Bonsoir à toutes et à tous!
En retard? Que nenni mes camarades! Je... Hum... Je réfléchissais. Ce n'est pas complètement faux en plus. Talim et Rosem'en soient témoins, je me suis vraiment cassée la tête sur ce couple. Ils m'ont posés beaucoup de problèmes. Et je ne suis pas satisfaite du résultat. Absolument pas. Mais je ne peux rien changer en même temps. Etrange? Oui je sais. C'est la loi de l'écriture!
Je remercie Leia26pour sa fidélité et ses adorables reviews :)
Disclaimer : Les personnes présents et cités appartiennent à Masami Kurumada.
Couple : Aioros & Shura
Du fond du coeur, merci pour vos lectures, vos reviews, votre gentillesse. Cela fait chaud au coeur :)
Bonne lecture!
« Déesse dans l'air répandue,
Flamme dans notre souterrain!
Exauce une âme morfondue,
Qui te consacre un chant d'airain. »
La prière d'un païen, C. Baudelaire
Assis en haut des marches au pied de son temple, Shura contemple le Sanctuaire. Il fait chaud, vraiment très chaud, à tel point que Camus s'est cloîtré dans le temple du Scorpion, où il a élu domicile depuis plusieurs années maintenant, et n'en sort que pour de très rares occasions. Les températures estivales sont difficiles à tenir pour les chevaliers des Glaces : Hyôga en fait également les frais, lui qui s'est enfermé chez son maître en compagnie du chevalier d'Andromède. Le Capricorne secoue ses mèches brunes et soupire doucement, tout en se frottant le visage. Il est épuisé. Pour combler l'angoisse sourde que la paix fait naître dans son cœur, il n'a de cesse de s'entraîner, et d'enchaîner plusieurs missions que lui octroie Shion afin de veiller à ce que la paix soit maintenue sur Terre. Rien de difficile évidemment. De toute façon, après ce qu'ils ont vécu, il voit mal ce qui pourrait être pire. Il a juste besoin... besoin de faire quelque chose. Besoin de ne pas rester inactif, sinon, il va devenir fou. Il ne veut pas réfléchir, il ne veut pas penser, il ne veut pas se rappeler. Il le faut pourtant. Il sait qu'il n'a pas le droit de fuir ses souvenirs. C'est une insulte à ses camarades que d'agir ainsi en quelque sorte. Mais il n'y peut rien. Ça fait mal. Ça brûle. Alors il ferme la porte de sa mémoire, et fait semblant d'aller de l'avant.
Il entend un bruit de pas et lève les yeux vers Angelo qui monte les marches menant jusqu'à sa porte en lui faisant de grands signes. Arrivé à sa hauteur, il lui frappe l'épaule amicalement en lui souriant de toutes ses dents. Ce qui est relativement effrayant. Shura grimace légèrement. Le Cancer ne s'est pas encore débarrassé de son rictus sadique de tueur. Il y travaille, mais visiblement, même après plusieurs années, ce n'est pas encore ça.
« Salut mon coupe-papier préféré! Ben alors, qu'est-ce que tu fais là? On fait soirée pizza chez Aphro' ce soir, t'as oublié? La vieille équipe, comme autrefois!
-Je ne pense pas venir finalement... J'ai... quelque chose à finir.
-C'est pour ça que tu es actuellement assis sur les marches de ton temple. Ouais, logique, ça se tient.
-Angelo... soupire le Capricorne.
-Il va te tuer, tu le sais ça au moins? Répond ce dernier en s'asseyant près de son ami.
-Je compte sur toi pour lui faire amplement profiter de mon absence en lui en montrant les nombreux avantages, et donc, le convaincre de me pardonner.
-Tu deviens vicieux mon pauvre vieux. Je me demande d'où ça te vient...
-Si on te le demande, tu diras que tu ne le savais pas... répond le dixième gardien lui lançant un regard appuyé.
-Je plaide non-coupable votre honneur. Plus sérieusement... Ça ne va pas Shu'? Tu n'as pas vraiment l'air en forme ces derniers temps.
-Si, tout va bien. Je suis juste fatigué à cause de cette fichue chaleur.
-A d'autres. On vient du Sud, toi comme moi. Et on a toujours vécu dans le Sud. Mais tu n'es pas obligé d'en discuter avec moi si tu n'en as pas envie. Je ne te forcerai pas. Seulement, ne me mens pas. Tu le sais en plus que j'ai horreur de ça.
- Désolé. Et merci...
-Allez, je vais essayer de contenir la fureur Suédoise. N'hésite pas à nous rejoindre plus tard si tu as envie. Ça lui ferait plaisir, et tu le sais.
-D'accord. Bonne soirée. »
Le Cancer se relève et reprend son ascension en direction du douzième temple. Shura reporte son attention sur le paysage, et sur les mouvements de cosmos qu'il perçoit dans le reste du Sanctuaire. La voix de son ami le coupe de nouveau dans ses réflexions.
« Au fait Shu'... Tu devrais parler avec Aioros. »
Surpris, l'Espagnol tourne la tête en direction du quatrième gardien, mais celui-ci a déjà fait demi-tour, et lui tourne à présent le dos, comme si de rien n'était. Derrière ses airs de grosse brute, Angelo devient de plus en plus pertinent, il faudra qu'il fasse un peu plus attention la prochaine fois. Lui qui avait l'habitude d'être le plus posé et le plus réfléchi d'eux trois... La situation a bien évoluée depuis l'avènement de la paix. Privés de leurs fonctions d'assassins, Angelo, Aphrodite et Milo avaient dû réfléchir à leurs actes, mais également à ce qu'ils voulaient faire à présent de leurs mains, tâche quelque peu ardue par moments. Il avait fallu tout le soutien et la patience de leurs amis pour que les trois anciens tueurs s'apaisent quelque peu et parviennent à faire quelque chose de constructif de leurs dix doigts. Quant à lui-même...
Il reporte son attention sur ses mains. Ses larges mains d'homme, calleuses, aux veines saillantes, parsemées de cicatrices et de traces de coupures, dont le dos a été brûlé par la chaleur du soleil grec. Il ne les aime pas. Il les déteste même. Ses mains lui rappellent trop de souvenirs. Et pas des bons. Il a horreur de ça. Horreur de voir le reflet de ses propres crimes sur son corps. Il crève de honte. Il crève de se rappeler ce qu'il a fait. Des crimes qu'il a commis. Envers sa déesse. Envers son ami. Envers l'homme qu'il aimait et qu'il aime toujours aujourd'hui. Il n'a pas la hargne d'Angelo, ni son envie de vivre cette nouvelle vie de toutes ses forces. Il n'est pas comme Saga non plus, qui a pu jeter au loin cette terrible dague dorée qui a atteinte à la vie d'Athéna par deux fois. Il vit chaque jour en portant dans son propre corps l'arme qui a coûté la vie à l'homme qu'il aimait. Excalibur se trouve dans ses bras. En lui. Il voudrait rejeter cet héritage, du plus profond de son être. Renvoyer au loin ce qui s'est transformé en malédiction. Mais il ne peut pas. Bien sûr qu'il ne peut pas. Comment renoncer à des centaines d'années de tradition pour le chevalier du Capricorne? Il n'en a tout simplement pas le droit. Il pense à son ancêtre, et se demande bien comment ce dernier aurait réagi à sa place. Rejeter son héritage, cela reviendrait à rejeter ses souvenirs passés aussi. Et il ne veut pas faire cela. Parce que son histoire l'a forgé, lui. Même s'il n'est pas toujours fier du résultat, il sait qu'il lui est impossible de faire abstraction du passé, pour la bonne raison que cela reviendrait à oublier son amitié avec Aphrodite et Angelo. Et cela, il s'y refuse. Parce que ce sont ses meilleurs amis, et qu'il les aime, profondément, malgré leurs différences de caractère.
Mais ces mains sont coupables; Coupables d'assassinat. Coupables d'avoir tué l'homme qu'il admirait le plus étant enfant. Coupables d'avoir attentées à la vie de leur déesse. Coupables d'avoir failli les priver de lumière jusqu'à la fin des temps. Coupables d'avoir servi aveuglément.
Bien sûr, Aioros lui a pardonné. Evidemment. Le Sagittaire est toujours trop gentil, même avec son propre assassin. C'est à pleurer, vraiment. Et pire que tout, il a accepté les sentiments de l'Espagnol, en lui disant qu'ils étaient réciproques. Les dieux rient-ils suffisamment à présent? Shura ne se souvient même pas où il avait pu trouver le culot d'avouer ce qu'il ressentait à son aîné. Trop d'alcool. Un coup de Milo. Ou d'Angelo, au choix. A moins que ce ne soit Dohko. Il ne s'en rappelle pas. Et il ne préfère pas. Cela devait être absolument pathétique. Parce qu'il ne voit pas comment cela aurait pu être autrement. Le simple fait de penser qu'il avait osé braver la colère d'Aiolia et son dégoût pour sa propre personne le rend dubitatif et lui donne envie de rire. D'un rire amer, dément. Un peu comme Saga autrefois... Ah non, mauvais exemple. Très mauvais exemple...
De nouveau, un bruit de pas dans son escalier. Il pose son regard sur la silhouette qui se dessine plus bas. Son cœur rate un battement. Aioros est là, plein de prestance et de sagesse. Ou de quelque chose qui y ressemble fortement. Il lui sourit, et le ventre du Capricorne se tord douloureusement. Il sait pourquoi son amant vient le voir. Il a été odieux ces derniers temps, à fuir sans arrêt vers de nouvelles missions. Pour ne pas le voir. Aioros n'est pas bête, il le sait bien tout ça. C'est toujours pareil à cette période de l'année. Il n'a rien dit jusqu'à présent, laissant probablement le temps au Capricorne de réfléchir un peu à tout cela. Seulement, il doit juger que cela a assez duré. Car contrairement à Shura, il préfère prendre le problème à bras le corps. Mais le Capricorne a peur. Et il ne sait pas comment réagir, comment expliquer à son amant ce qu'il ressent.
Mais Angelo a raison : il devrait lui parler. Parce qu'Aioros a des soucis lui aussi. Les dieux lui ont rendu la vie en tenant compte du temps qui aurait dû s'écouler. Le neuvième gardien est donc revenu âgé de 28 ans, comme s'il avait toujours vécu parmi eux. Comme si rien n'était arrivé. Sauf que ce n'était pas le cas. Aioros était mort. De ses mains. Il se retrouvait donc dans le présent, à être considéré comme un sage, comme un modèle pour toutes les générations, comme un adulte et un homme d'expérience, alors qu'il n'en avait aucune. Sensation étrange, déstabilisante. Shura sait que son amant en a beaucoup souffert. Que sa réintégration a été bien plus difficile que ce qu'on aurait pu penser au premier abord. Presque même plus que celle de Kanon ou de l'ex Grand pope. Parce que malgré tout, ils avaient tous été amenés à fréquenter les Gémeaux à un moment ou à un autre. Mais pas Aioros. Il s'était donc retrouvé au milieu de jeunes hommes qu'il avait connus gamins, et qu'il n'avait pas vus grandir. Situation extrêmement précaire et difficile. Shura l'avait vu en parler avec Saga. Ce qui est relativement ironique. Pas plus que leur couple cela dit... Aie, retour de l'humour noir. Mal, très mal.
« Tu ne devais pas aller chez Aphrodite ce soir?
-J'ai annulé.
-Ça ne va pas?
-Si, tout va bien. Je suis fatigué, c'est tout, répète le Capricorne pour la deuxième fois de la soirée.
-Je vois. »
Le silence retombe entre eux. Ce n'est pas un silence oppressant, c'est un silence calme. Il l'aime beaucoup d'ailleurs. Pour lui qui a du mal à combler les blancs qui s'installent souvent lorsqu'il est présent quelque part, la simple présence du Sagittaire est une vraie bénédiction. Ce dernier ne cherche pas forcément à parler non plus. Il écoute le silence avec lui, tout simplement. Il écoute leur histoire, qui s'écoule lentement, et qu'ils tissent, ensemble, pas à pas. Mais ce n'est pas facile tous les jours. Il se demande même si cela l'a déjà été, ne serait-ce qu'une fois. Y a-t-il eu une seule journée depuis le début de leur relation où ils ne se sont posés aucune question? Shura n'arrive pas à s'en rappeler. Cela lui paraît complètement impossible.
Aioros s'assoit à ses côtés, à la place occupée ultérieurement par le Cancer. Il est à distance respectable, mais pas trop non plus, à l'image même de leur relation. Comme si quelque chose restait encore entre eux. Une barrière. Une haie. Une tâche. Une tâche carmin. Du sang. Et un arrière-goût désagréable dans la bouche du dixième gardien. Ils s'aiment pourtant. Shura en a douloureusement conscience. Seulement, franchir ces quelques centimètres lui semble toujours aussi difficile. Et ça lui fait mal au cœur de contraindre Aioros a toujours être celui qui fait le premier pas entre eux. Shura ne peut s'y résoudre lui. Pas par fierté non. Cette dernière dort, emprisonnée dans les tréfonds de l'âme du Capricorne, depuis qu'elle a compris à quel point elle avait toujours été dans son tort. C'est plus par respect, ou par malaise. Il ne sait pas vraiment. Il a discuté avec Kanon et Saga, un peu. Il a essayé de comprendre comment ces deux derniers parvenaient à aimer et à être aimé par un être qu'ils avaient tué ou blessé profondément. Mais rien ne concorde avec sa propre perception. Il est inutile de chercher à comparer ce qui n'est pas comparable. Ses réponses, il ne les obtiendra nul part ailleurs que dans son propre couple. Mais il a mal. Il souffre. Et il trouve ça affligeant d'être celui des deux qui n'a de cesse de se plaindre. En silence bien sûr. Il ne ferait pas l'affront à Aioros de lui dire tout cela. Ce serait extrêmement mal venu.
« Arrête de penser à tout ça. C'est inutile, et tu le sais. »
La voix calme, douce, chaleureuse du Sagittaire s'élève doucement dans les airs. Shura tourne la tête vers son amant qui le regarde de ses beaux yeux verts, remplis d'émotions douces. Et d'un peu d'inquiétude aussi. Ah, et il y a ce soupçon de tristesse également. Il baisse le nez. Aioros lit en lui comme dans un livre ouvert. Il trouve ça affligeant d'être toujours incapable, à 27 ans et en tant que chevalier d'Or, de fermer son visage suffisamment pour qu'il ne trahisse pas ses émotions. Tous ses amis n'y parviennent pas bien sûr. Il sait qu'il est transparent pour Aphrodite et Angelo, preuve en est leur discussion un peu plus tôt. Les autres arrivent à cerner à peu près le problème. Quant à son amant... Impossible de masquer ce qu'il ressent.
Il soupire. Il sait déjà ce qui va suivre. Cette conversation, ils l'ont déjà eu un millier de fois depuis le début de leur relation. Ce n'est pas une dispute. Ils n'en ont pas besoin. Ils ne s'énervent pas, ou rarement. Ce n'est pas dans leur tempérament, ni à l'un ni à l'autre. Ils préfèrent discuter, calmement. Alors il repense à tous ces mots qu'ils ont déjà échangés. Aioros lui a déjà expliqué son point de vue bien sûr. Sans cela, il leur aurait été impossible d'avoir une relation à peu près saine. Il lui a répété un nombre incalculable de fois qu'à l'époque, le Capricorne n'était qu'un enfant. Un gamin de dix ans avec de trop grands pouvoirs, à qui le Grand Pope, instance suprême, avait ordonné de tuer un renégat. Ce n'était pas plus compliqué que cela. Et comme Shura était un excellent chevalier qui obéissait parfaitement aux ordres, il avait exécuté l'ordre qui lui avait été donné. Il avait fait son devoir. C'était une très bonne chose. Oui, vraiment?
« Si seulement j'avais pensé par moi-même... Juste une fois. Juste cette fois-là... » Murmure le Capricorne, tout bas.
Quelque chose qui coule sur ses joues d'abord. Des larmes. Du regret. Il n'y croit pas. C'est vraiment un comble. Le comble de la honte. Il ne veut pas montrer ses larmes à son amant. C'est une insulte, il n'a pas le droit de se plaindre, juste celui de s'excuser, encore et toujours, pour ce qu'il leur a fait, à lui, son amour, et à sa déesse. Il ne désire pas leur pardon. Ils lui ont déjà accordé, il y a bien longtemps. Non, ce qu'il aimerait... Il l'ignore en vérité. C'est tellement difficile de vivre avec soi-même... Il ne l'aurait jamais cru. Jusqu'à ce qu'il apprenne la vérité. Jusqu'à ce qu'il réalise ce qu'il avait fait. Ce que Saga avait fait. Il avait fallu lui pardonner. Mais ne pas oublier, surtout pas. Pour ne plus jamais refaire les mêmes erreurs de toute sa vie.
De nouveau, quelque chose de chaud, contre sa peau. La main d'Aioros. Rassurante. Dont le bout des doigts est abîmé à cause de son archer. Sa main qui essuie ses larmes. Et qui l'amène contre le corps puissant du plus âgé. Qui attire sa nuque vers lui pour le rapprocher des lèvres de son aîné. Qui le colle à ces dernières. Et leur douceur lui retourne le ventre, encore plus que d'habitude. Il ferme les yeux, il s'oublie. Comme toujours lorsqu'Aioros l'embrasse. Il n'y a plus de victime, ni de meurtrier. Il n'y a plus de chevalier, ni de garde dorée. Il n'y a plus de souvenirs douloureux. Il ne reste rien d'autre que la tendresse Il se sent bien. C'est rare. Mais il commence à percevoir tout ce qu'Aioros tente de lui expliquer au travers de ce baiser. Il y a de la douceur, bien sûr. Comme dans chacun des actes du neuvième gardien. Mais il y a également sa peine, ses propres souvenirs. Sa langue qui vient caresser sa bouche, qui lui demande l'accès. Tout comme ses paroles cherchent celui de l'âme de Shura depuis tout ce temps.
Alors le Capricorne cède. Il cède enfin, après toutes ces années. Ses barrières tombent, et les larmes coulent de nouveau. Mais cela n'a aucune importance. Ses mains s'accrochent désespérément aux mèches brunes de son amant. Rien ne compte, rien ne comptera plus jamais si ce n'est la bouche de celui qu'il aime. Il ne reste rien d'autre que cette sensation grisante. Rien d'autre que son amour absolu pour l'homme qu'il a toujours admiré. Il a chaud. Mais cela n'a rien à voir avec l'été. Cette chaleur, c'est l'amour d'Aioros, qui glisse dans son propre corps. Dans son cœur aussi. Et dans son âme surtout, pour venir panser ses plaies peu à peu. Il gémit doucement en sentant son amant rompre le baiser. Shura caresse sa joue. Il le trouve beau. Vraiment. Il en a presque le souffle coupé. A tel point qu'il en oublie sa gêne. Ses peurs. Ses doutes. Alors il revient poser un léger baiser sur ses lèvres. Et il lui sourit. Discrètement. Mais c'est amplement suffisant. Ce sourire a un goût de bonheur absolu. Alors l'archer l'embrasse de nouveau. Et il serre la main de Shura dans la sienne. Il l'enveloppe. Il la pardonne. Excalibur ne le blessera jamais plus. Il en est certain. Le passé est important bien sûr. Mais il refuse qu'il dévore leur avenir. Il préfère aimer l'homme entre ses bras. De toute façon, il a toujours été incapable de contenir ses sentiments. Et il ne voudrait le laisser à personne d'autre de toute façon. Après toutes ces années, il peut bien faire ce genre de caprices, non?
