Nous n'avons pas trop trainé en ville car je dois vraiment m'occuper de mon pc, c'est vital. Oui…Je sais, je suis un « geek » je pense qu'à ça… Mais bon, quand on a une vie comme la mienne, c'est le moins que l'on puisse faire. Et sans cette batterie, mon pc ne fonctionnerait pas, pour je ne sais quelle raison. Je n'ai vraiment rien d'autre a faire. Je n'ai pas plus d'amis que ça, et les autres ne m'intéressent pas, ils sont trop « fleurette » à mon gout. Moi, les histoires d'amitié et d'amour ça m'a toujours énervé, bien que je n'aie pas vraiment de raison de ne pas aimer cela. On va dire que c'est naturel chez moi de detester cela.
-Tu l'as réparé alors ?
Je fus surprit d'entendre la voix de Ryuga derrière moi, je n'avais pas fait attention qu'il était rentré dans le camping car !
-Ouai, c'est bon, faut juste que je lime un peut ce bord par ce que c'est trop pointu, sinon ça vas. Il faudra que je te rembourse.
-Surement pas. Y a pas besoin, je t'assure. Ça me fait plaisir de pouvoir t'aider.
Il sourit. Ryuga sourit en me regardant. Si il avait une queue comme les chien, je suis sûr qu'il l'agiterait tellement il m'a l'air content.
-En quoi ça te fais plaisir de m'offrir ça ? J'ai rien fais qui le vaut.
-Tu ne te rappel pas, c'est tout.
Mais de quoi suis-je censé me rappelais ? Je ne vois vraiment pas. Je n'ai rien en commun avec lui, je ne l'ai jamais vu auparavant.
-Ton ordi va tomber.
Ha ! C'est exact ! Je l'ai mis si prés du bord ! Si il tombe je me pends… Je supporterais pas un mois sans mon pc, et puis mes parents ne m'en rachèterais pas un.
-Kyoya !
Ce cris vient de Kakeru à coup sûr et je confirme lorsque je le vois arriver en courant. Il monte la marche, passe la porte et me saute dessus.
-Kyoya, Kyoya, Kyoya ! J'ai appris un truc incroyable !
Je savais que mon frère était une vraie pile, mais là il m'épuise vraiment. Surtout qu'il me saute dessus juste pour me dire que Ryuto lui a appris des tas de choses sur l'Amérique et qu'il venait d'apprendre que la zone 51 existait vraiment. Franchement, c'est quoi ces gamins ? On se regarde avec Ryuga et nous rigolons légèrement. Je crois qu'en réalité, nous allons bien nous entendre tous les quatre.
Apres avoir usé le plastique de la batterie, je l'insert dans l'ordinateur. Il n'y a plus d'électricité dans le camping car, du coup je n'ai plus qu'à sortir les panneaux solaires et a recharger les batteries du camping car.
Comme je n'ai plus rien à faire, je reste au frais dans le véhicule, couché sur le lit déplié. Ryuga me regarde depuis une chaise. Nous parlons de choses et autres. Quand soudain, j'ai une chose qui me revient en mémoire.
-Tu aime les dragons, non ?
-Ouai ! Répond t il d'un air content. J'ai même un pseudos à cause de ça !
-Ha ? Et c'est quoi ? « Empereur dragon » ?
Bien sûr je rigole en disant cela, bien que je ne sache même pas pourquoi j'ai sorti ce pseudo. L'ai-je déjà vu quelque pars ?
-C'est ça.
-Hein ?
-On m'appelle « l'empereur dragon », sur internet, du moins.
Alors là, je suis carrément bluffé, je ne sais même pas comment j'ai trouvé ce nom, alors que ce soit juste en plus, ça relève du miracle ! J'aurais pus dire n'importe quoi ! Et en plus, il n'a pas l'air d'un empereur. Et le fait qu'il aime les dragons, je ne le savais pas non plus, mais bon, vu sa chemise blanche avec les trois vouivres dessus…
-Bon, je vais rejoindre Ryuto.
Il se lève est commence à partir.
-Attend !
-Quoi ?
Ha… ouai…quoi ? Pourquoi je lui demande d'attendre ? vite, vite, une excuse !
-Tu m'as dis de rester avec toi !
Je ne lui ai pas dit d'ailleurs, mais en vérité, je ne reste que dix jours ici. Peut être que… ? Mais pourquoi je pense à ça maintenant moi ? C'est pas comme si on en avait quelque chose à faire d'être ensemble longtemps !
A la fin de la journée, un banquet est organisé pour tous les chercheurs, ainsi, moi, Kakeru et les frère Atsuka sommes obligé de rester dans le sables encore un peu plus, mais il y a même deux filles avec nous, apparemment, ce sont deux amies qui se connaissent depuis longtemps, elles sont toujours ensemble et rigolent tout en chahutant. Elles sont un peu moins âgé que nous, bien que, peut être que la plus grande est proche de mon âge. Il y a une brune et une châtain. Elles sont plutôt mignonne je dois avouer. J'ai presque envie d'aller les voir. Kakeru est avec Ryuto, et ce Ryuto semble être assez intelligent et ne fais pas de bêtises plus grosses que lui, je peux donc lui confier mon frère un moment.
Je vais donc en direction de ces deux filles pour faire connaissance mais Ryuga s'interpose.
-Hey ! Tu m'as promis ! Les filles c'est chiants, je veux pas qu'elle viennent nous emmerder.
On dirait presque une crise de jalousie.
-Je veux juste dire bonjours.
-Non ! Aria et Océane sont de vrai garces, vas pas les voir. Tu as dis que tu restais avec moi, non ?!
-Oui, c'est bon, arrête de t'énerver ! C'est pas comme si on était ensemble, je fais ce que je veux quand même…
Ça n'a pas l'air de lui faire plaisir ce que je dis, bien que je rigolais quand même. Il n'a pas a ce mettre dans cette état ! Et il n'a pas à partir non plus !
-Hey ! Tu pars où là ?
-T'en a rien à foutre alors j'me casse.
Je ne dis rien et je me contente de le suivre. Il s'en aperçoit, il le sait que je suis juste là, derrière lui, et pourtant il ne bronche pas, tout comme moi. Aucun de nous deux ne veux avoue qu'il a tord je pense. C'est lui qui s'en va comme ça, je lui ai dis qu'il n'y avait pas de quoi se disputer ! Je ne vais pas disparaitre en parlant à deux filles pour faire connaissance !
Il s'arrête de marcher derrière une grosse dune. Il se couche sur sa veste étalait sur le sable. Là où nous sommes personne ne peut voir. Il fait sombre en plus, c'est un petit coin isolé entre des rochers, ceux de tout à l'heure. Il souffle un coup et ferme les yeux.
-Tu vas faire la tête juste pour ça ?
-J'en ai marre de toi. Tu romps toujours tes promesses.
Voila qu'il recommence a parler de chose dont j'ignore l'existence.
-De quoi tu parle ?
Je me couche à mon tour dans le sable, à sa gauche. Je regarde le ciel étoilé alors qu'une nostalgie m'étreint tout entier. Mais qu'est ce que c'est que cette sensation si familière ?
-Tu m'énerve… Tu-me-ner-ve !
Il donne un coup parterre et, a mon grand étonnement, se tourne vite vers moi pour se mettre à califourchon au dessus de moi. Mais qu'est ce qu'il fabrique ce gars ? Depuis quand… ?!
-Tu ne peux pas ne pas te souvenir ! Arrête de mentir ! J'en ai ras le bol de faire semblant ! Ça vas bien une aprem, mais là, c'est au dessus de mes forces ! Tu étais un véritable abruti avant, tu ressemblais à une fillette portant encore des couches ! Tu avais six ans et tu pleurais tout le temps ! Tu ne te souviens même pas de toi ! Ni même de moi…, finit il en posant son front sur mon torse d'un air dépité.
Je ne comprends pas vraiment ce qu'il me dit. Nous ne nous sommes jamais vus, c'est la première fois que je le vois, j'en suis…Heu…Enfin…j'en étais sûr en tout cas… Ce qu'il me raconte ne peut pas être dans sa tête, du moins, pas des détailles comme ça, en plus, ça pourrait expliquer ma nostalgie depuis que je suis ici, bien que c'est la première fois que je mes un pied en Egypte. Et puis, c'est vrai que je ne me rappel pas vraiment de ma petite enfance. Je ne sais plus à quoi je ressemblais, ce que je faisais, où j'étais. On a tellement bougé, j'ai vécut tellement de chose !
-Je ne me rappel vraiment pas… Ou alors un tout petit peu…
-Kyoya…Je …
Le reste de sa phrase était insaisissable tellement il parlait doucement.
-Oh mon dieu ! Océane ! Regarde ce qu'ils font tout les deux !
Hein ? Ça vient d'où cette voix ? Je regarde au dessus de nous, le sommet d'un rochet, et vois les deux filles, chacune les yeux grands ouverts et une mains sur la bouche tout en poussant une espèce de crie, comme si elle découvrait quelque chose de…heu… c'est peut être la position provocante de Ryuga qui cause cela… ?
-Aria ! Mais c'est dégelasse ce qu'ils font dans le sable ces deux la ! En plus c'est Atsuka !
Une colère m'envahit tandis que mon cadet se relève, furax, une lueur vraiment froide dans les yeux. Qu'est ce qu'elles ont à ce mêler des affaires des autres ? En plus on ne fait absolument rien !
-Vous allez crever salles garces !
-T'inquiète pas, tes parents vont vite être au courant de ta perversité !
Et là s'engage une course folle à travers le sable. Je pourchasse la plus jeune alors que mon compatriote pourchasse l'autre. Tout le monde nous voit courir, l'une des filles tente une approche à la table où se trouve les parents Atsuka mais je l'en empêche et nous contournons. Les adultes croient que nous nous donnons en spectacle tel des enfants jouant au loup. Je vais avoir droit à une correction en rentrant, de mon père probablement, bien que nous aiguayons un peu l'ambiance.
Apres de longues minutes, nous réussissons à les arrêter. J'ai envie de les frapper pour ce qu'elles ont dit. Elles ont offensé Ryuga, et moi aussi.
-Stop ! C'est bon, on ne dira rien ! lâchez nous !
-Aria , tu vas crever. J'en ai plus que marre de ton arrogance, depuis le temps que je veux t'en coller une, tu vas pas louper !
Il tend le bras mais je l'empêche de finir son geste en lui expliquant qu'il pourrait avoir des ennuies. Evidement, il s'en fout de cela, les ennuies, il n'y fait pas attention. Mais moi j'en ai déjà qui me pendent au nez, ce soir je vais être sanctionné à coup sûr. Je le supplie de ne rien faire et finis par le convaincre. Nous relâchons les filles qui nous promettent de ne rien dire. D'ailleurs, rien dire sur quoi ? Ce n'est pas comme si il s'était passé quelque chose… Je souffle un coup. Je suis extenué et cette histoire est complètement stupide et puéril.
- Excuse-moi… Je me suis emporté. Ces deux filles…Elles m'en veulent et font tout pour m'attirer des ennuies.
Je caresse machinalement le haut de son crane, comme je fais avec Kakeru. Il hésite d'abords, puis, tout doucement, il tend ses bras autours de moi et me sers contre lui. Il a de la peine, je le ressens. Il pourrait pleurer d'une seconde à l'autre, mais il ne le fait pas. Je me contente juste de resserrait son étreinte en participant moi aussi. Ce Ryuga est vraiment attachant, je ne comprends même pas pourquoi.
