Chapitre 6 ~ L'enfer n'a pas de fureur égalant une Hermione en chaleur
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Hermione était allongée sur son lit et fixait le plafond tout en caressant lentement son ventre. Elle pouvait sentir sa musculature ferme se tendre sous sa peau douce, résultat d'heures de pratique de self-défense avec Tonks et Kingsley Shacklebolt. Elle soupira et ferma les yeux, tentant d'imaginer ce que ses mains feraient sur son corps la première fois.
Ces mains sûres, grandes, pâles, ces longs doigts… Précis… Electriques. Glissant sur sa peau en mouvements mesurés, chaque partie de son corps touchée, examinée, explorée. Chaque léger soupir et frémissement invoqué par son contact… Enregistré, gravé au fond de son esprit pour pouvoir être rappelé plus tard, alors qu'il pliait son corps dans le sens des aiguilles, dans le sens inverse, son membre s'enfonçant et revenant sans fin, puis…
« Oh Circé! » gémit-elle, rejetant son visage de côté et mordant sa lèvre inférieure. Elle croisa les jambes et les serra fermement, écrasant son clitoris entre ses lèvres intimes pour tenter d'arrêter l'envie constante qui y était nichée. Elle avait arrêté de se prendre sur ses doigts… Ce n'était jamais assez et cela ne faisait qu'augmenter son désir. Quand viendrait-il pour elle ? Son diplôme arrivait dans une semaine. Avait-il prévu d'attendre jusque là? Si seulement elle avait pu savoir quand il viendrait, cela aurait pu l'aider à maintenir son désir hurlant à un état de désir grondant, et son attitude horrible au quai. Elle ne voulait pas être une garce, mais ne pouvait s'en empêcher. Qu'ils aillent se faire foutre, lui et sa volonté d'attente ! Elle pouvait le désirer plus que sa prochaine inspiration, mais c'était quand même un bâtard insupportable.
Durant la semaine passée, les autres élèves avaient rapidement appris à rester éloignés de la Préfète en Chef et de ses sautes d'humeur corrosives. Normalement, Hermione était agréable, juste, et de bon caractère, même envers ceux n'étant pas de sa Maison. Elle accordait habituellement à chaque élève le bénéfice du doute quand elle faisait ses patrouilles et les attrapait après le couvre-feu. Elle avait développé sa propre version de la règle des 'trois fois pris', retirant moins de points aux contrevenants, préférant les prévenir plutôt que retirer la pleine dose de points directement, ou de donner des retenues. Mais ces temps-ci, elle distribuait les punitions et retenues de tous côtés, pour toutes les offenses réelles ou imaginées, uniquement parce qu'elle était PHE… Perpétuellement hors d'elle. Elle déduisit même dix points à Gryffondor lorsque Ron rota trop fort au dîner, et cinq autres quand il s'en plaignit.
Les Serpentards étaient sa cible favorite, même si l'appréciation des autres Gryffondor était quelque peu rabaissée par le fait qu'elle déduisait presque autant de points à eux qu'à la maison la moins appréciée de Poudlard. Snape resta atrocement silencieux à propos de ses attaques sur ses protégés. Elle espérait qu'il se confronterait à elle, mais il trouvait juste moyen de rendre les points, réduisant à zéro ses efforts.
Mais ceux qui récupéraient le pire de cette situation étaient les couples qu'elle surprenait à se tripoter ou à baiser dans des recoins des couloirs. Elle prenait un plaisir malsain à mettre à terre les couples en question, avant de prendre des points et de les envoyer en retenue avec Rusard, qui chantait en retour les louanges d'Hermione à tout le monde, disant qu'il avait toujours su que « cette fille finirait bien ». Elle avait pris l'habitude de rôder dans le hall à la recherche de couples en démonstration d'affection, et seul Severus lui-même la surpassait lorsqu'il s'agissait de trouver et de faire preuve de malveillance pure envers ses proies.
Au petit-déjeuner, ce matin-là, un Dean Thomas sifflant d'avoir perdu cinq points par Hermione pour avoir laissé sa cape traîner toute la nuit dans la salle commune gronda entre ses dents serrées « Je sais ce qui cloche chez elle, les mecs. Elle a besoin d'une bonne grosse baise. Ca règlera les soucis, sérieux.
-Ouais, t'as raison, Dean » répondit Colin Crivey, la bouche pleine d'œufs. Il mâchonna et déglutit. « Elle m'a chopé avec Sylvia dans la Salle sur Demande l'autre jour, et j'ai une retenue avec Rusard la veille de la cérémonie de fin d'année. Je l'ai bien regardée quand elle nous emmerdait avec les histoires de règles, et je suis sûr qu'elle était hyper jalouse. »
Seamus renifla. « Même si c'est vrai, Colin, elle est trop méchante pour baiser. Crois-moi, aucun mec ne pourra la sauter sans qu'elle lui arrache les couilles par magie. Elle est horrible. Vaut mieux qu'elle retourne faire des câlins à ses bouquins. On dirait pas qu'elle puisse s'envoyer en l'air avec autre chose de toute façon. »
Severus, qui avait une ouïe excellente, toussa, et faillit s'étouffer avec son café. Il pencha sa tête pour cacher un sourire inhabituel, alors que Minerva lui tapotait doucement le dos.
«Est-ce que ça va, Severus ? » demanda-t-elle, son inquiétude se lisant sur son front plissé.
« Oui, je vais bien » répondit-il simplement, s'éloignant de son contact tout en s'essuyant la bouche de sa serviette.
« Bien » conclut la Professeur de Métamorphose, assez sincèrement, avant de se retourner vers le Professeur Flitwick pour reprendre leur conversation sur la hausse des prix des baguettes de qualité.
Depuis la tête de table, Albus Dumbledore se pencha en avant pour regarder pensivement Severus. Celui-ci lui fit un petit signe de tête avant de retourner à son repas.
« Vieux fou fouineur » pensa-t-il.
Hermione n'était pas au petit-déjeuner. Ni au déjeuner. Ni même au dîner. Elle avait commencé à prendre ses repas dans sa chambre, incapable de rester dans la même pièce que le Maître des Potions, qui mettait un point d'honneur à ignorer ouvertement sa colère, et ses regards exaspérés et interrogatifs dans sa direction… Même s'il était intensément conscient de chaque mouvement, la regardant de son regard masqué par l'amusement. Il avait maintenu sa directive 'gardons une distance de sécurité', réaffirmant sa conviction sur le sujet, quand, en chemin pour la Grande Salle pour dîner, il la découvrit debout dans l'escalier menant aux cachots, hésitant visiblement à avancer. Il se renfrogna et retira vingt points à Gryffondor avant de pivoter et de reprendre sa route sans un mot de plus. Elle en avait été furieuse, mais n'avait osé le suivre, sûre qu'il aurait fini par l'envoyer en retenue avec Rusard, avec des instructions spécifiques pour que cela soit aussi déplaisant que possible.
Hermione retourna à la tour Gryffondor et gronda le mot de passe à la Grosse Dame, qui ouvrit avec un coléreux « Eh bien, quelqu'un a niffleur coincé dans la culotte, pas vrai ? »Hermione ignora son commentaire et marcha à grand bruit dans la salle commune, contournant les élèves qui y étaient rassemblés, le nez en l'air, le front plissé de désapprobation, avant de disparaître dans les escaliers pour s'enfermer dans sa chambre, où elle comptait bien rester enfermée jusqu'à ce qu'elle doive faire face à ses devoirs de Préfète en Chef.
Maintenant, elle était allongée sur son lit, malheureuse dans sa solitude auto-imposée. Mais elle ne pouvait plus supporter le bonheur enivré des autres pour la proximité presque immédiate de la soirée de fin d'année. Voir ses camarades gryffondor rire et s'amuser ensemble la rendait littéralement malade.
Est-ce qu'ils ne réalisaient pas que ces quelques jours de je-m'en-foutisme seraient vite passés et qu'alors ils seraient jetés dans le grand bain effrayant du monde adulte ? Est-ce qu'ils ne savaient pas ce qui les attendait hors des portes de Poudlard ? Il n'y aurait plus de festins, de camarades de dortoir, ni de salle commune. Ils devraient mettre eux-mêmes de la nourriture dans leur assiette, remplir leurs placards, et suivre leur chemin vers leur destinée, quelle qu'elle soit. Il n'y aurait plus de Directeur réconfortant pour garder le mal qu'était Voldemort au loin. Pas de Snape allant et venant pour fournir sa présence réconfortante bien que sarcastique pour ceux qui savaient que de vrais héros existaient, souffraient, risquant leur vie et leur santé mentale en étant au service du Lord Noir… Risquant la mort chaque jour…
Risquant la mort… Chaque jour…
Hermione se leva soudain de son lit alors que la pensée atroce faisait son chemin jusqu'à lui serrer l'estomac. Il pouvait mourir ! Il pouvait mourir avant qu'elle ne soit à lui. Cette pensée faisait battre son cœur à une vitesse alarmante. Elle courut. Au bas des escaliers, au travers de la salle commune, hors des portes et vers les étages inférieurs. Que ses menaces aillent se faire foutre… Elle devait lui parler… Maintenant.
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Severus expira longuement alors qu'il observait la salle de Potions vide. Il était assis à son bureau, qui était vide de rouleaux et feuilles de parchemins, comme de plumes. Les bureaux des élèves étaient également vides de… Eh bien, d'élèves. Pas de fiole se brisant. Pas de cris de douleur ou de grognement de rage. Pas d'explosion. Ce n'était qu'un délicieux silence. Il croisa ses bras derrière sa tête et releva les yeux sur le plafond. Il était libre. Libre de ces cornichons étouffants pour les deux prochains mois. Bonheur. Pure joie inaltérée.
Puis elle lui revint en tête, comme chaque jour. Il secoua la tête alors qu'un coin de sa bouche commençait à s'étirer en sourire. Hermione était de plus en plus visiblement en chaleur ces temps-ci. Quelle petite garce. Qui aurait pu penser qu'elle pouvait être si vindicative ? Et pas seulement contre lui et ses Serpentards, mais contre tout ce fichu corps étudiant. S'il avait eu le moindre doute sur le fait qu'elle aurait pu convenir à Serpentard, ils avaient été dispersés par les dernières semaines. Elle était une vraie terreur, rivalisant avec son propre degré élevé de sarcasme lorsqu'il s'agissait de mettre à mal les élèves. Si elle avait été née en sorcière Sang-Pur, le Choixpeau l'aurait très certainement placée dans sa maison, et avec ses talents et habiletés, elle aurait été la fierté de Serpentard. Il se reprit.
Si elle avait été à Serpentard, elle n'aurait pas tourné aussi bien que ce qui avait été réellement le cas, il devait se l'admettre. Elle n'aurait pas été ainsi poussée en avant, même avec son association avec le Garçon-Qui-n'Avait-Survécu-Que-Pour-Être-Eternellement-Chieur.
Elle n'aurait pas eu l'opportunité de tester son courage, de développer sa loyauté ni aucun de ses talents jusqu'à ce degré qu'elle avait atteint. Elle ne se serait pas endurcie par ses constants mauvais traitements, puisqu'il avait tendance à favoriser ses Serpentards, puisque la plupart étaient les descendants de Mangemorts, promis à rejoindre les rangs de Voldemort. Il se devait de rester doux et mesuré, surprotecteur, afin qu'ils ne développent pas la force de caractère nécessaire à traiter et faire face la dureté du monde, et soient donc des soldats inefficaces dans des escarmouches. Sans personne pour faire tampon, ils échoueraient inévitablement aux attentes de Voldemort. C'était insidieux, mais nécessaire. Il devait tout faire pour que le Seigneur Noir n'ait pas les ressources de voir ses forces augmenter. Même si cela voulait dire envoyer des enfants mal préparés dans le monde. Ses pensées revinrent à Hermione.
S'il n'avait pas été si cruel, si dénigrant pour chacun de ses accomplissements, elle n'aurait jamais développé sa détermination impressionnante pour faire face à sa terrible opposition. Et, ce qui aurait été pire, si elle n'avait pas été à Gryffondor, c'est qu'elle n'aurait pas eu cette passion sauvage et sans bornes qui, même à présent, courait dans son corps délicieux, ni le désir brûlant de découvrir la réponse aux mystères par tous les maux nécessaires. Même si le mystère en question était sa propre sexualité. Et le mal nécessaire… C'était lui.
Les Serpentards apprenaient à être froids, distants, calculateurs et réservés. Il réalisa qu'il était heureux qu'elle n'ait pas été choisie par sa Maison. Si cela avait été le cas, il ne serait pas là à anticiper le mouvement qui le placerait profondément enfoui en elle, expérimentant son accession au statut de femme, et ayant la possibilité de découvrir avec elle tout ce qui était derrière ce brillant esprit. Il sentit un resserrement entre ses cuisses, mais également dans sa poitrine. Il éloigna l'instant en secouant la tête. Malgré ce qui aurait pu être, ses motivations pour la défloration de la jeune Gryffondor étaient entièrement égoïstes, avides, et avaient peut-être même un fond d'esprit de vengeance… Sa manière de prendre enfin le contrôle sur son formidable esprit, de posséder le pouvoir de l'effacer… Et, finalement, d'avoir le dernier mot, après lequel il n'y aurait plus de question.
Il y eut un coup soudain et violent à la porte. Severus se redressa rapidement. Qui pouvait oser tenter de défoncer ainsi sa porte ? Puis il entendit sa voix paniquée.
« Professeur ! Professeur, laissez-moi entrer! Il faut que je vous parle! Laissez-moi entrer, s'il vous plaît! S'il vous plaît, Professeur! » cria Hermione, le visage contre la porte.
Severus hésita. Que faisait-elle là ? Elle savait qu'elle n'était pas censée venir à lui, qu'il viendrait lui-même à l'instant voulu. Tout de même, elle avait l'air désespérée. Merde. Il défit les barrières.
« Entrez, dans ce cas. Avant que la porte ne quitte ses gonds! » lui lança-t-il, son déplaisir parfaitement reconnaissable dans sa voix.
La porte s'ouvrit brusquement et Hermione entra. Elle resta là, le souffle court, les épaules s'élevant et retombant de l'effort pour qu'elle récupère son souffle. Ses cheveux étaient ébouriffés, formant un halo fou autour de sa tête… Et elle le regardait, les yeux écarquillés de peur.
« Vous pourriez mourir » haleta-t-elle. « Vous pourriez mourir avant que je… Avant que nous… Avant que vous… Vous… Vous me…
-Baisiez? » demanda-t-il, un éclat indéchiffrable dans le regard alors qu'il étudiait la jeune femme détruite devant lui.
Hermione rougit, à présent embarrassée. Elle aurait du savoir qu'il frapperait droit à la jugulaire.
« Oui » expira-t-elle.
Severus se leva et contourna lentement son bureau, et se cala en arrière contre lui, les bras croisés.
« Oui, je suppose que c'est une possibilité. Mais ça l'a toujours été. Vous connaissez le rôle que je joue pour Albus. Il n'y a aucun garantie que je revienne à la suite de la prochaine sommation par le Seigneur Noir. La perte possible de ma couverture est un risque que je prends. Je connais le prix de ma trahison. C'est également votre cas. »
Hermione resta immobile et silencieuse, alors que l'incarnation la plus belle, appétissante et manifestement sexuée du genre masculin qu'elle ait croisée roulait des yeux d'exaspération avant de poursuivre.
« Je déduis par votre état avancé de panique que vous venez de réaliser que je pourrais bien ne pas être là pour… Arracher la cerise de l'arbre, pour ainsi dire. SI c'est le cas, Hermione… Je suis certain que vous trouverez quelqu'un d'autre pour remplir ce devoir. Vous êtes, après tout… Quelque peu désirable. »
Les yeux d'Hermione se remplirent de larmes alors que sa lèvre tremblait et qu'elle prononçait fermement « Mais je ne veux personne d'autre. Je vous veux, vous. Juste vous. »
Severus déglutit. Il n'avait jamais entendu une déclaration si sincère le concernant de qui que ce fut dans sa vie. Son honnêteté était juste totalement… Erotique. Il voulait la prendre ici et maintenant, mais il se ressaisit. Il ne pouvait pas passer une autre nuit à combattre une érection irrépressible.
« Hermione, vous devez comprendre cela. Il n'y aura rien d'autre entre nous une fois que ce sera terminé. Je ne vous serai pas lié. Vous devrez trouver une autre personne une fois que nous en aurons terminé, de toute manière. Si un autre vous prend, vous aurez une meilleure chance de former une relation durable. Ce que nous aurons sera du sexe, purement et simplement. Je vous prendrai égoïstement, vous fendrai, vous utiliserai, vous dominerai et alors, vous relâcherai dans le monde pour que vous y trouviez votre propre voie, femme dans tous les sens du terme. Il n'y aura rien de plus. Rien.
-Mais tout de même… Je vous veux. Je ne veux pas que vous mouriez avant… Que nous le fassions. »
Severus renifla. « Vous êtes une petite chose égoïste, n'est-ce pas, Hermione ?
-Quoi ? Qu'est-ce que vous voulez dire ? » dit-elle, choquée.
Il faillit gronder à sa réponse.
« Vous ne voulez pas que je meures avant que je ne vous baise. Et quoi, après ? Cela ne comptera plus franchement ? Vous aurez eu ce que vous voulez. Cela aurait été plus doux pour mon ego si vous aviez dit que vous ne vouliez pas que je meure… Tout court. Félicitations, Hermione. Vous venez de me réduire en petit jouet sexuel. Personne n'avait encore réussi ceci… Pas même le Lord Noir.
-Non. Non. Je ne voulais pas… » commença Hermione en s'avançant. Severus leva la main ce qui la figea sur place.
« Vous ne savez ni ce que vous voulez ni ce dont vous avez besoin. C'est pour cela que vous êtes ici. »
Il pencha la tête de côté, ses yeux noirs durs et froids alors qu'ils passaient sur elle.
« Ne vous inquiétez pas » dit-il d'une voix si basse qu'elle dut se pencher vers lui pour l'entendre. « Je n'ai pas l'intention de mourir avant d'avoir pu m'enfoncer en vous. Donc, sortez, et faites-moi confiance pour ce qui est de tenir assez longtemps pour vous transformer en petit tas de plaisir écervelé, humide et repus. Maintenant, dehors. Hors de ma vue. Je ne vous veux pas ici. Je retire vingt points à Gryffondor. »
Il lui jeta un regard pour la faire fuir. Hermione voulait rester, mais quelque chose lui disait qu'elle devait s'expliquer, pour qu'elle n'ait plus l'air si préoccupée d'elle-même… Mais elle ne pouvait penser à rien. Et à la manière dont il la regardait, avec tant de dédain dans ses yeux froids… Elle savait qu'elle devait partir. Les épaules basses, elle se retourna et rejoignit la porte. Elle avait la main sur la poignée quand elle l'entendit parler d'un ton pensif.
« Tant d'égoïsme, Miss Granger. Inquiète qu'un homme ne meurt avant qu'il ne puisse vous baiser. »
Il s'interrompit, puis :
« Quelque peu Serpentard, ne trouvez-vous pas ? »
Les yeux d'Hermione se remplirent de larmes. Elle ne répondit pas à sa dernière pique alors qu'elle ouvrait la porte, la passait et la refermait derrière elle.
Severus revint à son siège et prit une profonde inspiration. Il était en colère. Il ne savait pas pourquoi, mais il l'était. Toutefois, une chose était certaine. Quand il pourrait enfin poser les mains sur elle, il allait la fendre en deux. Elle aurait se qu'elle voulait, et à la pelle.
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Devant la salle de classe de potions, Hermione prit une profonde inspiration et s'avança, tremblante, le long du couloir des cachots. Une fois qu'elle se sentit être à une distance raisonnable de la salle de classe, elle s'arrêta et se cala contre le mur de pierres. Elle resta là un moment, tentant de ne pas penser aux choses cruelles mais vraies que Severus lui avait dites. Elle n'y parvint pas. Elle était affreuse. Depuis qu'elle avait développé cette obsession insensée pour lui, elle ne se souciait plus de qui que ce soit ni de quoi que ce soit.
Laissant retomber sa tête dans ses mains, elle se laissa glisser au bas des pierres noires et froides, sanglotant comme si son cœur avait été arraché de son corps. Qu'était-elle en train de devenir ? Quand aurait-il la pitié de venir mettre fin à sa peine ? Elle était brisée, et honteuse. Mais elle le voulait tout de même. Quelques soient les circonstances, situations, termes, exigences ou conditions qu'il imposerait, elle le voulait.
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Note de Ms-Figg : Tout d'abord, je voudrais dire à tout le monde que je prévois de construire un stand à limonade juste à côté du mien, pour mieux aider mon camarade, ANON, moissonneur de luxure, à s'abreuver aux profondeurs de la fanfiction sexy pour sa propre écriture. Je ne suis aucunement gênée de cette séduction, et aussi heureuse que possible qu'il croit que cette histoire l'a inspiré à faire la sienne, même si elle était probablement déjà dans sa tête. *petit signe amical à Anon* Et voilà pour rediriger tes pensées salaces.
Désolée de ne pas avoir publié hier, mais j'avais un rhume atroce et tendance à broyer du noir quand je suis malade. (NdT : pas moi !) C'est la faute de ma sœur hypocondriaque. Je ne la croyais pas malade, comme d'habitude, et j'ai partagé son soda, maintenant, j'en paie le prix. Je suis également désolée du manque de lemon dans ce chapitre, mais je pense que l'état d'esprit d'Hermione devait être un peu exploré. Je voulais aussi un peu plus de tension entre eux. Je presse activement les lemons à la main. J'ai un avant goût psychologique de ce que le climax de cette histoire sera, et croyez-moi… Ce sera une Chevauchée Fantastique.
Et Serentipity01, mon Severus peut être cruel, égoïste, et un bâtard auto-centré… Mais c'est comme ça que je l'aime. Ne t'attends pas à ce qu'il se transforme en prétendant reniflant et malade d'amour. Ca n'arrivera pas, chérie.
Pour tout le monde, merci à nouveau de lire, et tout particulièrement à ceux qui laissent des reviews. Je suis les vues, de nombreuses personnes lisent, et le fait que certaines m'encouragent à poursuivre me touche. J'apprécie vraiment beaucoup vos réponses. Merci encore.
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Note de Sevy4eveR : Pauvre Hermione... je compatis (si,si, j'vous jure ^^). Cette attente doit être un vrai calvaire ^^ Pour notre cher Severus aussi d'ailleurs.
Et bien sûr, ce sont les pauvres élèves innocents (hum-hum^^) qui paient pour toutes cette frustration refoulée ! Il est grand temps pour nous, lectrices frustrées par toute cette tension sexuelle autant que pour eux, qu'elle prenne fin et qu'ils s'envoient enfin en l'air !
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Ae : Mais quelle impatience XD
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Note de Sockscranberries : Une Chevauchée Fantastique, rien que ça ? Mais qu'est-ce qu'elle attend pour la partager avec nous cette chevauchée ? ^^
Sinon, oui effectivement il y a de la tension sexuelle dans ce chapitre. Tellement que je pourrai la couper au couteau, c'est vous dire…
Quoi qu'il en soit, vivement le prochain chapitre !
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Ae : Ca me rappelle ma remarque sur les longueurs excessives ^^
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Chapitre 6 ~ L'enfer n'a pas de fureur égalant une Hermione en chaleur (Un titre tout en subtilité et poésie ^^) Ae : J'avoue que sur celui-ci… XD Quel titre ! Quel poésie ! Ae : sérieusement, vous passez votre temps à me pousser à remettre en question tant de choses… Vous vous passez le mot ?
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Elle soupira et ferma les yeux, tentant d'imaginer ce que ses mains feraient sur son corps la première fois. (Grrr)
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Durant la semaine passée, les autres élèves avaient rapidement appris à rester éloignés de la Préfète en Chef et de ses sautes d'humeur corrosives. (Ah ça le manque… ^^)
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Elle déduisit même dix points à Gryffondor lorsque Ron rota trop fort au dîner, et cinq autres quand il s'en plaignit.(C'est fou tout ce que la frustration peut vous faire faire ^^) (Ah ouais, la tension est à son comble :p)
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Elle espérait qu'il se confronterait à elle, mais il trouvait juste moyen de rendre les points, réduisant à zéro ses efforts. (Salaud !)
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Elle avait pris l'habitude de rôder dans le hall à la recherche de couples en démonstration d'affection, et seul Severus lui-même la surpassait lorsqu'il s'agissait de trouver et de faire preuve de malveillance pure envers ses proies. (Ils se sont bien trouvés :p)
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Elle a besoin d'une bonne grosse baise. Ca règlera les soucis, sérieux. (Oui, mais pas avec n'importe qui !)
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sans qu'elle lui arrache les couilles par magie. (C'est fait exprès « coquilles » ? ^^) Ae : Non. Mon word corrige rarement de lui-même, mais il aime pas 'couilles' apparemment.
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On dirait pas qu'elle puisse s'envoyer en l'air avec autre chose de toute façon. » (Bon ben la voilà rhabillée pour l'hiver, la pauvre XD)
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« Eh bien, quelqu'un a niffleur coincé dans la culotte, pas vrai ? » (XD)
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Quelle petite garce. (En même temps, vu comme tu la chauffes depuis 5 chapitres, faut pas s'étonner non plus ^^) Ae : C'est tellement ça ^^
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Et le mal nécessaire… (Je dirais même : le mâle nécessaire ^^)
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-Baisiez? » demanda-t-il, un éclat indéchiffrable dans le regard alors qu'il étudiait la jeune femme détruite devant lui. (Tout à fait !)
Hermione rougit, à présent embarrassée. Elle aurait du savoir qu'il frapperait droit à la jugulaire. (Hum, c'est pas tellement la jugulaire qu'il vise je pense. Ca se trouve plus bas ^^)
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Vous êtes, après tout… Quelque peu désirable. » (Roooh mais quel salaud ^^ )
Les yeux d'Hermione se remplirent de larmes alors que sa lèvre tremblait et qu'elle prononçait fermement « Mais je ne veux personne d'autre. Je vous veux, vous. Juste vous. » (Argh... comme nous toutes, hein XD) Ae : Hum. Je te rappelle que t'es mariée. Moi aussi. Osef, dans le monde magnifique de la fanfic on bave comme on veut ^^
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Il voulait la prendre ici et maintenant, mais il se ressaisit. (Oh mais merde Sev, lâche-toi un peu !) Ae : Il ne reste que 5 chapitres XD (pour la première partie) (Ah mais non, ne te ressaisis pas ! Fonce bordel !)Ae : Ouais, même réaction XD
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Severus renifla. « Vous êtes une petite chose égoïste, n'est-ce pas, Hermione ? (Ben et toi alors !)
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Félicitations, Hermione. Vous venez de me réduire en petit jouet sexuel. Personne n'avait encore réussi ceci… Pas même le Lord Noir.(Bien joué Hermione )(Pauvre petit Caliméro) Ae : Z'est pas zuste ^^ Dire que Caliméro était un perso de pub pour lessive XD
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Elle aurait se qu'elle voulait, et à la pelle. (Que de poésie dans cette phrase ! J'en verserai presque une larme). Ae : Désolée XD La vo est pas classe non plus ^^
