Non, vous n'êtes pas en train d'halluciner après avoir mangé un champignon quelconque, ni en train de rêver. Full Little Merman continue ! Votre attente fut longue, très longue, très très longue, et je ne peux que m'excuser. Je n'abandonne jamais une fanfiction, et même si cela a pris du temps, j'ai enfin repris mon clavier en main. Je dédie ce chapitre à mes lecteurs, anciens ou futurs, à tous ceux qui m'ont encouragé.

Bonne lecture !

Edward aida le valet un peu épuisé à rejoindre la rive la plus proche. Maes le remercia et se releva, grelottant.

- Allons montrer à cette sorcière et à son maudit rejeton de quel bois on se chauffe ! s'exclama-t-il entre deux claquements de dents.

Ni une ni deux, l'ami du prince commence à s'élancer vers le palais, pour aussitôt freiner son élan et se retourner.

- Mais… Et t…

- Ne te préoccupe pas de moi ! le coupa aussitôt Edward. Trouves Roy !

Maes resta immobile quelques secondes, ébahi. Il pouvait presque voir des flammes brûler dans les prunelles dorés du jeune-homme poisson. La détermination de l'adolescent eu raison de son hésitation. Il acquiesça et reprit sa course, laissant Edward à moitié immergé à la surface.

- Je compte sur toi Maes. Je jure de très vite vous rejoindre et je sauverai tout le monde ! Je refuse qu'on paye pour mon erreur !

Sur ces mots, il replonge sous l'eau. Sa nage est rapide, sa concentration optimale. Ils ne gagneront pas. Il ne laissera pas Envy et Dante faire du mal à son prince et à son Royaume. Sa nageoire lui fait mal tant il force pour gagner de la vitesse. Al et Winry éprouvèrent d'ailleurs bien de la peine pour réussir à le rejoindre.

- Grand-frère ! Tu es en vie !

- Comment tu as fait ? s'étonna Winry au bord des larmes qu'on ne pouvait voir sous l'océan.

Edward s'en veut de les laisser encore une fois de côté, mais il n'a pas le choix.

- Pas le temps de discuter ! Je dois retourner au cimetière des épaves ! déclara-t-il.

Contrairement à ce qu'il s'était imaginé, ni Winry ni Alphonse ne tentèrent de l'en empêcher. Son ami et son cadet échangèrent un étrange regard avant de reporter leur attention sur lui.

- Compris, acquiesça son frère. Je suppose que c'est la potion pour devenir humain qui t'intéresse ?

- Exact. Quand j'étais allé chez elle, j'ai remarqué un nombre considérable de fioles sur ses étagères. Je suis quasi certain qu'elle fabrique toujours ses breuvages magiques en plusieurs exemplaires !

- Mais une fois que tu pourras de nouveau être là-haut, qu'est-ce que tu comptes faire ? s'inquiéta Winry. Cette mégère a de grands pouvoirs !

- Je me débrouillerai, la rassura Ed.

Les trois amis nagèrent sans s'arrêter jusqu'à la grotte de la sorcière. Ils n'hésitèrent pas à y rentrer, la sachant bien trop occupée à semer la pagaille à la surface pour se trouver à cet endroit. L'intérieur de la caverne n'avait pas changé. Ils se mirent à chercher la bonne fiole pour aider Edward à retrouver forme humaine. Al et Winry lui tendirent plusieurs fioles contenant un liquide rougeâtre, mais à chaque fois l'adolescent hochait la tête et continuait de son côté. Il ne fallait pas se tromper.

« Encore raté ! Pas celle-ci non plus ! Bon sang, vite !» pensait-il à chaque échec.

Enfin. Sa main finit par s'emparer d'une fiole à la forme élancée et au bouchon en forme de goutte. Il s'agissait de la bonne, sans aucun doute !

- Je l'ai trouvé ! cria-t-il aux autres.

- Génial ! lui répondirent en chœur Al et Winry.

Ils pouvaient enfin sortir de ce lieu lugubre. Cessant les recherches, ils se dirigèrent sans plus tarder vers la sortie et eurent tôt fait de constater un léger problème. Voire deux problèmes en fait. Et pas si légers que ça en plus …

- Qu … Qu'est-ce que… c'est que … ces horreurs ? bégaya Winry en s'accrochant au bras d'Alphonse, tremblante.

- J'en sais rien, mais ils n'étaient pas là avant ! fit remarquer inutilement Alphonse, tout aussi tétanisé qu'elle.

Edward, la main crispée sur sa fiole de potion, n'osait également plus bouger. Deux monstres aux yeux luisants leur faisaient face et leur barraient le passage. À première vue, il s'agissait de deux murènes assez imposantes. Mais ces créatures, et ça toutes les sirènes et les homme-poissons le savaient, n'étaient pas censées avoir des pattes de crocodile sur les côtés, ni des dents aussi longues ! Le blond et ses compagnons reculèrent lorsqu'elles poussèrent un cri strident pour les intimider.

- Se sont des chimères ! Roy m'en a parlé ! se souvint Edward. Une fusion de deux espèces différentes ! C'est … Ce genre d'expérience n'est vraiment pas bien vu à Amestris ! Apparemment, cette foutue sorcière s'y connait aussi en alchimie !

- Ed, sans vouloir te vexer, ce n'est pas le moment de nous montrer tes nouvelles connaissances ! s'emporta Winry.

Les deux murènes-crocodiles sont d'accord. Le temps presse. La faim les tiraille. Les deux montres foncent sur eux, les forcent à se séparer. Elles font claquer leurs mâchoires, fort heureusement dans le vide, pour tenter de happer toute cette délicieuse chair fraîche. On a beau leur lancer des fioles à la figure, elles continuent d'attaquer avec rage. Elles s'en prennent d'abord à Winry qui hurle de terreur, se contorsionne pour les éviter, cherche un recoin pour se cacher. Alphonse la défend, se sert de ses poings. Il n'y a plus de projectiles à lancer dans le coin. Une des murènes réussit à le morde au bras. Edward fait de son mieux pour l'aider, mais à une main, ce n'est pas évident.

- Ed ! Va-t-en ! hurle Alphonse en repoussant une énième fois l'une des murènes-crocodiles.

- Non ! T'es fou !

- On va se débrouiller ! Sors de cette maudite grotte et vas à la surface ! On les retient !

- Non !

Edward refuse. Abandonner son frère et sa meilleure amie ? Jamais ! Il voulait sauver Roy, oh ça oui, mais pas au prix de leurs vies ! Les murènes-crocodiles comprennent enfin qui est le plus vulnérable dans l'histoire. Protéger sa fiole donnait un sérieux handicap à Edward face à elles. Contrairement à cette sirène et à cet autre homme-poisson, il se défendait beaucoup moins ! Les deux monstres changent de cible, fondent toutes deux sur la même proie. Alphonse et Winry, surpris par ce brusque revirement, mettent une seconde de trop pour réagir. Le blond est projeté contre une paroi de la caverne. Le choc lui coupa le souffle, l'assomma presque. La fiole glissa entre ses doigts, le bouchon légèrement enlevé. Du liquide rouge s'en échappe par volutes troubles.

- Non ! articula Edward.

Il puisa dans ses ressources pour bouger. Ses assaillantes revinrent à la charge. Leurs gueules s'ouvrent. L'idiot ne fait même plus attention à elles.

BAM

Leurs crocs rencontrèrent deux poings. Winry et Al dressèrent une barrière de leurs bras entre les créatures et Edward. La bataille n'était pas finie.

Pendant ce temps, au palais, La lourde porte de la cave royal s'ouvrit enfin. Roy marchait lentement, Envy accroché à son bras. L'androgyne avait repris les traits de son petit protégé et chantonnait un air innocent pour garder l'héritier du trône sous son emprise. Ils commencèrent à descendre les marches de pierre, Dante sur leurs talons. La sorcière se tortillait les mains d'impatience, une expression presque démente sur le visage. Ils approchaient du but. Enfin. Après toutes ces années d'attente, cet exil infâmant !

Roy les emmena au fond de la cave, derrière les rangées d'étagères saturées de bouteilles de vin et les bibelots du palais. Il s'arrêta face à un mur contre lequel une vieille statue était adossée. La sculpture représentait un vieil homme encapuchonné dont l'un des bras était positionné devant lui, en position de prière. Le prince posa l'une des sienne contre sa paume glacée (1), et aussitôt, un déclic se fit entendre. Le mur se décala sur le côté, dévoilant ce qu'il cachait à Dante et à son fils. Envy siffla.

- Et ben ! Elle était bien planquée !

Dante entra dans la petite pièce qu'ils venaient de découvrir. Un socle de marbre se trouvait en son centre. La sorcière s'approcha plus encore, un horrible sourire étirant ses lèvres. L'objet de sa convoitise brillait de mille feux sur le coussin doré qu'on avait déposé dessus. Il n'attendait plus qu'elle.

- Minute ! Seuls les membres de la famille royale ont le droit de pénétrer en ce lieu !

Cette voix … Impossible. Envy et Dante se retournèrent. Maes Hugues, droit et fier, venait de les rejoindre. Dans chacune de ses mains, plusieurs petits couteaux se tenaient prêts à être lancés dans leur direction.

- Le valet de pacotille ! s'écria Dante. Tu es en vie ?

La sorcière, le regard désormais furieux, se tourna vers son fils qui haussa les épaules, pris au dépourvu.

- Je … Je ne comprends pas comment il a pu …

- Tais-toi et va voir dans leur cellule si l'autre y est toujours ! Je ne pense pas que lui se soit enfui ! Pas avec sa jolie queue de poisson ! rajouta-t-elle avec un rire mauvais. Je n'ais pas besoin d'aide pour éliminer un simple serviteur !

Maes ne chercha pas à retenir Envy. Son prince était là, à quelques mètres de lui. Mais pourquoi ne bougeait-il pas ? Pourquoi ne réagissait-il pas à son arrivée ? Il laissa de côté les questions. L'heure était venue de montrer de quoi il était capable. Couteaux entre ses doigts, il se concentra pour refaire surgir ses talents de soldat.

- Je suis Maes Hugues ! se présenta-t-il pour la forme. Valet et meilleur ami de Sa Majesté ici présente, époux d'une fleur de la passion et père d'une étoile resplendissante ! Je leur dédie ce combat et je jure que tu vas regretter de t'être attaquée à ceux que j'aime !

(1)J'ai galéré pour cette partie. J'espère que vous avez réussi à imaginer la position du bras. En fait c'est celle d'Edward par exemple dans FMA lorsqu'il veut faire une transmutation.

Voilà ! Merci encore à tous ceux qui m'ont donné leurs avis et je vous dis à la prochaine ! Rassurez-vous le délai de publication du prochain chapitre ne sera pas aussi long que pour celui-ci … Il sera sans doute achevé avant Noël. Enjoy !