Chapitre 5 ~ Les grands esprits se rencontrent

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Hermione était perdue dans ses pensées alors qu'elle traversait rapidement les couloirs vides du château pour rejoindre la bibliothèque. Mais merde, qu'est-ce qui s'était passé dans la grande salle aujourd'hui ? D'habitude, elle supportait les bêtises de Ron sur son amour des études.

Son front se plissa alors qu'elle y repensait. 'C'est ces saletés d'histoires d'hormones. C'est tout ce que c'est. J'étais stressée, en colère, frustrée et j'espérais un soulagement. Je présume que c'est ce que j'ai eu, mais aux dépends de Ron.'

Elle haussa les épaules.

'Je sais que c'était gênant pour lui de se faire mettre à terre devant toute l'école, mais ça lui pendait au nez depuis un bon moment. Il dépassera ça. Ca prendra peut-être un moment mais au moins, pendant ce temps-là, j'aurais la paix. Je m'excuserai auprès du Directeur et des professeurs plus tard, au dîner.'

Soudainement, elle se cogna dans quelque chose de dur enveloppé de quelque chose de doux. Elle fut projetée en arrière, et leva lentement les yeux pour rencontrer le regard noir et mortel du Maître des Potions. Il se tenait là, bras croisés, et son regard noir passait sur elle. Elle sentit son esprit se dissiper un instant, alors que ses sensations allaient, bizarrement, s'humidifier à mi-hauteur. Elle vacilla un instant puis pris quelques inspirations lentes pour se calmer, espérant qu'il n'ait pas remarqué sa réaction à son lent examen. Merlin, ce qu'elle le voulait.

« Miss Granger » lâcha-t-il en un ronronnement, amenant la soie de sa voix sur chaque syllabe. « Faites-vous une habitude de traverser les couloirs sans regarder devant vous alors que des individus sans méfiance, bien qu'attentifs, marchent vers leurs propres buts, qui ne souhaitent en aucun cas une collision avec qui que ce soit, et encore moins vous ?

-Non monsieur. Désolée, monsieur.

-Oui, j'imagine que vous l'êtes » dit-il, la voix légèrement tendue. « Et où, si je puis me le permettre, vous dirigiez-vous ainsi, avant d'être… Momentanément indisposée.

-La bibliothèque, monsieur. Pour quelques recherches » répondit Hermione, baissant la tête pour s'empêcher de plonger dans son regard si captivant. Elle déglutit par réflexe.

Severus tapota ses doigts sur son avant-bras.

« Ah, oui, la bibliothèque. Cet endroit que vous croyez contenir toutes les réponses aux choses qui vous taraudent.

-Eh bien, monsieur » répondit Hermione, sa voix se renforçant alors qu'elle croisait son regard. « Peut-être pas toutes les réponses, mais suffisamment d'informations pour que je puisse trouver moi-même mes réponses.

-Oui. Je vois. Faisons confiance à ce grand cerveau je-sais-tout Gryffondor qui est le vôtre pour trouver la vérité derrière tous les mystères, grands ou petits » renifla le Maître des Potions.

Outrée, Hermione renvoya « Cet esprit 'je-sais-tout' comme vous l'avez si maladroitement souligné, m'a plutôt bien servi au cours des sept dernières années. Il n'y a aucun problème que la logique et l'intelligence ne puissent éliminer, si on leur accorde le temps et les informations nécessaires.

-Vraiment ? » demanda le professeur avec un petit sourire sardonique. « Dans ce cas, comment cet esprit se fait-il à l'idée que vous voulez que vous me voulez aller et venir, haletant, sous vos robes ? »

Le cœur d'Hermione faillit s'arrêter de battre sous le choc. Il savait. Oh Merlin, il savait ! Elle rougit jusqu'au col de ses robes, plongeant sa tête entière en une teinte de rouge qui aurait rendu les Weasley eux-mêmes jaloux.

« Je ne sais pas ce dont… » commença-t-elle faiblement, tentant de se cacher de son regard derrière un bon gros tas de déni. Il l'interrompit.

« N'ayez pas l'air si choquée, Miss Granger. Je suis un homme adulte. Pensez-vous réellement que je suis incapable de voir quand une femme veut que je couche avec elle ? Epargnez-moi vos mensonges, Miss Granger. Ils me seraient totalement vains. De plus, je n'ai pas dit ne pas être… Comment dire… Intrigué par l'idée. Rare sont les vierges de dix-huit ans qui font la queue pour m'offrir d'éliminer leurs petites cerises, après tout. »

Hermione se sentit s'évanouir. Le couloir commença à tourner en tous sens alors que le sol courrait à sa rencontre. Soudainement, elle sentit une prise puissante agripper son bras et la remonter avant qu'elle ne rencontre le sol. Severus la redressa et pressa sa joue contre la sienne, sa voix chaude réchauffant son oreille.

« Oh, en aucun cas, Miss Granger » ronronna-t-il. « Vous ne vous échapperez pas de cette situation en vous évanouissant. »

Severus tira sa baguette de la poche gauche de ses robes et la pointa directement entre les yeux de la sorcière abasourdie.

« Enervatum ! »

La tête d'Hermione s'éclaircit et elle se découvrit sur ses pieds. Le Maître des Potions la fixait intensément, ses yeux noirs examinant son visage à la recherche de tout signe de faiblesse.

« Mieux ? » demanda-t-il, non sans gentillesse.

« Euh… Oui. Oui, je le pense » dit Hermione, en tentant de cacher son embarras. « Je vous remercie.

-Je suis certain que vous le ferez, Hermione. Quelque peu vocalement, en fait. »

Le visage du Maître des Potions sembla perdre un peu de sa rudesse. Peu, mais ce n'était plus l'expression austère à laquelle Hermione était habituée.

« Puis-je vous appeler Hermione ? Nous sommes deux adultes, ici, et avec votre diplôme qui s'approche, je ne vois aucune raison de ne pas utiliser nos prénoms… En privé, bien sûr. »

Hermione acquiesça, rougissant à nouveau à la confidence à peine voilée de leur intimité à venir.

Severus pencha la tête alors qu'il observait la succulente jeune sorcière devant lui.

« Hmm. La lionne a perdu sa langue ? »

Hermione s'immobilisa à la référence précise à son rêve. Qu'est-ce que cet homme désirable et distant savait d'elle ? A propos de ses pensées, ses désirs les plus profonds, ses besoins ?

« J'en sais plus que tout ce que vous pourriez en rêver » répondit-il, sa main quittant enfin son bras. Les traits durs de son visage revinrent et son regard pris un éclat presque prédateur. Il semblait examiner son âme même.

« Rappelez-vous, je suis accompli en légilimencie tout autant qu'en occlumencie » expliqua-t-il patiemment, comme s'il était face à un bambin. Ce qui agaça Hermione. Severus sourit intérieurement alors qu'il repérait l'étincelle mutine dans ses yeux. Naturellement, il poursuivit dans la même veine.

« C'est grâce à ces facultés que j'ai réussi à rester en vie si longtemps. En tant que Serpentard par excellence, je n'hésite pas à utiliser mes talents quand cela me plaît… Et dans votre cas, il me plaît tout particulièrement de plonger dans votre petit esprit si plein de luxure. »

Sa voix reprit le timbre lent et sensuel d'un amant réveillant sa partenaire épuisée pour un autre round de plaisir.

« Vous n'avez pas la moindre idée d'à quel point vos fantasmes peuvent être stimulants. »

Hermione sentit une envie sauvage de fuir loin de cet homme et du flot confus de sensations qu'il causait en elle. Être si proche de lui, savoir que tout ce qu'elle avait tenté de cacher lui était si ouvert, était un tourment atroce. Il la possédait sans poser un doigt sur elle.

« Arrêtez ! » lui ordonna-t-il froidement. « Ne me fuyez pas, alors que j'ai ces réponses que vous cherchez. Où est cet agaçant courage Gryffondor quand vous en avez besoin? » se moqua-t-il.

La jeune femme rassembla les vestiges brisés de sa bravoure et répondit, tendue. « Je… Ne… Fuis pas. »

Severus sentit une pointe d'admiration alors qu'Hermione retrouvait ses nerfs et lui répondait avec un fond de dureté. 'Bien joué, Lionne.'

« Hermione, il y a de nombreuses choses que je voudrais vous dire, des choses intimes que je préférerais ne pas dire à tous les vents, alors que d'autres peuvent les entendre, ou les deviner. Même s'il m'arrive d'être cruel et sans considération, je n'ai jamais été autre chose que direct avec vous dans des situations requérant de l'honnêteté, durant ces sept années durant lesquelles vous étiez élève ici. Le réalisez-vous ? »

Hermione y réfléchit. Au cours des années, alors que les autres professeurs détournaient les questions et leur cachait des choses 'pour leur propre bien', ça avait été le Professeur Snape… Non, Severus, qui leur disait la vérité, qu'elle soit malvenue ou déplaisante. D'une certaine manière, il était plus digne de confiance que le Directeur lui-même.

« Oui. Oui, je le réalise… Severus » répondit-elle doucement, hésitant sur le son peu familier mais alléchant de son prénom sur sa langue. « Vous avez été le membre de la faculté de Poudlard le plus honnête et disponible.

-Car je ne crois pas que l'ignorance soit un bienfait… Même pour les enfants. Mais ce n'est qu'une digression. »

Le Maître des Potions fit un pas vers Hermione, un feu sombre tremblant dans son regard. Elle voulait en être consumée, en être ravivée, et qu'il ne reste d'elle rien de plus que des cendres tremblantes. Ses yeux tombèrent sur sa bouche alors qu'elle s'avançait involontairement, consciente de son regard embrumé et de la chaleur de son corps irradiant derrière les sévères robes noires. Elle le sentit frémir, puis s'éloigner de sa proximité. La déception l'envahit.

« Hermione, j'ai besoin que vous me fassiez confiance, à présent. Si vous êtes un jour libérée de votre désir, j'ai besoin de partager ce que je sais de vous, et ce que vous pourrez attendre de moi. Un accord devra être conclut avant que nous ne menions tout ceci plus loin. J'utiliserai un sort qui reliera nos esprits pour que nous puissions avoir une conversation réellement privée. Certains disent que tous les murs de Poudlard ont des oreilles. Après certaines de mes interactions avec Albus, je n'en ai plus aucun doute. Mais de cette manière, Hermione, je peux offrir une grande protection si qui que ce soit tente d'utiliser la Legilimencie pour découvrir ce que nous nous sommes divulgué. Je pourrais ne vous en laisser qu'un fantôme de souvenir, alors que je détiendrais le souvenir réel. Le ferez-vous ? Acceptez-vous une rencontre des esprits avec moi, Gryffondor ? »

Son ton était un défi. Aucun Gryffondor se respectant n'aurait pu reculer devant ça, surtout sorti par un Serpentard. Peu importe à quel point il pouvait être sexy.

« Oui. Je le ferai. Je veux que vous sachiez… » commença-t-elle.

« Chuuut » tonna Severus doucement alors qu'une de ses mains venait délicatement caresser son front, craquelant d'électricité, et abaissant doucement ses paupières de deux doigts. L'endroit où ses doigts habiles avaient rencontré sa peau brûlait toujours. Son souffle resta coincé dans sa gorge alors qu'il murmurait le sort, agitant sa baguette en un mouvement complexe et loin d'être vague.

Après un instant de désorientation, Hermione se découvrit marchant dans un épais brouillard gris. Il était froid sur sa peau, mais pas humide comme une condensation normale. Alors qu'elle marchait, elle remarqua un léger effet de traînée, un chevauchement de ses mouvements qui produisait un effet visuel similaire à celui d'un léger trip à l'acide.

Où suis-je ? demanda-t-elle au brouillard tourbillonnant devant elle.

Ici. Avec moi. Dans cet espace infime qui sépare l'âme de l'esprit répondit Severus, sa voix semblant un peu voilée.

Où êtes vous ?

Ici. Devant vous.

Severus surgit hors du brouillard agité, droit devant elle, à une faible distance. Son regard était plus profond que ce dont elle se rappelait. Des océans d'un noir luminescent qui semblaient cacher tous les secrets, tous les mystères. Il baissait les yeux sur elle, le visage impassible. Sans formalité, il plongea dans leur dialogue. La plupart de ses mots étaient assommants. Directs. Sans douceur mais avec une conviction brûlante. Tout comme ses réponses.

Vous ne dormez plus.

Non.

Vous rêvez.

Oui.

Vous fantasmez.

Oui.

Dans ma classe.

Oui.

Dans votre chambre.

Oui.

Dans de nombreux endroits inappropriés et à des moments inappropriés.

Oui.

Je vous ai vue vous toucher.

*Silence*

Vous étiez magnifique.

*Silence*

Vous voulez ma bouche. Mes mains. Ma queue. Pourquoi?

Je ne sais pas.

Je pense que si.

Ce n'est pas le cas.

Vous voulez me connaître. A quel point je vais loin. Ce que c'est d'être avec un homme comme moi.

Oui.

Parce que je suis dangereux. Intense. Intouchable. Clinique. Exact. Sans pitié. Cela vous attire.

Non.

Vous auriez dû être envoyée à Serpentard. La conquête est votre seul désir.

Non.

Vous me voulez parce que vous avez et aurez toujours besoin de découvrir ce que personne d'autre n'a réalisé. De faire lumière sur le Mystère. D'être la première.

*Silence*

Vous pensez à me disséquer.

Non.

Vous voulez ma force. Mon ardeur. Plus encore, vous voulez ma faiblesse. Une revanche.

Non.

Si. La revanche pour toutes ces années où je vous ai brutalisée et fait honte, tout en vous apprenant des choses incroyables.

Non.

Vous voulez que je continue cette humiliation, si cela peut mettre à mal votre soif. Votre faim à présent portée sur le physique plutôt que le cérébral. Vous voulez tester ma méthode bel et bien testée d'éducation, justement parce qu'elle vous est familière. Parce que, malgré la douleur, elle fonctionne.

*Silence*

Il y a plus. Vous voulez que je vous veuille, que je puisse vouloir une chose de vous qui ne puisse venir que de vous.

Oui… Non… Je ne sais pas.

Vous tentez de faire de votre luxure une chose plus noble en vous faisant croire que vous serez ma récompense. Ma récompense pour toute la douleur et l'ingratitude que j'ai subies entre les mains de ceux que je protège. En d'autres termes, vous voulez être une martyre, mais survivre. Quel égoïsme. A quel point pourriez-vous être plus Serpentard, Gryffondor ?

Non. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas un besoin de sacrifice.

Votre conception de la vérité n'est pas mon problème, Hermione… Et si vous êtes honnête, ce n'est pas non plus le vôtre. Ce n'est pas la vérité qui vous pousse à faire courir vos petits doigts brûlants sur votre con alors que vous m'imaginez en train de vous prendre. La vérité est la chose la plus éloignée de votre esprit excité. Mais ne soyez pas honteuse. Ces mêmes images m'excitent tout autant, vous serez donc martyr. Votre innocence sera détruite. Je suis trop égoïste, et trop esclave de mes propres sombres désirs pour être noble, pour vous laisser repartir sauve et intacte. Innocente. Pure. Vous serez ma récompense.

*Silence*

Mais j'ai quelque chose à offrir en échange. Une chose que vous ne trouverez pas dans des livres, ni qui soit définissable par les règles de l'intellect ou de la raison. Vous pouvez lire sur le sujet, le théoriser mais vous n'en saurez jamais la vérité avant de l'avoir expérimentée. Vous êtes suffisamment intelligente pour le réaliser…

Oui.

Vous ne savez pas comment abandonner le pouvoir. Vous avez tenté de rester en arrière en laissant les autres prendre des décisions, luttant contre des questions dont vous connaissiez les réponses. Mais cela ne vous convient pas. C'est une farce, un mensonge, et cela vous oblige à vous laisser tomber, à ne plus être cette Gryffondor sincère et bien sous tout rapport que vous prétendez être. Juste pour une fois, vous voudriez savoir ce que c'est que de faire totalement confiance. Quel acte pourrait-ce être, si ce n'est de faire confiance à celui qui en reçoit le moins de la part du monde magique pour ce que vous avez de plus sacré ? Votre corps. Votre innocence. Votre belle réputation.

*Silence*

J'ai donc décidé que je vais vous baiser, Hermione. Je vais vous baiser jusqu'à ce que vous ne sachiez plus qui ou ce que vous êtes. Parce que vous le voulez. Pas moi. Ne faites pas la confusion. Je vous montrerai les réponses à mesure que votre corps formera plus de questions. Considérez cela comme un cours particulièrement accéléré sur la manière de passer le relai. Une dissertation totale sur la soumission et le soulagement. Soyez assurée que cette éducation-là ne prendra pas sept ans.

Quand ? Quand me le montrerez-vous ?

Patience.

Quand ? Je n'en peux plus de cette vacuité.

Vite. Très vite.

Serez-vous doux ?

Non.

Et après ?

Et après… Rien. Vous comprenez?

*Silence*

Vous comprenez, Hermione?

Oui.

Dans ce cas, nous avons un accord. Je viendrais vous chercher. Attendez-moi.

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oOo

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Severus murmura les mots nécessaires pour briser la connexion. L'image d'Hermione s'écrasa horizontalement en une fine ligne, avant de faire de même verticalement, disparaissant. Sa conscience reprit sa place due dans le continuum espace-temps. D'un mouvement de baguette, il relâcha Hermione du charme et rangea sa baguette dans sa poche. Il était hors de question qu'un de ses élèves le voit la brandir, après ses grandes déclarations sur les mouvements de baguette inutiles.

Les yeux d'Hermione étaient toujours fermés, mais son corps frissonnait de désir. S'il l'avait souhaité, il aurait pu la prendre immédiatement, l'emmener dans un recoin sombre et froid et la prendre contre un mur comme un possédé. Il déglutit visiblement alors que ses yeux d'ambres s'ouvraient brusquement, humide de son besoin, et il se maudit pour cette idée si délectable mais irréalisable.

Hermione haleta doucement lorsqu'elle vit le visage marqué de luxure de son Maître des Potions. La colline de sa pomme d'Adam s'éleva et retomba sur le pilier qu'était son cou, et elle ressentit le besoin de le sentir bouger sous sa langue.

Pris par surprise, Severus afficha soudainement son habituelle expression sombre et l'attitude renfrognée qui allait avec.

Hermione ne s'y fit pas prendre. Un second halètement s'échappa de ses lèvres alors qu'elle ressentait le délicieux tiraillement sous son ventre, comme si des libellules papillonnaient en elle. La douleur languissante entre ses cuisses était insupportable. Elle avait besoin d'un soulagement. Maintenant. Peu importait ce qu'il faisait ou qui verrait. Elle s'approcha, détruisant la distance qui les séparait, et fut arrêtée par la main puissante de Severus sur son épaule.

« S'il vous plaît… » souffla-t-elle alors que le contact de sa main la brûlait au travers du tissu de ses robes. « Embrassez-moi, touchez-moi, ressentez-moi… Faites quelque chose, Profess- Severus. Je ne supporte plus de me sentir ainsi. S'il vous plaît. »

Hermione était si excitée qu'elle était fiévreuse. Elle agrippa ses poignets et tenta de baisser ses bras, pour que ses mains glissent sur ses seins tendus. Il résista alors qu'elle gigotait des hanches pour obtenir le moindre contact possible.

« Non… Non, Hermione » souffla-t-il entre ses dents serrées. Pas maintenant, femme. Pas maintenant ! »

Sa supplique passionnée et torturée l'avait rendu dur comme l'acier, son membre frémissant et pleinement déployé. La force tendue de son érection releva visiblement ses robes, pointant comme un compas vers les profondeurs humides de son désir. Sa longueur s'agitait littéralement de son envie de contact, et il pouvait sentir son sang brûlant courir dans les veines délicates et emplissant sa tête, engorgeant le sommet violacé. Il risquait d'en avoir les testicules bleus si cela continuait ainsi, et il n'était pas sûr d'avoir des potions anti érection sous la main dans son stock. Il aurait détesté devoir demander ça à Pomfresh.

De plus, Severus pouvait sentir l'odeur savoureuse de son humidité. Sa culotte devait être totalement trempée, son désir coulant épais comme du miel hors de son intimité. Merlin, il voulait la goûter. Mais il n'osait pas plonger un doigt dans un pot de miel. Ca l'amènerait près du bord, et il n'était pas temps de lui faire émettre un cri qui ferait écho d'un bout de l'école à l'autre. Il était déjà suffisamment mauvais que l'air soit chargé de l'odeur de son excitation.

Severus grogna, désespérant de pouvoir écarter la jeune femme. Elle était forte, et presque incohérente de désir. Tordant sa main gauche vers le bas, il put atteindre la poche droite de ses robes pour en extraire sa baguette. Avec difficulté, il visa sa cage thoracique en un angle étrange et expira le sort.

« Petrificus Totalus ! »

Les bras et jambes d'Hermione se bloquèrent d'un coup contre son corps, la bloquant totalement. Ses lèvres étaient fermement fermées et seuls ses yeux pouvaient encore bouger ou exprimer des émotions. Ce qu'ils faisaient, emplis de douleur et de déception, et d'un peu de folie. Severus faillit s'effondrer de soulagement alors qu'il la retournait doucement pour la pencher dos contre un mur comme un bout de bois.

« Mes excuses, Miss Granger… Mais je ne pouvais rien faire d'autre… » Là, Severus s'interrompit tout en se glissant au plus près de son corps lié, écrasant ses seins contre son torse alors que son imposante érection se pressait, brûlante et pulsante, contre son ventre. Frottant son nez contre sa gorge, il désigna une fenêtre proche qui dévoilait les terres de Poudlard en direction de la Forêt Interdite et murmura simplement…

« … Au risque de vous pencher sur cet encadrement pour vous prendre de toutes mes forces avant la date originellement prévue. Et je préfère suivre mes plans, Miss Granger. Surtout lorsqu'il s'agit de mes 'grands objectifs'.

Les yeux d'Hermione papillonnèrent pour ravaler ses larmes tout en lui offrant un regard suppliant.

Severus suça quelques instants sa gorge, se délectant de ce mélange de sucré et de salé qui formait le goût de sa transpiration propre. Il se recula brusquement, et exécuta un sort rafraîchissant pour dissiper l'odeur de sa surexcitation. Il réarrangea ses robes autant que possible pour camoufler son obstinée et très remarquable érection qui refusait d'accepter sa défaite. Il se tourna vers Hermione. Son regard était toujours désespéré. Dans cet état, elle aurait couru droit aux cachots, et que les règles et témoins aillent se faire foutre. Il n'aurait jamais même rêvé qu'Hermione puisse être si agressive. La prendre allait être unique. Il pouvait très certainement s'attendre à une lutte très rude et pleine de luxure pour la domination. Oh oui.

Severus se lécha les lèvres à cette délicieuse idée qui ne faisait qu'ajouter plus encore de poids au monstre enflant sous ses robes. « Couché, mon petit » pensa-t-il en rabattant discrètement et inefficacement le tissu tendu vers le bas, en une veine tentative de retrouver sa normalité. Ca ne marchait pas. Son sexe rebondit en position initiale dans toute sa gloire enflée.

Hermione observa ses tentatives idiotes avec des yeux étincelants, des yeux qui semblaient inconfortablement triomphants. Severus laissa retomber sa tête et soupira.

Il devait s'assurer qu'elle se garderait sous contrôle une fois relâchée. Il devait établir des restreintes qu'elle ne pourrait outrepasser. Ah, oui. La menace d'imposer une pénalité qui affecterait négativement les autres élèves, couplée d'un calleux et abrupt éloignement. Ca pourrait la retenir quelques temps. Severus prit une profonde inspiration avant de reprendre la parole.

« Ce sort se défera dans quelques minutes. Je vais à présent vous laisser, Miss Granger. Je vous préviens, si je vous vois renifler autour des cachots à un moment ou un autre du week-end, je déduirais tant de points à Gryffondor qu'il faudra des années pour les rétablir. J'espère que vous comprenez, Miss Granger. Je ne fais pas de vaines menaces, même auprès de la sorcière que je prévois de prendre. Ne testez pas mes dires, hmm ? »

Et avec cette déclaration finale, Severus quitta le couloir sans un regard en arrière, son érection persistante rebondissant comiquement contre le virevoltement de ses robes.

Hermione attendit patiemment que le sort de saucissonnage se lève. Son envie du professeur ne s'était pas du tout refroidie, mais elle ne voulait pas tester l'homme énervé. Elle soupira intérieurement et su que l'après-midi serait long, enfermée dans sa chambre, entre les recherches sur les rêves, les douches froides et les tentatives désespérées de se soulager. Elle n'avait plus qu'à espérer que ses doigts ne prendraient pas de crampe.

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Note de Ms-Figg: Tout d'abord, je voudrais remercier Shiv5468 pour m'avoir dit que j'écrivais le nom d'Hermione de travers. J'ai toujours du mal avec la règle du 'I avant E', et je présume que ça s'y rattache. Peut-être que je souffre d'une forme de dyslexie sélective qui n'affecte que les noms des personnages de Rowling. Je ne sais pas. En tout cas, j'ai corrigé ça dans le chapitre, et je reviendrais sûrement sur les précédents faire de même. J'espère que vous avez apprécié ce chapitre et pas trouvé la discussion mentale trop difficile à suivre. J'avais commencé par dire 'S :' et 'H :' avant chaque question et réponse, mais puisque c'est uniquement du renvoi de balle, je pense que ça fonctionne bien comme ça. Donnez-moi votre avis. Encore une fois, merci à tous d'avoir lu, et j'offre un acquiescement de signe de tête à tous ceux qui me laisseront une review. Ce n'est que de l'encre pour ma plume. Je pense qu'il ne reste que deux-trois chapitres à cette fic. Je suis prête à me lancer dans les lemons en eux-mêmes. Je ne pense pas qu'on pourra y trouver le moindre glucose. J'aime mes citrons bien acides. Je vous souhaite plein de bonnes choses jusqu'à la prochaine publication :)

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Note d'Aë : En fait il reste 6 chapitres à la première partie, et plus de 150 sur l'ensemble du cycle WIWT ^^

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Note de Sevy4eveR : Bon, et bien on peut dire que notre Severus sait se faire désirer ^^ La pauvre Hermione a vraiment frôlé la crise d'apoplexie ^^

Je suis certaine que lorsqu'ils 'fusionneront ' enfin, ce sera un vrai feu d'artifice ^^

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Note de Sockscranberries Ah ouais, je ne me rappelait pas que cette fic était aussi longue ^^

Merlin, toute cette tension sexuelle n'est pas bonne pour moi ^^ J'ai presque autant envie qu'Hermione de lui sauter dessus ! En fait non, j'en ai même plus envie qu'elle ^^

Bon, je sens que le prochain chapitre va être plus qu'intéressant ! J'ai hâte !

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Soudainement, elle se cogna dans quelque chose de dur enveloppé de quelque chose de doux. (Ohoooo … serait-ce Severus ? ^^)Elle fut projetée en arrière, et leva lentement les yeux pour rencontrer le regard noir et mortel du Maître des Potions. (Dans l'mille ^^)Il se tenait là, bras croisés, et son regard noir passait sur elle. Elle sentit son esprit se dissiper un instant, alors que ses sensations allaient, bizarrement, s'humidifier à mi-hauteur. (Mais quel est cet étrange phénomène ? XD)

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« Dans ce cas, comment cet esprit se fait-il à l'idée que vous voulez que vous me voulez aller et venir, haletant, sous vos robes ? » (Touché !)

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Rare sont les vierges de dix-huit ans qui font la queue pour m'offrir d'éliminer leurs petites cerises, après tout. » (Tiens, cette histoire de cerise me rappelle vaguement une autre fic ^^)(Tiens, encore une histoire de cerise… Décidément ^^
Et comment ça elles ne font pas toutes la queue à sa porte ?! Ca je n'y crois pas ^^)
Aë : En fait c'est la métaphore numéro 1 en anglais (surtout US, en fait) pour la virginité. Donc voilàààà ^^

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Severus la redressa et pressa sa joue contre la sienne, sa voix chaude réchauffant son oreille. (Grrrrr *_*)

« Oh, en aucun cas, Miss Granger » ronronna-t-il. « Vous ne vous échapperez pas de cette situation en vous évanouissant. » (Non mais qui voudrait s'évanouir dans un moment pareil !) Aë : C'est le choc. Hum.

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-Je suis certain que vous le ferez, Hermione. Quelque peu vocalement, en fait. » (Ça c'est sûr ^^)(Très bon jeu de mot si je peux me permettre ^^)

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Nous sommes deux adultes, ici, et avec votre diplôme qui s'approche, je ne vois aucune raison de ne pas utiliser nos prénoms… En privé, bien sûr. » (Grrrr)

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Elle le sentit frémir, puis s'éloigner de sa proximité. La déception l'envahit. (Moi aussi )(Tu m'étonnes ! Je suis aussi déçue qu'elle !)

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Oui. (Elle ne sait dire que oui et non ? ^^) Aë : Ouais ^^

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Soyez assurée que cette éducation-là ne prendra pas sept ans. (Dommage…) Aë : Qui te dit que ça ne sera pas plus long ?

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Serez-vous doux ?

Non. (Grrr)

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Il était hors de question qu'un de ses élèves le voit la brandir, après ses grandes déclarations sur les mouvements de baguette inutiles. (C'est vrai que ça ne ferait pas très Snapien ^^)

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Sa supplique passionnée et torturée l'avait rendu dur comme l'acier, son membre frémissant et pleinement déployé. (Et connaissant le sens des proportions de Ms-Figg, ça doit être énooooorme XD) La force tendue de son érection releva visiblement ses robes, pointant comme un compas vers les profondeurs humides de son désir. (Oh, c'est joliment dit ^^)

.Il risquait d'en avoir les testicules bleus si cela continuait ainsi(Mdrr)

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Il aurait détesté devoir demander ça à Pomfresh. (Tu m'étonnes ! ^^)(Oui, j'imagine bien la scène…)

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Severus faillit s'effondrer de soulagement alors qu'il la retournait doucement pour la pencher dos contre un mur comme un bout de bois. (Charmant … je vois ça d'ici ^^)

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Il pouvait très certainement s'attendre à une lutte très rude et pleine de luxure pour la domination. Oh oui. (Ca donne envie tout ça ^^)