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Salut ! C'est enfin partie pour la suite...
Je l'ai faite plus longue que d'habitude...
Ce chapitre sera en deux partie cette fois !
Bonne lecture !
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Chapitre 5 : Une vitre disparaît. (Partie 1)
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« Une vitre disparait, » lu Lily.
« Je me demande ce que ça veut dire. » Songea Scorpius.
« Surement de la magie accidentelle… » Suggéra Rose.
« Possible, » répondit Hugo.
« Eh bien peut être que nous pourrons le découvrir si on laisse Lily lire, » fit remarquer Teddy.
« Merci Teddy, » lui dit la concernée qui semblait déjà assez ennuyée de n'avoir la permission de ne lire qu'un seul chapitre à la fois.
Il s'était passé près de dix ans depuis que les Dursley avaient trouvé au saut du lit leur neveu devant la porte, mais Privet Drive n'avait quasiment pas changé.
« Que c'est ennuyant ! » Râla James.
Lily se contenta de l'ignorer et poursuivit sa lecture.
Ce jour-là, le soleil se leva sur les mêmes petits jardins proprets en faisant étinceler la plaque de cuivre qui portait le numéro 4, à l'entrée de la maison des Dursley. La lumière du matin s'infiltra dans un living- room exactement semblable, à quelques détails près, à celui où Mr Dursley avait appris par la télévision le fameux vol des hiboux, de sinistre mémoire.
« Toujours ennuyant, » releva James en souriant, sachant que ça agaçait sa sœur.
Et Lily continua de lire aussi bien que si elle n'avait pas entendu James.
Seules les photos exhibées sur le manteau de la cheminée donnaient une idée du temps qui s'était écoulé depuis cette date. Dix ans plus tôt, on distinguait sur les nombreux clichés exposés quelque chose qui ressemblait à un gros ballon rose coiffé de bonnets à pompons de différentes couleurs.
« Qu'est ce que c'est censé vouloir dire ? » Demanda Al, tout sourire à l'image mentale que lui évoquait la dernière phrase dans sa tête.
Lily releva la tête « tu le sauras à la prochaine phrase », parvint-elle à dire, rigolant à moitié. Une fois qu'elle eut enfin contrôlé son rire, elle recommença à nouveau à lire.
Mais Dudley Dursley n'était plus un bébé́ et à présent,
Là Lily marqua une pause pour laisser aux autres le temps de comprendre que qu'elle venait de dire. Il y eut un grand blanc avant que tous éclatent de rire bruyament
« Classique ! » Déclara James, essuyant ses larmes de rire de sous ses yeux.
« Ça prouve que c'est vrai si James le dit ! » Ricana Hugo.
Les photos montraient un gros garçon blond sur son premier vélo,
« Qu'est ce qu'un vélo ? » Demanda Scorpius.
Tous le regardèrent avec stupéfaction.
« Tu n'es pas sérieux ? Lui dit instantanément Rose, c'est une forme de transport moldu. »
Là, ils virent tous Scorpius éclater de rire, « Si vous pouviez voir vos têtes ! Je savais ce qu'était un vélo quand même, je rigolais, mais merci Rose ».
James le poussa du coude en rigolant, « je suis sur que tu ne savais pas ce que c'était ! » Le charia-t-il.
« Si si, protesta Scorpius, mais je prendrai quand même Étude des moldus ! » Ajouta-t-il tandis que tout le monde secouait la tête d'effarement.
Sur un manège de fête foraine,
Voyant que le petit Malfoy voulait de toute évidence savoir ce qu'un manège de fête foraine pouvait être, Hugo décida de répondre avant même qu'il ne pose la question « C'est une sorte d'attraction que les moldus utilisent pour s'amuser. »
Hochant de la tête pour le remercier, Scorpius murmura dans sa barbe, « je prendrai Étude des moldus. »
Devant un ordinateur en compagnie de son père
Suivant l'exemple d'Hugo, Rose décida de répondre cette fois avant même qu'il ne demande : « C'est ce que font les moldus pour s'amuser. »
« J'ai vraiment besoin de prendre Étude des moldus, soupira-t-il, pour savoir tout ce qu'il est possible de savoir sur eux ! »
Ou serré dans les bras de sa mère qui le couvrait de baisers. Rien dans la pièce ne laissait deviner qu'un autre petit garçon habitait la même maison.
« Et pourquoi pas ? » Demanda Al avec colère.
Et pourtant, Harry Potter était toujours là, encore endormi pour le moment, mais plus pour longtemps. Car sa tante Pétunia était bien réveillée et ce fut sa voix perçante qui rompit pour la première fois le silence du matin.
-Allez, debout ! Immédiatement !
« Quelle charmante manière de se réveiller aussi ! » Commenta James sarcastiquement.
Lily lui lança un regard appuyé pour lui intimer de cesser de l'interrompre sans arrrêt.
Harry se réveilla en sursaut. Sa tante tambourina à la porte.
-Vite, debout ! Hurla-t-elle de sa voix suraiguë.
« C'est bon, on t'avait entendu la première fois ! » Grommela Teddy, déjà énervé par Petunia Dursley.
« Je parie qu'elle n'est pas allé réveiller Dudley comme ça, » Grogna Rose rageusement.
Harry l'entendit s'éloigner vers la cuisine et poser une poêle sur la cuisinière. Il se tourna sur le dos et essaya de se rappeler le rêve qu'il était en train de faire. C'était un beau rêve, avec une moto qui volait,
« Je me demande purquoi, » dit Scorpius avec un large sourire.
« Ça ne pourrait sûrement pas être parce qu'il a été emmené chez les Dursleys sur une moto volante, pas vrai ? » Ajouta Al en se pretant au jeu.
Rose leva les yeux au ciel tandis que les deux garçons se tapaient dans la main.
Et il eut l'étrange impression d'avoir déjà fait le même rêve auparavant.
« Teddy, dit Lily, est-ce que ça serait possible pour Papa de se souvenir de ça ? »
« Dans son subconscient peut-être, lui répondit Teddy, c'est probablement la raison pour laquelle il a ces rêves. »
Sa tante était revenue derrière la porte.
« Hou ! » Hua James en jetant un long coup d'œil au coin à sa sœur pour voir si ça allait encore l'énerver. Lily, cependant, ne voulait justement pas laisser paraître son énervement et continua alors à lire.
-Ça y est ? Tu es levé ? demanda-t-elle.
-Presque, répondit Harry.
« C'est la meilleure réponse, j'ai l'habitude de répondre ça ! » Leur dit Hugo, sur le ton de la confidence.
-Allez, dépêche-toi, je veux que tu surveilles le bacon.
« Il lui font faire la cuisine ! » S'exclama Rose, choquée.
Teddy appréciait ça encore moins que Rose il avait une étrange inpression que les choses allait empirer.
Ne le laisse surtout pas brûler. Tout doit être absolument parfait le jour de l'anniversaire de Duddy.
« Duddy, s'étrangla Scorpius alors qu'il riait, c'est encore pire que mon nom ! »
Al hocha de la tête pour approuver.
Une fois qu'ils eurent fini de rire, Rose commença à parler : « Si Dudley est vieux de trois mois de plus qu'oncle Harry, alors à ce moment oncle Harry devait avoir environs dix ans et la scène doit se passer en avril. »
Harry était un grognement.
« Je ne peux pas t'en vouloir Papa, » lui dit Lily sérieusement.
« Tu réalises que tu parles à un livre là, pas vrai Lil ? » Lui demanda Teddy.
« La ferme Teddy, » lui répondit-elle.
-Qu'est-ce que tu dis ? Glapit sa tante derrière la porte.
-Rien, rien...
« Bien, techniquement il a raison, » leur dit James. Il avait prit l'habitude de chercher la petite bête à tout ce que Lily lisait. Non pas que ça lui évitait des problèmes, bien au contraire, en général ça lui en attirait davantage. Mais James estimait que ça valait le coup d'embêter sa sœur. Malheureusement pour lui, elle l'ignora.
L'anniversaire de Dudley ! Comment avait-il pu l'oublier ?
« Ne me demande pas ! » Répondit Al à son père.
« Tu parles à un livre Al, » signala Scorpius.
Se sentant embarrassé, Al fit signe à Lily de poursuivre sa lecture.
Harry se glissa lentement hors du lit et chercha ses chaussettes. Il en trouva une paire sous le lit, et après avoir chassé l'araignée
Rose eut un frisson.
Qui s'était installée dans l'une d'elles, il les enfila. Harry était habitué aux araignées. Le placard sous l'escalier en était plein. Or, c'était là qu'il dormait.
« Quoi ! » Hurla Teddy, complètement sous le choc.
Les autres étaient bien trop ébranlés pour émettre un son.
« Je ne le savais pas, » murmura James. Comment avaient-ils pu ne pas être au courant d'une telle chose ? Se disaient-ils tous. Ils se regardèrent totalement éberlués et ne sachant que dire.
« Tu n'as pas l'air aussi surpris que le reste d'entre nous, Teddy, » observa froidement Rose.
« Harry me l'a dit il y a quelques années, quand je me sentais mal de savoir que tout le monde était entouré de ses parents excepté moi. Alors que je devais me sentir chanceux d'avoir pu grandir avec des personnes qui m'aiment alors qu'Harry avait grandit avec des personnes, pour reprendre ses mots, qui ne l'aimaient pas beaucoup… »
Rose hocha la tête d'approbation. « Désolée Teddy. »
« Ce n'est pas ta faute, » haussa-t-il des épaules.
« Je ne pense pas que les mots qui ne l'aimaient pas beaucoup soient vraiment appropriés pour la situation… » Râla Al avec colère.
Se sentant plutôt secoués de cette révélations inattendue, ils n'ajoutèrent plus un mot et Lily reprit sa lecture.
Lorsqu'il eut fini de s'habiller, il sortit dans le couloir et alla dans la cuisine. La table avait presque entièrement disparu sous une montagne de cadeaux. Apparemment, Dudley avait eu le nouvel ordinateur qu'il désirait tant, sans parler de la deuxième télévision
« C'est quoi ça ? » Demanda Scorpius à Rose.
Hugo répondit avant que sa soeur ait une chance de faire son intéressante : « une distraction pour moldue. »
« Études des moldus, études des moldus… » Marmonna Scorpius dans sa barbe.
Et du vélo de course. La raison pour laquelle Dudley voulait un vélo de course restait mystérieuse aux yeux de Harry, car Dudley était très gros et détestait faire du sport—sauf bien sûr lorsqu'il s'agissait de boxer quelqu'un. Son punching-ball préféré, c'était Harry,
« Évidemment, pourquoi ça ne m'étonne pas… » Pesta Hugo amèrement.
Mais il était rare qu'il parvienne à l'attraper.
« Je supporse que ça devait vraiment être quelques chose ! » Ricanna Teddy, en imaginant le gros Dudley courir après son parrain.
Même s'il n'en avait pas l'air, Harry était très rapide.
Peut-être était-ce parce qu'il vivait dans un placard, en tout cas, Harry avait toujours été petit et maigre pour son âge.
« C'est donc pour ça que James et Albus sont si rapides ? » Demanda Hugo avec espièglerie.
« La ferme Hugo, » Grommelèrent les deux concernés en cœur. Aucun des deux n'appréciait le fait d'être petit et mince comme ils l'étaient.
Il paraissait d'autant plus petit et maigre qu'il était obligé de porter les vieux vêtements de Dudley qui était à peu près quatre fois plus gros que lui.
« Ce n'est pourtant pas si énorme d'acheter des vêtements, alors pourquoi ne pouvaient ils pas lui acheter un minimum d'habits qui lui iraient ? » Demanda Scorpius outragé. Il respectait vraiment Harry, de la même façon qu'il ne l'avait jamais tenu responsable des actions de son père.
« Ça aurait impliqué d'être gentil, et les Dursley n'aiment pas être gentils, » lui rappela Rose en grognant.
Harry avait un visage mince, des genoux noueux, des cheveux noirs et des yeux d'un vert brillant. Il portait des lunettes rondes qu'il avait fallu rafistoler avec du Sellotape (= papier collant)
« Tu ne voulais pas plutôt dire Spellotape (= un skotch magique de rafistolage, Ron l'utlise dans HP2 pour essayer de réparer sa baguette) ? » Demanda Scorpius à Lily.
« Il est dit Sellotape dans le livre. »
« C'est l'équivalant moldu du Spellotape, » les informa Hugo.
À cause des nombreux coups de poing que Dudley lui avait donnés sur le nez. La seule chose que Harry aimait bien dans son apparence physique, c'était la fine cicatrice qu'il portait sur le front et qui avait la forme d'un éclair.
« Tu veux dire que fut un temps où Papa a vraiment aimé sa cicatrice ? » Dit Lily, médusée.
« Il semblerait, » répondit Teddy, tout aussi choqué.
Aussi loin que remontaient ses souvenirs, il avait toujours eu cette cicatrice et la première question qu'il se rappelait avoir posée à sa tante Pétunia, c'était: comment lui était-elle venue ?
-Dans l'accident de voiture qui a tué tes parents, avait-elle répondu.
« Mais ils lui ont totalement mentit ! » S'exclama Al avec colère.
« C'est des menteurs ! Rouspéta Teddy, personne ne devrait être traité ainsi. Et surtout pas Harry. »
Et ne pose pas de questions.
« Et comment est-il supposé apprendre alors ? » S'énerva Rose.
« Je pense que les Dursley faisaient justemment tout pour qu'il n'apprenne rien, » lui répondit Teddy en serrant les dents.
Ne pose pas de questions –
Rose fronça les sourcils.
C'était la première règle à observer si l'on voulait vivre tranquille avec les Dursley.
« Mais qui veut d'une vie tranquille de toute façon ? » Dit malicieusement James en regardant Lily du coin de l'œil.
« Je pense que tu oublies qu'on parle de Harry, là. Sa vie n'a jamais été tranquille. » Lui rappela Teddy.
L'oncle Vernon entra dans la cuisine au moment où Harry retournait les tranches de bacon dans la poêle.
« Parfait, nous allons maintenant en entendre davantage sur le gros morse, » soupira James.
« La ferme, James ! » Explosa finalement Lily, qui en avait assez que son frère ne l'interrompe sans cesse délibérément.
James s'affala contre le coussin d'Al, triomphalement. Il avait enfin réussit à la faire réagir. Il n'appréciait pas quand Lily faisait epxrès de l'ignorer dès qu'il la taquinait.
-Va te peigner ! Aboya Mr Dursley en guise de bonjour.
« Bien, n'est-ce pas mignon, » dédaigna Rose.
« Les cheveux des Potter sont les meilleurs, » proclama James tout en faisant un high five (= se taper dans les mains) avec son frère.
Une fois par semaine environ, l'oncle Vernon levait les yeux de son journal pour crier haut et fort que Harry avait besoin de se faire couper les cheveux. Harry s'était fait couper les cheveux plus souvent que tous ses camarades de classe réunis, mais on ne voyait pas la différence, ils continuaient à pousser à leur guise - c'est-à-dire dans tous les sens.
James sourit et se passa la main à travers ses propres indomptables cheveux.
Harry était en train de faire cuire les œufs au plat lorsque Dudley arriva dans la cuisine en compagnie de sa mère, Dudley ressemblait beaucoup à l'oncle Vernon. Il avait une grosse figure rose, un cou presque inexistant, de petits yeux bleus humides et d'épais cheveux blonds qui s'étalaient au sommet de sa tête épaisse et grasse.
« Juste exactement ce que toutes les filles recherchent chez un garçon, » leur dit Rose sarcastiquement.
La tante Pétunia disait souvent que Dudley avait l'air d'un chérubin -
« A-t-elle seulement réellement vu son fils ? » Demanda Scorpius.
Harry disait souvent qu'il avait l'air d'un cochon avec une perruque.
« Oncle Harry était décidément très amusant ! » Pouffa Hugo.
Harry essaya de disposer sur la table les assiettes remplies d'œufs au bacon, ce qui n'était pas facile en raison du peu de place qui restait. Pendant ce temps, Dudley comptait ses cadeaux. Lorsqu'il eut terminé, ses joues s'affaissèrent.
- Trente-six, dit-il,
« Ses joues s'affaissèrent devant trente-six cadeaux ! » Se prétrifia Lily.
« Morveux pourri gâté ! » marmonna Rose.
En levant les yeux vers ses parents. Ça fait deux de moins que l'année dernière.
« Il est tellement ingrat, » souffla Teddy.
« Pouvez vous imaginer ce qui ce serait passé si je m'étais plains d'avoir reçu trente-six cadeaux ? » Demanda James aux autres.
« Papa aurait été choqué de la similarité entre toi et son cousin, et Maman t'aurait jeté dehors, grondé et offert les cadeaux à quelqu'un d'autre ! » Lui dit Al en ricanant.
-Mon petit chéri, tu n'as pas compté le cadeau de la tante Marge, regarde, il est là, sous ce gros paquet que Papa et Maman t'ont offert.
-D'accord, ça fait trente-sept, dit Dudley qui commençait à devenir tout rouge.
Harry, qui sentait venir une de ces grosses colères dont Dudley avait le secret, s'empressa d'engloutir ses œufs au bacon avant que l'idée vienne à son cousin de renverser la table.
« Intelligente initiative, Mr Potter, » s'exclama Scorpius en faisant l'éloge d'Harry.
De toute évidence, la tante Pétunia avait également senti le danger.
-Et nous allons encore t'acheter deux autres cadeaux, dit-elle précipitamment, quand nous sortirons tout à l'heure. Qu'est-ce que tu en dis, mon petit agneau ?
« Il n'y a pas moyen de faire un tel marché ! S'exclama Rose, il va juste devenir encore pire si ils n'apprennent pas à lui dire non ! »
Deux autres cadeaux. Ça te va ?
Dudley réfléchit un bon moment. Apparemment, c'était un exercice difficile.
« Probablement en train d'essayer de trouver comment faire s'il veut encore plus que deux présents, suggéra Al, pas même Scorp recoit autant de cadeaux pour son anniversaire. »
« Ma Maman et mon Papa ne m'auraient jamais offert autant de cadeaux ! Les corrigea Scorpius, Maman dit que la pire chose qu'on peut faire pour ses enfants et leur éducation, c'est de trop les gâter. »
« Et elle a raison aussi, » lui dit Teddy.
Scorpius s'appretait à poursuivre la conversation, mais Lily le coupa et reprit sa lecture.
Enfin, il dit lentement:
-Donc, j'en aurai trente... trente...
« Merlin, qu'est-ce qu'il est bête. N'avait-il pas dit qu'il avait onze ans maintenant ? Demanda Hugo, choqué, même James pouvait faire deux plus trente-sept quand il avait onze ans. »
« Yeaah ! » S'exclama James en entendant son nom, puis réalisant exactement ce que venait de dire Hugo, il s'écria « HÉ ! » tout en lui envoyant un coussin.
Ils éclatèrent tous de rire, excepté James, bien sûr, qui feignait de sembler blessé, ce qui n'atteint personne. Ils connaissaient tous que trop bien James pour tomber dans le panneau.
-Trente-neuf, mon canard adoré,
Ils rirent encore plus en entendant l'horrible surnom de Dudley.
Dit la tante Pétunia.
-Bon, dans ce cas, ça va.
Dudley se laissa tomber lourdement sur une chaise et attrapa le paquet le plus proche.
L'oncle Vernon eut un petit rire.
« Je ne peux pas croire qu'ils encouragent ce genre de comportement, » se lamenta Rose avec consternation.
« Attend un peu d'entendre la suite Rose, ça devient pire encore, » pouffa Lily, qui avait continué à lire pendant que sa cousine râlait.
-Le petit bonhomme en veut pour son argent, comme son père. C'est très bien, Dudley ! dit- il en ébouriffant les cheveux de son fils.
« Ok, maintenant, Rose tu peux fulminer ! » Lui dit Lily en faisant mine de refermer le libre et en jetant un coup d'œil calme en direction de sa cousine, sachant que la plus efficace manière de faire cesser les interruptions de Rose était de lui laisser la parole une fois pour toute.
« Je ne vais pas fulminer, » répondit Rose avec indignation. Elle se sentait un peu vexée.
James, qui n'avait pas vraiment fait attention au fait que Rose n'avait cessé de couper la parole, se dit qu'il était peut être temps pour lui de faire une remarque intelligente. « Je pense qu'il y a plus important que la valeur de l'argent dans la vie. Papa par exemple vaut plus que n'importe quoi, et pas pour son argent. »
Il y eut une multitude de murmures d'approbation qui se propagèrent dans la pièce. Lily réouvrit le livre et retrouvant où elle en était, continua de lire.
A ce moment, le téléphone sonna et la tante Pétunia alla répondre pendant que Harry et l'oncle Vernon regardaient Dudley déballer le vélo de course, un caméscope,
« Qu'est-ce que c'est que ça ? » Demanda Scorpius.
« Un genre d'appareil moldu pour filmer, » lui dit Hugo, laconiquement.
« Bizarre comme nom. »
Un avion radio-commandé,
« J'ai l'impressin que la liste de cadeau sera assez longue… Ça sera plus rapide je pense si on t'explique tout à la fin, » suggéra Rose.
Seize nouveaux jeux vidéo et un magnétoscope.
« C'est la fin de la liste, » les informa Lily.
« Qu'est-ce qu'un avion radio-commandé et, par Merlin, qu'est-ce qu'un magnétoscope ? »
« Un avion est un moyen de transport moldu et s'il est radio-commandé, ça veut dire que c'est une version miniature que les enfants moldus utilisent pour jouer avec. Un magnétoscope c'est un peu comme un appareil photo. Les appareils photos moldus enregistrent un seul moment sur lequel les personnes ne bougent pas. Un magnétoscope enregistre davantage comme un appareil photo, » tenta d'expliquer Hugo.
« Ok, je crois que j'ai compris. Tu peux continuer à lire, Lily. »
Il était occupé à déchirer le papier qui enveloppait une montre en or lorsque la tante Pétunia revint dans la cuisine, l'air à la fois furieux et inquiet.
-Mauvaise nouvelle, Vernon. Mrs Figg s'est cassé une jambe. Elle ne pourra pas le prendre, dit-elle en montrant Harry d'un signe de tête.
« Ah bien sûr, elle ne s'inquiètent pas du fait que Mrs Figg s'est cassé une jambe, » grogna Rose.
« Je crois que je me souviens avoir vu Mrs Figg lorsque j'étais petit, leut dit Teddy pensivement, c'était une cracmol qui habitait pas loin de là où Harry a grandit. »
Horrifié, Dudley resta bouche bée. Harry, lui, sentit son cœur bondir de joie.
Rose ouvrit sa bouche pour protester, mais Lily la coupa d'un geste. Il devait bien y avoir une raison au fait que son Papa préfère rester avec les Dursley.
« Attend un moment, Rose, » lui dit-elle.
Chaque année, le jour de l'anniversaire de Dudley, ses parents l'emmenaient avec un ami dans des parcs d'attractions, au cinéma ou dans des fast-foods où il pouvait se gaver de hamburgers.
« C'est quoi ce truc ? »
« Forme de divertissement moldue, » répondit automatiquement Hugo.
Et chaque année, on confiait Harry à Mrs Figg, une vieille folle qui habitait un peu plus loin. Harry détestait aller là-bas. Toute la maison sentait le chou et Mrs Figg passait son temps à lui montrer les photos de tous les chats qu'elle avait eus.
« Ok, je peux mieux comprendre maintenant, » admit Rose.
« Elle semblait toujours agréable quand je la voyais, mentionna Teddy, confus, et je ne crois pas avoir déjà vu une seule photo de chat chez elle non plus. »
« Je me demande pourquoi elle n'était pas comme ça avec Papa, » songea Al.
« Les Dursley ne l'aurait probablement pas laissé aller chez elle si il appréciait cela, » fit remarquer Scorpius.
-C'est malin ! dit la tante Pétunia en jetant un regard furieux à Harry comme si c'était lui qui était responsable de la situation.
Harry savait bien qu'il aurait dû éprouver un peu de compassion pour cette pauvre Mrs Figg, mais ce n'était pas facile, car il pensait surtout qu'il s'écoulerait encore une année entière avant qu'il soit obligé de regarder à nouveau les photos de Pompom, Patounet, Mistigri et Mignonnette.
« Quels noms stupides, même pour des chats… » Se moqua James.
-On pourrait peut-être téléphoner à Marge, suggéra l'oncle Vernon.
Teddy rigola, tandis que les autres le fixèrent comme s'il était en train de devenir fou.
« Une fois, j'ai surpris Harry en train de dire à Ginny que il avait gonflé comme un ballon quelqu'un du nom de tante Marge, » expliqua Teddy.
Les autres le suivirent alors dans son fou rire.
« Brillant ! » Applaudit James.
-Ne dis pas de bêtises, Vernon, tu sais bien qu'elle déteste cet enfant.
Ça leur fit rapidement reprendre leur sérieux.
« Ils ne devraient pas dire de telles choses juste devant Oncle Harry ! » S'écria Rose.
« Maintenant, je suis vraiment encore plus content qu'il ait gonflé sa tante comme un ballon, » leur dit Hugo.
Les Dursley parlaient souvent de Harry de cette façon, en faisant comme s'il n'était pas là - ou plutôt comme s'il était un être dégoûtant, une sorte de limace incapable de comprendre ce qu'ils disaient.
« Ce n'est pas vraiment sympa ! » Protesta Lily.
« Je pensais que nous avions déjà réglé ce point. Les Dursley ne sont pas sympa, à quoi t'attendais-tu ? » Remarqua James, en levant les yeux au ciel.
-Et ton amie... comment s'appelle-t-elle déjà ? Ah oui, Yvonne...
-Elle est en vacances à Majorque, répliqua sèchement la tante Pétunia.
-Vous n'avez qu'à me laisser ici, intervint Harry plein d'espoir.
Pour une fois, il pourrait regarder ce qu'il voudrait à la télévision et peut-être même essayer l'ordinateur de Dudley.
« Et le laisser s'amuser un peu pour une fois, » s'énerva Al.
Scorpius se sentait vraiment mal pour ses amis. Harry était l'une des plus agréable et gentille personne qu'il connaissait. Mais la manière dont il avait été traité rendait Scorpius complètement fou.
On aurait dit que la tante Pétunia venait d'avaler un citron entier.
« Ce serait un sacré truc à voir ça ! »
« Personne ne te contredira Al, » fit remarquer Scorpius avec un sourire.
-C'est ça, grinça-t-elle, et quand nous reviendrons, la maison sera en ruine ?
« Explose là ! Explose là ! » Chantonna James.
-Je ne ferai pas sauter la maison, assura Harry,
« Papa » gémit James.
Mais ils ne l'écoutaient plus.
« Quelle surprise ! » Grogna Teddy avec sarcasme.
-Nous pourrions peut-être l'emmener au zoo, dit la tante Pétunia, et le laisser dans la voiture en nous attendant.
« Oh oui bien sûr, donc maintenant Oncle Harry est un chien, c'est ça ? » Demanda furieusement Hugo aux Dursley en question.
« Qu'est ce qu'il y a de mal avec les chiens ? » S'outra James, offensé, en pensant à son homonyme Sirius qui était animagi chien.
« Rien, je pense juste que ton père ne devrait pas être traité ainsi, c'est tout. » Lui répondit-il en soupirant.
-La voiture est toute neuve, pas question de le laisser tout seul dedans, trancha Mr Dursley.
« Évidemment, plus inquiet pour sa voiture que pour son propre neveu ! » Pesta Rose sur le même ton que son frère avait employé précédemment.
Dudley se mit à pleurer bruyamment.
« Et il est censé avoir onze ans, c'est ça ? » Se moqua Scorpius.
En fait, il ne pleurait pas pour de bon. Il y avait des années qu'il ne versait plus de vraies larmes, mais il savait que dès qu'il commençait à se tordre le visage en gémissant, sa mère était prête à lui accorder tout ce qu'il voulait.
« Il y a aucun moyen qu'ils acceptent ça quand même ! » S'écria Rose, exaspérée.
-Mon Dudlynouchet adoré,
Ils éclatèrent tous de rire en entendant l'horrible surnom de Dudley. D'ailleurs ils étaient persuadés qu'Harry devait aussi se retenir de rigoler.
Ne pleure pas. Maman ne va pas le laisser gâcher ta plus belle journée, s'écria Mrs Dursley en le serrant dans ses bras.
« Ils marchent à son caprice en plus ! » S'exclama Al, choqué.
-Je... veux... pas... qu'il... vienne ! Hurla Dudley d'une voix secouée de faux sanglots. Il gâche... toujours tout !
Dudley adressa alors à Harry un horrible sourire entre les bras de sa mère.
Teddy était en train de s'agiter, tentant de réprimer sa fureur. Comment quiconque pouvait se permettre de traiter son parrain comme ça ?
Au même moment, la sonnette de la porte d'entrée retentit,
-Oh, mon Dieu, les voilà ! dit précipitamment la tante Pétunia.
Un instant plus tard, Piers Polkiss, le meilleur ami de Dudley,
Tous se regardèrent l'un l'autre avant d'exploser de rire en même temps.
« Quel stupide nom ! » Rit James.
Entra dans la maison en compagnie de sa mère. Piers était un garçon efflanqué avec une tête de rat.
« C'est quoi son problème avec Harry et les animaux ? C'est à croire qu'il vit au milieu d'une ménagerie, » rigola Teddy.
« Qu'est ce que tu veux dire ? » Demanda Lily, confuse.
« Bien, plus loin, il avait décrit son oncle comme étant un morse, sa tante comme un cheval, son cousin comme ressemblant à un bébé baleine et maintenant ce Piers est un rat ! »
Ils pouffèrent bruyamment.
Quand Dudley tapait sur quelqu'un, c'était toujours lui qui tenait par-derrière les mains de la victime, pour l'empêcher de se défendre.
Ça arrêta brusquement tous leurs rires.
« Immonde cafard, » grommela James.
« Il est le meilleur ami de Dudley, James, signala Al, amusé, c'est assez évident qu'il doit être un immondice cafard au même titre que Dudley… »
Dudley cessa aussitôt sa comédie.
« Bien sûr, marmonna Rose, il ne peut pas se montrer faible devant ses amis. »
« Je me demande combien il les paye pour qu'ils soient amis avec lui, » grogna judicieusement Lily avant de continuer à lire.
Une demi-heure plus tard, Harry, qui n'en croyait pas sa chance, était assis à l'arrière de la voiture des Dursley, en compagnie de Piers et Dudley.
« Il pense que ça c'est une bonne chance ! » Dit James aux autres, choqué.
« Il a grandit avec les Dursley, » se contenta de lui rappeler Scorpius.
Pour la première fois de sa vie, il allait visiter le zoo.
« C'est tellement triste, » maugréa Rose. Lily hocha la tête d'approbation.
Son oncle et sa tante n'avaient pas trouvé d'autre solution que de l'emmener avec eux, mais avant de partir, l'oncle Vernon avait pris Harry à part.
« Pourquoi est-ce que j'ai un mauvais pressentiment ? Se demanda Teddy à voix haute.
Hugo haussa les épaules.
« Sais pas, » répondit inutilement Al.
-Je te préviens, avait-il dit, sa grosse figure rouge tout contre le visage de Harry,
« Berk, pauvre papa, » déclara James, espérant briser un peu la tension qui régnait dans la chambre.
Lily le regarda avec reconnaissance, parce que les autres l'avaient regardé comme s'il s'agissait de sa faute, juste parce qu'elle était celle qui tenait le livre et lisait ces horribles événements qui arrivaient à Harry.
Je te préviens garçon,
« Mr Potter a un nom, » grogna Scorpius en colère.
Que s'il se produit la moindre chose bizarre, tu ne sortiras pas de ce placard avant Noël.
Il y avait comme un tumulte de protestations dans la pièce, puisque chacun était furieux de la façon dont les Dursley traitaient Harry.
« Voilà pourquoi j'avais un mauvais pressentiment, » confirma Teddy.
« Je ne peux pas croire qu'ils puissent faire ça, cria Lily, si Dudley est âgé de trois mois de plus que Papa, alors ça veur dire qu'il passera huit mois enfermé ! »
« Ne t'inquiète pas Lil, la réconforta Teddy, Harry sera à Poudlard pour Noël. »
« Ça fait quand même encore quatre mois qu'il pourrait passer dans le placard, et qui te dit qu'ils ne lui ont encore jamais fait subir ce traitement auparavant. »
Teddy s'abstint de répondre. Il savait très bien qu'Harry avait déjà connu de tels horreurs. Il fit un geste à Lily pour l'intimer de poursuivre sa lecture. Il n'avait pas envie de lui mentir et le meilleur moyen était de ne rien dire du tout.
-Je ne ferai rien, assura Harry c'est promis.
Mais l'oncle Vernon ne le croyait pas. Personne ne le croyait jamais.
Le problème, c'était qu'il se passait souvent des choses étranges autour de Harry
« Ça alors, je me demande pourquoi ? » Marmonna Hugo, sarcastiquement.
« La magie Hugo. Ça s'appelle la magie, » ricana James.
« Le sarcasme James. Ça s'appelle le sarcasme, » lui répondit Hugo.
« Bien, alors tu sais ce qu'on dit. Le sarcasme est la plus basse des formes d'esprit. »
« Ah. Mais donc tu ne peux pas nier le fait que c'est une présence d'esprit. »
Voyant que leur discussion risquait de se prolonger encore longtemps, Teddy les interrompit.
« Peut-être auriez vous la suffisante présence d'esprit de laisser Lily poursuivre la lecture, » se moqua-t-il.
Et les Dursley refusaient de croire qu'il n'y était pour rien.
« Probablement parce qu'il était en effet la cause de ces événements, » fit remarquer Rose.
« Insinues-tu que Papa leur mentait ? » Demanda Al, candidement.
« Est-ce que ça compte vraiment lorsqu'on ment alors qu'on ne réalise même pas que ce qu'on dit est un mensonge ? » signala Scorpius.
Mais personne n'avait de réponse à cela…
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À suivre...
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Une petite review pour vos impressions ?
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