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Yo !

Hé oui, déjà la suite et fin du chapitre ! j'étais plus que motivée cette semaine :)

J'espère que ça va toujours vous plaire ! Je tiens à préciser que la fiction originale s'arrête à ce chapitre...

Alors si vous souhaitez que je la continue moi même, en continuant de cette manière, faite moi savoir !

Sinon je peux aussi faire un genre d'épilogue pour clôturer cette histoire...

Bref, dite moi, et en attendant, bonne lecture !


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Chapitre 6 : Une vitre disparait. (partie 2)

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Un jour, la tante Pétunia, fatiguée de voir Harry sortir de chez le coiffeur avec la même tête que s'il n'y était pas allé du tout, avait pris une paire de gros ciseaux et lui avait coupé les cheveux si court qu'il en était devenu presque chauve. Elle n'avait laissé qu'une frange « pour cacher cette horrible cicatrice ». Dudley s'était écroulé de rire en voyant le résultat et Harry n'avait pas pu dormir de la nuit en imaginant ce qui allait se passer le lendemain à l'école, où déjà on se moquait de ses vêtements trop grands et de ses lunettes rafistolées au papier collant.

« Comment oseraient-ils se moquer de lui ? Ce n'était pas sa faute s'il était traité ainsi, » chuchota Lily, ses yeux s'embuant de larmes.

« Les enfants peuvent parfois être les plus cruelles personnes, parce qu'ils ne réalisent pas à quel point certains mots peuvent être blessant, » lui répondit Teddy tristement.

Au matin, cependant, il s'était aperçu que ses cheveux avaient repousse tels qu'ils étaient avant que la tante Pétunia ne les coupe.

« Bien joué Papa ! Applaudit James, les cheveux des Potter sont imbattables. » Il se passa la main à travers sa propre chevelure rebelle et indisciplinée comme pour le prouver. Son geste ressembla étonnement à la manie qu'avait son grand père du même nom, même s'il n'avait pas eu la chance de le connaître.

Il avait été puni d'une semaine de placard sans sortir, malgré tous ses efforts pour essayer de leur faire admettre qu'il ne comprenait pas ce qui avait bien pu se passer.

Sentant l'atmosphère devenir lourde, James décida de l'interrompre à nouveau.

« Magie, » dit il d'un ton mystérieux.

Une autre fois, la tante Pétunia avait voulu le forcer à mettre un vieux pull de Dudley (une horreur marron avec des pompons orange),

Rose tout comme Lily eurent une expression de dégoût à la pensée de cette monstruosité.

Mais plus elle essayait de lui faire passer la tête à l'intérieur du pull, plus celui-ci rapetissait. Finalement, il s'était trouvé réduit à la taille d'un gant de poupée.

« Pas mal Oncle Harry, » murmura Rose.

La tante Pétunia en avait conclu qu'il avait rétréci au lavage. A son grand soulagement, Harry, cette fois-là, n'avait reçu aucune punition.

« Comment peut-elle être aussi bête ? » Questionna Al.

« Ça t'étonne encore ? » Se moqua Scorpius, en voyant l'expression incrédule de son ami.

En revanche, il avait eu de sérieux ennuis à l'école, le jour où on l'avait retrouvé sur le toit de la cantine. La bande de Dudley l'avait poursuivi dans la cour comme à l'accoutumée lorsque, à la grande surprise de tout le monde, y compris de Harry lui-même, il s'était retrouvé assis au sommet de la cheminée.

« Waouh ! » Ne put s'empêcherde s'exclamer Hugo, tellement il était impressioné.

« Ça c'est un accident de magie assez impressionnant ! » Approuva sa sœur.

Les Dursley avaient reçu une lettre furieuse de la directrice dans laquelle elle affirmait que Harry s'amusait à escalader les bâtiments de l'école. Pourtant, comme il l'avait expliqué à l'oncle Vernon à travers la porte verrouillée de son placard,

Teddy grogna. Ce qui rappela à Scorpius que Teddy avait des gênes de loup et il frissonna, espérant ne jamais avoir à faire face à la folie monstrueuse d'un loup garou.

Il s'était contenté de sauter derrière les poubelles qui se trouvaient à côté de la porte de la cuisine. Harry pensait que c'était le vent qui avait dû l'emporter jusqu'au toit au moment où il sautait.

« Nul, grommela James, même Al donne de meilleures excuses que ça. »

« Hé ! » répondit Al, Teddy frappe James pour moi, s'il te plait. »

Teddy gloussa. « Souviens toi qu'Harry avait entre l'âge de quatre et dix ans quand c'est arrivé tandis que Al a onze ans donc encore heureux que Al peut faire preuve de plus d'imagination. Et puis, Harry ne savait rien de la magie à ce moment. »

Mais aujourd'hui, tout irait bien.

« Les fameux derniers mots, » déclara Scorpius.

Lily eut un petit pressentiment et se sentit embarrassée à la pensée que quelque chose d'horrible allait arriver à son père.

Cela valait même la peine de supporter Dudley et Piers du moment qu'il pouvait passer la journée dans un endroit qui ne serait ni l'école, ni le placard, ni le salon à l'odeur de chou de Mrs Figg.

« Pauvre Papa, » prononça tristement Lily pendant que ses grands frères firent une grimace à la mention du chou, espérant remonter le moral de leur sœur.

Tandis qu'il conduisait la voiture, l'oncle Vernon se plaignait à la tante Pétunia. Il aimait bien se plaindre de choses et d'autres.

« Joyeux, grommela Hugo, maintenant nous allons pouvoir écouter les plaintes d'un morse ! »

Les gens qui travaillaient avec lui, Harry,

Teddy grogna.

La municipalité, Harry,

Teddy grogna à nouveau.

Son banquier et Harry

Teddy grogna encore.

« Vous savez quoi, annonça Rose, je pense qu'il adore Oncle Harry. »

James fixa sa cousine, choqué. « S'il te plait, dis moi que tu ne viens pas de dire ça. »

« Ça s'appelle du sarcasme James. Moi aussi je sais l'employer. »

Constituaient quelques-uns de ses sujets préférés. Ce matin-là, c'était aux motos qu'il en avait.

-... conduisent comme des malades, ces petits voyous ! dit-il alors qu'une moto les dépassait.

-J'ai rêvé d'une moto, cette nuit, dit Harry qui se souvenait soudain de son rêve. Elle volait.

« Dis moi que tu ne viens pas réellement de dire ça Papa, gémit Lily, même Hugo a plus de bon sens que ça ! »

« Hé ! » S'outra le garçon, feignant de se sentir blessé.

L'oncle Harry faillit percuter la voiture qui le précédait.

James ricana.

Il se retourna brusquement, son visage si rouge qu'il ressemblait à une énorme betterave à moustache.

Lily gloussa à la description avant de continuer.

-LES MOTOS NE VOLENT PAS ! Hurla-t-il.

« Ça c'est toi qui le dit ! » Ricana Hugo

« Et ne hurle pas au visage d'Oncle Harry ! » Ajouta Rose.

Dudley et Piers ricanèrent.

« Encore une occasion de nous prouver à quel point ils sont bêtes ! » Se désola Scorpius.

-Je le sais bien, répondit Harry,

« Allez Papa, tu avais déjà été sur une moto volante, pourtant ! » Gémit James.

« Il n'était qu'un bébé ! Lui rappela Al, c'est évident qu'il devait avoir tout oublier à ce jour. »

Ce n'était qu'un rêve.

Mais il regretta d'en avoir trop dit. Plus encore que les questions qu'il posait, les Dursley détestaient l'entendre parler d'objets qui sortaient de leur rôle habituel, que ce soit dans un rêve ou un dessin animé, comme s'ils redoutaient qu'il n'en tire des idées dangereuses.

« C'est Harry voyons ! Il ne ferait rien de mal, rigola Teddy.

C'était un samedi ensoleillé et le zoo était bondé de familles en promenade. Les Dursley achetèrent à Dudley et à Piers de grosses glaces au chocolat. Mais, avant qu'ils aient eu le temps de repartir, la jeune femme souriante qui vendait les glaces avait demandé à Harry ce qu'il voulait et

Lily fronça les sourcils, « ils n'avaient même pas l'intention de lui acheter une glace ? »

« Apparemment non, » répondit Scorpius, mécontent.

Ils avaient fini par lui acheter une sucette à bon marché.

« Je préfère les sucettes que les glaces, » commenta Al.

Elle n'était d'ailleurs pas si mauvaise que ça,

« Je te l'avais dis, » sourit Al, content de lui-même.

« Personne n'osera te contredire Al… Toi et tes goûts… » Se moqua Rose.

« Je disais juste, » souffla Al, en croisant les bras, l'air grincheux.

Pensa Harry tandis qu'il la léchait devant la cage d'un gorille occupé à se gratter la tête. L'animal ressemblait étrangement à Dudley, sauf qu'il n'était pas blond.

Ils éclatèrent tous de rire.

« Où la si grande vivacité d'esprit d'Oncle Harry est-elle partie ? Demanda Hugo.

« N'est-ce pas évident ? » Questionna James.

« Non, » lui répondit son cousin.

« Chez moi ! »

« Dans tes rêves James, » plaisanta Lily pour taquiner son frère.

James se mit à bouder.

Il y avait bien longtemps que Harry n'avait pas passé une matinée aussi agréable.

Chacun d'eux sourit du bonheur d'Harry. Jusqu'à ce que Rose interrompit leur béatitude.

« C'est triste qu'il n'ait pas eu une aussi bonne matinée depuis si longtemps. »

Il prenait la précaution de se tenir un peu à l'écart des Dursley pour éviter que Dudley et Piers, qui commençaient à se lasser des animaux, ne se consacrent une fois de plus à leur passe-temps favori: lui taper dessus.

Teddy grogna doucement et chacun d'eux lancèrent un regard noir en direction du livre.

Ils déjeunèrent au restaurant du zoo où Dudley fit une grosse colère parce que sa coupe de glace géante n'était pas assez grande à son goût. L'oncle Vernon lui en commanda une autre et Harry fut autorisé à finir la première.

« Je n'aurais même pas osé le demander, » dit Scorpius aux autres.

« Et c'est pourquoi tu n'es pas à Gryffondor comme le reste d'entre nous, » le taquina Al.

« Mais il n'y a aucun mal avec ça, dit-il en haussant des épaules, et puis Lily et Hugo n'ont pas encore été répartit… »

« Gryffondor, » s'exclamèrent les deux plus jeunes en même temps, avant d'éclater de rire.

Mais Harry aurait dû s'en douter: tout cela était trop beau pour durer.

« Ça sonnait trop bien jusqu'à présent, » interrompit James.

Après déjeuner, ils allèrent voir les reptiles au vivarium.

Lily espérait qu'il n'y aurait aucun serpent, ou au moins qu'ils ne seraient pas mentionnés. Elle détestait les serpents.

L'endroit était sombre et frais, avec des cages de verre éclairées qui s'alignaient le long des murs. Derrière les vitres, on voyait toutes sortes de lézards et de serpents

Lily frissonna.

qui rampaient et ondulaient sur des morceaux de pierre ou de bois. Dudley et Piers voulaient voir d'énormes cobras au venin mortel et de gros pythons capables de broyer un homme dans leur étreinte.

« Typiquement les mecs ça, » murmura Rose.

Dudley ne mit pas longtemps à dénicher le plus grand serpent du vivarium. Il était si long qu'il aurait pu s'enrouler deux fois autour de la voiture de l'oncle Vernon et la réduire en un petit tas de ferraille,

« J'aurais aimé voir ça ! » Rigola James.

Mais pour l'instant, il ne semblait pas d'humeur à tenter ce genre d'exploit. En fait, il dormait profondément.

« En-nu-yeux, » grommela James.

Lily lança un regard furieux à son frère elle voulait juste pouvoir sauter le passage concernant les serpents.

Le nez collé contre la vitre, Dudley contemplait les anneaux luisants du reptile.

Remarquant que Lily semblait un petit peu inquiète, Teddy passa ses bras autour de ses épaules pour la rassurer. Ça marcha un peu, elle lui fit un petit sourire reconnaissant.

-Fais-le bouger, dit-il à son père d'une voix geignarde.

« Quel petit enfant pourri-gâté, » rouspéta Rose

« Il a le même âge que nous Rose, » Signala Al.

« La ferme Al. Il est quand même pourri. »

L'oncle Vernon tapota la vitre,

« Pourri comme son père, » ajouta Scorpius.

Mais le serpent ne bougea pas.

« C'est un bon serpent ça, » interrompit Teddy, s'attirant alors un regard foudroyant de la part de Lily.

-Recommence, ordonna Dudley.

Rose s'exaspérait.

L'oncle Vernon donna de petits coups secs sur la vitre, mais le serpent continua de dormir.

« Ça me rappelle Maman essayant de réveiller James tous les matins, » ricana Lily.

-On s'ennuie, ici, marmonna Dudley

« N'était-ce pas James qui avait aussi qualifié le serpent d'ennuyeux juste avant ? » Dit Hugo avec un large sourire.

« Jamais de la vie ! Ne me compare pas à ce gamin ! »

« Tu l'avais fait James, » gloussa Teddy, moqueur.

En s'éloignant d'un pas traînant.

« Peut-il seulement se déplacer d'une autre manière ? » Demanda Scorpius ironiquement.

« Bien dit Scorp ! » Le loua Al.

Harry s'approcha alors de la cage de verre et contempla le serpent. Il n'aurait pas été surpris que le reptile soit lui-même mort d'ennui à force de rester seul dans cette cage sans autre compagnie que tous ces imbéciles qui passaient la journée à taper contre la vitre. C'était pire que de coucher dans un placard

Ils froncèrent tous les sourcils en se souvenant qu'Harry n'avait pas sa propre chambre.

Avec pour toute visite celle de la tante Pétunia qui tambourinait à la porte pour le réveiller. Lui, au moins, pouvait se déplacer dans la maison.

« Parfait, maintenant Papa se compare lui-même avec un serpent, » marmonna Lily

« J'ai toujours su qu'il y avait quelque chose de bizarre avec Oncle Harry, » rigola Hugo, ignorant le regard noir que lui lancèrent son meilleur ami et ses cousins.

« Il ne serait pas Harry, s'il ne faisait jamais rien d'étrange, » approuva Teddy.

Le serpent ouvrit soudain ses petits yeux brillants. Lentement, très lentement, il leva la tête jusqu'à ce qu'elle soit au même niveau que celle de Harry.

Et il lui fit un clin d'œil.

« O-kay, interrompit James, ça c'est bizarre. »

Harry resta bouche bée.

« J'aurais été pareil, » approuva Scorpius.

Il jeta un coup d'œil autour de lui pour s'assurer que personne ne le regardait, puis il adressa à son tour un clin d'œil au serpent.

« Quoique non, je n'aurais pas fait ça, moi, » ajouta Scorpius.

Le reptile fit un signe de tête en direction de l'oncle Vernon et de Dudley, puis il leva les yeux au plafond. Il semblait dire à Harry : « J'ai droit à ça sans arrêt. »

« Alors il n'était pas en train de dormir ? » Demanda James, confus.

« Oublie tout ça James, ce serpent est juste clairement bizarre, » dit Al à son frère.

-Je sais, murmura Harry, sans savoir si le serpent pouvait l'entendre à travers la vitre. Ça doit être vraiment agaçant.

« Et maintenant il parle au serpent, marmonna Lily, Papa peut décidément être très bizarre de temps en temps. »

« Ne parle pas à un serpent, Oncle Harry, les gens vont penser que tu es un fourchelangue, » l'implora Rose.

« Rosie, ce sont des moldus qu'il y a là-bas, fit remarquer Teddy, et puis tu es en train de t'adresser à un livre et en plus Harry ne connaissait encore rien des fourchelangues à ce moment là. »

Rose haussa les épaules, essayant de cacher son embarras.

Le serpent approuva d'un hochement de tête vigoureux.

Toute la pièce sembla sursauter. James qui s'était penché pour essayer de mieux voir le livre, avait glissé du lit sous la surprise et en moins de deux s'était retrouvé écrasé au sol.

« Ouille, » gémit-il, ce qui eut pour efficace conséquence de briser cet état de choc qui avait rempli la pièce.

« Ton père est un fourchelangue ? » Demanda Scorpius, impressionné.

« Apparemment, » répondit Al à son ami, tout aussi sidéré.

Lily décida de continuer à lire, l'incrédulité qu'elle ressentait à l'égard de la surprenante compétence de son père, se percevait clairement dans sa voix.

D'où tu viens ? demanda Harry.

« Seul Oncle Harry est capable d'avoir une conversation avec un serpent sans même penser que ça puisse être étrange, » interrompit Hugo en secouant la tête.

Le serpent pointa le bout de la queue vers le petit écriteau apposé à côté de la vitre.

- Boa constrictor - Brésil, lut Harry.

Lily frissonna. James le remarqua et essaya de réchauffer un peu l'ambiance.

« La fille du fourchelangue a peur des serpents, » dit il d'un ton taquin en regardant Lily.

Elle lui lança un regard mauvais. « Au moins, moi je ne suis pas tombée du lit quand j'ai découvert qu'il pouvait parler aux serpents, rétorqua-t-elle, clouant le bec à James.

C'était bien, là-bas ? demanda-t-il.

« Au moins Harry reste très poli, même avec un serpent, » commenta Teddy.

« C'est Papa, quand est-ce qu'il n'est pas poli ? » Demanda James avec malice.

« Exact, » admit Teddy.

Le boa pointa à nouveau la queue vers l'écriteau et Harry lut la suite: « Né à la ménagerie ».

« Pauvre serpent, » geignit Rose. Elle adorait les animaux.

-Ah, d'accord, je comprends. Donc, tu n'as jamais été au Brésil ?

Tandis que le serpent confirmait d'un signe de tête, un hurlement assourdissant retentit et les fit sursauter tous les deux.

« Qui veut parier que c'est un des animaux de la ménagerie ? » Questionna James, en se frottant les mains.

« Je ne pense pas que quelqu'un ici soit suffisamment bête pour accepter, » répondit Al d'un air morne.

-DUDLEY ! MR DURSLEY ! REGARDEZ LE SERPENT ! VOUS N'ALLEZ PAS LE CROIRE !

« Tu es vraiment obligée de crier Lily ? » Demanda Teddy, en tressaillant et en se frottant ses oreilles sensibles.

« C'est en lettres capitales, se justifia Lily en haussant des épaules, ça signifie que ce doit être crié. »

Dudley revint vers la cage en se dandinant aussi vite qu'il le pouvait.

« C'est à dire pas rapide du tout, » dit Scorpius avec un rire moqueur.

-Pousse-toi de là, toi, dit-il en donnant à Harry un coup de poing dans les côtes. Pris par surprise, Harry tomba sur le sol de ciment.

Teddy grogna et essaya de se concentrer pour refréner sa colère, ce qui n'était pas des plus facile puisque les autres ne se gênèrent pas pour insulter Dudley de tous les noms qu'ils connaissaient. Ça prit quelques minutes avant que le calme ne retombe suffisamment pour poursuivre la lecture. Ils n'aimaient pas le fait que les Dursley ne cessent de tourmenter Harry du début à la fin du chapitre… Et ça semblait être la goutte d'eau qui faisait déborder le vase.

Ce qui se passa ensuite fut tellement rapide que personne ne vit comment c'était arrivé.

« Ça semble prometteur, » l'interrompit James tout content, une étincelle brillant dans ses yeux.

Soudain, alors qu'ils se tenaient côte à côte devant la cage de verre, Piers et Dudley firent un bond en arrière en poussant des cris d'horreur.

« Qu'est-ce que Papa a fait ? » Demanda James, les yeux brillant de malveillance.

« Si tu arrêtais de m'interrompre peut-être que nous pourrions le découvrir, » lui dit Lily énervée.

Harry se redressa, le souffle coupé: la vitre qui retenait le boa prisonnier avait disparu.

« Ouah, ça c'est vraiment de la magie accidentelle super puissante, » haleta Scorpius, très impresionné.

« Bien sûr que ça l'est, c'est Papa ! S'exclama Al.

Le long serpent se déroula rapidement et quitta sa cage en ondulant sur le sol. Pris de panique, les visiteurs du vivarium se précipitèrent alors vers la sortie en hurlant de terreur.

« Ce n'est pas surprenant, grommela Lily, je déteste vraiment les serpents. »

Au moment où le serpent glissa rapidement devant lui, Harry eut l'impression d'entendre une voix basse et sifflante dire:

-Et maintenant, direction, le Brésil ! Merssssi, amigo.

« Un serpent poli ? » Demanda Teddy faiblement.

« Il semblerait, » Lui répondit Hugo.

Le gardien du vivarium était en état de choc.

« Je ne suis pas suprise, interrompit Rose, j'espère qu'il a pu rejoindre le Brésil, sain et sauf. Je demanderai à Oncle Harry. »

« Quoi ? » Demanda-t-elle en voyant les têtes incrédules qui la fixaient.

« Et comment prévois-tu de le lui demander ? » Demanda Scorpius avant de continuer avec une mauvaise imitation de la voix de Rose « Oncle Harry, tu sais ce Boa Constrictor dont tu ne nous as jamais parlé et que tu as libéré au onzième anniversaire de Dudley, tu sais s'il a réussit à atteindre le Brésil ? »

« La ferme, riposta Rose, et ma voix ne ressemble pas à ça ! »

-La vitre, répétait-il. Où est passée la vitre ?

« Dans le rien, c'est à dire dans le tout, » répondit promptement Rose.

« C'est au programme de quatrième année ça, » lui dit Teddy. Rose haussa les épaules ; la réponse avait été assez évidente si on y refléchissait logiquement.

Le directeur du zoo en personne offrit une tasse de thé fort à la tante Pétunia et se confondit en excuses. Piers et Dudley balbutiaient d'un air ahuri.

« N'est-ce pas ce qu'ils font habituellement ? » Demanda James.

« Bien dit Cousin, » approuva Hugo.

D'après ce que Harry avait pu voir, le serpent ne leur avait fait aucun mal, il s'était contenté de claquer des mâchoires tout près de leurs mollets pour s'amuser à leur faire peur,

Lily frissonna encore. Autant qu'elle en sache, c'était déjà bien plus qu'assez.

mais quand tout le monde eut repris place dans la voiture de l'oncle Vernon, Dudley raconta que le boa avait failli lui arracher la jambe tandis que Piers affirmait qu'il avait essayé de l'étouffer en s'enroulant autour de lui.

Scorpius grogna, « comme si il allait gâcher sa chance de rejoindre le Brésil en s'occupant de morveux comme eux ! »

« Il aurait été abattu s'il avait essayé, à moins que Papa ne lui dise d'arrêter. Mais ce n'est pas arrivé, heureusement, » s'exaspérait-il impatiemment. Ces moldus lui tapaient vraiment sur les nerfs.

Mais le pire, pour Harry tout au moins, ce fut lorsque Piers, qui s'était un peu calmé, dit:

-Harry a parlé au serpent, pas vrai, Harry ?

« Les Dursley ne vont pas aimer ça, » dit sévèrement James.

« Non, tu crois ? » Maugréa Al, sarcastique, en roulant des yeux.

« La ferme Al. »

L'oncle Vernon attendit que Piers fût rentré chez lui pour s'en prendre à Harry. Sa fureur était telle qu'il pouvait à peine parler. Il parvint seulement à dire:

-File... placard... pas bouger... rien à manger.

Puis il s'effondra dans un fauteuil et la tante Pétunia se hâta d'aller lui chercher un grand verre de cognac.

Teddy gronda férocement. Comment quelqu'un pouvait-il traiter Harry comme ça ? Son parrain. Harry était la personne qu'il admirait le plus. Lorsqu'il était enfant, il faisait tout pour ressembler le plus possible à Harry. Alors qu'il grandissait, Harry était la première personne qu'il pouvait allé voir pour recevoir des conseils. Et maintenant qu'il était un adulte, l'idéal d'Harry était le même que le sien. Égalité pour toutes les personnes, placer la famille avant tout le reste et travailler dur. Harry avait été sa figure paternelle et son héros aussi loin qu'il s'en souvienne. Le fait que son héros ait alors pu être traité de cette manière le rendait vraiment très furieux.

« Essaye-t-il de le faire mourir de faim, » demanda James à voix basse qui signifiait pour tous le danger. Il ne se fachait pas souvent mais si quelqu'un se comportait de manière horrible envers sa famille, alors il valait mieux faire attention au courroux plus que terrible de James Sirius Potter.

« Probablement, » lui dit Al d'un air sombre. Il se sentait aussi mal que Teddy et James. Comment pouvait-on oser traiter son père ainsi ? Al n'en avait aucune idée. Il fit signe à Lily, qui était clairement en train de bouilloner de rage elle aussi, de continuer.

Beaucoup plus tard, Harry, allongé dans son placard,

Teddy grogna à nouveau à la mention du placard.

Se désolait de ne pas avoir de montre. Il n'avait aucune idée de l'heure et il ne savait pas si les Dursley étaient déjà couchés.

« Je ne sais pas comment il pouvait réussir à dormir alors qu'il se trouvait enfermé à seulement dix ans, dans un placard, » mentionna Teddy.

Tant qu'ils ne dormaient pas, il ne pouvait pas se risquer dans la cuisine pour aller chercher discrètement quelque chose à manger.

Là, James sourit. « Un vrai fils de Maraudeur, » affirma-t-il.

Teddy sourit à son tour, sachant qu'il était également le fils d'un Maraudeur.

Il avait passé dix ans chez les Dursley, dix années sinistres, depuis que ses parents étaient morts dans cet accident de voiture alors qu'il n'était encore qu'un bébé.

La voix de Lily commença à trembler. Elle se sentait tellement désolée pour son père. Tout le monde baissa ses yeux, peiné pour l'éducation qu'avait reçu Harry et en respect à Lily et James Potter.

Il ne se souvenait pas d'avoir été dans la voiture lorsque ses parents aient été tués.

« C'est parce que ils ne sont pas morts dans un accident de voiture, » dit tristement James en s'adressant au livre. Il aurait tellement voulu recontrer ses grands-parents paternels.

Il semblait tellement malheureux que personne n'eut le cœur à se moquer de lui pour avoir parlé au livre.

Parfois, seul dans son placard, il fouillait dans ses souvenirs pendant des heures entières et une étrange vision émergeait de sa mémoire: il revoyait un éclair aveuglant de lumière verte et se souvenait d'une brûlure douloureuse sur le front.

La voix de Lily se brisa sur les derniers mots de la phrase.

« Il se souvient avoir été frappé par le sortilège de la mort ! » s'exclama Hugo, avec surprise.

« Apparemment, » souffla Teddy tout aussi surpris, et désolé pour son parrain qui devait souffrir de ce souvenir.

C'était sans doute le choc de l'accident, pensait-il, bien qu'il n'eût aucune idée de l'origine de la lumière verte. Il ne se rappelait rien de ses parents.

« Pauvre Papa, » chuchota Lily, les larmes remplissant ses yeux.

Teddy ne disait rien. Il savait à quel point Harry souffrait de ne pouvoir se souvenir de ses parents.

Son oncle et sa tante ne lui en parlaient jamais et, bien entendu, il n'avait pas le droit de poser de questions à ce sujet. Il n'y avait même aucune photo d'eux dans la maison.

Teddy sentit une puissante poussée de colère le submerger. C'était assez difficile de grandir sans ses parents. Ce devait l'être encore plus en ne sachant strictement rien d'eux. Teddy ne s'était jamais sentie aussi reconnaissant qu'il l'était envers les Weasley de lui parler autant de ses parents. D'ailleurs, ils l'encourageaient tous à poser des questions à propos d'eux. Harry lui avait même donné un album photo contenant de nombreux clichés de ses parents de la même manière que les Weasley en avaient accroché plusieurs sur les murs de leur maison.

Lorsqu'il était plus jeune, Harry avait souvent rêvé qu'un parent lointain et inconnu vienne le chercher et l'emmène avec lui, mais cela n'était jamais arrivé. Les Dursley étaient sa seule famille.

« Plus maintenant, » leur dit Hugo.

Un grincement du parquet à l'extérieur alerta Teddy sur le fait que quelqu'un venait. C'était trop bas pour que les autres puissent entendre, mais Teddy le pouvait avec son ouïe surdéveloppée.

« Quelqu'un arrive, cachez le livre, » siffla-t-il urgemment.

Lily ne posa pas de question. Elle ferma rapidement le livre et s'assit dessus juste au moment où la porte s'ouvrait.

« Papa ! » S'exclama Al.

« Salut vous tous, dit Harry avec désinvolture, qu'est-ce que vous faites tous, enfermé là-dedans ? Quelque chose de mauvais, je suppose. »

« Qu'est ce qui pourrait te faire penser à quelque chose comme ça, Papa ? Ne nous fais-tu pas confiance ? » Lui demanda James, d'un ton qui rendu de suite son père méfiant.

« On a entendu beaucoup de cris venant de la chambre, » fit remarquer Harry.

James était juste en train de nous raconter quelques farces qu'il a fait à l'école au dernier trimestre, » inventa radicalement Teddy.

« Bien, il vaut probablement mieux que je n'en sache rien alors, leur dit Harry, le repas sera prêt dans environs une heure. » Puis il tourna les talons et sortit de la chambre.

« Votre père est incroyable, dit Scorpius aux enfants Potter, mon père ne serait pas parti sans savoir ce qu'il se passe exactement.

« On sais, » répondirent fièrement les trois Potter d'une seule voix.

« Je ne peux pas croire qu'il a passé son enfance avec un placard comme chambre à coucher, demeurant le souffre douleur de sa tante, son oncle et son cousin, et espérant que quelqu'un vienne le chercher pour l'emmener loin d'ici. Aucun enfant ne devrait vivre de cette manière, » gémit Rose tristement.

« Mais c'est génial la manière dont son destin s'est finalement totalement bouleversé, » ajouta Hugo.

Teddy approuva. « Je suppose que c'est la raison pour laquelle il n'a jamais hurlé contre nous lorsqu'on faisait quelque chose de mal. Ça lui aurait rappelé des souvenirs de sa propre enfance.

« Je pense que crier serait peut-être mieux. Papa a une manière de nous faire nous sentir vraiment mal lorsqu'on lui fait de la peine. Il nous donne envie de tout faire pour ne pas le décevoir et on se sent de suite dégoûté de nous même lorsque ça arrive. Même s'il n'est pas là, » ajouta James à la déclaration de Teddy.

« Alors comment se fait-il que tu fasses encore autant de farces ? » Demanda Scorpius, réalisant que James devait ressentir cette émotion assez souvent.

« Papa sait que faire des blagues est une partie de ce que je suis. Aussi longtemps que je ne blesse personne ou ne perturbe quelqu'un dans ses études, il n'aura rien contre mes plaisanteries, » expliqua James.

« Juste en venant de le voir comme ça, je n'arrive pas à croire qu'il a pu traverser tout ça. Tout ce que nous venons de lire lui est arrivé. J'ai vraiment du mal à me faire à cette idée, » dit Al aux autres.

Ils acquiescèrent.

« Nous ferions mieux de continuer à lire si on veut réussir à arriver jusqu'au chapitre suivant avant le déjeuner, » les informa Teddy. Alors, sa voix légèrement tremblante, Lily reprit sa lecture.

Parfois, cependant, il lui semblait (ou peut-être était-ce un simple espoir) que des gens qu'il croisait au dehors le reconnaissaient.

« Des sorciers et des sorcières, » dit James en hochant de la tête.

« Bien joué Sherlock, » lui dit Rose.

« Qui ? » Demandèrent James et Scorpius en même temps.

« Un très célèbre personnage de fiction moldu qui est détective, » expliqua-t-elle.

« Il semblerait que tu vas venir avec moi en Études des Moldus, James, » plaisanta Scorpius.

James protesta et demanda à Rose, « Si il est célèbre, comment cela se fait-il que je n'ai jamais entendu parler de lui ? »

« Tu n'es pas un moldu, » signala-t-elle.

Lily les regarda se chamailler un moment avant de vivement les interrompre pour poursuivre.

C'étaient d'ailleurs des gens très étranges. Un jour, un homme minuscule coiffé d'un chapeau haut de forme violet s'était incliné devant lui pendant qu'il faisait des courses avec Dudley et la tante Pétunia. Après lui avoir demandé d'un air furieux s'il connaissait cet homme, la tante Pétunia s'était dépêchée de les faire sortir du magasin sans avoir rien acheté.

« Bien, c'est un petit peu inutile, » remarqua Scorpius, quel est l'intérêt d'aller dans un magasin pour ne finalement rien acheter…? »

Un autre jour, dans un bus, une vieille femme échevelée, tout habillée de vert, lui avait fait de grands signes de la main. Récemment encore, un homme chauve dans un long manteau pourpre lui avait serré la main dans la rue, puis était reparti sans dire un mot.

« Je me demande si ce dernier était Kingsley, » réfléchit Hugo.

« Je ne peux toujours pas me remettre du fait que vous connaissiez le Ministre de la Magie, » dit Scorpius à ses amis.

« Il était dans l'Ordre, il connaissait déjà nos parents depuis presque trois ans avant qu'il ne devienne Ministre, » remarqua Al. Ayant été amis avec le Ministre durant toute leur vie, auncu des enfants Potter et Wealsey n'avait jamais trouvé cela comme étant bizarre.

Le plus étrange, c'était que tous ces gens semblaient toujours disparaître dès que Harry essayait de les regarder de plus près.

« Ils transplanent, » les informa Rose.

James décida qu'il était temps de la remettre à sa place, « on sait Sherlock ! » lui dit-il.

Rose fixa James, avec intensité. La guerre était déclarée.

A l'école, Harry n'avait pas d'ami.

« Pauvre Oncle Harry, » chuchota Rose.

Tout le monde savait que la bande de Dudley détestait Harry Potter, avec ses vêtements trop grands et ses lunettes cassées,

« Ce n'est pas comme s'il y pouvait quelque chose ! S'exclama fougueusement Lily, ce n'est pas de sa faute ! »

Personne n'osa lui faire remarquer qu'elle était en train de disputer un livre. Lily devenait effrayante lorsqu'elle était en colère et personne ne cherchait à s'attirer les foudres de Lily Potter.

Et personne n'avait envie de déplaire à la bande de Dudley.

« Lâches, » souffla Lily en tendant brusquement le livre à Hugo.

« Hé, qu'est ce que tu fais ? » Lui demanda-t-il.

« C'était la fin du chapitre, s'expliqua-t-elle, c'est ton tour de lire. »

« Ok, c'est repartit, Les lettres de nulle part, » lu Hugo.

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À suivre…

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