Chapitre 8 ~ La Première Consommation

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Le jour suivant, Hermione décida d'aller petit-déjeuner dans la Grande Salle. Elle jeta un coup d'œil au sac contenant ses affaires pour la nuit et semblant si innocent, sur son lit, et une vague de chaleur la traversa alors qu'elle réalisait que c'était son dernier matin en tant que vierge. Son Professeur de Potions… Correction… Ancien Professeur de Potions allait la déflorer le soir même. Non, déflorer était un terme trop poli, trop doux.

Elle se rappelait exactement ce qu'il avait dit qu'il ferait…

« … Je vais vous baiser, Hermione. Je vais vous baiser jusqu'à ce que vous ne sachiez plus qui, ou ce que, vous êtes. »

Les jambes d'Hermione commencèrent à trembler alors qu'un flot d'humidité venait tremper sa culotte.

« Merde » dit-elle alors qu'elle remontait ses robes pour glisser le sous-vêtement humide au bas de ses cuisses, de ses mollets puis le repoussait d'un coup de pied. « C'est la deuxième que je ruine ce matin. »

Elle déposa le sous-vêtement dans la salle de bain et remplit l'évier d'eau froide. Elle pouvait sentir l'odeur de son désir s'en échapper, puissante dans l'air du matin. Elle le plongea dans l'eau, le frotta et rinça soigneusement, l'essorant avant de l'accrocher sur le séchoir à serviettes, à côté de la première. Elle ne voulait pas se sentir embarrassée en voyant les elfes de maison récupérer ses dessous souillés. Surtout pas dans ce cas.

Elle se lava les mains et sortit de sa chambre, voyant sans les enregistrer les choses se déroulant sous ses yeux. Elle traversa la salle commune comme un zombie. Quelques élèves y traînaient, portant parquets et sacs pour les emballages de dernière minute. Hermione ne faisait pas attention à toute cette activité, et se dirigea vers le portrait pour sortir, une expression neutre au visage. Seul un exubérant 'Eh, Hermione ! Salut' rompit son attitude.

C'était Ron, qui marchait vers elle, les cheveux flamboyants et un grand sourire au visage. Il s'était remis de leur dispute depuis plusieurs semaines, attribuant sa réprimande à des 'problèmes féminins' comme tous les hommes n'ayant aucune idée de ce qu'ils ont pu faire pour mériter ce traitement.

« Salut, Ron » dit-elle avec un petit sourire.

« Tu as décidé de sortir de ton trou, hein ? Tu viens petit-déjeuner ? » demanda-t-il en lui rendant son sourire. « Je peux venir avec toi ? Harry a dû aller au bureau de Dumbledore pour discuter de ses plans pour l'été. Donc je vole en solo cette nuit.

-Ok » acquiesça Hermione. Elle mêla son bras à celui de Ron alors qu'ils passaient le portrait et se dirigeaient au bas des escaliers, vers la Grande Salle.

Ron prit la parole, mais à voix basse afin de ne pouvoir être entendu par quelqu'un d'autre.

« Je ne sais pas ce que Dumbledore prévoit pour lui, mais j'espère qu'il va pouvoir rester au Terrier un bon moment. »

Son front se plissa alors qu'il reprenait sombrement. « Mais connaissant Dumbledore, il va probablement tenter de l'enfermer dans ce mausolée merdique qui sert de Quartier Général pour toujours.

-Eh bien, Ron, tu sais que Voldemort veut Harry » lança diplomatiquement Hermione. Ron grinça des dents, étant toujours incapable de dire ou entendre le nom du Seigneur des Ténèbres sans avoir envie de faire dans son pantalon.

« Peut-être que le Quartier Général sera l'endroit le plus sûr pour lui » poursuivit tout de même Hermione. « Il y sera en sécurité, et aura de nombreuses protections, si… Si qui que ce soit en aura après lui. »

Ron acquiesça.

« La vie d'Harry est pourrie, hein ? Il ne peut pas bouger ou faire ce qu'il veut sans… Sans que Tu-Sais-Qui tente de le rayer de la surface de la terre. Et même s'il est dans un endroit sûr, on continue à lui dire ce qu'il doit faire, quand il peut bouger ou pas… Qui il peut voir ou pas… C'est suffisant pour rendre n'importe qui cinglé.

-Oui. Mais Harry est fort, Ron » répliqua Hermione. « Il a un destin. Il ne l'a pas choisi, mais il fait de son mieux pour se préparer à l'affronter. Quand Voldemort sera parti pour de bon, il pourra vivre une vie normale. Tout comme l'ensemble du Monde Magique. Tout le monde compte sur lui. Il a une grande responsabilité. Il sait qu'il doit faire quelques concessions jusqu'à la bataille finale. Et je pense qu'il peut affronter cela, lui parmi tous.

-J'ai une idée ! Peut-être qu'il pourrait commencer l'entraînement des Aurors. Ca serait bien pour lui, pas vrai ? » Ron tentait désespérément de se rattraper aux fragments de toute forme d'espoir pouvant le mener à penser qu'Harry pourrait survivre et être heureux.

« Oui, Ron… Ca pourrait » acquiesça Hermione en resserrant sa prise sur son bras.

Ils rejoignirent la Grande Salle dans un silence agréable.

Laquelle était presque vide. Quelques élèves étaient partis tôt, mais Hermione suspectait que la majorité des élèves de Poudlard étaient encore au lit, souffrant d'avoir un peu trop célébré au cours de la soirée précédente, à moins qu'ils ne fassent la queue à l'infirmerie pour récupérer des potions anti-gueule de bois. Madame Pomfresh en gardait toujours une belle réserve en prévision des problèmes de post-remise des diplômes.

Ron et Hermione s'assirent à la table Gryffondor. Ron s'attaqua immédiatement à tous les plateaux à sa portée, et commença à enfourner la nourriture à rythme rapide. Hermione roula des yeux. Toujours ce bon vieux Ron. Un jour, il s'étoufferait à mort avec un os de faisan.

Hermione récupéra un beignet chaud sur le plateau à sa gauche, que Ron n'avait pas encore pillé. Elle se versa un verre de jus de citrouille frais. Alors qu'elle amenait le verre à sa bouche, elle jeta un coup d'œil à la table des Professeurs.

Dumbledore n'était pas en évidence… Toujours avec Harry, probablement. Tout comme Hagrid. Il était probablement en train de se battre contre un de ses satanés Skrut, un machin gigantesque d'environ neuf mètres, qui pouvait attaquer à plusieurs dizaines de mètres. Elle ne pouvait toujours pas comprendre comment ce truc survivait. Il ne mangeait jamais rien.

Madame Bibine, le Professeur Flitwick, le Professeur Vector, le Professeur Sinistra et le Professeur McGonagall étaient tous à table, papotant agréablement, et visiblement plus relaxés maintenant que l'année scolaire était terminée. Et là, installé à sa place habituelle, c'était le Professeur Snape.

Toutefois, le Professeur pâle aux cheveux sombres ne mangeait pas. Il était penché en arrière dans son fauteuil, de côté, et caressait pensivement son menton, le regard directement tourné vers elle. Il n'y avait rien de réellement menaçant dans son regard ou sa posture. Il était simplement assis là, les yeux fixés sur elle, ses sourcils aristocratiques légèrement froncés, les lèvres légèrement plissées. Il ne lui fit pas même un signe de tête. Il se contentait de la regarder boire son jus de fruit.

Hermione garda tout de même la même attitude. Sa main trembla un instant alors qu'elle reposait soigneusement son verre sur la table. Elle inspira et expira lentement, puis prit une petite bouchée de son beignet. Elle rejeta un coup d'œil à la table des professeurs, et il la regardait toujours. Que faisait-il ? Est-ce qu'il ne voyait pas que quelqu'un pouvait le remarquer ?

« Snape a l'air dans les nuages, non ? » lâcha Ron autour d'une pleine bouchée de biscuit. « Regarde-le tripoter son menton. Ce con prévoit sûrement ses nouvelles tortures pour l'année prochaine. »

Hermione se tourna vers Ron, un instant figée, avant de retourner son regard vers Severus. Oui, tout bien considéré, il avait vraiment l'air perdu dans son propre monde, puisqu'il ne bougeait pas, ni ne changeait d'expression. Mais leurs regards se croisèrent. Elle était sûre. Elle laissa échapper un rire faible pour les oreilles de Ron, et termina son beignet. Elle ne le laisserait pas en obtenir plus d'elle. Elle allait être faite femme dans quelques heures. Il était temps de lui montrer qu'elle pouvait maîtriser ses émotions. Elle essuya sa bouche avec sa serviette, et reprit son verre.

Êtes-vous prête pour moi ?

Hermione se figea, le verre dans sa main à quelques centimètres de sa bouche.

Êtes-vous prête pour moi, Hermione ?

C'était la voix soyeuse du Maître des Potions qui susurrait dans sa tête. Comment faisait-il ça ?

Je suis toujours connecté à vous. Tant que vous conserverez le fantôme de notre conversation en tête, je pourrais vous parler ainsi. Et entendre vos pensées, également.

Sortez de ma tête !

Hermione entendit un ricanement désagréable qui lui donna la chair de poule.

Considérant où sera ma propre tête dans quelques heures, je peux bien vous accorder cela. Ne soyez pas en retard, Hermione. J'attendrais.

Et la voix s'en fut.

Hermione ramena son regard sur la grande table. Le Maître des Potions mangeait ses œufs et ses toasts. Seul le rapide coup d'œil et sourire en coin qu'il lui offrit lui confirma qu'elle n'avait pas imaginé leur échange.

Hermione se redressa. Elle n'allait pas le laisser l'appâter.

« Où vas-tu, Mione ? » demanda Ron autour de sa cuillerée d'œufs. Il avait commis une hécatombe dans les plateaux autour de lui. Où pouvait-il caser tout ça ?

« Dans ma chambre. J'ai encore quelques trucs à empaqueter » mentit-elle.

« Oh » lâcha simplement Ron. « Je pensais que tu allais me dire que tu allais à la biblio… » Ron s'interrompit sagement alors qu'il enregistrait ce qu'il était en train de dire, avant de finir sa phrase. Son visage s'égailla. « Hey, Harry et moi on va passer par Pré-Au-Lard une dernière fois cet aprem. Tu ne veux pas venir ? On s'amusera bien.

-Je ne peux pas » répondit Hermione, tendue.

« Pourquoi ? » insista Ron, suspicieux. « Il n'y a rien à faire, ici, maintenant qu'on est diplômés.

-J'ai déjà un… Un truc de prévu, c'est tout » répondit-elle d'un ton défensif. Cela suffit. Ron reposa enfin sa cuillère, les yeux plissés.

« Avec qui ? » reprit-il en se redressant pour lui faire face. « Qu'est-ce qui se passe, Hermione ? T'es bizarre, depuis deux mois. On dirait que tu es possédée ou je sais pas quoi. Tu ne sors presque pas de ta chambre, à moins que ce soit pour aller retirer des points à quelqu'un qui marche en faisant trop de bruit dans les couloirs ou qui tousse au mauvais moment. Tu nous as presque fait perdre la Coupe des Quatre Maisons à cause des points que tu as pris à nos camarades. Et tu n'as jamais de temps, JAMAIS, pour Harry et moi. Je sais que je ne suis pas le meilleur balai de l'équipe, mais je vois quand un truc cloche, et, Hermione, y a vraiment un truc qui cloche… Et tu vas me le dire maintenant ! »

Ron était dans un sale état. Ses yeux étaient écarquillés et humides, et son visage d'un rouge violacé. Ses poings étaient contractés et ses bras serrés contre son corps.

La rage envahit le visage d'Hermione comme une tornade en approche.

« Comment oses-tu ? » explosa-t-elle. « Comment oses-tu me demander de te parler de ma vie. MA vie, Ron. Il n'y a rien de mal chez moi que je ne puisse affronter. Je ne suis pas la petite et faible Hermione. Il n'y a plus de troll des montagnes m'attendant dans les toilettes pour m'arracher la tête. Ron, je suis une femme adulte, maintenant. Je n'ai pas à te dire tous les détails secrets de mon existence, Ron, comme si tu étais mon père. J'ai mon propre agenda, Ron. Tu devrais mieux apprendre à respecter mes limites, ou… Ou…

-Ou quoi ? » demanda-t-il simplement.

« Ou je ne te parlerais plus de toute ma vie ! » cracha-t-elle.

Ron se dégonfla visiblement alors qu'Hermione se ruait vers les portes.

« Hermione ! Hermione ! » la rappela-t-il alors que les portes se refermaient brutalement sur elle.

McGonagall se pencha vers le Professeur Flitwick.

« Pas encore ! » murmura-t-elle. Flitwick secoua la tête et regarda Ron se laisser retomber sur son banc avant de s'attaquer aux restes devant lui.

Severus avait observé l'échange avec un intérêt certain. Tiens, tiens. Miss Granger ouvre ses ailes. Il sourit intérieurement, ses yeux s'assombrissant d'anticipation.

Et de plus… Dans quelques heures, je serais celui qui la fera voler.

Le Maître des Potions quitta son siège et salua ses collègues d'un signe de tête. Dans un tournoiement de robes, il sortit de la Grande Salle et partit au travers des couloirs. Au lieu de se diriger vers les cachots, il prit le chemin des extérieurs de Poudlard. Marchant à toute vitesse, il rejoignit les portes en quelques minutes. Il leva les barrières, sortit, les replaça, et, en une étincelle, disparut.

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Il sembla à Hermione qu'elle ne faisait que se jeter sur son lit. Elle était furieuse, et fixait le plafond, les bras croisés sur sa poitrine, morne. Ron l'avait à nouveau fait. Révélé l'animal en elle. Elle était fatiguée de le voir tenter de diriger sa vie. Il avait besoin de garder son grand nez Weasley en dehors de ses affaires. Elle jeta un coup d'œil à l'horloge. Il ne restait que quinze minutes pour atteindre neuf heures. Il ne restait que quelques heures. Elle avait besoin de se calmer… Peut-être avec une petite sieste. Oui, une sieste sonnait pas mal du tout. Elle roula sur elle-même et jeta un nouveau coup d'œil acéré à l'horloge, avant de se détourner pour fermer les yeux.

Reposez-vous, Miss Granger. La nuit sera longue.

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L'horloge affichait quatorze heures trente-cinq. Hermione portait une simple robe d'été blanche parsemée de fleurs. Ses pieds étaient glissés dans des sandalettes confortables qui les mettaient en valeur. Elle avait peint ses ongles d'orteils en rose pâle. Ses cheveux avaient été coiffés jusqu'à former une masse de boucles brillantes qui atteignait le milieu de son dos. Elle aurait aimé avoir pensé à acheter quelques sous-vêtements sexy, mais en fait… Dans toute son anxiété, cela ne lui avait jamais traversé l'esprit. Mais elle avait un joli ensemble coordonné de dentelle blanche. Ca allait devoir faire l'affaire. D'un autre côté, elle ne pensait pas que le Maître des Potions en aurait longtemps profité. Elle ne portait aucun maquillage, en dehors d'un peu de gloss sur ses lèvres. Elle s'était entraînée à prendre l'air boudeur. Merlin, elle avait l'impression d'être une Lolita. Les elfes de maison avaient déjà récupéré ses boîtes et sacs. Sa chambre était maintenant vide, même les draps avaient quitté son lit. Elle jeta un nouveau coup d'œil. Elle affichait à présent quatorze heures quarante. Il était temps d'y aller, si elle voulait arriver aux cachots l'air fraîche. Elle ne voulait pas courir et arriver en sueur. Elle prit son sac pour la nuit, prit le temps d'un dernier regard sur la pièce vide, et ravala ses larmes qui menaçaient de couler. C'était vraiment fini. Elle quittait Poudlard. Prenant une profonde inspiration, elle sortit.

Elle se lança presque sur la pointe de pieds vers la salle commune, vérifia la pièce d'un coup d'œil, cachée derrière un angle, pour voir si Harry ou Ron était là. Ils n'y étaient pas. Elle rejoignit le portrait et le repoussa pour sortir.

« Eh bien, vous êtes tout à fait charmante, Miss Granger ! » commenta la Grosse Dame. « On sort pour un dernier petit tour ?

-Quelque chose comme ça » murmura-t-elle tout bas. « Au revoir, la Grosse Dame… Vous avez été une merveilleuse porte.

-Au revoir » répondit-elle avec un doux sourire. « Je sais que quoi que vous décidiez de faire de votre vie, ce sera couronné de succès. Bien sûr, pour une si intelligente petite sorcière. »

Hermione lança un faible sourire au portrait et partit en direction des cachots.

« Je me demande si elle me trouverait toujours intelligente si elle me savait en chemin pour coucher avec le Maître des Potions » pensa-t-elle avec une pointe de culpabilité.

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La queue de Severus lui avait fait subir un vrai enfer toute la journée. La première fois lorsqu'Hermione était entrée dans le Grande Salle au bras du crétin Weasley. Il avait pu sentir le frémissement immédiatement, et s'était penché en arrière, drapant stratégiquement sa robe de manière à ce que cela ne soit pas visible. Il fut un peu difficile de se libérer de son boxer de soie sans que McGonagall ne le voie, mais il y parvint, et la gravité fut avec lui. Son membre resta en arrière à frémir contre son ventre.

La seconde fois était quand il était entré dans le cottage qu'il avait loué pour la journée, accompagné par la propriétaire dodue et souriante. Quand il avait vu le lit double à ciel de lit, son organe était revenu à la vie si dur et rigide que ça en avait été douloureux. Cette fois-ci, la gravité n'avait pu lui venir en aide. Il avait discrètement détourné son corps de la dame, en étant réduit à regarder par-dessus son épaule quand elle lui parlait. Il était sûr qu'elle aurait eu une crise cardiaque si elle avait vu la taille non négligeable de son érection tendant ses robes. Quoiqu'il en fut, celle-ci refusa de se coucher avant une bonne heure et demie.

Et maintenant, il était élevé en pleine gloire, attendant l'arrivée d'Hermione comme un soldat au garde-à-vous. Jurant, il lutta pour le positionner, le laissant finalement à l'horizontale, calé par l'élastique de son boxer pour le maintenir en place.

Il jeta un coup d'œil à son sexe. Il affichait 14h55. Elle pouvait frapper à la porte à tout instant. Il rejoignit son fauteuil et s'assit, croisant ses doigts sur le bureau. Il fit tourner ses pouces. Puis il se tapota le bout des doigts. Bordel, où était-elle? Elle avait intérêt à ne pas être en retard.

Il y eut un léger coup timide à la porte. Totalement contraire à ce que Miss Granger… Non, Hermione, avait fait jusque là. Habituellement elle frappait comme un troll. Il sourit. Cette fois, quoi qu'il en fut, elle ne venait pas pour ses notes. Elle venait pour… Venir.

« Entrez » dit-il d'une voix rauque.

La porte s'ouvrit lentement et Hermione entra, visiblement nerveuse. Elle était délicieuse en blanc. Il se demanda soudainement si elle oserait porter du blanc à son mariage. Après ce soir, le rouge serait la couleur la plus appropriée.

Il se leva lorsqu'elle s'avança. Il posa sur elle son regard intense.

« Bonjour, Hermione.

-Bonjour, Profes… » commença-t-elle avant de se corriger. « Je veux dire, Severus. »

Il acquiesça.

« Ne vous inquiétez pas, Hermione, d'ici à demain matin vous serez particulièrement habituée à dire mon prénom. »

Elle se mordit la lèvre et ne répondit pas.

« Êtes-vous prête à y aller ? » demanda-t-il, s'éloignant de derrière son bureau pour s'approcher lentement, comme auprès d'un petit animal blessé.

Hermione acquiesça.

« Vous pouvez parler, n'est-ce pas ? » demanda-t-il avec un léger reniflement.

Ses yeux étincelèrent un instant et elle releva le menton, défiante.

« Oui. Bien sûr que je peux.

-Bien. Je m'attends à ce que vous me répondiez quand je vous parle.

-Bien » lâcha-t-elle froidement.

Oh, il allait percer un nouveau trou en elle. Soudainement, il tendit les bras et l'attira violemment contre son corps, un bras enroulé autour de sa taille.

Hermione haleta devant sa rapide souplesse, et devant la sensation de son long corps mince pressé contre elle. Elle sentit une chaleur naître entre ses cuisses et elle trembla. Elle releva les yeux sur lui. Elle n'avait pas réalisé qu'il était si grand.

Severus baissa les yeux sur ses yeux d'ambre écarquillés.

« Vous vous habituerez également à cela. »

Et il l'embrassa.

Ce fut tout d'abord un lent baiser délicat. Sa bouche était plus douce que ce à quoi elle s'attendait. Il bougeait gentiment ses lèvres contre les siennes, les massant avant d'ouvrir doucement sa bouche pour taper sa bouche de sa langue.

Hermione ouvrit à nouveau sa bouche et il glissa sa langue à l'intérieur, la faisant courir délicatement. Hésitante, elle lui retourna le geste. Elle lécha le muscle chaud qui bougeait dans sa bouche et sentit qu'elle aimait cela. Elle aimait son goût. Il avait un goût de brandy et de quelque chose de doux… Du chocolat, peut-être. Severus resserra son bras autour de sa taille et approfondit le baiser, enfonçant sa langue dans sa bouche plus profondément et plus suggestivement. Il la sentit fondre contre lui, un doux gémissement s'échappant d'elle alors qu'il l'explorait. Elle avait un goût propre. Comme l'innocence.

Son sexe s'agita contre l'élastique contraignant alors que Severus ravageait la bouche d'Hermione. Elle avait laissé tomber son sac pour la nuit, et avait placé ses bras autour de son cou, comme deux serpents, ses mains dans ses cheveux mi-longs, l'attirant à elle pour avoir plus d'accès alors qu'elle se pressait contre lui, inconsciente. Il pouvait sentir la chaleur de son corps au travers de ses robes, et oui… Il pouvait sentir son excitation. Il s'éloigna d'elle avec difficulté, et relâcha sa prise sur son corps.

« Vos cheveux sont si doux. Pas du tout graisseux » murmura-t-elle, d'un regard interrogatif.

« Oui. C'est la seule chose qui puisse être douce chez moi en ce moment. » Il resserra à nouveau sa prise sur sa taille. « Venez, Hermione. Nous avons à faire.

-Qu'est-ce que vous voulez dire ? Venir où ?

-Tenez-vous simplement à moi. Nous allons transplaner. Vous ne vous attendiez pas à passer la nuit avec moi dans mes appartements de Poudlard, si ? »

Hermione cligna des yeux, incapable d'éloigner les yeux de son visage. Comment avait-elle un jour pu penser qu'il était laid ? Il était beau, de manière très masculine. Sa peau d'albâtre était douce et belle, et son visage était anguleux, avec des pommettes hautes et ciselées. Ses yeux d'onyx perçant étaient bordés de longs cils sombres. Même son grand nez aquilin donnait à son visage de la force et du caractère.

« Je vous veux… » souffla-t-elle… Sa bouche parlant avant qu'une pensée horrifiée ne puisse l'interrompre.

« Quoi ? » gloussa-t-il gravement. « Oh, Hermione. Vous avez de sacrés projets pour votre Maître des Potions, n'est-ce pas ? Pas même une question sur la manière dont nous allons transplaner sur les terres de Poudlard ? Incroyable. »

Il vit l'embarras dans ses yeux avant qu'elle ne les baisse.

« Ecoutez » dit-il tranquillement. « Voilà comment sont les choses. Vous ne pouvez empêcher les mots de sortir quand le désir coule de votre corps comme une marée. Vous apprendrez bientôt ce que cela signifie. » Il s'interrompit.

« Et la raison pour laquelle je peux transplaner de mes appartements est par mon association au Seigneur des Ténèbres. Il faut parfois que je parte vite, et souvent, quand je reviens…

-Vous êtes trop blessé pour finir le trajet des portes extérieures au château » conclut Hermione en affichant une expression douce.

Severus baissa les yeux sur la jeune femme qui serrait son corps contre le sien, et se referma. Il n'avait pas besoin de sa douceur. Ou de sa pitié. Si quelqu'un, ici, avait besoin de pitié, c'était elle.

« Venez » répéta-t-il avec une note dure dans la voix. « Comme je le disais… Nous avons à faire.

Il ramassa son sac et transplana dans un léger coup de tonnerre.

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Ils réapparurent devant un petit cottage perché sur une falaise au-dessus de l'océan. Des plantes grimpantes couvertes de fleurs petites et odorantes semblaient envelopper la porte, et de la fumée sortait de la cheminée. Des mouettes flottaient dans les airs et criaient comme des enfants perdus. L'air était également empli du son des vagues distantes caressant la côte. Hermione trouva le tout magnifique.

Severus la tenait toujours fermement, sans la quitter des yeux alors qu'elle observait toute la scène. Il était préférable de la laisser regarder, car une fois qu'elle aurait passé ses portes avec lui, elle ne verrait pas la lumière du jour avant le lendemain. Tout de même, il appréciait qu'elle aime le cottage.

Il la laissa s'écarter, et s'avança jusqu'à la porte pour la lui ouvrir.

« Bienvenue dans mon petit salon » annonça-t-il.

Hermione compléta intérieurement par un 'dit l'araignée à la mouche'.

Ses jambes refusaient de bouger.

Severus soupira et revint vers elle. Il savait que sa remarque l'avait figée comme une biche dans des phares. Il déposa sa main au bas de son dos et la guida à l'intérieur. Il posa son sac à terre, sortit sa baguette et bloqua la porte par sortilège, avant d'ajouter un sort de silence.

Hermione le regarda faire, et s'enveloppa de ses bras sans même le réaliser. Elle connaissait les mouvements de baguette exigés par un sort de silence, et cela la tendait plus encore de savoir qu'il le considérait nécessaire.Elle fit le tour du cottage. Il était composé d'une grande pièce principale munie de deux grandes fenêtres donnant sur l'océan. Un des murs était longé par une petite cuisine, muni d'un frigo, d'un comptoir avec sièges pour y manger. Contre un autre mur étaient une penderie, une petite table basse fleurie et une petite poubelle. Un lavabo était installé dans le coin. Une unique chaise de chêne était alignée au mur. L'objet dominant la pièce était un gigantesque lit à baldaquin avec d'épais rideaux bleus et un grand nombre d'oreillers. Elle se retourna pour regarder Severus, qui haussa les épaules et ne prononça que cinq mots.

« Cottage de lune de miel. »

Severus rejoignit le lit pour s'y asseoir, avant d'y rebondir pour le tester. Il savait que c'était une chose minable à lui faire, mais il aimait voir cette expression déconfite faire briller les yeux d'Hermione.

« Me rejoignez-vous ? » demanda-t-il comme une question, mais, quelque chose, dans sa voix, fit comprendre à Hermione que c'était plutôt un ordre. Alors qu'une nuée de papillons s'envolaient dans son ventre, elle s'avança et s'assit tout au bord du lit.

« Avez-vous faim ? » demanda-t-il, tout en faisant glisser de haut en bas son doigt sur son avant-bras. Pour Hermione, c'était comme s'il introduisait du feu liquide dans ses veines.

« Non. Je… Je ne pense pas que je pourrais manger quoi que ce soit pour l'instant » répondit-elle doucement. Ses mains recommencèrent à trembler et elle les serra l'une contre l'autre.

Chose que remarqua immédiatement Severus.

« Bien. Vous serez affamée plus tard. De mon côté, je suis particulièrement affamé… Mais il ne s'agit pas de nourriture. »

Il se pencha pour l'embrasser.

« Attendez » l'arrêta Hermione en se reculant un instant.

Severus se renfrogna.

« Il n'est plus temps de revenir en arrière, Hermione. Ne m'obligez pas à vous y pousser…

-Non. Ce n'est pas ça du tout. Je vous veux vraiment, Severus. Je ferais tout ce que vous voudrez, mais d'abord, je veux que vous fassiez quelque chose pour moi.

-C'est ce que je tente de faire » gronda-t-il… Se penchant à nouveau. Hermione se redressa pour lui faire face.

« Non. Ce n'est pas ce que je veux… Enfin, si… Mais j'ai besoin que vous me passiez sous légilimencie. Légilimencie complète.

-Pourquoi ? » demanda-t-il, à présent curieux.

« Parce ce que je veux que tu saches à quel point je me soucie de toi. »

Severus leva les yeux au plafond. Il espérait que cela pourrait se dérouler sans qu'elle fasse de grandes déclarations d'amour. Cela n'allait être qu'un interlude très plaisant. C'était tout.

« Hermione » commença-t-il, exaspéré. « Je vous ai dit qu'il n'y aurait rien de plus que cela… Ce moment partagé. Je pensais que vous l'aviez compris.

-Oui. Je l'ai compris, et je l'accepte. Je ne suis pas amoureuse de vous Severus. La dernière fois que je vous ai vu, vous m'avez accusée d'être égoïste, parce que j'étais venue à vous, en ayant peur pour vous. Je dois admettre que je pensais à… Être intime avec vous… Mais je me soucie vraiment de ce qui vous arriverait. Ca a toujours été le cas. »

Severus renifla.

« J'en suis sûr. » Il lâcha un rire acide. « Pourquoi vous en soucieriez-vous, Hermione ?

-S'il vous plaît. S'il vous plaît, Severus. Faites-le, et je promets que je ne vous refuserai rien.

-Comme si vous en aviez encore la possibilité… » lâcha-t-il. « A l'instant où cette porte s'est refermée, vous êtes devenue mienne. Je n'accepterais rien de moins que vous toute entière. »

Il se releva et s'avança vers elle lentement, le regard dur et dangereux. Elle commença à reculer, mais il agrippa ses bras et l'attira plus près.

« Legilimens ! » cria-t-il.

Les images se ruèrent dans son esprit. Lui prenant des points à Gryffondor. Lui lui disant des choses cruelles. Il pouvait sentir sa tristesse, la colère qu'elle lui portait, mais aussi le désir de lui plaire, d'être remarquée par lui. Il avança dans son esprit, se voyant comme elle le voyait. Et il eut un changement, la quatrième année, son admiration, sa peur pour lui, sa colère pour son attitude, le défendant contre ses meilleurs amis. Sa solitude et son isolement. Lui à l'infirmerie, elle caressant son front, le réconfortant, tentant de le comprendre. Il sentait son respect, son intime persuasion de l'existence de sa noblesse, sa profonde inquiétude lorsqu'il était parti pendant des jours. La dispute avec le Directeur sur le fait de le sauver. Il vit tout. Puis il vit la décision qu'elle avait prise, et le courage qu'il lui avait fallu pour la suivre, puis il y eut une belle image de lui, puis l'attente tendue, et brûlante, et frustrante, et le désir intense coulant dans ses veines...

Il se recula d'elle, tremblant.

« Tu as vu ? » demanda-t-elle doucement.

Il récupéra rapidement.

« Oui, j'ai tout vu, Hermione. Et tu as raison, tu ne m'aimes pas… Ce qui me soulage grandement. Mais il y a quelque chose, ici… Qui valide ceci. »

Il baissa la tête vers elle pour l'examiner, une lueur étrange dans ses yeux.

« Mais tu sembles avoir une vision extrêmement romantique de moi se baladant dans ta jolie petite tête. Je peux t'assurer que je ne suis ni si bon, ni si noble. Je suis un homme très égoïste… »

Il attira rudement Hermione à lui. Elle pouvait sentir son érection sous ses robes. Merlin, ça avait l'air énorme.

« Un homme égoïste et lubrique qui ne laisse pas passer une chance de baiser une souple jeune fille qu'il a vue grandir depuis l'enfance, une jeune femme qui n'a pas la moindre idée de ce dans quoi elle se lance, ni de ce dont je suis capable… »

Il se serra plus fort contre elle. Puis il se pencha pour murmurer à son oreille.

« Je vais te faire du mal, tu sais » gronda-t-il. « Je ne pourrais pas m'en empêcher…

-Ca va, Severus. Je n'ai jamais entendu parler d'une femme morte de ça… »

Severus ne put s'empêcher de trembler. Elle était si innocente… Elle n'avait aucune idée de ce qui se passait dans les soirées du Seigneur des Ténèbres.

Que l'innocence aille se faire foutre. Elle voulait ça…

Il l'embrassa à nouveau. Violemment. Plongeant les mains dans sa crinière, il attira sa bouche à lui et plongea rudement sa langue en un va et vient profond, imitant l'acte sexuel, grondant tout au fond de sa gorge. Elle gémit alors qu'il l'attirait plus proche encore de lui avant de l'amener dos au mur. Il la cala durement contre la surface, et l'entendit laisser échapper un grognement de désir guttural. Elle commença à babiller quand sa bouche rencontra sa gorge, ses lèvres et sa langue caressant sa gorge de baisers brûlants.

Il fit courir sans pitié ses mains sur son corps, sur ses hanches et ses cuisses, ses seins et son dos alors qu'elle s'arquait hors du mur pour se rapprocher de lui, se pressant contre sa solidité, ses yeux écarquillés sous le choc, pas de ce qu'il lui faisait, mais de ce qu'il causait en elle. L'ancienne douleur entre ses jambes revenait… Et elle chantait un mantra de désir sous ses soins. Son visage pressé contre sa gorge, il l'entendit crier…

Oh Merlin, oh Merlin, oh Merlin, oh Merlin oui oui oui

Et avant qu'il ne le réalise, il releva sa robe, Hermione gigotant pour l'aider, ses doigts s'emmêlant aux siens, l'irritant jusqu'à ce qu'il l'arrache de son corps. Il s'interrompit pour la détailler, et elle grogna et tenta de s'arquer contre lui. Il maintint son dos et ses yeux détaillèrent la dentelle blanche de son soutien-gorge et de sa culotte. Elle avait l'air d'un ange, mais il pouvait voir le démon brûler dans ses yeux.

« Restez ici » ordonna-t-il tout en commençant à déboutonner ses robes. Hermione gigota contre le mur, impatiente, ne désirant rien d'autre que de le sentir en elle. Severus ouvrit ses robes jusqu'au point où il put les passer par-dessus sa tête pour les jeter à terre. Il jeta un coup d'œil à Hermione, dont la tête était rejetée en arrière, exposant sa gorge, ses yeux s'agitant follement, en montrant le blanc… Comme un animal surexcité. Et elle se touchait, faisant courir ses mains sur son corps, attendant qu'il revienne…

« Je veux te toucher, Severus » grogna-t-elle.

Severus plaça ses mains sur le mur de chaque côté de sa tête, et se pencha plus près, sans laisser son corps entrer en contact avec le sien.

« Vas-y » gronda-t-il. « Touche-moi. »

Les mains brûlantes et douces d'Hermione caressèrent son torse fin mais bien bâti, partant vers sa nuque et de son dos, où elle put sentir les cicatrices qui s'entrecroisaient sur sa peau. Des fines, des larges, des courtes et des longues… Elle les explora toutes, puis ses mains revinrent sur son torse, se glissant plus bas sur les muscles saillant de son ventre… Et allant, impatiente, plus bas, faisant siffler Severus et retenir sa respiration alors que sa main esquissait les contours de son sexe toujours enserré dans l'élastique de son boxer de soie. Son absence de respiration ne fit que l'encourager, et elle glissa sa petite main sous sa taille pour saisir l'épaisse longueur, la libérant et faisant tendrement courir ses doigts sur la tête violacée, laissant ses mains parcourir toute sa surface et sentir chaque veine et pli sous sa paume.

Severus était à présent totalement immobile, la tête penchée pour regarder ses mains glisser sur lui. Ses mains, si petites, et curieuses… Son sexe était pleinement déployé pour ses petits doigts rassemblés. Hermione haletait, et sa main vint à la base où elle sentit la délicatesse de ses testicules. Elle les serra légèrement et il frissonna à présent, mais cette fois, ses hanches suivirent le mouvement. Elle reprit sa caresse plus haut, avant de plonger dans son regard et de parler.

« Je suis prête, Severus… Si prête » avant de serrer sa longueur et de commencer, innocente, à le masturber. Severus inspira entre ses dents serrées et lutta contre lui-même pour ne pas la prendre contre le mur, non… Non… Il voulait l'avoir sous lui pour la première fois… Comme dans son premier fantasme à son sujet.

« Stop. Arrête, Hermione » haleta-t-il, baissant les bras pour écarter ses mains de son membre, si gonflé qu'il semblait en colère.

« Non… Non… Je ne veux pas arrêter » souffla-t-elle. « Prends-moi, Severus… Prends-moi comme tu me l'as promis. » Elle attrapa son cul pour l'attirer vers elle.

Il ne pensait pas que la petite Gryffondor aurait tant de passion. Elle était complètement en chaleur. Et vierge… Son esprit ne se faisait toujours pas à ce concept. Il était censé être doux avec une vierge, mais cette femme ne semblait avoir qu'un corps virginal… Elle savait ce qu'elle voulait, même si elle ne l'avait jamais eu…

Il se recula à nouveau.

« Non… Nous devons allez au lit. Pour que la première fois soit correcte, tu devrais être dans un lit. Maintenant, stop. Stop. Laisse-moi reprendre mon souffle. »

La main d'Hermione retomba directement sur son sexe. Il dû gifler la main pour l'éloigner.

« Wow » cria-t-elle. Mais ce fut efficace. Elle se pencha en arrière contre le mur, se contentant de le regarder comme s'il était une sucette géante.

Ses propres mains étaient toujours sur le mur, l'entourant. Il inspira profondément, tentant de calmer son cœur affolé, alors que son sexe, mené par son propre esprit, s'agitait vers Hermione. Avec difficulté, il se redressa et s'avança vers ses robes chiffonnées. Il sortit sa baguette de sa poche et la pointa vers Hermione.

« Divesto ! »

Ses sous-vêtements disparurent. Elle était magnifique, se frottant de haut en bas sur le mur, ayant à présent l'air d'une vraie lionne. Severus retira ses propres vêtements et, en trois pas rapides, la rejoignit pour la soulever et la ramener au lit. Il avait repris contrôle sur lui-même, à présent. La voyant si enflammée, tendue et prête, il se décida à la frustrer un peu plus pour s'amuser avant de s'attaquer aux choses sérieuses.

« Je pense que puisque c'est ta première fois, Hermione… Nous allons commencer par le Missionnaire. »

Hermione gémit lorsque Severus la laissa tomber sans cérémonie sur le lit.

Il étira sa longue silhouette musculeuse au-dessus d'elle, s'installant entre ses jambes, son membre épais et enflé se pressant, long et dur, contre son ventre.

« Maintenant, plie les genoux » murmura-t-il, le regard plongé dans ses yeux incertains mes affamés. Ils étaient humides de désir, ses lèvres étaient enflées et entrouvertes, et elle brillait d'un léger voile de sueur.

Elle lui obéit et redressa légèrement ses jambes contre lui. Severus se redressa sur ses coudes, et roula légèrement des hanches, obtenant d'elle un petit cri alors que son membre et ses testicules piégés entre leurs corps se pressaient contre elle.

« Cette position était très appréciée par les Moldus amenant la chrétienté aux sauvages » dit-il sur le ton de la conversation, comme une narration. Mais merde, qu'est-ce qu'il foutait ?

« Ils étaient trop effrayés que leur dieu puisse les observer baiser, et ne voulaient pas faire quoi que ce fut qui puisse les embarrasser. En conséquence, ils allaient au plus direct, ce qui, j'imagine, devait mieux convenir à leur dieu… »

-S'il te plaît » gémit Hermione, le visage crispé d'envie. « Fais-le, Severus. Plus de leçon d'Histoire… Je me fous de comment ils faisaient ça. Ou de pourquoi ils faisaient comme ça… »

Severus ricana. Elle pouvait sentir le lent rire roulant vibrer contre elle alors qu'il s'installait plus bas afin de positionner pour la pénétrer.

« Votre intellect se la ferme, Miss Granger » expira-t-il du fond de sa gorge, reprenant l'appellation qu'il lui donnait en tant qu'élève pour le lui annoncer.

« Mmm. Bien. Ca va être tellement bon » se grogna-t-il à lui-même, alors que la tête de son membre se pressait contre son entrée humide. Son corps était si brûlant sous lui que la pensée qu'elle pourrait s'enflammer à tout instant traversa son esprit. Il plongea la main entre eux, ses doigts caressant les douces boucles, et agrippa son sexe pour frotter l'extrémité de son membre enflé sur son clitoris, étalant son humidité sur tout son sexe. Hermione chouina doucement, gigotant et poussant instinctivement ses hanches vers le haut avec un gémissement brisé. Il faillit la pénétrer, mais il décala légèrement ses hanches.

« Impatiente » souffla-t-il. « Ne t'inquiète pas. Tu l'auras bientôt… Tout entier. »

Il continua à faire aller et venir son membre contre ses plis humides, la faisant sursauter, frémir et s'agripper à lui, tentant de le ramener en avant, de le forcer à la pénétrer.

« Tu le veux ? Tu veux ça ? » Le regard de Severus se durcit comme des diamants, alors que son mouvement se poursuivait, laissant son membre s'avancer entre ses lèvres intimes et contre ses poils pubiens humides.

Hermione acquiesça, son visage rougi affichant toute son invite.

« Demande-le, dans ce cas. Regarde-moi et demande-le-moi, comme tu l'as fait lors de la nuit où nous avons eu notre discussion. Il a fallu que je lutte pour ne pas te prendre comme tu me le demandais. Demande-le-moi, Hermione. Supplie-moi de te montrer ce que c'est de me sentir glisser en toi mon membre épais. »

Hermione fronça les sourcils. Ca, c'était hors de question. Putain, elle avait déjà trop attendu après lui, et maintenant, il commençait à jouer. Le con. Elle allait lui montrer ce que c'était que la volonté Gryffondor de prendre l'initiative. Inspirant profondément, Hermione remonta soudainement ses hanches et dévia son corps de manière à rejeter Severus pour pouvoir le chevaucher et obtenir ce qu'elle désirait tant. Elle en avait marre d'attendre, elle était fatiguée de ses taquineries cruelles. Elle voulait être percée immédiatement, et le prendrait si lui ne la prenait pas.

L'effet de surprise prit le Maître des Potions garde baissée, juste un instant, et son côté droit glissa du matelas, si bien qu'ils se retrouvèrent face à face une fraction de seconde, Severus affichant une expression de choc et Hermione une de fière détermination alors qu'elle luttait pour prendre le dessus.

Son entraînement en auto-défense tentait de servir, mais Severus avait des années d'expérience au combat sous la ceinture. Hermione tenta de balancer une jambe par-dessus sa hanche pour utiliser son poids pour le faire basculer sur son dos. Mais il fut trop rapide. Il attrapa rudement ses poignets et utilisa son propre corps pour la rejeter en arrière, rougie, sur le lit. Il la maintint immobile, les bras tendus au-dessus de la tête dans la prise d'acier d'une seule de ses mains, alors qu'il reprenait le dessus, se forçant entre ses cuisses.

« Petite chipie » renifla-t-il en attrapant son membre, cherchant son entrée pour enfoncer l'intégralité de son épaisse longueur dans la petite sorcière gigotante, de toute sa force. Hermione hurla alors qu'il déchirait brutalement son hymen, et eut l'impression qu'il la fendait littéralement en deux. La douleur était insupportable. Puis il s'immobilisa, le visage pressé contre sa gorge, et respirant bruyamment alors qu'elle frémissait sous lui. Il l'avait épinglée sur le lit, et les mains d'Hermione étaient refermées sur ses épaules, tentant de le repousser, prise de douleur et de panique.

« S'il te plaît ! Oh, Merlin, Severus… Tu me brises en deux ! » hurla-t-elle.

« C'est l'idée » gronda-t-il tout en commençant à aller et venir sauvagement en elle, se délectant de son étroitesse trempée et de ses cris de douleur. Il savait que ces cris se transformeraient bientôt en cri de plaisir. « Tu l'as voulu. Le voilà. Le… Voi… Là… »

Severus était loin d'être l'amant idéal pour une tendre défloration. Il l'avait tant désirée, et elle l'avait tant supplié, si affamée, son impatience intense magnifiée par légilimencie, le faisant veiller nuit après nuit, luttant contre sa propre excitation presque constante. Il avait eu assez d'attente. Plus jamais.

Il chevaucha Hermione sans pitié, envoyant brutalement son pelvis contre le sien, enfonçant son sexe profondément jusqu'au col de son utérus, jusqu'à que ses cris initiaux deviennent de faibles gémissements. Il relâcha ses bras et agrippa ses épaules, la ramassant contre lui pour pouvoir s'enfoncer plus profondément encore. Oh oui. La sauter était exactement ce qu'il s'était imaginé.

Hermione basculait irrémédiablement sous ses coups de reins, et abandonna ses tentatives de résistance, se laissant aller à sa possession sauvage de son corps. A chaque fois qu'il frappait là, tout au fond, il était récompensé d'un gémissement, ou d'une obscénité. Il sentit ses hanches commencer à rencontrer ses va-et-vient, trouvant son rythme et s'accordant à chacune de ses délicieuses enfoncées. Puis elle s'abandonna enfin en un tremblement, les parois internes de son con serré commençant à frémir et se liquéfier, jaillissant autour de son membre en mouvement comme de la lave incandescente. Sa voix recommença à s'élever, cette fois pour l'encourager, prononçant son nom alors qu'elle frémissait autour de lui, alternant entre des 'Severus… Professeur…' et des 'Espèce de sale bâtard'. Il releva ses jambes pour les caler sur ses épaules et se redressa sur ses bras pour pouvoir voir à la fois son visage et sa pénétration enfiévrée de son adorable jeune corps. Il reprit son rythme, prenant son orifice en de longues pénétrations rudes et profondes, appréciant la caresse étroite de son tunnel de velours brûlant, tout au long de sa propre longueur, accélérant ensuite sa vitesse jusqu'à ce que ses hanches perdent leurs mouvements réguliers. Il dégoulinait de transpiration, gouttant sur le corps souple qui se cabrait rythmiquement sous lui. Le plaisir était presque insupportable alors qu'elle gémissait, magnifique, sans défense et impudique sous lui, s'agrippant à sa taille, murmurant 'Merlin… Plus…' et grognant sous chaque poussée, alors que lui lui donnait tout le sexe qu'il pouvait.

L'Hermione intellectuelle et intelligente était à présent disparue, effacée par l'animal qu'était Severus Snape. Il n'était plus le pâle et graisseux connard de Professeur qui avait fait de sa vie un enfer pendant sept ans. Il était un dieu d'albâtre et de pierre que vénérait son corps enflammé alors qu'il la possédait avec tout le pouvoir et la magnitude de l'univers brûlant en un être. Son monde entier se brisa, s'écroulant sur lui-même, le point principal de toute existence, raison et rythme concentré à la jonction de ses mouvements et de son réceptacle.

Rien ne restait de ce qu'elle croyait avoir été. Elle ne savait plus où elle commençait et où lui finissait. Tout n'était que douleur, plaisir, et, par-dessus tout, la plus douce complétion qu'elle ait jamais expérimentée. Ses mots devinrent inéligibles, mais prirent du sens, les syllabes roulant sur sa langue comme autant de parcelles de sa conscience étalée. Bougeant de toutes ses forces, Severus ne voulait pas qu'elle se taise maintenant. C'était un autre type de cours. Elle aurait pu parler ainsi à jamais si elle l'avait désiré, dans ce langage secret coulant de sa bouche comme d'une corne d'abondance. Ooh, oui, Elle était si bien, sous lui, avec sa chair interne si douce, souple et si humide qu'elle faisait des bruits humides alors qu'il bougeait et s'enfonçait en elle. Ses cheveux étaient à présent collés à son visage par la sueur, et sa tête partait d'un côté à l'autre dans son abandon complet alors qu'elle écartait les cuisses aussi largement que possible comme pour l'accueillir plus encore. En réponse, il amplifia ses mouvements, son membre si engorgé de sang qu'il leur semblait aussi rigide et lourd qu'une pierre. Son cul s'élevait et retombait alors qu'il la labourait, s'extirpant intégralement avant et s'enfonçant de plus en plus profondément, jusqu'à ce qu'il la chevauche jusqu'au sommet de son plaisir, de son premier orgasme dévastateur. La vague de son plaisir s'éleva comme un tsunami et elle hurla à pleine voix, longuement, comme une furie, resserrant ses cuisses autour de sa taille et remontant les hanches vers lui avec tant de force que les genoux de Severus quittèrent le lit. Il serra les jambes afin que tout son poids et toute sa force se concentrent sur son entrecuisse et accéléra encore dans son étroitesse pulsante et tremblante. Il gronda comme un animal alors qu'elle se refermait sur lui si fermement qu'il crut que sa tête allait y rester. Baisser les yeux sur la jonction de leurs corps, il vit que son membre était couvert de la crème épaisse de son orgasme. Le voir faillit le faire jouir. Il ferma les yeux… C'était presque trop.

Ne voulant pas déjà finir, Severus ralentit un peu le rythme pour la laisser surnager sur son indescriptible mer de complétion. Elle était magnifique. Les yeux fermés, ses seins montant et descendant au rythme de l'exercice, elle mordait sa lèvre inférieure tout en tremblant de plaisir. Ses bras et ses jambes étaient relâchés, sans force, alors qu'elle revenait au monde telle une plume, retombant lentement et se laissant tourbillonner par la tendre brise de sa satisfaction. Mais elle y était seule. Elle le sentait en elle, bougeant toujours, toujours dur mais doux en elle.

« Est-ce que c'était bon ? Etait-ce ce que tu voulais de moi ? » lui demanda –t-il tout bas, les yeux baissés sur elle, alors qu'il continuait à aller et venir en elle, presque tendre.

Hermione soupira et releva les yeux sur lui, ses yeux d'ambre entrouverts incandescents comme deux soleils jumeaux sous ses sombres cils alors qu'il extirpait la douce réponse d'elle par ses coups de reins.

« Ouiii. Si bon, Severus. Merlin. Tu es incroyable. Je ne croyais pas… Oooh! »

Elle fut interrompue par son propre gémissement alors que le Maître des Potions se renfonçait de toutes ses forces en elle, en un mouvement réflexe, son corps tremblant alors qu'il tentait de se retenir. Il avait été incapable d'arrêter les réponses réflexes de son corps quand elle lui avait dit à quel point il avait été bon avec elle. Il voulait l'entendre encore. Et encore.

Severus grogna, et le Seigneur des Ténèbres lui-même n'aurait pu l'empêcher d'accélérer l'ampleur de ses mouvements dans cette femme délicieuse. Mais il s'autorisa à se laisser retomber pour déposer un baiser sur ses lèvres entrouvertes, et la sentit soupirer ses suppliques dans sa bouche ouverte. Il la taquina de sa langue, explorant sa bouche aussi totalement que les profondeurs de son corps. Se rétablissant, il recommença à bouger lentement, satisfait de sa satisfaction, du son rauque de ses grondements d'invitation, et de ses petits couinements de plaisir continu alors qu'elle s'écartait de sa bouche pour couvrir son visage et sa gorge de baisers doux. Alors qu'il continuait son va et vient dans son humidité, elle comprit qu'il n'en avait pas fini avec elle, loin d'avoir envie de lui céder le contrôle d'elle-même… Pas pour l'instant.

Le siège de chêne solitaire calé contre le mur attira son regard. En une dernière enfoncée furieuse, il s'extirpa d'Hermione, le sexe toujours rigide et brillant. Elle laissa échapper un cri de déception alors qu'il quittait le lit pour se redresser tout à côté, gardant les yeux baissés sur elle. Son regard passa sur sa silhouette pâle et musculeuse, avant de tomber sur son énorme érection, et elle se demanda comment elle avait pu accueillir tout ça. Son sang était répandu sur sa longueur, son pelvis et ses cuisses. Voyant où se dirigeait son regard, il afficha un léger sourire sexy.

« Jus de cerise » ronronna-t-il tout en glissant un doigt sur sa longueur, avant de le glisser, rougi, dans sa bouche le suçant puis le laissant ressortir avec un bruit humide. « Sucré. » Ses yeux s'assombrirent lorsqu'il désigna le rose étalé sur ses cuisses toujours écartées, là où son sang virginal s'était mélangé à la crème de sa jouissance.

« Goûte-toi. »

Hermione hésita, puis ramena sa main entre ses jambes pour humidifier deux doigts dans ses émissions. Sans rompre le lien de leurs regards, elle amena sa main à son nez, hésitante, puis glissa lentement ses doigts à sa bouche, passant sa langue sur la crème rosée. L'odeur était musquée, mais le goût était propre, acide et légèrement sucré derrière la pointe métallique. Elle suça ses doigts intégralement avant que ses yeux ne s'écarquillent de surprise, puis elle écarta le regard, presque honteuse, de ses yeux intenses et incandescents, réalisant à quel point elle devait lui paraître perverse et licencieuse.

Le sexe de Severus sursauta involontairement alors qu'il observait Hermione découvrir sa saveur.

Quand elle baissa les yeux, il parla gentiment. « N'aie pas honte, Hermione. Ce n'est qu'une part de toi. Tu as déjà goûté tes larmes, ta sueur, à l'occasion. Ce n'est pas différent, en essence, mais en sens. Tu n'auras plus jamais l'opportunité de goûter cette saveur en particulier. »

Le regard d'Hermione revint se fixer au sien. Elle tenta de se redresser sur ses coudes, et eut une grimace de douleur alors que la douleur entre ses cuisses se faisait connaître. Les sourcils de Severus se haussèrent légèrement.

« Ca fait mal, n'est-ce pas? » demanda-t-il, son regard noir observant les lèvres enflées et roses de son sexe.

« Oui. Vraiment » siffla-t-elle de douleur.

« C'est la vie » conclut Severus tout en rejoignant sa robe chiffonnée pour fouiller dans sa poche et en sortir une fiole pleine de liquide violet. « Peu importe à quel point le plaisir est intense, il y a toujours de la douleur. »

Il revint près du lit, s'assit et lui tendit la fiole.

« Voilà. Cela apaisera la douleur, et te protégera de l'enfantement » précisa-t-il presque timidement.

Hermione lui prit la petite bouteille des mains, ôta le bouchon et la but cul sec. Le liquide avait un goût mélangeant menthe et jasmin, avec un fond de poivre. En quelques secondes, la douleur s'effaça, mais elle sentait toujours la délicieuse brûlure en elle, là où son membre avait frotté ses parois étroites jusqu'à exacerber sa sensibilité. Son apaisement dût transparaître sur son visage, car le regard de Severus s'assombrit et s'emplit à nouveau de désir, alors qu'il tendait la main pour récupérer sa fiole vide.

Il jeta la bouteille dans une petite poubelle près de l'armoire, puis rejoignit le mur le plus proche pour prendre la chaise et la ramener au milieu de la pièce. Il l'installa face à Hermione, s'y assit et la fixa de son regard acéré et chargé de luxure.

« Viens ici » gronda-t-il, fixant leurs regards ensemble. Hermione se sentit hypnotisée.

« Merlin » pensa-t-elle. « Ses yeux sont comme celui du serpent de mes rêves.

-C'est parce que je suis le serpent de tes rêves » répondit-il.

Quelle merde, la légilimencie.

Severus éclata de rire à sa pensée mordante. Un rire profond et plaisant qui fit apparaître des rides au coin de ses yeux, et, qu'on le croie ou pas, une fossette dans sa joue gauche. Mais il se calma rapidement.

« Viens ici, femme. J'en ai plus pour toi » répéta-t-il d'une voix basse et dangereuse. « Ne m'oblige pas à venir te chercher. »

La menace sous-entendue de Severus était parfaitement inutile. Il comptait bien la baiser d'une dizaine de manière différentes avant minuit, qu'elle le veuille ou pas.

Hermione quitta le lit et s'avança lentement vers Severus. Son regard passa sur sa chevelure post-coïtale, ses seins pleins et rosis, sa taille fine, ses hanches charnues, puis, plus bas sur le délicieux triangle de poils châtain, et sentit une pulsation de joie dans ses testicules. Merde, c'était une sorcière très, très sexy.

« Tourne… Lentement » ordonna-t-il d'une voix rauque.

Hermione s'arrêta et lui obéit, lui tournant lentement le dos, sentant un frémissement la parcourir sous l'effet de son regard incandescent. Severus observa la plénitude de sa douceur, son cul blanc et son dos arqué, retenant un grondement lorsqu'il l'imagina penchée sur la chaise, ses globes laiteux bondissant comme de la gelée alors qu'il la défonçait par-derrière.

« Recule » ordonna-t-il, sa voix se brisant légèrement. Il s'en fichait.

Hermione sentit l'humidité de ses cuisses coller alors qu'elle reculait pour finir par être agrippée par les hanches. Elle poussa un petit cri alors qu'il mordait doucement son cul, faisant rouler sa chair entre ses dents, faisant courir sa langue sur sa douce et souple chair. Il continua à mordre, lécher et embrasser ses fesses, glissant une main plus bas vers son intimité pour jouer avec ses boucles douces. Hermione soupira et recula vers lui. Elle était si excitée qu'elle ramena ses mains sur ses seins, les saisissant fermement, frottant ses doigts sur ses tétons et gémissant doucement.

« Que fais-tu ? » demanda la voix étouffée de Severus, derrière elle.

« Je me touche » soupira-t-elle tout en poursuivant ses soins sur ses seins.

« Laisse-moi faire » ronronna Severus ramenant ses mains sur ses seins, les serrant ensemble puis les séparant, pinçant ses tétons tout en faisant courir sa langue sur le bas de son dos.

« Oh, Merlin » sanglota-t-elle presque tout en continuant ses soins sur ses seins, sa bouche se déplaçant sur ses reins et ses fesses. Il laissa une main se glisser entre les replis de son sexe et commença à caresser doucement le nœud tendu de son clitoris.

« Oui » souffla-t-il contre la courbe de son cul tout en pressant un doigt en elle. « Si trempée. »

Les jambes d'Hermione faiblirent, et elle faillit s'effondrer, jusqu'à ce que Severus attire son corps sur ses genoux, son sexe coincé délicieusement entre ses fesses. Elle gigota contre lui, gémit, et Severus retint son souffle entre ses dents serrées.

« Tu devrais faire attention, Hermione. J'ai décidé de laisser cet orifice en particulier pour l'homme chanceux qu'un jour, j'en suis sûr, auquel tu souhaiteras… Euh… Faire bénéficier un élément intact pour cette union heureuse. Mais si tu continues ainsi… » Sa voix baissa à la fin de sa phrase, abruptement, avant de poursuivre dans une veine plus sinistre. « … Crois-moi, ça aussi, ça ferait sacrément mal. »

Hermione couina en sentant sa longueur, son épaisseur se presser contre son derrière, le corps de cet homme tendu comme une panthère prête à bondir. Non. Elle ne pourrait pas affronter ça.

Elle se recula légèrement de lui, montrant sa réticence.

« Petite maligne » souligna-t-il rapidement avant de la remettre rudement sur ses pieds et de la retourner pour lui faire face. Il releva les yeux sur son visage, se pourlécha les lèvres en fixant les siennes, sa main retombant sur son membre pour le masser inconsciemment. Son regard retomba sur la petite masse de poils. Il lécha pensivement ses lèvres, et ramena son regard sur elle. Il releva les deux mains pour caresser les côtés de ses seins.

« Que faire avec toi ensuite ? Je suis comme un accro au sucre dans une confiserie. Tant de choix. Te pencher sur la chaise ? Baiser ta délicieuse petite bouche? Te dévorer? Merlin, femme… Quel dilemme. »

Hermione était si brûlante qu'elle sentit son humidité envahir ses cuisses. L'heure n'était pas à l'indécision. D'une voix lente, rauque, elle prononça « Laisse-moi choisir, Severus. Laisse-moi choisir ce que nous faisons ensuite. »

Severus déglutit. Par les précieuses coquilles de Merlin, Hermione était une sacré surprise. Il écarta ses mains de son corps délectable avec difficulté, et se rassit, laissant ses bras retomber contre lui.

« Très bien, dans ce cas. Le choix reste à la Dame » gronda-t-il, résigné.

Hermione sourit.

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Note de Ms-Figg : Je travaille là-dessus depuis 21h. Maintenant, c'est 4h du matin. Vous avez reviewé, je voulais finir ma charge de travail. Je pense que ça va finir en bon gros PWP (Porn With Plot). Merci à toutes d'avoir été si patientes. Le stand de limonade est maintenant ouvert. Profitez… Dites-moi si vous aimez. Je vais prendre une douche et me fouaquer au pageot. S'il y a des erreurs (note d'Aë : Y en avait, mais peu) je m'en chargerais demain. Chalut chalut.

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Note de Sockscranberries : Oh Merlin ! En effet, le stand à limonade est ouvert et y'a la queue *n'a même pas honte de ce pitoyable jeu de mot tendancieux*

28 pages word quand même… Elle était inspirée Ms-Figg pour le coup ! Je ne m'en remets toujours pas !

En tout cas c'était chaud ! Plus que chaud, brûlant même ! J'ai du mal à revenir à la réalité après un chapitre pareil…

J'ai hâte de découvrir le lemon que nous réserve le chapitre 9… Grrr

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Ae : En plus t'as fait ça au travail XD

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Note de Sevy4eveR : Alors... nous y voilà : Severus Dieu du sexe a mis le feu... et quel feu d'enfer ! Wow ! ^^

Argh, ça c'est du lemon pur et... hum... dur... et très looong en plus (Vous avez remarqué, c'est le genre de termes qui caractérisent très bien Sev en plus , non ? XD). De quoi nous rassasier en attendant la suite ^^

Bon, c'est du super boulot ! Merci bien^^

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Ae : J'en connais qui vont chougner pour la suite dès la sortie de ce chapitre ^^ Le suivant est bien plus court donc arrivera plus vite.

Pour celles qui ont (encore) faim après ce (gargantuesque) chapitre, la suite est déjà sur mon blog. Eh ouais ^^

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une vague de chaleur la traversa alors qu'elle réalisait que c'était son dernier matin en tant que vierge. (Cette phrase a quelque chose de déprimant je trouve ^^)Ae : Bah pourquoi ?

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« … Je vais vous baiser, Hermione. Je vais vous baiser jusqu'à ce que vous ne sachiez plus qui, ou ce que, vous êtes. » (OMG, je veux être à sa place !)

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« C'est la deuxième que je ruine ce matin. » (Ben c'est du propre !)

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Il s'était remis de leur dispute depuis plusieurs semaines, attribuant sa réprimande à des 'problèmes féminins' comme tous les hommes n'ayant aucune idée de ce qu'ils ont pu faire pour mériter ce traitement. (Ron quoi… ^^)

« Salut, Ron » dit-elle avec un petit sourire.

« Tu as décidé de sortir de ton trou, hein ? (Quelle délicatesse)

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Ron grinça des dents, étant toujours incapable de dire ou entendre le nom du Seigneur des Ténèbres sans avoir envie de faire dans son pantalon. (Mdrr, ça je l'imagine bien ^^)

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Un jour, il s'étoufferait à mort avec un os de faisan. (Si seulement !) (Si seulement XD) Ae : Bel ensemble, les filles ^^

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Il se contentait de la regarder boire son jus de fruit. (Cet homme a tout pour plaire)

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Ce con prévoit sûrement ses nouvelles tortures pour l'année prochaine. » (Tu n'as pas idée d'à quel point tu as raison Ron, mais ce n'est pas vraiment le genre de torture à laquelle tu penses ^^)(Ben mon pote, t'es loin du compte XD) Ae : Un autre genre de torture, quoi

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C'était la voix soyeuse du Maître des Potions qui susurrait dans sa tête. Comment faisait-il ça ? (Grrr)

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Considérant où sera ma propre tête dans quelques heures, je peux bien vous accorder cela. Ne soyez pas en retard, Hermione. J'attendrais. (OMG ! oui je n'ai que ce mot à la bouche, mais c'est tout ce qu'il m'inspire en ce moment…)

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Je sais que je ne suis pas le meilleur balai de l'équipe, mais je vois quand un truc cloche, et, Hermione, y a vraiment un truc qui cloche… Et tu vas me le dire maintenant ! » (« Je vais coucher avec Severus Snape ce soir et je suis un peu tendue. Est-ce que cette explication te suffit Ronald ? »)

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Et de plus… Dans quelques heures, je serais celui qui la fera voler. (Mmmmh quelle veinarde ! ^^)

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Mais elle avait un joli ensemble coordonné de dentelle blanche. Ca allait devoir faire l'affaire. D'un autre côté, elle ne pensait pas que le Maître des Potions en aurait longtemps profité. (Je ne pense pas non plus ^^)

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-Quelque chose comme ça » murmura-t-elle tout bas. « Au revoir, la Grosse Dame… Vous avez été une merveilleuse porte. (Hors contexte HP... cette phrase serait vraiment grotesque, non ? XD)

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« Je me demande si elle me trouverait toujours intelligente si elle me savait en chemin pour coucher avec le Maître des Potions » pensa-t-elle avec une pointe de culpabilité. (Moi oui en tout cas ^^)

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Son membre resta en arrière à frémir contre son ventre. (Ah bon ? Franchement Severus, en plein petit déjeuner ! ^^)

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Jurant, il lutta pour le positionner, le laissant finalement à l'horizontale, calé par l'élastique de son boxer pour le maintenir en place. (Que c'est dur d'être un homme ^^)(XD)

Il jeta un coup d'œil à son sexe. Il affichait 14h55. (Gné ? Son sexe affiche l'heure maintenant ? ^^) (C'est marrant, mises comme ça ces deux phrases sont absurdement drôles XD)

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Elle venait pour… Venir.(Ohooo, joli, le jeu de mot XD)

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Après ce soir, le rouge serait la couleur la plus appropriée. (En effet, du blanc ce serait déplacé ^^)

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« Ne vous inquiétez pas, Hermione, d'ici à demain matin vous serez particulièrement habituée à dire mon prénom. » (Grrrr !)

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-Bien. Je m'attends à ce que vous me répondiez quand je vous parle. (Note : le Severus excité est autoritaire… ^^)

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« Quoi ? » gloussa-t-il gravement. « Oh, Hermione. Vous avez de sacrés projets pour votre Maître des Potions, n'est-ce pas ? Pas même une question sur la manière dont nous allons transplaner sur les terres de Poudlard ? Incroyable. » (L'excitation du moment tiens… ^^)

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Severus baissa les yeux sur la jeune femme qui serrait son corps contre le sien, et se referma. Il n'avait pas besoin de sa douceur. Ou de sa pitié. Si quelqu'un, ici, avait besoin de pitié, c'était elle. (Alala, mais si, un peu de douceur dans ta vie ne te ferait pas de mal Severus)

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Il posa son sac à terre, sortit sa baguette et bloqua la porte par sortilège, avant d'ajouter un sort de silence. (Il a vraiment tout prévu !)

Hermione le regarda faire, et s'enveloppa de ses bras sans même le réaliser. Elle connaissait les mouvements de baguette exigés par un sort de silence, et cela la tendait plus encore de savoir qu'il le considérait nécessaire. (Je dirai même : plus que nécessaire)

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« Cottage de lune de miel. » (C'est un signe ? ^^) Ae : Tu pourrais ne pas spoiler

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« Bien. Vous serez affamée plus tard. De mon côté, je suis particulièrement affamé… Mais il ne s'agit pas de nourriture. » (Ce chapitre n'est vraiment pas bon pour mes nerfs…) Ae : Non mais attend, ça a pas commencé ^^

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Severus leva les yeux au plafond. Il espérait que cela pourrait se dérouler sans qu'elle fasse de grandes déclarations d'amour. (Oui mais c'est une fille Severus, c'est indissociable… ^^)

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-Oui. Je l'ai compris, et je l'accepte. Je ne suis pas amoureuse de vous Severus. (Mais bien sûr, on te croit Hermione :p) Ae : Non, mais c'est vrai ^^

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-S'il vous plaît. S'il vous plaît, Severus. Faites-le, et je promets que je ne vous refuserai rien. (Dangereux comme formulation ça, face à Severus Snape)

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Il attira rudement Hermione à lui. Elle pouvait sentir son érection sous ses robes. Merlin, ça avait l'air énorme. (Et ça l'est !)

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Elle n'avait aucune idée de ce qui se passait dans les soirées du Seigneur des Ténèbres. (En effet)

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Son absence de respiration ne fit que l'encourager, et elle glissa sa petite main sous sa taille pour saisir l'épaisse longueur, la libérant et faisant tendrement courir ses doigts sur la tête violacée, laissant ses mains parcourir toute sa surface et sentir chaque veine et pli sous sa paume. (Elle est bien franche pour une fille qui n'a jamais rien fait)

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Il ne pensait pas que la petite Gryffondor aurait tant de passion. (C'est ce que je disais !)

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La main d'Hermione retomba directement sur son sexe. Il dû gifler la main pour l'éloigner. (XD)

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La voyant si enflammée, tendue et prête, il se décida à la frustrer un peu plus pour s'amuser avant de s'attaquer aux choses sérieuses. (Bon, il reste un homme après tout ^^)

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« Cette position était très appréciée par les Moldus amenant la chrétienté aux sauvages » (Mdrr)

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Je me fous de comment ils faisaient ça. Ou de pourquoi ils faisaient comme ça… » (A vrai dire, en ce moment, moi aussi ^^)

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Quelle merde, la légilimencie. Hein dis XD)