Chapitre 5. Désespéramment mortel
Sans aucune explication, les sept vampires se crispent.
Bella : je vous en supplie n'agissez pas en protecteurs, parce que vous n'êtes pas ici pour me protéger, seulement pour me comprendre.
Alice se tend, Jasper se tourne vers Bella pendant qu'Edward lui lance un regard suppliant.
Bella : tu peux ouvrir la porte Jasper, je vais bien.
La belle brune en profite pour enfiler une paire de chaussettes avant de s'attacher les cheveux en queue de cheval basse sur le côté.
Bella : évidemment Tanya, toujours présente lorsque j'ai le moins envie de la voir. Aro, je pense que vous savez tout ce qu'i savoir.
Aro : vous comprenez que je dois être sûre que vous ne parlerez de notre sombre existence à personne.
Bella : vous ne verrez rien. Par la même occasion je veux protéger mes créations, c'est ce qu'on appelle les droits d'auteur. Je ne me permettrai point de parler de droit de propriété, puisque vous avez désormais vos propres arbitres.
Caius : pouvez-vous expliquer pourquoi je me sens tout chose depuis mon arrivée ici ?
Bella : vous comprendrez bientôt. (Prenant le téléphone de l'hôtel) bonjour (…) oui pour un petit-déjeuner. (…) une bouteille de jus de pomme et une boite de céréales aux amandes et noisettes sans produit laitier s'il vous plait (…) très bien, merci.
Bella attrape son sac et balance toutes ses fiches de révisions et ses livres sur le lit. Marcus se met à rire inconsciemment.
Aro : qu'est-ce qui te prend Marcus ?
Marcus : seulement cette situation. Une frêle petite humaine seule dans cette chambre d'hôtel entourée de quatorze vampires et qui se comporte comme si il n'y avait absolument rien à craindre de nous.
Bella : vous n'avez absolument aucune raison de me faire du mal. Le fait que je sois au courant de votre existence ne peut pas être pris en compte ici puisque je suis parallèlement votre créatrice. Et vous ne pouvez m'attaquer puisque je vous intrigue et si vous me transformez, j'oublierai tous mes souvenirs. Pour ainsi dire, je n'ai absolument rien à craindre de vous.
Aro : ton assurance me déplait. De plus tu ferais un merveilleux vampire.
Bella : honnêtement, je pense que j'ai eu assez de conversions dans ma vie pour les prochains siècles. Alors laissez-moi réviser et mettez la en veilleuse, si ce n'est pas trop vous demander !
Tanya : comment est-ce qu'elle ose vous parler de la sorte et vous la laissez faire en plus ? non mais c'est le monde à l'envers.
Bella : bon écoute moi bien petite blondasse écervelée, ton petit Edward d'amour tu peux le prendre dans toutes les positions du monde, il ne t'aimera jamais. Pourquoi ? Tout simplement parce que j'en ai décidé et aussi parce qu'il ne peut pas se voir une blonde en peinture. Alors tu peux continuer à prendre ton pied mais tu ne pourras jamais assez le satisfaire tout simplement parce que tu n'es rien d'autre pour lui qu'une vide-couilles ! Il serait peut-être temps de grandir dans ta caboche desséchée. Je veux bien que le temps n'ait pas la même signification d'un humain à un vampire. Mais ça fait tout de même cinquante putain d'années que tu lui cours autour ma vieille et il n'en a toujours rien à cirer de ta gueule. Et merde à la fin Jasper à quoi ça sert que tu sois empâte, tu attends quoi pour l'utiliser ton don à la con ?!
Jasper : peut-être que c'est la faute à treize vampires que tu laisses sur le cul et qui me clouent sur place malgré ce bordel de sentiments qui émanent de toi ?!
Emmett : vous devriez vous calmer tous les deux…
Jasper et Bella : toi la ferme et me dis pas de me calmer !
Prise d'une pulsion, Bella va s'enferme dans la salle de bain.
Bella : prévenez quand vous seriez enfin prêts à vous casser d'ici !
La vache ! j'ai jamais vu une fille aussi en colère ! Elle est pire que ma Rose ! – Emmett
Bella… Bella qui se coupe les veines ! il faut partir avant qu'elle fasse quelques choses d'idiot ! Edward ! On doit s'en aller et toi aussi. Elle n'est pas prête à nous accueillir dans sa vie ! pas encore c'est trop tôt et en plus elle est stressée par rapport à ses examens. – Alice
Edward, je sais que tu m'entends. Je sais qu'au plus profond de toi, tu te rappelles de quand nous nous connaissions. Et je sais aussi que ces souvenirs te blessent autant que moi. Mais tu dois rentrer à Forks, j'ai besoin d'être seule et de réfléchir. Aro a compris que je n'ai rien à lui dire mais Marcus a senti le lien puissant qui nous tient depuis l'autre monde. Mais tu dois t'en aller surtout Edward ne regarde pas derrière toi. Je vais revenir. Je reviens toujours. Je ne sais pas comment m'excuser je t'ai tout volé : ta joie de vivre, ta famille, ta tranquillité et même ton âme-sœur. Je comprends ta haine envers moi, mais si tu restes maintenant, je ferais quelques choses d'idiot. Et aussi insensé que cela puisse être, les autres membres de ta famille tiennent à moi. D'autant plus Rosalie car elle se rappelle que nous nous étions liées d'une forte amitié dû à notre problème de fertilité ou plutôt de non fertilité. Tu dois t'en aller avec les tiens. Mais tu ne pourras jamais partir trop loin et je vais devoir vous suivre dans vos déplacements sans être proches de vous, car il y a ce lien transparent qui nous empêche de nous séparer. Je m'en veux tellement si tu savais, je me hais jusqu'au tréfonds de mon âme. Tu es l'ange et je suis l'Enfer qui se mêle à ton rythme de vie monotone. J'ai toujours su qu'il me manquait un grain et tu t'amusais à me le répéter. Mince, j'ai du mal à croire que je vais dire ça, mais je t'aime. Tu sais, mais nous nous sommes perdus entre les deux dimensions, je ne sais plus discerner le vrai du faux, le passé du présent. Il y a des moments où tu ressemble tellement à celui que j'aime et puis un petit détail me rappelle que tu n'es que cet être mystique sorti de mon imagination. Je me rappelle de cette discussion que nous avions eu lorsque nous sommes tous les six partis en voyage à Cancún et que je t'ai avoué détester les deux personnages principaux de mon roman et tu t'es mis à rire. Parce que c'est vrai qu'aux yeux de tous Edward est le petit-ami rêvé, pourtant pas à mes yeux. Il était trop idiot et merde trop romantique, je déteste le romantique, c'est juste niais ! C'est vrai quoi, quand on s'aime on le sait, on n'a pas besoin de se le prouver. Et c'est pour ça que je pense que nous étions faits l'un pour l'autre, rien à voir avec l'amour du premier coup parce que c'est totalement con. Non on était faits pour être ensemble car tu étais le prolongement de ma personnalité et vice-versa. Et j'étais bien à tes côtés, pas besoin de sourire, j'étais moi. Mais maintenant je me rends compte que je ne sais plus qui je suis. Je suis le croisement d'un génie de la littérature et d'une fille dingue de biologie. Sérieusement ? Qu'est ce qu'on en a foutre des différentes phases de la mitose ? Que dalle ! Alors rentre à Forks et laisse moi réviser cette merde une bonne fois pour toute. – Bella
Elle est tellement torturée, j'aimerais tellement l'aider – Esmé
Tout était plus simple avant. Il n'y aurait jamais eu une dispute parce que vous vous disputiez jamais, vous vous emmerdiez réciproquement et après vous couchiez ensemble. Mais maintenant vous êtes croisés et ça va être difficile de vous retrouver. Je ne me détacherai jamais de Bella, sache-le. On ne peut pas faire autrement, les souvenirs d'antan nous rattrapent. – Rosalie
Edward : allons-nous-en.
Dans le hall de l'hôtel.
Carlisle : que faisons-nous ?
Edward : vous rentrez tous chez vous et moi je vais en Alaska avec Tanya.
Alice : c'est l'hôpital qui se fout de la charité là ou bien je rêve ?
Edward : si seulement tu pouvais encore le faire. Mais non, je vais en Alaska avec Tanya. Je reviendrais la semaine prochaine pour les exams et je retournerai à ses côtés. Que vous soyez d'accord ou non.
Jasper : il est décidé Alice, ça ne sert à rien de débattre, il ne reviendra pas sur sa décision. Et c'est peut-être la meilleure des décisions pour nous tous. Elle met trop de désordre dans nos vies, nous devons nous éloigner d'elle. Nous finirons notre scolarité à Forks et ensuite nous partirons chacun de notre côté afin de trouver une solution. Mais pour le moment on reste éloignés d'elle.
Rosalie : je ne m'éloignerai pas d'elle. Vous ne la connaissiez pas, vous n'avez jamais pris la peine de comprendre ses points de vue. Vous préfériez aller faire le tour des banquets plutôt qu'avoir une discussion posée avec elle. Vous n'avez jamais voulu la connaitre et vous refaites la même erreur. Mais cette fois-ci ce sera sans moi.
Emmett : c'est elle qui nous a arraché notre humanité chérie, tu dois nous comprendre.
Rosalie : ce n'est pas elle qui nous a enlevé nos vies mais notre fric ! Elle n'était qu'un paramètre ! je ne l'abandonnerai pas ! Elle nous a permis de vivre tout ce qu'on vit aujourd'hui en s'arrachant de sa propre vie : elle s'est sacrifiée pour nous. Même si ça me déchire, si vous n'êtes pas capable de prendre ceci en compte alors nos chemins se sépareront.
Alice : tu vois ! Encore une fois elle nous éloigne ! Avant qu'elle arrive dans nos vies, Edward était mon meilleur ami, ma moitié et puis pouf elle est arrivée et Edward n'était plus le même. Nous partions toujours tous les deux à San Francisco une semaine avant son anniversaire mais il a préféré partir avec Bella à Lisbonne. Elle m'a tout arraché sous ses airs de petite fille sensible ! et je ne lui pardonnerai jamais ça. Tu m'entends Rose ? Jamais !
