5_ Après l'effort, le réconfort
Une voix usée par un micro tonna dans toute la maison. Il était temps d'affronter l'ennemi. Tous les mercenaires se précipitèrent sur le champ de bataille, il ne leurs restait que quelques minutes pour se positionner, déposer des bombes collantes et disposer tourelles et distributeur. La voix de l'administrateur leur annonça l'arrivée des robots et ceux qui étaient placés en hauteur purent voir arriver une bonne vingtaine de Scout de métal courir vers eux.
Les cinq premiers sautèrent sur le terrain et furent brûler par Pyro caché dans leur dos. Les cinq prochains moururent dans les mêmes conditions.
-L'un d'eux porte une bombe ! cria le Sniper à l'ingénieur.
-Vraiment ? Han ! Ils comptent faire 'xploser Mann Co. ! Faut les emp'cher d'apporter la bombe derrière à tout prix !
-Bloody !
Le Russe parvint à arrêter les Scouts qui s'échappaient des flammes tandis que leur éclaireur ramassait l'argent laissé par les corps de métal.
-Une bombe ? s'étonna Heavy en voyant l'objet à terre.
Le soldat le rejoint, faisant des bonds prodigieux grâce à son bazooka, et l'informa :
-Heavy ! Empêche-les d'amener la bombe à la base ! Ils veulent tout faire exploser !
Puis il sauta rejoindre l'incendiaire qui avait quelques difficultés avec ses homologues de ferraille et lui fit part du même message après avoir fait sauté deux ennemis pour libérer le champ de son coéquipier. Puis il continua sa route vers Demoman en face.
La vague de robots commençait à avancer de plus en plus et même si les mercenaires arrivaient à arrêter le porteur de bombe, celle-ci se retrouvait de plus en plus loin sur leur terrain.
Bientôt, les armes lourdes arrivèrent. Demoman et Pyro se cachèrent en hauteur pour leur tirer dessus de loin et éviter les tirs des sulfateuses. Engineer avait réussi à reprogrammer sa tourelle afin qu'elle vise les robots et non plus les REDs mais la couleur de l'ennemi se rapprochait de celle des BLUs et il arrivait parfois que la tourelle s'en prenne à l'un d'eux. Heureusement, Medic était là pour réparer les dégâts et vociféré à l'adresse de l'ingénieur et de sa machine.
Enfin le dernier robot tomba et la voix de l'administrateur mit fins aux cris de joie des mercenaires :
-Bravo messieurs, vous avez mis fin à cette première vague, préparez-vous à la prochaine, ils ont sorti un tank cette fois.
Tous se regardèrent l'air découragé.
-J'croyais qu'c'était fini, mec, vas-y ! ronchonna Scout.
-Combien de vague on va avoir comme ça ?! s'écria l'Ecossais.
-C'est fatiguant tous ces petits robots à casser, il y en a beaucoup, se plaignit le gros homme.
-Allons, allons, nous sommes des merc'naires, on vit pour l'combat ! On va pas laisser ces robots nous prend'e not' place ! encouragea le mécano.
-Arh ! Faudrait-il aussi que vous arrêtiez de tirer sur vos coéquipiers ! pesta l'Allemand.
-Arrêtez de vous comporter comme des gonzesses et retournez à vos postes et que ça saute bande de larves congelées ! aboya Soldier.
La deuxième vague fut annoncée par un grincement inquiétant venant de la mine. Le pyromane et le poseur de bombes s'approchèrent de l'entrée et hurlèrent ensemble :
-TANK !
Tous se mobilisèrent il était hors de question que cette chose entre sur le terrain car elle aussi devait transporter une bombe. Mais une armée de Scout apparut dans la lunette du Sniper. Le soldat donna quelques ordres et deux groupes se forma : Pyro, Heavy, Soldier et Demoman s'occupait du Tank, pendant que les autres massacraient les robots coureurs. Dell pouvait facilement rejoindre la première équipe, sa tourelle savait amplement faire son travail seule, et du haut du toit il tirait sur la machine infernale avec son fusil à pompe. La deuxième vague se termina rapidement et avec succès.
Au fil des ruées, chacun avait acquis sa petite technique personnelle pour battre les robots sans trop se faire toucher. Même pour ce qui était des robots géants beaucoup plus résistant que les autres. À force de tuer ces ennemis peu communs, les mercenaires prenaient confiance en eux et ne désespéraient pas même devant le nombre incalculable d'hommes mécanique. Ils savaient qu'ils avaient moyens de les tuer efficacement, et puis, ils avaient leur petite récompense pour chaque robots tué après tout.
Cependant, l'ingénieur était encore effrayé par ces Sentry Buster, de drôles de mines géantes dotées de jambes qui couraient jusqu'à sa tourelle pour exploser et emporter tout ce qu'il y avait autour avec elles. Bien souvent, les autres membres de l'équipe ne parvenaient pas à l'arrêter et le mécano devait se débrouiller seul et courir pour sauver sa vie. Ensuite, il devait reconstruire une tourelle en perdant un temps précieux pour ses camarades qui avaient besoin de son aide.
Une nouvelle Sentry Buster fut annoncé. Alors Dell eut une idée. Il replia sa tourelle, la prit dans ses bras, et … attendit le démolisseur.
-Engineer ! Qu'est-ce que tu fais ! s'écria le militaire en sautant, les yeux écarquillés.
En ré atterrissant, il se retourna vers son coéquipier et put le voir courir avec son matériel sur son épaule. La bombe sur patte explosa en soulevant un voile de poussière et de fumée noire, puis l'ingénieur revint sur ses pas et repositionna son bâtiment.
-Mais qu'est-ce que… commença Soldier en le rejoignant.
-J'ai r'marqué qu'la Sentry Buster ne bougeait p'us une fois son processus d'autodestruction déclenché. J'n'ai qu'a remballer ma belle et partir au moment où cette merde s'met à tourner ! P'us b'soin de reconstruire la tourelle, j'perds moins d'temps.
-Tu es un génie ! Au boulot ! cria l'homme au casque de fer en repartant.
Dell était fier de lui et se remit à son poste, vérifiant que Pyro allait bien. Celui-ci était caché dans un coin en compagnie du médecin il avait dût encaisser trop de balles et avait demandé de l'aide. Il n'y avait toujours eut aucune nouvelle du Respawn, et personne ne tenait à se risquer dans cette affaire. Savoir qu'ils ne reviendraient pas s'ils mourraient leur faisait peur à tous, mais comme disait Soldier, cela les obligeait à se battre plus férocement encore.
Trois Sniper mécaniques débarquèrent, armés d'un arc et de flèches. Le premier fut tué sur le champ par son homologue de chair. Les deux autres avaient repéré le pyromane et son soigneur. Le blessé parvint à envoyer une fusée de détresse sur l'un d'eux et l'enflamma. Mais ce n'était pas assez pour l'achever. Cependant le bruit particulier de la fusée et sa lumière alertèrent l'ingénieur sur son perchoir qui braqua son fusil à pompe sur les assaillants. Une détonation et celui qui était en flamme explosa, déversant la monnaie. L'autre chercha le tireur et ne vit pas la batte qui lui décrocha la tête.
-Ouf ! C'tait moins une ! laissa échapper le Texan.
Les heures défilaient et le combat n'en finissait plus. Les mercenaires avaient du mal à croire l'annonceur lorsqu'elle assurait que c'était la dernière vague de la journée. La bombe était toute proche de leur base. Un Scout de métal arriva, prit la bombe et s'apprêta à sauter dans le trou dangereux mais il vola plus loin, propulser par la projection d'air du Pyro totalement essoufflé. Il avait couru aussi vite qu'il avait pu pour éviter l'explosion fatale. Il ne prit pas le temps de reprendre son souffle, il continua de repousser l'ennemi autant qu'il le pouvait, éloignant les autres corps mécaniques de coups d'épaule ou de pied jusqu'à ce qu'il n'ait plus de munition. Il prit sa masse, le briseur de ménage, et frappa de toutes ses forces sur la ferraille. Puis il s'effondra avec lui, épuisé. Il ferma les yeux, pensant qu'un autre aurait pris la bombe et aurait sauté mais la voix dans les haut-parleurs hurla de bonheur :
-Vous avez gagnez ! Bravo, mercenaires ! Vous vous êtes bien battu !
Ses collègues avaient fait du bon travail. Ils étaient parvenus à arrêter la bombe et à exterminer le dernier robot. Il soupira de soulagement et sentit quelqu'un le soulever par les bras.
-Eh bien, petit ! C'tait une manœuvre risquée mais ça a marché ! le félicita Engineer.
Un rire épuisé sortit du masque.
La soirée fut festive. Chacun racontait ses meilleurs moments, son meilleur exploit, vantait les mérites de l'un, raillait les techniques de l'autre. Les panses étaient pleines comme les cœurs jamais encore ils n'avaient eu d'aussi belle victoire. On suggéra également au BLU de prendre l'uniforme RED pour ne plus être confondus avec l'ennemi. Soldier fut le seul à contester et dut donc se plier à cette idée.
Puis le militaire finit par proposer un poker au Demoman et au Heavy. Sniper les rejoignit plus tard, après avoir contacté Miss Pauling pour lui commander des costumes RED. Le médecin préféra aller dormir, visiblement épuisé par les allers-retours entre chaque collègue blessé pendant la bataille.
Scout partit s'entrainer dehors tandis que l'ingénieur descendit à la cave pour resserrer quelques boulons sur ses machines et il fut bientôt rejoint par l'incendiaire.
-Tien, Pyro, tu n'joues pas aux cartes, mon garçon ?
L'autre lui répondit négativement, les mains croisées dans le dos, l'air de regarder le travail de l'ingénieur éclairé par une vieille lampe à la lumière orangée. Le mécano releva la tête vers son partenaire et lui sourit en relevant ses lunettes sur sa tête nue.
-Qu'est-c'qui t'amène ?
Bien entendu, son interlocuteur ne répondit pas, c'était inutile, mais il s'approcha et regarda les plans sur le bureau que s'était improvisé le petit génie. Celui-ci lui expliqua qu'il s'agissait de plan pour ses tourelles, qu'il cherchait un moyen de les solidifier pour subir plus efficacement les vagues robotiques. Mais une main sur la sienne l'arrêta et il leva la tête vers le masque froid. Il chercha un moment le regard du pyromane à travers les verres sombres mais en vain. Et puis son regard changea. Un sourire étira ses lèvres fines et Pyro frémit, croisant ses doigts sous son menton. Dell parvint à le faire reculer jusqu'au au mur, lui barrant le passage de ses deux bras tendus contre la paroi, et là, il murmura à son oreille :
-Combien de fois j'ai pu te dominer au combat hm ?
-Mmmh… mpggmp ? fit timidement le démarreur de feu.
-J'y ai pris goût t'sais, mon garçon, j'aime te dominer.
Sur ces mots, il le fit se retourner et la grosse main gantée descendit la fermeture éclair de la combinaison rouge. Pyro avait enlevé la lanière où étaient accrochées ses bombes incendiaires avant de manger ce qui facilitait à présent la manœuvre de l'ingénieur. Puis le gant jaune vint le serrer contre lui à la taille pendant que l'autre main se glissait dans l'ouverture.
Blottit contre le mécano, toujours face au mur, le pyromane sentit les doigts larges glisser sur son torse pour passer sous son débardeur blanc. Il retint sa respiration. La main du Texan était quelque peu rugueuse à cause des travaux manuels mais tellement chaude. Il la sentait se promener sur son ventre puis sur ses côtes.
Dell aimait la peau de l'incendiaire, elle était inégale et plus molle par endroit mais si douce. Les anciennes brûlures lui donnait de nouvelles sensations au touché suivant leur ancienneté, le perdant parfois dans sa perception du corps. En effet, le nombril de l'incendiaire avait été endommagé par le feu, mais il s'aperçu avec satisfaction que ses mamelons étaient encore intacte. Il passa doucement son doigt dessus pour le taquiner. Pyro frissonnait et ne savait pas quoi faire à part respirer un peu plus fort, bien qu'il ne le faisait pas exprès.
-Mmmh… marmonna-t-il d'une petite voix étranglée.
-T'es une véritable curiosité, petit, j'n'ai jamais touché d'homme comme toi.
Il le serra plus fort et le jeune homme sentit l'érection se presser contre lui.
-Je t'veux à moi, rien qu'à moi, Pyro, dis-moi non et je t'laisserai partir.
Cette fois, le masque à gaz se tourna de côté comme pour voir son interlocuteur et l'ingénieur parvint à entendre un « je suis à toi » à travers le filtreur. Il eut un nouveau sourire de côté qui dévoila ses dents. Il avait l'air satisfait de cette réponse la fermeture de la combinaison ignifuge descendit plus bas et le haut tomba sur les jambes du pyromane. La main nue du Texan abaissa juste assez le caleçon du RED pour refermer ses doigts autour du pénis à présent libéré. Pyro poussa un petit soupir et fut renversé en avant par Engineer, les mains posées sur le mur pour se maintenir. Puis le gant jaune descendit le long de la colonne vertébral jusqu'à plonger lui aussi dans le sous vêtement pour caresser les fesses du jeune homme. Toujours en le masturbant, Dell demanda de nouveau avec une voix douce et grave :
-T'jours sûr de toi petit ?
L'autre hocha vivement la tête de haut en bas et l'homme plus vieux lui répondit par un rire étouffé. La main gantée disparue un moment dans l'une des poches de la salopette et Pyro put entendre un bouchon se deviser. Il n'osa pas bouger car de toute façon, la réponse à sa question arrivait le doigt qui le pénétra était froid et visqueux. Le pyromane se cambra et gémit. Puis les doigts sur son sexe reprirent leurs caresses. L'ingénieur se colla contre lui, tout en s'enfonçant un peu plus en lui pour créer un passage. Il se mit à embrasser la nuque de son partenaire, puis ses épaules.
L'autre ne remarqua même pas que le doigt s'était retiré et que le mécano, qui maniait toujours sa verge avec efficacité et tendresse, s'était écarté de lui. Il s'en aperçu que lorsqu'il entendit le tintement des attaches de la salopette, puis le froissement de vêtements qu'on abaisse.
Le Texan se mordilla la lèvre inferieur, soupira et taquina l'entrée du pyromane du bout de son sexe, maintenant le postérieur d'une main. Puis le membre viril se glissa lentement à l'intérieur dans la chaleur du corps du pyromane. Celui-ci eut un petit sursaut lorsqu'il se sentit pénétré pour de bon par l'ingénieur.
-Tout doux, Pyro, t'en fais pas, j'y vais doucement, lui murmura-t-il pour le rassurer.
Il caressa les côtes et les hanches de son compagnon pour le relaxer de sa main libre pendant qu'il s'enfonçait progressivement en lui. Puis il recula et avança de nouveau son bassin, s'enfonçant un peu plus dans le rectum brûlant, arrachant au passage un long gémissement à l'incendiaire. Dell répéta la manœuvre jusqu'à ce que son bas-ventre puisse toucher l'arrière-train brûlé. À présent il pouvait aller un peu plus vite et faire monter son plaisir. Il poussa plus loin son sexe à l'intérieur de Pyro avec des mouvements toujours un peu plus violents. Le jeune homme haletait et ne pouvait taire sa voix feutrée :
-Hanh !... HAN !... Mph !... hawn… Hanh ! Mmp !
Engineer, lui, prenait encore plus de plaisir en entendant les gémissements de son partenaire et faisait claquer son corps contre les fesses du pyromane avec un rire guttural.
Pyro suivait le mouvement des coups et ne savait pas pourquoi il pleurait. Tout ce qu'il savait c'était qu'il jouissait et qu'il y avait un mur qui l'empêchait de tomber tête la première sur le sol en béton. Il savourait le touché si spécial de l'ingénieur et le sexe qui venait, partait et revenait en lui dans un mouvement un peu rude et viril. Il en avait des fourmis dans les doigts. Il aimait tellement entendre les grognements que poussait de temps en temps le Texan et sentir son souffle dans son dos moite. Enfin Dell se libéra, déversant son fluide chaud en Pyro qui frissonna, les jambes tremblantes. L'autre le sentit et entoura de ses gros bras le corps aux cicatrices pour le soutenir. Il écarta ses hanches du postérieur pour faire glisser son pénis à l'extérieur. Enfin il rit :
-J'n'ai pas été trop violent ?
-Monh.
-J'ai l'air d't'avoir épuisé on dirait, hm ?
Il eut un sourire vainqueur puis le démarreur de feu posa une main sur ses yeux et l'embrassa après avoir soulevé son masque. Engineer pressa ses lèvres contre celle du jeune homme et lui caressant la joue. Il fut heureux ensuite d'entendre de nouveau la voix du pyromane :
-Je n'étais jamais allé jusque-là et … on te croirait pas comme ça, tu caches bien ton jeu !
-HAHAHA ! Qu'est-c'tu veux dire par là ?
-Que t'es comme ta grosse tourelle, elle est imposante et puissante, marmonna Pyro.
-Hmmm… J'suis si r'doutable que ça ?
-Ouais ! C'est pour ça que je t'aime.
Dell éclata de rire, réjoui par ces propos avantageux. Puis ils se rhabillèrent et l'ingénieur dut aider son partenaire à monter les escaliers et à se coucher. Il lui apporta comme la nuit dernière un chocolat chaud et l'embrassa sur la tête avant de se coucher à son tour et en guise de bonne nuit, il dit :
-T'es à moi, Pyro.
