Pairing : InoxKiba & NejixTen.
Rating : K+
Disclaimer : Les personnages sont de Masashi Kishimoto, mais l'univers et l'histoire sont de moi.
War of the districts
Chapitre premier
Un hurlement se fit entendre au lointain, sans que la jeune fille n'y tienne compte. S'effondrant à genoux en lâchant le grossier poignard qu'elle tenait, elle fixa avec horreur ses mains couvertes de sang, avant que son regard ne glisse sur le corps secoué de spasmes à ses côtés. Les larmes lui montèrent aux yeux, lentement, alors qu'elle comprenait enfin ce qu'il se passait.
Elle venait de tuer sa première victime. Un homme, dont elle n'apercevait que quelques formes floues sous le rideau de larmes couvrant ses yeux. Les couleurs se mélangeaient donnant un tableau que l'artiste avait peinturé à la hâte sans prendre le temps de respecter les couleurs et les jeux d'ombres.
Tout tournait autour d'elle alors qu'un haut-le-cœur la prenait. Elle se dégoûtait elle-même. Elle avait été envoyée dans ce lieu malgré qu'elle soit innocente et, maintenant, elle était en train de devenir aussi coupable que les autres criminels. Elle se sentit tomber vers l'avant, sous le choc des révélations, et rattrapa sur ses mains, les écorchant sur le béton dur qui recouvrait le sol.
Elle venait de comprendre. Désormais, elle n'était plus différente des autres. Elle était de la même espèce. Elle venait de tuer. Un crime qu'elle ne se pardonnerait sûrement jamais, malgré qu'elle ait défendu sa vie.
« Ino ! Ino ! »
Relevant les yeux, la jeune blonde découvrit un visage flou qu'elle peinait à reconnaître. Les larmes lui coulaient abondamment sur les joues alors qu'elle sentait enfin le goût salé dans sa bouche. Et aussi celui métallique du sang à cause du fait qu'elle se mordait violemment la lèvre inférieure pour ne pas éclater en sanglots.
L'inconnu se pencha vers elle alors que l'évidence la frappa une deuxième fois. Elle était faible, pleurant pour son premier crime. Elle avait oublié un élément important et se sentait encore plus faible, démunie face à cela. Dans son nouveau monde, c'était tuer ou être tué. Rien de plus.
En sursaut, Ino se réveilla, une main sur la poitrine. Elle se redressa sur le lit inconfortable qu'elle occupait depuis deux mois et fixa les barreaux devant elle, sans vraiment les voir. Ce n'était qu'un rêve. Elle n'avait jamais commis ces actes, non, ce n'était qu'un rêve. Du moins, elle essayait de se convaincre, vu le réalisme de ces images.
Mais ce fut le gardien qui vint taper contre les barreaux de sa cellule qui la convainquit ; il ne serait sûrement pas là dans cette ville sombre où des combats se livraient et elle ne serait sûrement pas emprisonnée.
« Hey, la mioche ! Dépêche-toi d'enfiler ça, ton carrosse royal part dans quelques minutes pour ton nouveau quartier, ricana-t-il. »
Le gardien lui lança une nouvelle combinaison grise qu'elle attrapa au vol en saisissant aussi un bout de tissu faisant office de rideau. Elle le plaça au deuxième étage inoccupé de son lit superposé. Sa cellule était faite pour accueillir deux prisonniers mais elle avait toujours été seule pour aucune raison apparente.
Une fois le rideau installé, elle se changea et balança son ancienne combinaison orange sur le lit. Ensuite, elle se tourna vers le miroir et attacha à la hâte ses cheveux blonds en une queue de cheval haute. Finalement, elle récupéra le vêtement orange avant de s'approcher des barreaux. Le gardien vint lui ouvrir en jetant le vêtement sur son bureau et menotta ses mains. Il en fit de même avec ses pieds pour lui couper toute fuite et relia les deux paires de menottes d'une chaîne.
Elle fut ensuite guidée à la fourgonnette servant au transport des prisonniers. C'était un vieux véhicule gris aux vitres épaisses et à la carrosserie résistante. L'arrière était séparé de l'avant par une grille encore en parfaite état. Deux policiers étaient déjà installés à l'avant et discutaient à voix basse. Ino monta à l'arrière avant que le gardien ne referme la porte. La jeune blonde entendit alors le « clic » familier de la barrure des portes.
C'est en regardant à l'avant et à l'arrière qu'elle remarqua que la fourgonnette roulait au centre d'un convoi de trois véhicules, deux voitures de police surveillant l'arrière et l'avant pour que la prisonnière arrive à bon port, soit au quartier sombre de Konoha. La jeune blonde tourna la tête vers la fenêtre et observa le paysage défiler sans vraiment le voir, perdue dans ses pensées.
Elle se demandait surtout si les criminels du quartier sombre avaient appris qu'une nouvelle allait bientôt débarquer sur leur territoire. Elle n'était pas vraiment sûre de pouvoir survivre longtemps si jamais ils étaient déchainés et qu'ils voulaient tuer tous ce qui bouge, comme elle le soupçonnait. En fait, elle ne s'attendait pas du tout à un accueil chaleureux de la part de ces hommes et de ces femmes.
Une étrange émotion lui tordait l'estomac, sensation qu'elle avait vécu qu'une seule fois dans sa vie ; lorsqu'elle avait aperçu le couteau levé d'un des deux hommes à mort de ses parents. La peur. Elle avait peur de cet environnement hostile où régnaient en maitre les dangereux criminels de sa communauté. Elle avait peur de… ne pas réussir à survivre.
Lentement, elle remarqua que le paysage se faisait de plus en plus sombre. Les immeubles semblaient abandonnés et les maisons n'étaient plus qu'un tas de débris. Le convoi se rapprochait de plus en plus du quartier sombre. Les minutes s'égrainaient et, bientôt, Ino devrait faire face à son destin, dans un lieu qu'elle aurait aimé ne jamais voir de sa vie.
Finalement, le convoi s'arrêta face à une énorme grille. Au milieu de cette dernière, la jeune blonde aurait juré voir une énorme lame, dont les tiges métalliques en dessinaient les détails et le contour. Accrochée sur le muret à la droite de la grille, une plaque d'argent brillait par la lumière que laissait filtrer les nuages gris. « Quartier sombre » pouvait-on y lire. Deux gardiens se tenaient de chaque côté de la grille, à une distance où les criminels passant leurs bras par la grille ne pouvaient les toucher.
Ainsi, Ino y était arrivé. Le conducteur de la fourgonnette et descendit, en déverrouillant les portes, et ouvrit celle d'en arrière. Il tira la jeune blonde qui dû les mettre les pieds au sol et l'approcha de la grille. Le deuxième policier de la fourgonnette vient prendre le bras de la jeune fille pendant que son compatriote lui retirait les menottes entravant ses chevilles et ses poignets ainsi que la chaîne.
Une fois ceci fait, il fit signe à l'un des gardiens qui ouvrit la grille. Rapidement, Ino se sentit pousser vers le quartier sombre et fit quelques pas. La seule voie de sortie qu'elle apercevait se referma derrière elle, sa lourde porte se verrouillant pour un temps indéterminé. Jusqu'à ce que le prochain malheureux soit condamné et conduit ici, finalement.
Détournant le regard de la grille, Ino le posa devant elle, examinant les lieux. Les immeubles et les maisons semblaient encore pires que ceux qu'elle avait aperçu durant le trajet, ils étaient presque sur le point de s'écrouler. Décidément, cela faisait des années que personne ne s'en préoccupaient. Les vitres étaient toutes crasseuses et noires de suie. Certains murs avaient brûlé, donnant un aspect encore plus désolant des lieux.
Tout semblait lui donner l'ordre de repartir, de ne pas s'aventurer plus loin. Mais elle n'avait d'autres choix que de les ignorer ces voix, sa porte de sortie étant déjà refermée. Elle leva donc la tête et essuya du revers de la main les larmes qu'elle versait sans s'en rendre compte.
Ce fut la tête haute et les yeux rougis par les larmes qu'Ino s'engouffra dans la première ruelle désolée qu'elle aperçut.
En environ deux heures, Ino avait parcouru seulement quelques ruelles. Les débris des murs effondrés formaient quelques tas au sol, ce qui rendait la progression difficile. Ses pieds la faisaient souffrir dans ses bottes en cuir trop serrées, issues des séries policières, à force de marcher sur les débris formant un sol inégal.
Les murs encore debout des maisons étaient calcinés ou à moitié écroulés. Le coin du quartier sombre où elle se trouvait présentement ne semblait pas être l'abri de quelconques criminels, il semblait plutôt abandonné. Ils devaient s'être réfugiés plus loin, quelque part où les maisons avaient encore des murs prêts à essuyer des attaques.
Mais le plus frappant dans tout cela, c'était le silence. Ino le redoutait comme elle l'appréciait. D'un côté, il lui semblait que quelqu'un se cachait dans l'ombre des bâtiments et qu'il était prêt à lui tomber dessus à tout moment. Mais d'un autre côté, elle avait l'impression d'être seule dans ce quartier, que personne ne lui ferait du mal.
Elle n'avait vu aucun animal. Seules quelques araignées la scrutaient de leurs nombreux yeux globuleux. Plusieurs fois, des toiles d'araignées lui barraient le passage. La jeune blonde avait tout simplement l'impression que le quartier sombre était complétement abandonné, qu'aucune âme n'y vivait encore.
Ce fut un sifflement qui démentit cette pensée. Un sifflement meurtrier qui passa tout juste à côté de son oreille, l'effleurant légèrement. Portant sa main à sa main sur le côté de sa tête, elle sentit un tout petit filet de sang couler sur ses doigts et elle remarqua alors le grossier poignard à sa droite.
Le manche était fait en bois vieilli et la lame n'était qu'une pierre taillée à la va-vite, ce qui donnait pour résultat une lame pouvant tuer que si l'on la maniait correctement. Autrement, la pierre pointue ne ferait que s'enfoncer dans la peau, occasionnant une blessure superficielle. D'après l'endroit où était enfoncé le poignard, Ino pouvait en déduire que le tireur visait sa tête qui y était il y avait seulement quelques secondes.
Son regard dériva ainsi devant elle, où elle aperçu un homme. Plus grand qu'elle, il avait attaché ses cheveux blonds en une petite queue de cheval, laissant le plus gros couler sur ses épaules. Ses yeux bleus la scrutaient, railleurs, se mariant parfaitement avec le petit sourire sur ses lèvres rosées. Il ne semblait pas déçu par son tir.
Lorsque la main de l'homme dériva vers un autre poignard, aussi grossier que le précédent, accroché à sa ceinture, Ino se décida enfin à bouger. Elle abandonna l'arme qu'elle aurait pu prendre pour se défendre dans le mur et prit ses jambes à son cou, ignorant ses pieds douloureux. Elle progressa le plus rapidement qu'elle put dans les débris jonchant le sol, suivie de près par l'autre blond.
« Tu ne m'échapperas pas, ma belle, tu ne m'échapperas pas. »
Sa voix grave donnait l'impression que c'était un homme arrogant ayant une très grande confiance en lui. Ce serait sûrement cette confiance qui lui couterait cher, plus tard. À plusieurs reprises, Ino dû se baisser pour éviter les pierres censées l'assommer. Son poursuivant trouvait le temps de se pencher et d'en ramasser en courant avant de les lui lancer.
Alors qu'il allait en ramasser une autre, son pied butta contre quelque chose devant lui. La jeune blonde entendit le bruit caractéristique d'une chute, mais ne se retourna pas pour voir contre quoi il avait trébuché. Elle accéléra plutôt le rythme, mettant ainsi plus de distance entre elle et son agresseur.
Quelques minutes plus tard, elle s'appuya contre un bâtiment, à bout de souffle. Elle remarqua alors que les édifices de ce coin du quartier étaient en meilleur état. Les murs ne croulaient pas encore sous le poids du temps et semblaient encore solides. Ils devraient rester debout encore de nombreuses années. Les toits étaient toujours en place et il n'y avait aucune trace d'incendie passée.
Elle était sûrement arrivée dans le quartier où elle rencontrerait la majorité des criminels. Vu comme c'était parti, elle ne pourrait pas fuir longtemps, n'ayant pas une très grande endurance. Elle aurait dû écouter ses parents, à l'époque, et aller courir dehors. Ça l'aurait sûrement aidé aujourd'hui.
Ce fut sur cette pensée qu'elle se sentit poussée en avant alors qu'une lame s'appuyait contre sa gorge. Quelqu'un s'était glissé derrière elle sans qu'elle ne l'entende et la menaçait maintenant de son arme. La peur la submergea et elle put voir le bracelet brun ornant le poignet de son agresseur.
« Qui es-tu et que veux-tu au District 1 ? »
Bonjour ou bonsoir à tous !
Ah là là, j'ai quelques petites choses à dire sur ce chapitre dont je suis quand même fière. En premier, désolée pour le suspens en fin de chapitre, mais j'ai décidé de couper là et j'ai coupé là. ^^
Ensuite, pour les combinaisons et le moment en prison, je me suis inspirée des films, des émissions et des livres que j'ai pu voir ou lire. Par exemple, pour le transfert, je me suis inspirée de la série Prison Break.
Finalement, il y a beaucoup plus de descriptions qu'autres choses, mais je me voyais mal écrire un chapitre où prime le dialogue alors qu'il faut que je présente le quartier sombre. De toute façon, les dialogues ne sont pas mon fort – c'est mon point à travailler en priorité – alors je me suis basée sur la description pour ce chapitre.
Oulà, je finis là et vous laisse repartir en paix, en vous réclamant bien entendu des reviews ! ^^ Bonne fin de journée ou de soirée !
Caath
