Hey, Hey, Hey ! Hello les gens ! Vous m'avez manquez vous savez ! Je suis de retour, mais pas pour vous jouer un mauvais tour, non ! Pour publier la suite, oui, enfin ! C'est dur de trouver le temps pour écrire maintenant, je regrette déjà mon adolescence ... Je vous souhaite une bonne lecture et vous informe qu'il reste un chapitre après celui-ci et c'est la fin !

- Que … Qu'est-ce que …

Edward, interloqué, chercha des explications dans le regard de son prince. Le poignard de celui-ci était toujours planté dans sa chair. Roy lui avait lâchement enfoncé la lame dans le dos lors de leur étreinte, sans qu'il n'ait vu le coup arriver.

- Je … Pourquoi ?

Un mélange de stupeur et de peine troublait l'adolescent. L'idée de mourir poignardé par celui qu'il aimait ne lui serait jamais venu à l'esprit. Voilà d'ailleurs pourquoi il ne s'était pas tenu sur ses gardes et s'était fait surprendre. Sa situation lui parut totalement absurde, insensé. Lorsqu'on retira enfin la lame du poignard de son corps, il s'accrocha à la veste de son prince, cherchant toujours à comprendre. Il sentit un liquide chaud se répandre dans son dos, la douleur s'évaporer pour laisser place à une vision trouble.

Roy posa alors ses mains sur celles du blond qui tentait vainement de ne pas s'écrouler sur le sable. Il les repoussa violemment, sans aucune pitié. Edward voulut se relever mais ses forces commençaient à l'abandonner. Lorsqu'il croisa à nouveau le regard de son prince, le visage de celui-ci se fendit d'un horrible sourire. Un sourire diabolique et triomphant. Une expression sadique que jamais Roy ne pourrait arborer. Le blond compris. Dans un élan de rage et de désespoir, il voulut attraper la jambe de son meurtrier.

- Te forces pas, nabot ! se moqua alors Envy, reprenant sa forme initiale. Remarque, si tu tiens tant que ça à souffrir avant de mourir, je vais respecter ta dernière volonté !

Il empoigna Edward par les cheveux et le projeta d'un simple geste un peu plus loin. L'ondin cracha un peu de sang lorsque son corps vint s'écraser à nouveau contre le sable. Une colère brûlante l'empêchait de sombrer. Il ne voulait pas se laisser faire. Qui sait ce que ce monstre avait fait à son prince et à Maes. Alphonse et Winry comptaient sur lui. Il ne voulait pas mourir sans résister.

Envy le rejoignit et lui donna un violent coup de pied pour le retourner face à lui.

- Tu sais qu'à cause de toi je me suis senti humilié face à ma chère et tendre mère qui ne supporte pas les erreurs ?

Il se pencha sur sa victime, les yeux emplis de cruauté. Il voulait déchiqueter ce doux visage, accentuer ses souffrances, lui faire payer. Edward soutint son regard menaçant avec défi, faisant grandir cette envie de sang.

- Je vais te faire souffrir à un tel point que tu me supplieras de t'envoyer en enfer ! Et peut-être qu'alors, je me montrerai un peu plus clément en t'achevant sous la forme de ton cher prince, histoire que tu le voies une dernière fois.

Le blond voulut répliquer mais l'androgyne commença à le piétiner sans aucune retenue. À bout de souffle, Edward ne put empêcher Envy d'ensuite le chevaucher et de diriger son poignard encore imprégné de son sang vers son visage. Il fallait abîmer ce jolis minois pour plus de satisfaction. Le tortionnaire fit glisser la lame sur la joue de l'adolescent qui réprima un gémissement de douleur. Vainement, il tenta de ne pas se laisser défigurer avec le peu de force qui lui restait.

- Si tu crois … Que vous allez vous en sortir … Comme ça !

Il puisa dans ses dernières ressources pour renverser Envy et prendre le dessus. Bien que surpris par cet élan inattendu de force, ce dernier ne comptait pas lui laisser l'avantage très longtemps. Conscient cependant que son adversaire était déjà gravement blessé, il décida de lui lancer quelques piques avant de riposter pour de bon.

- Et que comptes-tu faire ? Ramper jusqu'au palais pour sauver tout le monde ? Tu seras mort avant même de quitter cette plage !

- Je vous emporterai avec moi ! Tant pis si je ne verrais plus Roy, l'essentiel c'est que lui et son royaume ne courras plus de risques. Je l'ai déjà sauvé une fois sans nourrir l'espoir de rester près de lui, et je suis prêt à le refaire.

Edward, tout en prononçant ses mots avec détermination, commença à entourer le cou d'Envy de ses mains et à exercer une étreinte visant à l'étrangler. Pour se débattre, l'androgyne chercha à continuer à le blesser au visage. La lame toucha plusieurs fois son but, mais le blond se fit violence pour ne pas abandonner sa prise. De nombreuses plaies strillaient maintenant ses joues et la douleur qu'elles causaient s'ajoutait à celle déjà bien lancinante de sa blessure au dos, mais il était résolu à tenir.

- Si tu meurs, je vais sans doute récupérer ma voix et je pourrai libérer Roy de votre emprise. Ensuite je vaincrai la sorcière qui te sert de mère et alors seulement je mourrai !

L'expression d'Envy devint démente. Un semblant de rire s'échappa de sa bouche.

- Tu crois vraiment… que tu vas… récupérer ta voix en me tuant ? Ca ne marche pas comme ça.

Edward ne savait pas s'il disait la vérité mais de toute façon il n'avait aucunement l'intention de le laisser vivre. C'était la première fois qu'il ressentait une haine si virulente envers quelqu'un.

- Si je meurs, tu ne la retrouveras jamais ! prévint Envy.

- Tant pis ! Ca n'a plus aucune importance après tout puisque je ne pourrais plus rester avec Roy ! lança Edward.

Sa prise se resserra davantage mais Envy décida d'écourter leur confrontation verbale. Cela commençait à devenir dangereux et il valait mieux reprendre l'avantage. Le blondinet se battait avec l'énergie du désespoir, une ressource accessible la toute fin, quand on sait la mort proche mis qu'on refuse d'abandonner avant de succomber. Il suffisait de le repousser et de lui porter un coup fatal. Après tous ses efforts pour essayer de l'étrangler, cette fois, il ne sera plus en mesure de résister.

L'androgyne s'empara des poignets d'Edward et, avec une incroyable facilité, rompit la prise qu'il avait sur son cou. Edward ne comprit qu'à ce moment là que son ennemi s'était purement et simplement laissé faire jusqu'ici pour pouvoir jouer avec ses nerfs. Il n'en demeura que plus hargneux mais son offensive suivante resta vaine. Envy ne tarda pas à le renverser et à le maintenir à terre. Il voulut se débattre mais son corps refusa de bouger. Il arrivait à ses limites. Il ne pouvait plus rien faire.

Il s'excusa auprès de son frère, auprès de Winry. Il ferma les yeux, se crispa de tout son être. Il sentit Envy bouger et n'eut aucune peine à l'imaginer lever son poignard pour lui ôter le peu de vie qu'il lui restait. Il se promit de ne pas laisser échapper la moindre exclamation de douleur lorsque la lame le transpercera à nouveau. Roy. Oui, voilà. Se concentrer sur l'image de Roy, sur les moments qu'il avait partagé avec lui. Peut-être, qui sait, qu'il le rencontrera à nouveau dans une autre vie. Dans une existence sans obstacles, sans ennemis. Un vague sourire étira les lèvres de l'ondin. Pourquoi pas.

Cette vision agréable fut brisée en mille morceaux par une douleur aigue qui lui parcourut le corps en une fraction de seconde. Il sentit la lame de son assassin percer sa chair, en ressortir. Soucieux de s'assurer qu'il ne mourrait pas sans souffrir, Envy décida de le poignarder autant de fois qu'il le faudrait. Les premiers coups agirent sur Edward comme des décharges, mais bientôt la souffrance se fit plus lointaine, abstraite. Il tint sa parole, seul du sang sortit de sa bouche. Ses yeux commencèrent à se voiler, à perdre leur éclat. Tout autour du lui disparaissait dans une brume de plus en plus épaisse et dense. Une brume transportant toutefois avec elle un semblant de mélodie de plus en plus audible. Quelqu'un chantait pour l'encourager à se laisser porter. Une voix douce et cristalline, une voix familière. Edward se laissa bercer, ferma ses paupières. C'était si agréable.

Une sensation étrange l'envahit de la tête aux pieds, semblable à un frisson intense. Il sentit le poids sur son corps disparaître, le tiraillement de ses blessures cesser. Une quiétude sans nom se diffusa dans tout son être, lui faisant prendre une sincère inspiration de soulagement. La chanson se rapprochait. Il ouvrit les yeux pour mieux distinguer ce qui l'entourait. Pas de plage, pas d'océan, juste une étendue infinie d'un blanc immaculé. Et là-bas, marchant vers lui, la silhouette d'une jeune femme dont les lèvres bougeaient et produisaient les sons magnifiques qui l'avait attiré jusqu'ici.

Edward se releva sans aucune difficulté. Il regarda ses mains, les porta à son visage. Aucune trace de sang ni de plaies. Son corps était redevenu intact comme au premier jour. Son attention se focalisa sur celle qui s'approchait de lui. Ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'il reconnut ce visage d'une douceur infinie, ces cheveux bruns coiffés en une queue de cheval laissée librement sur son épaule.

- Maman ?

Aucun doute. C'était bien Trisha Elric, sa mère, qui se tenait maintenant face à lui.

- Mon chéri, comme tu as grandi ! Viens, laisses-moi te serrer dans mes bras !

Edward se demanda comment il avait fait pour ne pas reconnaître tout de suite sa voix. Elle leur avait chanté tant de berceuses dans leur enfance ! Il hésita un instant à avancer. Était-ce réel ? il amorça un léger mouvement pour s'approcher de sa mère. Rien ne changea. Elle continuait de lui tendre les bras, souriant comme elle le faisait auparavant. Alors l'ondin se laissa entraîner par l'émotion et se jeta contre elle pour l'étreindre. Il sentit son parfum, sa chaleur. Tout cela n'était pas une illusion ni un rêve.

- Maman, c'est bien toi. Mais ou sommes-nous ?

Trisha lui sourit tristement.

- Tu es dans le mince espace qui sépare la vie de la mort. Je suis si heureuse de te voir, et si triste aussi … Tu as du traverser de terribles épreuves.

L'adolescent baissa la tête. Il n'avait réussi à sauver personne. À cause de son égoïsme, il avait mis tout le monde en danger. S'il n'avait pas voulut rejoindre Roy sur Terre, tout cela ne serait pas arrivé. Il serait sans doute encore en train de rêvasser sur son rocher préféré, Winry et Alphonse à Rezembool, et Roy en train de se préparer à diriger son pays, épaulé par Maes. La main de Trisha sur son épaule lui fit relever les yeux. Trisha arborait maintenant un air coupable.

- Mon cœur, tu n'as pas à t'en vouloir. Tu voulais être heureux, il n'y a rien de plus normal. La seule fautive, c'est cette sorcière de Dante. C'est elle qui a causé tous ses troubles, pas toi.

- Mais je me suis laissé berner ! J'ai été naïf, j'ai cru qu'elle voulait réellement m'aider ! J'aurais du me méfier…

- Elle sait manipuler les gens avec leurs sentiments, c'est sa spécialité. Tu n'es pas le premier dont elle s'est servie pour atteindre ses objectifs, crois-moi. Tôt ou tard, elle payera ses actes.

Edward acquiesça. Il espérait bien que cette horrible femme n'échapperait pas à la justice. Une question s'imposa alors dans son esprit. Sa mère semblait bien connaître Dante et sa manière de procéder. Se pourrait-il qu'elle l'ait connue de son vivant ?

- Maman, j'ai l'impression que tu sais pas mal de choses sur cette femme. Est-ce que j'ai raison ?

Trisha hocha la tête. Elle n'aurait jamais imaginé devoir en parler à son fils. À vrai dire, elle avait pensé que la sorcière avait été vaincue depuis des années avec son aide et celle de son mari. Parler de tout ça allait s'avérer assez difficile car elle se sentait coupable des malheurs de son fils aîné. Elle avait l'impression que son histoire s'était répété, qu'il payait pour son erreur passée.

- J'ai connu Dante, en effet, avoua-t-elle. Mais à cette époque c'était une femme vivant à Armestris, une femme humaine.

- Humaine ? répéta Edward, étonné. Elle n'est pas originaire de l'océan ?

- Non. Et elle vivait au palais en tant que conseillère royale. Rien ne pouvait laissé croire qu'elle nourrissait déjà à ce moment là de sombres ambition envers le royaume. Elle avait la confiance du peuple, et surtout, du roi.

Trisha se tut. Elle comprenait l'ébahissement de son fils et ne fut guère étonnée par sa prochaine question :

- Mais, comment sais-tu tout ça ? Comment as-tu pu la connaître à cette période ? Tu vivais à Rezembool, tu étais une sirène ! À moins que …

Maintenant qu'il y pensait, elle se tenait debout devant lui sur deux jambes, vêtue d'une robe simple. Encore une fois, il se demanda pourquoi cela ne l'avait pas choquer avant. Tous les événements qui s'étaient produits récemment l'avaient vraiment déboussolé pour qu'il en perde ainsi sa capacité de réflexion ! Néanmoins, quand les yeux de Trisha s'encrèrent dans les siens, il comprit sans tarder l'importance de ses prochaines paroles. Après tout ce temps, il allait enfin comprendre ce qui était arrivé à sa mère, pourquoi lui et Alphonse étaient devenus orphelins si jeunes.

Trisha inspira profondément. Il fallait faire vite, ne pas hésiter à tout dire. Le temps lui était compté. Elle pouvait déjà sentir son fils s'éloigner, même si celui-ci ne s'en rendait pas compte.

- Tout commença il y a dix-sept ans …