Tu es né bien loin d'ici

Hello ! Ca faisait longtemps que je n'avais plus poster, je sais. Un jour, je vais finir par me faire lapider ^^ » ou pas perdre toutes mes lectrices (oui, je le mets au féminin, je me fais pas d'illusion. Le nombre de lecteurs masculins de yaoi doit être tellement infinitésimal qu'en l'occurrence on va dire que le féminin l'emporte) T.T

Mes cours me vident progressivement de toute mon inspiration et de mon énergie. Du coup, mes fins avancent laborieusement. Et, cerise sur le gâteau de moisi, je n'ai plus aucune amie à yaoi dans les environs IRL, et ça c'est un drame parce que plus personne ne me pousse à écrire…

Enfin, trêve de plaintes et de jérémiades, FFnet is for the fun ! Voici donc le nouveau chapitre tout beau tout frais ! (je voudrais pas spoiler, mais ce chapitre n'est pas très « safe for work », donc si quelqu'un lit au-dessus de votre épaule, il vaudrait mieux postposer la lecture :D). Enjoy !

Fye se maudissait intérieurement de sa faiblesse en levant régulièrement les yeux au ciel. Un jour, peut-être, il apprendrait à dire « non », mais il était maintenant trop tard pour éviter une situation qui ne lui plaisait pas.

Ça n'aurait pourtant pas été difficile de répondre quelque chose comme « ah, désolé, mais ça ne va pas être possible » quand Britanny lui avait demandé « s'il était d'accord de venir à sa soirée d'anniversaire ce serait tellement choouuuu et si en plus tu pouvais ahem inviter ton ami Kurogane ce serait chouuu aussi enfin juste pour que tu ne sois pas tout seul hein, même si euh j'ai vraiment, enfin des amies à moi ont vraiment envie qu'il vienne ahaha ».

Il posa le plus calmement possible sa tête contre le mur de sa chambre tout en continuant à se fustiger.

- J'ai vraiment été un pigeon. J'ai pas envie d'aller à cet anniversaire à la con, et en plus ce n'est même pas moi qui suis vraiment invité. Tssss. Et pourquoi j'ai transmis l'invitation à Kuro, en plus ?

Il se frappa deux fois la tête, histoire de remettre ses idées en place. Voilà. Avec un peu de chance, il pourrait ainsi comprendre POURQUOI au nom de tous les dieux du panthéon des asociaux, pourquoi il avait juste répondu « ah euh ben oui » et aussitôt demandé à Kurogane s'il était libre le vendredi. La réponse était simple : il avait agi sans réfléchir. Voilà ce qui arrive quand on laisse le naturel revenir, on fait des erreurs !

- Non mais la situation n'est pas désespérée. Finalement, je vais seulement à la soirée qui promet d'être la plus fournie en bière des dix dernières années alors que j'ai démontré que j'étais à peine capable de tenir le Kidibul sans être saoul…. Ça ne va sûrement pas être si dramatique.

Tout cela en comptant que Kurogane s'était gentiment proposé de l'héberger de nouveau pour le week-end, en faisant allusion au résultat de la dernière sortie de Fye.

Tout à coup, Fye détesta son ami. L'inviter chez lui ? Belle idée, vraiment. Oh, bien sûr, Kuro-chan ne pouvait pas être au courant que depuis un mois il avait à son égard des sentiments de moins en moins amicaux et des pensées de moins en moins chastes. Il ne pouvait pas deviner que plus Fye le voyait, plus il avait envie de toucher sa peau et de l'embrasser jusqu'à en étouffer. Et il ne pouvait également pas avoir connaissance de l'immense envie de Fye que tout cela reste à jamais secret.

- Je sais que je suis faible.

Avouer que lui aussi n'aimait pas les filles ? Pour quoi faire… La situation n'était déjà pas facile avant que Kurogane lui parle de ses penchants, mais au moins la vérité qui sommeillait au fond du cœur de Fye était endormie. Alors que maintenant… il devait regarder la vérité en face.

Fye se demandait toujours si ce qu'il ressentait pour Kurogane était généralisable à tous les hommes, ou si c'était juste de son ami qu'il était amoureux. Après tout, n'importe qui aurait succombé pour moins que ça, pour moins que cette statue grecque en version hâlée (et sûrement avec plus de matériel entre les jambes, du moins il l'espérait). Mais ça.. il ne lui dirait jamais.

Il ne voulait pas d'amour. Il n'avait plus que deux ans à tirer dans cet enfer social. Ce n'était pas d'un amoureux, d'un amant dont il avait besoin chaque jour, c'était d'un ami compréhensif qui puisse l'aider à garder la tête hors de l'eau pendant encore deux toutes petites et très longues années. Alors cela impliquait de ne jamais laisser Kurogane s'apercevoir de ce qu'il ressentait car il n'y avait à cette situation que deux réponses, et aucune qui soit satisfaisante. Si Kurogane le repoussait, c'était fichu, autant se jeter tout de suite plutôt que de dépérir à nouveau de solitude. Et si au contraire il l'acceptait… il n'aurait jamais la force de faire face. Kurogane ne savait pas à quel point Fye était déjà usé par ces années de souffrance solitaire. Il s'était accommodé de l'indifférence mais ne pourrait pas supporter une nouvelle vague de brimades. Et il ne pourrait pas non plus imposer à Kurogane de cacher pendant deux ans (s'ils tenaient deux ans, d'ailleurs ! C'est tellement fragile, un couple) leur relation. Et de toute façon ce genre de chose finit toujours par se savoir. Non, il avait médité suffisamment sur la question pour être bien sûr de la réponse : pas touche à Kuro-chan.

Ce qui signifiait qu'il allait devoir boire modérément et se blinder mentalement lorsqu'il dormirait dans le même lit que Kurogane, qui, LUI, ne semblait avoir aucun problème de tentation.

On était jeudi soir, il restait 24 heures pour trouver la force.

C'était raté. En beauté, en éclat et en alcool à 45 degrés, c'était raté. Il n'y avait dans cette maudite fête pas la moindre boisson qui ne contienne de l'alcool. Et Fye était en train de découvrir à ses dépens que le coca ne coupe pas vraiment la vodka et n'atténue pas ses effets, il la rend juste plus facile à boire.

Le blondinet sentait le sol tanguer en dessous de lui. Il se sentait de plus en plus mal et avait envie d'aller s'allonger. Mais pour cela il aurait soit fallu bouger, ce qui n'était pas possible sans vomir, soit s'étaler sur le sol qui tanguait, ce qui était aussi une mauvaise idée vu le nombre de gens qui dansaient autour de lui. Il finit par prendre son courage à deux mains et tenter une percée dans le flot de danseurs. Au pire… vu à quel point eux aussi étaient alcoolisés, ils ne se rendraient peut-être même pas compte qu'il pourrait leur vomir dessus.

Après avoir dûment régurgité quelque chose qui ressemblait à des carottes digérées (des carottes. J'ai vomi des carottes alors que j'ai même pas mangé de carottes), Fye se rendit compte que Kurogane se tenait près de lui.

Théoriquement, le blondinet aurait aimé posé une question sarcastique, du genre « ah, je crois qu'on a déjà vécu cette scène, non ? Tu viens me tenir les cheveux ? » ou encore « tu viens sauver mon brushing ? », mais il est bien connu que si la vodka désinhibe les mœurs, elle n'améliore pas vraiment l'élocution. Il sortit donc un :

- Gnuf ? Fais quoi ?

Kurogane semblait avoir bu au moins autant que lui, autant que Fye puisse en juger.

- Rentre. Marre s't'fête. Pis, j'crois qu't'es euh… oh, soit.

Ce qui, en langage sobre, voulais dire « j'aimerais rentrer, je commence à être lassé de voir des gens qui se bourrent la gueule. En plus, je crois que tu es contagieux, parce qu'avant je tenais très bien l'alcool mais là je me sens mal ! Et tant qu'à comater quelque part je préfèrerais que ce soit dans mon lit plutôt que dans le très laid parterre de fleurs de Britanny » (nous parlons ici de langage normal, pas de langage Kuro-abrégé).

Ni Kurogane ni Fye n'auraient su décrire exactement comment ils étaient rentrés jusque chez le brun. Mais l'homme bourré est tel le pigeon voyageur, il retrouve (presque) toujours le chemin jusque sa volière.

Par un même mystère, ils avaient réussi à se trainer jusque dans l'appartement de Kurogane en zigzagant beaucoup. Ledit Kurogane s'était purement et simplement effondrer sur son lit comme une masse, tandis que Fye avait dû s'y reprendre à trois fois avant de parvenir à s'asseoir sur le lit et pas à côté.

Ils étaient maintenant allongés côtes à côtes, et Fye se sentait comme quelqu'un qui n'a pas mangé depuis une éternité placé devant une sublime part de dessert. Était-ce possible que ce soit la peau de Kurogane qui dégage cette odeur si sensuelle, si désirable ? Et cette chaleur… il peinait à respirer tant la chaleur devenait étouffante mais il ne savait si c'était lui qui brulait ou la température de la pièce qui avait soudain augmenté.

Fye concentrait tout son corps à ne surtout pas bouger, ne surtout pas effleurer le corps de Kurogane. À travers les brumes de l'alcool qui lui soufflaient perfidement de se laisser aller, il tentait de mener une résistance qu'il savait vaine. Ils étaient dans ce lit depuis peut-être dix minutes et, à moins de se lever et de déserter en avouant ainsi ce qu'il ressentait, il ne pourrait pas tenir toute la nuit. Ce n'était plus qu'une question de temps avant que son désir dépasse sa volonté, qu'il se retourne vers Kurogane, que voir ses lèvres éveille son désir et qu'il ne puisse faire autrement que de le toucher, de franchir le pas qui changerait à jamais leur relation. Il voyait clairement les choses arriver, comme si elles s'étaient déjà passées. Une partie lucide de sa conscience lui signala posément que l'alcool enlevait les inhibitions, et qu'il n'était donc pas très sage d'avoir ce genre de pensées pour l'instant, c'était mettre le feu aux poudres.

Pourtant, Fye n'avait pas prévu que ce ne serait pas lui qui enflammerait la situation.

Il sursauta lorsque la main de Kurogane effleura légèrement sa nuque. Il se raidit imperceptiblement et concentra sa volonté pour ignorer ce contact accidentel. Mais le contact ne cessa pas, il se mua en une caresse douce qui courrait le long de son dos.

Fye se retourna d'un seul bloc, faisant ainsi face à Kurogane. Celui-ci avait les yeux grands ouverts, eux aussi en grande partie noyés dans l'alcool. Et au fond d'eux brillait une étincelle de désir que même un litre de vodka supplémentaire n'aurait pu dissimuler. C'est à ce moment que Fye capitula. C'était très certainement une mauvaise idée, cela allait changer un nombre incalculable de choses mais il était incapable de résister alors que Kurogane le regardait avec ces yeux là et qu'il approchait lentement son visage du sien. Il était trop tard pour reculer, alors autant en profiter avant la tempête. Il se laissa faire lorsque Kurogane raffermit son emprise sur sa nuque pour l'attirer vers lui et unir leurs lèvres.

Le baiser dura une éternité, qui avait sans doute tenu dans une minute. Lorsque Kurogane abandonna les lèvres de Fye pour descendre lentement vers son cou, le blondinet ne put retenir un hoquet de surprise. Il ne s'attendait pas à ce que cette zone soit si sensible. Il sentit son entrejambe se raidir d'une façon presque douloureuse suite à ce contact. Il se retrouva soudainement plaqué en dessous du géant brun tandis que celui-ci continuait à descendre de plus en plus le long du corps de Fye, le couvrant de baisers délicats. Fye sentait la pression monter de plus en plus et avait envie de supplier Kurogane de faire quelque chose d'autre que rajouter sans cesse un niveau d'excitation, parce que sinon il allait imploser de plaisir frustré.

Kurogane lui enleva son boxer, en l'arrachant à moitié, découvrant ainsi le sexe de Fye. Après une vague hésitation, il l'embrassa. Ce fut le stimulus de trop, et Fye ne put se retenir… Il baissa les yeux, honteux, ne voulant pas observer le spectacle.

Kurogane ne bougeait plus, d'ailleurs. Il semblait attendre quelque chose. Fye rougit en se disant qu'il devait s'attendre à ce qu'il lui rende la pareille mais comme Kurogane ne bougeait toujours pas, l'idée lui sembla tout à fait logique. Presque tentante, même si c'était un peu effrayant… Presque sans s'en rendre compte, il s'approcha de son ami. Ou amant, déjà ?

Fye n'aurait bien entendu pas pu savoir que Kurogane était en fait en plein bug mental. Le grand brun n'avait pas vraiment eu le loisir d'expérimenter sa sexualité ni dans son ancienne ville ni ici et, malgré un certain nombre de connaissances théoriques, il doutait un peu de la marche à suivre lorsque deux hommes couchent ensemble. L'alcool qui lui embrumait le cerveau ne l'aidait pas à réfléchir. Lorsque Fye était venu, cela l'avait encore plus déstabilisé… était-il censé continuer ? Non, il devait peut-être attendre un geste de Fye, finalement jusqu'à présent il n'avait fait que profiter de lui, il ne savait même pas s'il serait d'accord pour pousser l'expérience plus loin.

Mais Fye « profita » de cet instant de réflexion pour pousser Kurogane, et celui-ci, interloqué, se laissa faire lorsqu'il lui enleva à son tour son sous-vêtement. Il se rendit alors compte de ce qu'il voulait faire, et tenta de l'en empêcher l'effet de l'alcool commençait à se dissiper, et il lui semblait qu'il valait mieux, peut-être, qu'ils parlent et soient sûrs de ce qu'ils allaient faire. Mais la bouche de Fye se pressant autour de son sexe dissipa de nouveau toute pensée cohérente. Il n'était que sensations, tout son corps se concentrait à sentir les mains de Fye qui caressaient ses cuisses, et sa langue qui caressait le bout de son sexe. Parfois, un bref contact de ses dents sur cette zone si sensible stoppait momentanément la montée de son désir, mais cette maladresse l'excitait en même temps et il sentait qu'il approchait rapidement de la limite.

- Att… Aaatt… nnhh, dit Kurogane.

Bon, manifestement, la partie du cerveau qui gérait la parole avait grillé. Dans un ultime espoir de ne pas jouir dans la bouche de Fye alors que celui-ci avait l'air assez saoul pour ne pas se rendre compte de ce qu'il faisait, Kurogane empoigna le menton du blondinet pour presque l'arracher à ce qu'il était en train de faire. Tout juste. Le froid soudain le coupa dans son élan, même si c'était terriblement frustrant.

Fye le regardait comme une enfant qui se demande s'il a fait une bêtise, avec ses grands yeux bleus interrogateurs.

- Pourquoi ? demanda-t-il si bas que Kurogane failli ne pas l'entendre.

Raaah mais est-ce qu'il était au moins conscient du potentiel érotique qu'il dégageait, ce blond à l'air si fragile ? Nu, à moitié allongé sur lui, entre ses cuisses, dressé sur ses avant-bras pour scruter le visage de Kurogane avec cette expression entre la peine et l'attente… Le brun pria pour que Fye soit d'accord d'aller plus loin, parce qu'en le voyant ainsi il lui était impossible de faire marche arrière.

Il se jeta sur Fye comme une bête affamée, oubliant qu'il n'avait aucune expérience, il comptait sur l'improvisation et la coopération du jeune homme. Et celui-ci semblait plus que coopératif, cambré sous ses caresses et… visiblement de nouveau excité.

Tandis qu'il caressait d'une main le torse de Fye, il ouvrit de l'autre la porte de sa table de nuit pour saisir un paquet d'échantillons de lubrifiant et de préservatifs qu'il recevait à chaque visite au centre social où il était tenu d'aller tous les 15 jours, et où manifestement la dame à l'accueil semblait croire qu'il avait une sexualité débridée puisqu'elle lui refourguait chaque fois de quoi se protéger en quantité industrielle. Il n'avait jamais songé à lui dire qu'il ne comptait pas se taper la moitié de la ville, et en cet instant il songeait même plutôt à lui élever une petite statue.

Kurogane poussa délicatement le blond pour l'allonger sur le ventre. Il tremblait en déchirant l'emballage du préservatif tout comme celui du lubrifiant. De peur ou d'alcool, il ne savait pas trop.

Il se mit à la hauteur de Fye et lui mordilla la nuque délicatement pour le distraire de ce qui se passait plus bas, de sa main qui s'approchait lentement de l'intimité de Fye. Celui-ci gémit légèrement en sentant la première intrusion, d'abord douloureuse. Ensuite, une agréable sensation de picotement se déversa dans tout son corps, et il remua les hanches, incitant Kurogane à bouger, presque malgré lui. La sensation était étrange, dérangeante et en même temps il ne pouvait faire autrement que de poursuivre ce contact, tout son corps le désirait. Kurogane bougeait lentement les doigts, avec précaution, de peur de blesser Fye. Il sentait le blond contracter ses muscles autour de lui. Cela semblait lui plaire, ce qui rassura un peu Kurogane.

- S'il … te plait, gémit Fye doucement.

Il agrippa d'un bras la nuque de Kurogane et d'un geste hésitant il glissa son autre main vers les hanches du brun tout en rapprochant son propre bassin, collant ainsi leurs intimités. C'était un message on ne peut plus clair, que Kurogane décrypta sans mal. « Prends-moi. Maintenant ». Comment refuser ?

Fye cru mourir de douleur et de plaisir mêlés quand Kurogane fut en lui. Chaque mouvement créait une petite onde de bien-être dans son ventre. L'oreiller avait glissé, sa nuque lui faisait mal, le sommet de son crâne cognait légèrement à chaque mouvement de va et vient, mais le cerveau de Fye semblait ne pas tenir compte de ces informations, les enregistrant pour plus tard. Pour l'instant, il était tout concentrer à guetter avidement les petites vagues de plaisir qui survenait à intervalle régulier. C'était un peu comme la sensation de faire de la balançoire en se balançant de plus en plus loin. Mais en mieux, tellement mieux…

Le bonheur fut cependant de trop courte durée. Lorsque Fye planta ses ongles dans le dos de Kurogane en gémissant de plaisir dans son oreille, le pauvre brun sur-stimulé céda à un foudroyant orgasme. Lorsqu'il reprit un peu ses esprits, il se répandit en excuses.

- Pardon, désolé ! Je… Enfin, tu n'es pas euh… Pardon, mais tes cris c'était très… excitant ? je suis vraiment désolé, j'ai pas pu me contrôler !

Fye rougit un peu. Certes, c'était frustrant mais il ressentait en même temps une sorte de satisfaction à savoir qu'il avait fait perdre ses moyens au brun. Il embrassa longuement Kurogane pour lui signifier que la chose avait finalement peu d'importance.

Lorsque leurs lèvres se séparèrent, Kurogane, presque entièrement dessaoulé, prit un air grave.

- Il va falloir qu'on en parle.

- Oui, répondit Fye. Mais pas maintenant. Quoiqu'il se passe après, j'ai aimé ce moment, je veux qu'il reste intact.

- Bien.

La réponse arrangeait Kurogane. Cela lui laisserait le temps de réfléchir. Fye s'endormi presque immédiatement, assommé par le plaisir, la fatigue et la vodka. Et cette nuit, ce fut au tour de Kurogane de voir défiler chaque minute, les yeux ouverts, à peser le pour et le contre.

À l'aube, il se leva et sorti de son appartement.

Hé voila. J'espère que vous avez aimé ce chapitre et son lemon (prions le saint lemon) (quand j'écris lemon, j'ai soudain envie de boire du fanta citron) (on constatera que je suis très très fatiguée et que ma santé mentale, ça va pas mieux…).

Je profite pour remercier toutes les personnes qui lisent cette fic, et celles qui ont reviewer depuis le dernier chapitre. Je n'ai pas répondu à beaucoup d'entre elles et je vous présente toutes mes excuses. Je pourrais bien dire que je n'ai pas le temps (c'est vrai, certes) mais face à tous ces mots gentils et encourageant, je devrais trouver ce temps pour vous répondre. Je ne promets pas de poster vite le prochain chapitre (faut pas rigoler, là je vais être en stage de prof de français :D plus chronophage que ça, je vois pas !) (et puis j'ai un standing d'auteuse lente à tenir, quand même ! Une réputation, ça s'entretient !), mais je promets au moins de répondre à chaque review, même à celles qui me disent de me bouger les fesses pour écrire le prochain chapitre !

Merci encore de me lire!