain temps pour les autres de réaliser que Teddy ne venait pas de lire un extrait du livre. C'est Lily qui éclata de rire la première, rapidement suivie des autres. L'expression de James était bien évidemment outrée.
Il n'a jamais eu beaucoup de jugeote.
« Je pense plutôt qu'il en avait beaucoup ! » Fit remarquer James.
« Oui mais ça c'est juste parce que c'est toi ! Lui dit Hugo, nous savons tous comment vous êtes tous les deux et on ne prend jamais au sérieux ce que vous pouvez dire… »
James regarda fixement Hugo, cherchant une réplique cinglante. Le roux quant à lui, lui rendit un sourire innocent.
- On ne peut pas leur en vouloir, dit Dumbledore avec douceur.Nous n'avons pas eu grand- chose à célébrer depuis onze ans.
« Onze ans… Souffla Rose, la seconde guerre n'en a duré que trois… »
« Mais le nombre de morts pour la deuxième guerre était quand même beaucoup plus important, indiqua Teddy tristement, ses pensées tournées vers ses défunts parents. Tout le monde lui avait dit qu'il devait être fier de ses parents. Ils étaient morts pour qu'il puisse vivre une vie heureuse et sans préjugés. Tout le monde excepté Harry. Harry savait à quoi ressemblait sa vie d'orphelin et lui avait dit qu'il avait le droit d'être égoïste de temps en temps et espérer qu'ils soient encore en vie.
- Je sais, répliqua le professeur McGonagall d'un ton sévère,
« A-t-elle seulement déjà pris un ton de voix différent ? Demanda Bien sur, lui dit Teddyntrigued
n de voix différent. plus hautre !uada immédiatement. James, intrigué.
« Bien sur, lui dit Teddy, peut être que si tu ne faisais pas de farces 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 tu le saurais ! »
« Je ne fais pas de farces vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept ! S'exclama James, outragé, tu ne réalises pas à quel point ça prend du temps de planifier une blague pour qu'elle soit réussit ? Je ne passe que cinquante pourcents de mon temps à faire des farces, les autres cinquante sont utilisés pour les planifier. »
Tout le monde éclata de rire.
Mais ce n'est pas une raison pour perdre la tête.
« Ça semblerait un peu étrange » interrompit Scorpius.
« C'est une figure de style idiot ! » Se moqua Rose.
Tous ces gens ont été́ d'une imprudence folle. Se promener dans les rues en plein jour, à s'échanger les dernières nouvelles sans même prendre la précaution de s'habiller comme des Moldus !
« C'est vraiment imprudent ! » Grogna Rose.
« On sait Rose, alors si tu pouvais s'il te plait cesser de nous le répéter à chaque fois que c'est mentionné. » Lui demanda Teddy, en grinçant des dents de contrariété.
« Désolée Teddy. » Répondit Rose, un peu honteuse.
« Ouai Rose, ajouta James, nous savons déjà que tu es comme James McGonagall, pas besoin de continuer à nous le prouver. »
Avant que Rose ne puisse répliquer quelque chose à James, Teddy se lamenta, « pourrions nous pas juste continuer à lire l'histoire ? »
Elle lança un regard oblique et perçant à Dumbledore, comme si elle espérait qu'il allait dire quelque chose, mais il garda le silence.
« Elle veut probablement entendre que les rumeurs sont fausses » Leur dit Lily tristement.
« Probablement, s'accorda Teddy, je doute que McGonagall l'ait célébré, même après qu'Harry ait été abandonné chez les Dursleys. »
- Nous serions dans de beaux draps, reprit-elle alors, si le jour où Vous-Savez-Qui
« McGonagall est effrayée à l'idée de prononcer le nom de Voldemort ! » S'étonna Al, incapable d'imaginer la féroce directrice comme ayant peur de quoi que ce soit.
« Apparemment. » Répondit Teddy, tout aussi estomaqué.
Semble enfin avoir disparu, les Moldus s'apercevaient de notre existence
« On sait Rose, ce serait imprudent. » lui dit Teddy avant qu'elle ne puisse ouvrir la bouche.
J'imagine qu'il a vraiment disparu, n'est-ce pas, Dumbledore ?
« Pour le moment. » Répondit Hugo, l'air mécontent.
« Ha ! Hurla Al, triomphalement, maintenant c'est toi qui parle au livre là ! »
Hugo se renfrogna.
- Il semble qu'il en soit ainsi, en effet, assura Dumbledore. Et nous avons tout lieu de nous en féliciter. Que diriez-vous d'un sorbet citron ?
« Miam, j'adore les sorbets citron. » Leur dit Al, en sortant un sachet de ces sucrerie de sa poche et en le faisant circuler après s'être généreusement servit.
Même Scorpius pour une fois savait ce qu'étaient les sorbets citron. D'un certain coté, il était impossible d'être en compagnie d'Al sans savoir ce que c'était, Al les aimait tellement.
- Un quoi ?
« Je me sens insulté. » hoqueta Al en saisissant son cœur d'un air dramatique et faisant accidentellement tomber tous ses sorbets citron sur le plancher.
« Quel Drama queen. » marmonna Rose alors que tous les autres éclatèrent de rire.
« Drama quoi ? » Demanda Scorpius.
« Scorp vient de dire quoi exactement de la même manière que McGonagall. » Rigola James.
Scorpius se renfrogna tandis que Hugo lui répondit « C'est une expression modlue qui signifie que quelqu'un est en train de sur-jouer. »
« C'est bon, je vous laisse et je vais m'inscrvire à l'étude des moldus. » Maugréa Scorpius.
- Un Sorbet au citron. C'est une friandise que fabriquent les Moldus et je dois dire que c'est plutôt bon.
« Al aussi le dit, Sourit James, il est vraiment comme toi, même prénom et même gouts ! »
- Merci, pas pour moi, répondit froidement le professeur McGonagall qui semblait estimer que le moment n'était pas venu de manger des glaces au citron.
La mâchoire d'Al s'abaissa subitement. « C'est toujours l'heure pour des sorbets citron ! » Bredouilla-t-il.
Ils rirent tous à la vue de l'expression d'Al.
Je vous disais donc que même si Vous-Savez-Qui est vraiment parti...
- Mon cher professeur, quelqu'un d'aussi raisonnable que vous ne devrait pas hésiter à prononcer son nom, ne croyez-vous pas ? Cette façon de dire tout le temps « Vous-Savez-Qui » n'a aucun sens. Pendant onze ans, j'ai essayé de convaincre les gens de l'appeler par son nom: Voldemort.
Le professeur McGonagall fit une grimace, mais Dumbledore qui avait sorti deux Sorbet au citron
Al eut un sourire malicieux à la mention des sucreries et se resservit avant de refaire passer le sachet.
Ne parut pas le remarquer.
- Si nous continuons à dire « Vous-Savez-Qui », nous allons finir par créer la confusion. Je ne vois aucune raison d'avoir peur de prononcer le nom de Voldemort.
- Je sais bien que vous n'en voyez pas, répliqua le professeur McGonagall qui semblait moitié exaspérée, moitié admirative. Mais, vous, vous êtes diffèrent des autres. Tout le monde sait que vous êtes le seul à avoir jamais fait peur à Vous-Savez-Qui... ou à Voldemort, si vous y tenez.
« Écoutez, écoutez ! Acclama Teddy. Les autres hochèrent la tête, amusés.
- Vous me flattez, dit Dumbledore d'une voix tranquille. Voldemort dispose de pouvoirs que je n'ai jamais eus.
« Papa dit qu'ils avaient ces pouvoirs mais qu'il était juste trop bon pour les utiliser. » Leur dit Al. Il aimait pouvoir découvrir tout ce qu'il pouvait à propos de ses homonymes. Il en savait déjà beaucoup à propos de Dumbledore, mais pas beaucoup du tout à propos de Snape.
- C'est simplement parce que vous avez trop de... disons de noblesse pour en faire usage.
- Heureusement qu'il fait nuit. Je n'ai jamais autant rougi depuis le jour où Madame Pomfresh m'a dit qu'elle trouvait mes nouveaux cache-oreilles ravissants.
« On avait vraiment pas besoin de savoir cela ! » Dit Scorpius en croquant dans son sorbet citron.
« Tu parles à un livre Scorp. » Dit Al en donnant un coup de coude à son ami.
« Exactement comme tu le fais. » Lui rappela Scorpius.
Le professeur McGonagall lança un regard perçant à Dumbledore.
- Les hiboux, ce n'est rien comparé aux rumeurs qui circulent, déclara-t-elle. Vous savez ce que tout le monde dit sur les raisons de sa disparition ? Ce qui a fini par l'arrêter ?
« Oui, nous savons. » Lui répondit James.
« James est en train de parler à un livre. Rit Lily.
« Je crois que vous parlez tous à ce livre ! Soupira Teddy, je peux continuer maintenant ? »
Apparemment, le professeur McGonagall venait d'aborder le sujet qui lui tenait le plus à cœur, la véritable raison qui l'avait décidée à attendre toute la journée, assise sur un mur glacial. Car jamais un chat ni une femme n'avait fixé Dumbledore d'un regard aussi pénétrant que celui du professeur en cet instant.
« Vous pensez que McGonagall éprouvait quelque chose pour Dumbledore ? » Demanda James sur le ton de la conversation.
« Eewww ! » Fut la réponse de Rose alors que tous les autres s'exclamèrent « James ! » avec divers tons de contrariété et de dégout.
A l'évidence, elle n'avait pas l'intention de croire ce que « tout le monde » disait tant que Dumbledore ne lui aurait pas confirme qu'il s'agissait bien de la vérité́. Dumbledore, cependant, était occupé à choisir un autre esquimau
Al prit encore un sorbet citron.
Et ne lui répondit pas.
« Je ne pense pas qu'il veuille être celui qui annonce les mauvaises nouvelles. » Raisonna Teddy avec tristesse.
- Ce qu'ils disent, poursuivit le professeur, c'est que Voldemort est venu hier soir à Godric's Hollow pour y chercher les Potter.
La voix de Teddy commença à trembler et tout le monde commençait à se sentir abattu. Lily était en train de pleurer silencieusement et James cligna rapidement des yeux, essayant de retenir ses larmes.
D'après la rumeur, Lily et James Potter sont... enfin, on dit qu'ils sont... morts...
Teddy marqua une pause dans sa lecture et tout le monde baissa la tête pour faire part de leur mal.
Dumbledore inclina la tête. Le professeur McGonagall avait du mal à reprendre sa respiration.
- Lily et James... Je n'arrive pas à y croire... Je ne voulais pas l'admettre... Oh, Albus...
Teddy lisait avec monotonie, sa voix se faisait à peine plus forte qu'un chuchotement. Si quiconque parlait, il pourrait aisément complètement recouvrir sa voix. Non pas que quelqu'un le veuille, ils étaient tous bouleversés.
Dumbledore tendit la main et lui tapota l'épaule.
- Je sais... Je sais... dit-il gravement.
- Et ce n'est pas tout, reprit le professeur McGonagall d'une voix tremblante. On dit qu'il a essayé de tuer Harry, le fils des Potter.
La voix de Teddy trembla, bien sur qu'il savait que son parrain était en vie, mais il n'avait encore jamais lu ou entendu parler de comment ça c'était passé.
Mais il en a été́ incapable. Il n'a pas réussi à supprimer ce bambin. Personne ne sait pourquoi ni comment, mais tout le monde raconte que lorsqu'il a essayé de tuer Harry Potter sans y parvenir, le pouvoir de Voldemort s'est brisé, pour ainsi dire - et c'est pour ça qu'il a... disparu.
« Yeah ! Vas y Papa ! » Applaudit James, essayant de détendre l'atmosphère.
Dumbledore hocha la tête d'un air sombre.
« Pourquoi sombre ? Demanda Lily, ne devrait-il pas être content de la disparition de Voldemort et de la survie de Papa.
« Je pense qu'il est juste bouleversé que tes grands-parents soient morts. » Lui dit Teddy.
- C'est... c'est vrai ? Bredouilla le professeur McGonagall. Après tout ce qu'il a fait... tous les gens qu'il a tués ... il n'a pas réussi à tuer un petit garçon ? C'est stupéfiant ... rien d'autre n'avait pu l'arrêter... mais, au nom du ciel, comment se fait-il que Harry ait pu survivre ?
« Snape a demandé à Voldemort d'épargner Grand-mère, et apparemment Voldy avait accepté. Mais Grand-mère a refusé de s'écarter et de le laisser tuer Papa, alors il l'a tué, et c'est grâce à ça que Voldemort n'a pas pu le tuer. » Expliqua Al. Harry avait fait en sorte que tous les enfants de sa famille sache que il n'avait rien de spécial et que ce n'était pas grâce à lui même qu'il avait pu survivre.
- On ne peut faire que des suppositions, répondit Dumbledore. On ne saura peut-être jamais.
Le professeur McGonagall sortit un mouchoir en dentelle et s'essuya les yeux sous ses lunettes. Dumbledore inspira longuement en prenant dans sa poche une montre en or qu'il consulta.
« Ils devaient vraiment apprécier Mr and Mrs Potter. » Leur dit Scorpius sinistrement.
Al hocha la tête avec agrément.
C'était une montre très étrange. Elle avait douze aiguilles, mais pas de chiffres. A la place, il y avait des petites planètes qui tournaient au bord du cadran.
« Pourquoi est-ce étrange ? Demanda Scorpius, toutes les montres sont comme ça. »
« Les montres des moldus ne sont pas comme ça. Il y a des nombres autour du cadran. » Lui dit Hugo, enchanté d'avoir à nouveau répondu avant sa sœur.
« C'est définitif, je m'inscris en Étude des moldus. » Leur dit à nouveau Scorpius pour la millionième fois.
Tout cela devait avoir un sens pour Dumbledore car il remit la montre dans sa poche en disant:
- Hagrid est en retard.
« Oui ! Hagrid ! » Acclama James.
Teddy sourit, se souvenant de l'amical gardien de chasse qu'il avait connu de son temps à Poudlard. Les maraudeurs avaient raconté bon nombre de leurs escapades à Hagrid que personne d'autre ne savait. Cela signifiait que Hagrid avait pu lui en dire plus à propos de son père.
Au fait, j'imagine que c'est lui qui vous a dit que je serais ici ?
- Oui, admit le professeur McGonagall, et je suppose que vous n'avez pas l'intention de me dire pour quelle raison vous êtes venu dans cet endroit précis ?
- Je suis venu confier Harry à sa tante et à son oncle. C'est la seule famille qui lui reste désormais.
« Malheureusement. » Grogna Lily.
« Mais heureusement, maintenant il nous a nous. » Lui rappela James.
- Vous voulez dire... non, ce n'est pas possible ! Pas les gens qui habitent dans cette maison !
« Malheureusement. » Répéta Rose.
S'écria le professeur McGonagall en se levant d'un bond, le doigt pointé sur le numéro 4 de la rue. Dumbledore... vous ne pouvez pas faire une chose pareille ! Je les ai observés toute la journée. On ne peut pas imaginer des gens plus différents de nous. En plus, ils ont un fils... je l'ai vu donner des coups de pied à sa mère tout au long de la rue en hurlant pour réclamer des bonbons.
« Quel enfant dégoutant ! » Murmura Rose en un souffle.
Harry Potter, venir vivre ici !
« Au moins quelqu'un avait quand même protesté contre ça ! » Soupira Al.
- C'est le meilleur endroit pour lui, répliqua Dumbledore d'un ton ferme. Son oncle et sa tante lui expliqueront tout quand il sera plus grand. Je leur ai écrit une lettre.
« Une lettre ? Il pensait pouvoir tout expliquer dans une lettre ? » Cria Rose, sans parvenir à y croire.
- Une lettre ? répéta le professeur McGonagall d'une voix éteinte en se rasseyant sur le muret. Dumbledore, vous croyez vraiment qu'il est possible d'expliquer tout cela dans une lettre ?
« Ha, Rosie, tu es vraiment un double maléfique de McGonagall. » Se moqua Hugo, sachant exactement comment provoquer sa sœur.
« La ferme Hugo, lui dit Rose agacé, et ne m'appelle pas Rosie ! »
Des gens pareils seront incapables de comprendre ce garçon ! Il va devenir célèbre, une véritable légende vivante. Je ne serais pas étonnée que la date d'aujourd'hui devienne dans l'avenir la fête de Harry Potter.
« Imaginez un peu la réaction qu'aurait eut Papa s'il avait vraiment inventé la fête de Harry Potter. » ricana James.
« La tête qu'il aurait fait en le découvrant n'aurait put être qu'hilarante. » Acquiesça Lily.
On écrira des livres sur lui. Tous les enfants de notre monde connaîtront son nom !
« Ça c'est fait ! » Interrompit Scorpius.
- C'est vrai, dit Dumbledore en la regardant d'un air très sérieux par-dessus ses lunettes en demi-lune. Il y aurait de quoi tourner la tête de n'importe quel enfant. Être célèbre avant même d'avoir appris à marcher et à parler ! Célèbre pour quelque chose dont il ne sera même pas capable de se souvenir ! Ne comprenez-vous pas qu'il vaut beaucoup mieux pour lui qu'il grandisse à l'écart de tout cela jusqu'à ce qu'il soit prêt à l'assumer ?
« Je suppose qu'il a raison. » Soupira Teddy, souhaitant toujours qu'Harry n'ait pas eut à grandir avec les Dursley.
« Je ne vois toujours pas pourquoi Papa n'aurait pas pu grandir avec une autre famille de moldu. » Souffla Al, réalisant pour la première fois que son père ne semblait vraiment pas avoir eu une enfance géniale.
« C'est à cause des liens du sang, expliqua Teddy, quand Lily Potter a donné sa vie pour Harry, elle a laissé une protection magique dans son sang. Tant que là où il se trouvait coulait son sang, Harry serait en sécurité jusqu'à ses dix-sept ans. Donc partager sa maison avec Petunia Dursley le protégerait de tous ceux qui voudraient l'atteindre. »
« Merci Teddy. »
Le professeur McGonagall ouvrit la bouche. Elle parut changer d'avis, avala sa salive et répondit:
- Oui... Oui, bien sûr, vous avez raison. Mais comment l'enfant va-t-il arriver jusqu'ici, Dumbledore ?
Elle regarda soudain sa cape comme si elle pensait que Harry était peut-être caché dessous.
« Pourquoi l'aurait-il caché là ! » Se moqua Hugo.
« Pour le garder au chaud peut-être. » Suggéra sa sœur ironiquement. Elle n'avait pas encore oublié qu'il l'avait appelé Rosie.
« Il aurait pu utiliser un sortilège de réchauffement pour garder Oncle Harry au chaud. » Répliqua-t-il.
Teddy ne voyait pas arriver la fin de cet affrontement décida de continuer à lire.
- C'est Hagrid qui doit l'amener, dit Dumbledore.
Tous les visages s'éclairèrent subitement. Ils appréciaient tous le sympathique garde-chasse.
- Et vous croyez qu'il est... sage de confier une tâche importante à Hagrid ?
« Je confierai ma propre vie à Hagrid. » Leur dit Al avec loyauté.
« Et moi donc ! » Dirent les autres en cœur.
- Je confierais ma propre vie à Hagrid, assura Dumbledore.
« Hé ! Al tu es vraiment comme lui ! » Dit James, en poussant un cri.
- Je ne dis pas qu'il manque de cœur, répondit le professeur McGonagall avec réticence, mais reconnaissez qu'il est passablement négligent.
« Je pense qu'elle marque un point là. » Admit Teddy à contrecœur.
Les autres le regardèrent scandalisés. Lily qui était assise juste sur le lit en face de lui le fixa avec un air mauvais.
Voyant leurs expression, Teddy s'expliqua rapidement : « je sais qu'il n'a jamais fait quoi que ce soit de mal volontairement mais il peut lui arriver d'être un peu négligent et de laisser filer quelques petites choses… »
Ils acquiescèrent.
Il a tendance à... Qu'est-ce que c'est que ça ?
« Qu'est ce qu'est quoi ? » Demanda Lily, effrayée pour son père.
« T'inquiètes donc pas Lil ! Nous savons qu'il va bien, après ça que voudrais-tu qu'il lui arrive de pire ? C'est probablement juste Hagrid. » Indiqua Teddy.
Lily fit la moue, elle n'était pas encore totalement convaincue.
Un grondement sourd avait brisé le silence de la nuit. Le bruit augmenta d'intensité tandis qu'ils scrutaient la rue des deux côtés pour essayer d'apercevoir la lueur d'un phare.
« C'est quoi un phare ? » Demanda Scorpius.
Tous le regardèrent avec ébahissement et il se renfrogna en rougissant.
« C'est bon, je prendrai l'é… »
« …Tude des moldus » finirent les autres dans une parfaite synchronisation.
Le grondement se transforma en pétarade au-dessus de leur tête. Ils levèrent alors les yeux et virent une énorme moto tomber du ciel et atterrir devant eux sur la chaussée.
« Cool ! » S'exclama James.
La moto était énorme, mais ce n'était rien comparé à l'homme qui était assis dessus. Il était à peu près deux fois plus grand que la moyenne et au moins cinq fois plus large. Il était même tellement grand qu'on avait peine à le croire. On aurait dit un sauvage, avec ses longs cheveux noirs en broussaille, sa barbe qui cachait presque entièrement son visage, ses mains de la taille d'un couvercle de poubelle et ses pieds chaussés de bottes en cuir qui avaient l'air de bébés dauphins. L'homme tenait un tas de couvertures dans ses immenses bras musculeux.
« Hagrid ! » Acclamèrent-ils tous.
« Papa ! » Acclamèrent James, Al et Lily en même temps que Teddy s'exclamait « Harry ! ». Pendant que simultanément, c'était Rose et Hugo qui criait « Oncle Harry ! » et Scorpius « Mr Potter ! ».
L'intervention de Scorpius les faisant tous sourire.
- Hagrid, dit Dumbledore avec soulagement. Vous voilà enfin. Où avez-vous déniché cette moto ?
- L'ai empruntée, professeur Dumbledore, Monsieur, répondit le géant en descendant avec précaution de la moto. C'est le jeune Sirius Black
« Woo ! S'exclama James avec fierté, c'est à moi d'avoir mon double ! »
Aucun d'eux ne se permit de gronder James pour avoir encore interrompu Teddy, parce que c'était probablement la seule fois que le nom de Sirius apparaitrait dans l'histoire.
Remarquant que Scorpius semblait un peu confus, Al expliqua : « Le deuxième nom de James est Sirius, en raison de Sirius Black, le parrain de Papa. »
Scorpius le remercia d'un hochement de tête.
Qui me l'a prêtée. Ça y est, j'ai réussi à vous l'amener, Monsieur.
- Vous n'avez pas eu de problèmes ?
- Non, Monsieur. La maison était presque entièrement détruite mais je me suis débrouillé pour le sortir de là avant que les Moldus commencent à rappliquer. Il s'est endormi quand on a survolé Bristol.
« Aww. » Roucoulèrent Rose et Lily.
Les garçons roulèrent des yeux mais s'abstinrent de commentaire.
Dumbledore et le professeur McGonagall se penchèrent sur le tas de couvertures. A l'intérieur, à peine visible, un bébé dormait profondément.
« Aww. » Roucoulèrent Rose et Lily à nouveau.
Les garçons roulèrent des yeux une seconde fois et Hugo murmura « ça suffit avec les roucoulements ! »
Heureusement pour lui, ni Rose ni Lily ne l'entendirent.
Sous une touffe de cheveux d'un noir de jais, ils distinguèrent sur son front une étrange coupure en forme d'éclair.
Teddy fronça les sourcils, il savait que son Parrain ne l'aimait pas du tout et donc n'appréciait pas trop qu'on la mentionne.
- C'est là que ?... murmura le professeur McGonagall.
- Oui, répondit Dumbledore. Il gardera cette cicatrice à tout jamais.
-Vous ne pourriez pas arranger ça, Dumbledore ?
« Si seulement. » Chuchota Lily, sachant elle aussi à quel point son père détestait cette cicatrice.
- Même si je le pouvais, je ne le ferais pas. Les cicatrices sont parfois utiles. Moi-même, j'en ai une au-dessus du genou gauche, qui représente le plan exact du métro de Londres.
Le visage d'Al s'éclaira. Décidément même les choses les plus insignifiante qui concernaient son homonyme, le passionnaient. Voyant l'air béat de son frère, James s'exclama : « Par pitié Al, dis moi que tu n'as pas l'intention de te tatouer le plan du métro de Londres ? »
Ils éclatèrent tous de rire tandis que Al tirait candidement la langue à son frère.
Donnez- le-moi, Hagrid, il est temps de faire ce qu'il faut.
Dumbledore prit Harry dans ses bras et se tourna vers la maison des Dursley.
- Est-ce que... est-ce que je pourrais lui dire au revoir, Monsieur ? demanda Hagrid.
Il pencha sa grosse tête hirsute vers Harry et lui donna un baiser qui devait être singulièrement piquant et râpeux.
« Aww. » Roucoulèrent Rose et Lily pour la troisième fois.
Les garçons commençaient à sérieusement être agacés par tous ces roucoulements.
Puis, soudain, Hagrid laissa échapper un long hurlement de chien blessé.
- Chut ! Siffla le professeur McGonagall. Vous allez réveiller les Moldus !
« Tellement réconfortant. » Se moqua Scorpius.
- Dé... désolé, sanglota Hagrid en sortant de sa poche un grand mouchoir à pois dans lequel il enfouit son visage, mais je... je n'arrive pas à m'y faire... Lily et James qui meurent et ce pauvre petit Harry qui va aller vivre avec les Moldus...
- Oui, je sais, c'est très triste, mais ressaisissez-vous, Hagrid, sinon, nous allons nous faire repérer, chuchota le professeur McGonagall
« À nouveau très réconfortant ! Ironisa Scorpius, McGonagall a un talent inné pour ça ! »
« Elle a raison pourt ant ! Signala Rose, Ils ne peuvent pas se permettre d'être découverts. »
En tapotant doucement le bras de Hagrid tandis que Dumbledore enjambait le muret du jardin et s'avançait vers l'entrée de la maison.
Avec précaution, il déposa Harry devant la porte, sortit une lettre de sa cape, la glissa entre les couvertures, puis revint vers les deux autres.
« Ils ont laissé Papa sur le pas de la porte ! S'exclama Al, outré et sentant son admiration pour Dumbledore, McGonagall et Hagrid diminuer un peu, en Novembre en plus ! »
« Du calme Al, on sait que rien ne lui est arrivé. » Lui fit remarquer Teddy.
« Ce qui ne signifie pas que c'est bien ! » Riposta-t-il.
« Je sais. »
Pendant un long moment, tous trois restèrent immobiles, côte à côte, à contempler le petit tas de couvertures.
« C'est un bébé, pas un paquet ! » S'énerva Lily, contrariée que les trois autres abandonnent son père sur un paillasson, tout seul, en novembre.
Les épaules de Hagrid tremblèrent, le professeur McGonagall battit des paupières avec frénésie et la lueur qui brillait habituellement dans le regard de Dumbledore sembla s'éteindre.
« Ils semblent vraiment bouleversés. » Dit Hugo.
« Ce n'est pas une excuse pour laisser Papa ici. » Gronda Lily, bien qu'ils purent entendre que son ton froid avait disparut.
- Eh bien voilà, dit enfin Dumbledore. Il est inutile de rester ici. Autant rejoindre les autres pour faire la fête.
« Qu'est ce qu'il a avec ses célébrations lui ! Ce n'est pas le moment ! » Râla Al.
« On sait ! » Répondit James.
- Oui, dit Hagrid d'une voix étouffée. Je vais aller rendre sa moto à Sirius.
« C'est dommage que Sirius soit déjà sur la route vers Azkaban à présent, sans même un procés. » Cracha James amèrement.
Bonne nuit, professeur McGonagall, bonne nuit, professeur Dumbledore, Monsieur.
Essuyant d'un revers de manche ses yeux ruisselants de larmes, Hagrid enfourcha la moto et mit le moteur en route. Dans un vrombissement, la moto s'éleva dans les airs et disparut dans la nuit.
« Je veux vraiment avoir cette moto ! » Leur dit James. Les voyant rouler des yeux, il ajouta « c'est cool comme moto ! »
- A bientôt, j'imagine, professeur McGonagall, dit Dumbledore avec un signe de tête. Pour toute réponse, le professeur McGonagall se moucha.
Il y eut quelques rires sous cape. Heureusement que le professeur McGonagall n'était pas là.
Dumbledore fit volte-face et s'éloigna le long de la rue.
« Je pense que se moucher était pour McGonagall une manière de l'insulter par le nez. » Leur dit Hugo, moitié riant.
Les autres ne pensant pas vraiment que ce commentaire nécessitait de réponse, Teddy continua sa lecture.
Il s'arrêta au coin et reprit dans sa poche le Déluminateur d'argent. Il l'actionna une seule fois et une douzaine de boules lumineuses regagnèrent aussitôt les réverbères. Privet Drive fut soudain baigné d'une lumière orangée et Dumbledore distingua la silhouette d'un chat tigré qui tournait l'angle de la rue.
« McGonagall. » Chantonna James.
« On sait James ! » Le huèrent-ils tous.
« Nous sommes presque à la fin du chapitre, leur dit Teddy, on est à la dernière page et donc s'il vous plait, je ne veux plus aucune interruption ! »
Ils hochèrent tous la tête.
« Merci. »
Il aperçut également le tas de couvertures devant la porte du numéro 4.
Tout le monde se renfrogna à la mention d'Harry laissé sur le seuil.
- Bonne chance, Harry, murmura-t-il.
« Il en aura besoin d'après ce que nous avons pu lire. » Murmura Scorpius sombrement.
Al l'entendit et se mordit la lèvre anxieusement en espérant que son ami avait tort.
Il se retourna et disparut dans un bruissement de cape.
Une brise agitait les haies bien taillées de Privet Drive. La rue était propre et silencieuse sous le ciel d'encre. Jamais on n'aurait imaginé que des événements extraordinaires puissent se dérouler dans un tel endroit. Harry Potter se retourna sous ses couvertures sans se réveiller. Sa petite main se referma sur la lettre posée à côté de lui et il continua de dormir
« Aww. » Entendit-on Rose et Lily roucouler à la mention du bébé Harry.
Sans savoir qu'il était un être exceptionnel,
« Tout le monde est spécial ! » S'interrompit lui-même Teddy.
Sans savoir qu'il était déjà célèbre, sans savoir non plus que dans quelques heures, il serait réveille par le cri de Mrs Dursley qui ouvrirait la porte pour sortir les bouteilles de lait et que pendant des semaines, il serait piqué et pincé par son cousin Dudley...
« Cet enfant me dégoute. » Grommela Rose, puis elle ajouta plus bas « avoir osé intimider Oncle Harry comme ça… »
Teddy décida de continuer à lire et d'ignorer sa remarque.
Il ne savait pas davantage qu'en ce moment même, des gens s'étaient rassemblés en secret dans tout le pays et qu'ils levaient leur verre en murmurant: « A la santé de Harry Potter. Le survivant ! »
Teddy ferma le livre mais garda ses doigts entre pour retenir la page.
« C'est la fin du chapitre, leur dit-il, qui veut lire le suivant ? »
Voyant que personne chacun d'eux se pencha pour attraper le livre, il vint une idée à Teddy.
« Que diriez-vous que nous formions un cercle ? Suggéra-t-il, je viens de lire et après ce sera à Lily, suivit par Hugo, Rose, Scorp, Al, James puis à nouveau moi.
« C'est une bonne idée. » Dit Lily.
« Tu dis ça uniquement parce que tu es la suivante à lire. » Lui dit James acerbement.
« Ton tour viendra bien assez tôt James. » Lui dit Lily en souriant.
Elle prit le livre des mains de Teddy et tout en continuant de sourire, commença sa lecture.
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À suivre….
Une petit review pour me donner vos impressions ? :)
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