Chapitre 15

Le jour se lève. Je ramasse rapidement mes affaires et me met en route après avoir avalé un campagneul.

Aujourd'hui, je descend de la montagne. Une petite chasse à l'homme s'impose.

Je ne sais pas où est Kyle, mais je doute qu'il soit dans les marécages. Ou dans la prairie. Je décide donc d'aller dans la forêt.

La jungle est pareille au premier jour, bruyante. Cependant, je remarque des traces. Des traces de loups. Probablement génétiquement modifiés. Mmm. Elles n'apparaissaient pas au premier jour, donc leur arrivée est récente. Une décision des Juges, qui abattaient leurs petites surprises sur l'arène quand cela devenait un peu trop mou. La blessure de Kyle me revient en mémoire. Pobablement le fait d'un de ces bêtes ! Sa blessure semblait assez récente, donc je dirai que leur arrivée remonte à 3/4 jours.

Il va falloir se méfier. Des loups sont déjà dangereux. Des loups du Capitole... je ne préfère même pas y penser.

Mon père m'a raconté qu'un hiver de grand froid, au dsitrict, les bucherons abattaient les arbres trop vieux qui ne passeraient pas l'hiver. Or, l'un d'eux, s'était éloigné en quête d'un de ces arbres. Il s'était fait attaqué par 2 loups affamés, et malgré sa hache, n'en avait tué aucun et avait fini dévoré vivant.

Pour l'instant, tout semble calme. J'en profite pour remplir ma gourde presque vide dans un petit ruisseau ( évidemment, je la purifie, pas le temps de chopper une diarée ou quelque chose dans le genre ).

Je continue ma route, à la recherche de traces humaines. Rien de très récent, des traces vieilles de plusieurs jours. Je tombe aussi sur un vieux feu de camp, mais je le reconnais aussitôt comme le dernier que j'ai fait en compagnie de Céré et Epona.

" Je te vengerai, Epona " je me murmure à moi-même. Le son de ma voix me réconforte et me redonne courage.

J'arpente la jungle en long, en large et en travers. Rien qui puisse prouver que Kyle est dans le coin.

Le désert ! Il est parti vers le désert !

Je me raccroche à cette bride de souvenir embrumé par l'incrédulité et la colère. Je vérifie que ma gourde est bien pleine, même si ce n'est l'affaire que d'un jour ou deux. Mais je ne veux pas courrir le moindre risque.


Il fait chaud, si chaud. Le soleil tape dur, mais ma peau mate me me protège un petit peu des coups de soleil. Heureusement que je n'ai pas la peau pâle.

Le sol poussièruex conserve des traces de pas. J'en vois tout de suite deux types. Une, assez profonde. Qui est assez lourd pour en faire de pareilles ? Soit c'est le gars du Un, soit c'est le gars du Deux, soit c'est... Céré.

Mon coeur se serre à cette idée, surtout que je remarque des traces qui suivent sournoisement les premières.

Kyle.

Je n'ai plus qu'à suivre les traces comme il suit celle de sa proie. Je prie pour que cela ne soit pas Céré.


Un tas de gros rochers. Les empreintes s'arrêtent un peu plus loin.

Le colosse du Un marche seul, probablement à la recherche de victimes affaiblies par le soleil et la soif.

Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'il est lui-même traqué.

Kyle sort en catimini de l'ombre, la faux d'Epona à la main. La rage m'envahit. Laissons-le tuer le carrière ( car il est certain qu'il va le tuer, celui-ci ne se doute de rien) qui l'affaiblira peut-être un minimum, puis occupons-nous de son cas.

Le carrière ( Leather, quel nom ridicule, comme c'est typique du Un ) laisse traîner une massue. Il n'a aucune chance.

La faux le décapite proprement et simplement.

Le canon tonne. Je bondis et cours. Mais Kyle a un rictus et s'enfuit.

Je me retourne et aperçoit la fille du Un.

Elle a l'air furieuse, et elle m'a vue. Elle croit que c'est moi qui est tué Leather.

- Leeloo !

Elle tient en joue Julian !

- Qu'est-ce que tu fais là ? je hurle.

La fille du Un ricane.

Le vent se met à voltiger.

- La même chose que toi ! Je venai chercher cet assassin !

Choc. Comment...

- Comment tu sais ?

- J'étais en bas ! Je l'ai vue atterir, je lui ai tenu la main ! J'ai tout v...

La flèche qui l'atteint dans lagorge ne lui laisse pas finir sa phrase. Il s'affaise, comme une poupée de chiffon.

Le vent s'intensifie, masquant le coup de canon.

La fille du Un ricane. Mais la rage m'envahit. Une rage froide et maîtrisée.

- A ton tour, lance-t-elle. Je vous ai suffisamment laissé bavassé.

Elle me croit désarmée.

Le couteau qui l'atteint au thorax lui brise cette illusion.

Je sais qu'elle ne mourra pas. J'entends les pas du colosse du Deux, qui vient. Je sais que, dans la Corne, il y avait du produit comme les sponsors m'ont envoyé. Dans une heure, tout au plus, elle sera comme si de rien n'était.

Il faut que je me sauve.

Le vent s'intensifie. Le sable et la poussière volent, rendant la visibilité presque nulle.

Au moins, on ne me trouvera pas. Je cours vers la plage. Même si je n'ai pas l'intention d'y retourner ( elle est bien trop dangereuse, avec ses crabes ) elle est la seule issue. Si je la longe en restant à distance, je meretoruverai forcément, soit dans les marécages, soit dans la forêt. Il faut que je retourne dans la jungle.

Je cours à perte haleine. Les deux carrières n'ont même pas tenté de me poursuivre. Tant meiux. J'arrive enfin en vue de la plage. Le sable me pique les yeux et chaque parcelle de ma peau exposée. Il entre dans ma gorge et me l'assèche. J'ai terriblement soif, mais je n'ai pas le temps. Pas encore.

Je bifurque en direction de la forêt. La tempête continue, de plus en plus fort. A bout de forces, je me recroqueville sur le sable.


Le firnament étoilé. Puis l'hymne. J'ouvre les yeux. Le visage du carrière puis celui de Julian apparaissent successivement. Mince, j'ai dormi tout ce temps...!

La tempête est tombée. Je me relève et suis rige de vertige. Déshydratation. Et faim.

Je m'empresse de boire ( à petites gorgées, pour ne pas tout recracher ). Mes vertiges se calment un peu, alors j'enfourne ma dernière barre énergétique. Dieu que c'est bon !

Bon, rejoignons la forêt. Puis la montagne; Je dormirai en journée, tant pis.

Oui, mais la jungle peut être dangereuse, de nuit.

Et je ne peux pas retraverser le désert pour couper par la Corne d'Abondance, à cause des carrières.

Il ne reste qu'une solution: les marécages.